Un grand merci pour tous vos commentaires et vos encouragements (inscrits et non-inscrits), vos mis en favoris et alertes ! J'espère ne pas vous décevoir !

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POV JASPER

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Le mois qui suivit cette fameuse nuit a été horrible. Alice n'a pas arrêté de me rabâcher ses ébats avec Bella : « Tu verrais mon chéri, ma nuit a été sensationnelle, Bella a su exactement quoi faire, quand le faire et comment le faire ! »

Traduction « t'es nul au pieu ! »

Je n'osais pas appeler Edward… je me suis dit que s'il vivait la même galère, il m'aurait appelé ? Non ?

Mais peut-être qu'il se disait la même chose !

Ou peut-être, au contraire, que ça lui a simplement fait une bonne et nouvelle expérience et que son couple n'en a été que plus heureux !

Ou alors il regrette, tout simplement. Non, ça ne peut pas être ça, il avait carrément l'air plus que ravi…

Bref… je ne suis pas le genre de gars à me prendre la tête pour des conneries pareilles, je sais que j'arrive à faire grimper Alice au rideau. Mais elle a tellement fantasmé sur Bella avant cette date que ça lui a montée à la tête. D'ailleurs, la voilà en train de me parler encore de Bella…

« Jazz, chéri, il faut qu'on aille les voir. »

« Alice, tu sais que ce n'est pas possible. On doit se revoir dans un mois notre mariage à tous. C'est arrivé une fois et une seule fois et ça ne se reproduira pas ! On a fait ça avec Edward pour vous faire plaisir, et tu me saoules avec ça depuis un mois ! »

« Oh arrête, me dis pas que t'en a pas profité non plus hein ! Toi aussi t'en rêvais depuis longtemps ! » Elle commençait à m'énerver.

« Mais bien sûr que j'en ai profité aussi, mais je ne t'en parle pas toutes les cinq minutes en vantant les mérites d'Edward et en te rabaissant plus bas que terre ! »

« Tu ne le fais pas simplement parce que tu es un mec, et que les mecs ne font pas ce genre de commentaires, surtout à leur future femme ! » Là, elle avait gagné un point, mais je n'allais pas lui avouer parce qu'elle m'emmerdait sévère. « Et je ne te rabaisse pas, je fais juste des comparaisons ! » Je haussais la voix :

« Là n'est pas la question, Alice, j'ai dit non, un point c'est tout. On ne va pas aller les déranger tout ça parce que tu l'as décidé ! » Elle me toisa un instant, en colère, avant de partir en claquant la porte de l'appartement.

Elle n'aimait pas quand je lui donnais des « ordres ». Elle voulait toujours avoir le dernier mot.

Parfois elle me trouve trop autoritaire, surtout pendant non ébats. J'aime, de temps en temps, dominer mon partenaire. Ça n'a apparemment posé aucun problème à Edward. Alice devait sûrement vouloir un peu de douceur dans les bras de Bella, c'est pour ça qu'elle veut tant la voir. Mais je sais être doux également. Je ne suis pas un tirant du sexe, merde !

Je me demande ce que fais Edward à cette heure-ci… s'il se prend la tête avec sa brune comme je le fais avec la mienne ! De toute façon, il est hors de question que je l'appelle. J'en meurs d'envie mais ne le ferais pas. En vérité, je rêve de l'avoir encore dans mes bras une fois, de pouvoir le sentir, le toucher, le lécher, le goûter, l'étreindre… mais je ne ferai pas le premier pas. C'est tout bonnement impossible !

Nan mais regardez-moi ça, on dirait une adolescente en grand dilemme devant sa garde-robe !

Pathétique…


Alice me faisait la gueule depuis moins d'une semaine lorsqu'elle rentra à la maison toute guillerette, me sautant au cou.

« Je suis désolée mon Jazzou de toutes les misères que je t'ai faite. Pour me faire pardonner, j'ai réservé un hôtel pour le weekend end entier. Il y a tout ce qu'il faut : massages, spa, sauna, jacuzzi, piscine et j'en passe. C'est à environ quatre heures de route mais tu verras, ça vaut le coup. » Elle était toujours pendue à ma nuque.

Etant donné que je n'ai pas pu en placer une, j'abdiquais. De plus, ça faisait un bail que je ne l'avais pas touché (« oh non mon chéri, c'est la zone rouge en ce moment ! » ou « non mon cœur, j'ai mal au crâne aujourd'hui », ou encore « Jazz, laisse-moi, je suis fatiguée ») et elle semblait plus ouverte que d'habitude. Quoi qu'il en soit, je tentais ma chance. Je déplaçais ma bouche sous son oreille, là où elle était le plus sensible et parsemais son cou de baisers. Ma langue vint lécher son lobe et ma queue durcie.

« Je te veux Alice ! » Murmurais-je à son oreille.

« Humm, désolé trésor, mais il faut préparer nos valises, nous partons dès ce soir ! » Elle se détacha et partit vers la chambre. Je grognais. Je savais que je n'avais rien à préparer, elle choisissait tout à ma place de toute façon. J'allais me chercher une bière et m'affalais dans le canapé, attendant le départ. Mes pensées dérivèrent vers Edward, me posant toujours les mêmes questions.

Vivement dans un mois.


Le trajet s'est fait dans un silence confortable. L'hôtel était assez luxueux, chose qui ne m'étonnait pas de la part d'Alice. Un employé montait nos bagages dans notre chambre pendant que nous faisions le tour de l'hôtel. Alice regardait partout autour d'elle. Limite à chercher quelqu'un. Mais bon, nous ne connaissions personne ici. Il fallait bien qu'elle vérifie la marchandise !

Nous sommes monté dans notre suite (oui, oui, une suite !), avons pris une douche séparée (selon les désirs de mademoiselle) et sommes descendu au restaurant. Nous étions à peine installés à notre table que j'entendis une voix que j'aurais reconnue entre mille.

« Alice ! Jasper ! Quelle surprise de vous voir ici ! » Alice se leva de sa chaise pour serrer dans ses bras son amante d'une nuit. In-cro-ya-ble !

« Oh Bella ! Tu m'as tellement manqué ma chérie ! » Encore assis à cause du coup de massue que je venais de me prendre, je sentis, plus que je ne vis, Edward s'installer à mes côtés. Oh oui, je l'ai senti… son odeur, la chaleur de sa cuisse collée contre la mienne, son souffle sur mon oreille.

« Tu crois qu'elles nous ont fait un coup monté ? » Murmura-t-il. Je tournais ma tête vers lui pour rencontrer ses beaux yeux verts. J'avais moi aussi envie de lui sauter dans les bras. Mais nous sommes des mecs, alors je me suis contenté de lui sourire.

« Bonjour Edward… »

« Salut beau blond » Ughhh… il ne devrait pas commencer les hostilités comme ça. Ma queue commençait à s'agiter dans mon pantalon, me souvenant soudainement de la nuit que nous avions passé ensemble nous aussi. Je me raclais la gorge et regardais les filles en pleine discussion… Elles prirent place en face de nous, Bella me fit un coucou de la main en guise de bonjour, trop occupé à parler avec Alice. Signe que je lui rendis.

« Quelles garces ! » Marmonnais-je.

« Laquelle ? La tienne ou la mienne ? » Me demanda Edward qui m'avait entendu.

« Les deux… »

« Ecoute Jasper, je… » Il fut interrompu par le serveur qui arrivait pour prendre nos commandes. Une fois repartit, il poursuivit. « Ecoute, il faut que tu saches que je n'étais au courant de rien. Je me suis fait avoir comme toi. »

« T'inquiète pas Edward, ce n'est pas après toi que j'en ai ! Bien au contraire, je suis absolument ravi de te voir ! »

Nous n'avons pas vraiment parlé au cours de cette soirée. C'était carrément bizarre. On discutait de choses et d'autres, les filles surtout. Moi, j'assistais à ce qui se passait devant moi sans trop y participer. Il est vrai que j'étais vraiment content de les voir, Edward encore plus, mais j'avais encore le goût amer du coup foireux d'Alice dans la bouche. Comment avait-elle pu me faire ça ? On est ensemble depuis le lycée, on a toujours été heureux, amoureux, on s'est toujours tout raconté et là, j'ai l'impression de ne plus la connaître !

Nous n'aurions jamais dû leur laisser leur nuit. Pas que je regrette, cette nuit avait été aussi magique pour moi, mais je ne savais pas si j'étais prêt à perdre Alice. Parce qu'il fallait regarder la réalité en face, en la voyant ainsi avec Bella, je savais qu'elle était en train de s'éloigner de moi.


L'ambiance au retour dans notre chambre était tendue. J'essayais de contenir ma colère, de ne pas lui sortir les mots, tous aussi fleuris les uns des autres qui traversaient mon esprit et de les lui cracher au visage. Malheureusement pour ma future femme, je lui laissais simplement le temps de fermer la porte. Elle se retourna lentement vers moi, préparée, je pense, à recevoir mon regard noir.

« J'attends tes explications Alice, et ne t'avises surtout pas de me mentir ! » Elle baissa les yeux.

« J'ai eu Bella au téléphone cette semaine et nous avons organisé cette rencontre. »

« Et tu ne t'es pas demandé ce que moi je voulais ? Ou même ce qu'Edward voulait ? » Je me rapprochais d'elle, je voulais voir ses yeux. « Et regarde-moi quand je te parle, MERDE ! » Elle me faisait sa petite moue de chien battue qui me faisait tant craquer à l'époque. Bizarrement, la seule chose que je voulais, c'était qu'elle passe la soirée loin de moi. Je ne suis pas violent, j'ai toujours respecté les femmes et encore plus Alice, mais c'était une fois de trop.

Je préférai donc m'enfermer dans la salle de bain, pour éviter de dire quelque chose que j'aurai regretté. Je me fis couler un bain et plongeais dedans, essayant de ne penser à rien. La porte de la suite claqua et je soufflai, soulagé.

La situation commençait à m'échapper. Le plus difficile n'était pas de savoir que j'allais perdre ma future femme. Non, le plus difficile était que, justement, ça ne me faisait pas grand-chose. Et le pire… était de penser qu'Edward vivrait pleinement son amour avec Bella, qu'ils allaient se marier dans un mois, qu'ils allaient avoir des enfants, une vie de famille, une maison, un chien qui sait ! Et moi je finirais comme un vieux con, fou d'amour pour mon pote d'enfance !

Fou d'amour… rectification… je pense déjà comme un vieux con ! Faut que j'arrête les bains, je vire 'gonzesse' !

Trois coups à la porte de la salle de bain me sortirent de ma rêverie… je ne répondais pas, c'était certainement Alice qui revenait en rampant comme à son habitude. Elle repassera pour ça, je n'étais pas d'humeur.

Mais la tête qui dépassait de la porte au bout de longues minutes n'était pas Alice. D'une part parce que cette tête-là dépassait largement la hauteur de la poignée (contrairement à cette dernière) et aussi parce qu'elle avait les cheveux beaucoup plus courts et beaucoup plus beaux. Je ne pouvais malheureusement pas bouger, étant toujours dans mon bain, mais m'enfonçais un peu plus dans mon eau remplie de bulles.

« Tu veux peut-être que je repasse ? » Demanda Edward.

« Nan, c'est bon… » Je n'avais pas vraiment envie de parler, mais le voir ici me calmais un peu. « Et puis, c'est pas comme si tu m'avais jamais vu à poil ! » Ironisais-je.

Il prit place sur le bidet… pas très confortable à mon avis mais je me gardais bien de le lui dire !

« Alice est dans ma chambre avec Bella… en train de pleurer. »

« Et bien sûr elles t'ont demandé un peu d'intimité ? » lui dis-je sarcastique.

« Evidemment ! » Je fermais les yeux. Je voulais avoir un petit moment de répit avant de mettre le sujet 'Alice' sur le tapis. « Jazz, pourquoi tu es comme ça avec elle ? » Et voilà ! Qu'est-ce que j'avais dit ?

« Pourquoi je suis comment, Edward ? » Je plantais mon regard sur lui. Il n'allait pas non plus me prendre la tête !

« Elle est bouleversée ! Elle nous a dit que tu avais failli la frapper ! » Je me redressais d'un bond.

« Comment ose-t-elle dire une chose pareille ! Jamais tu m'entends, jamais je ne lèverais la main sur une femme ! Tu le sais, elle le sait, tout le monde, qui me connaît un tant soit peu le sait ! J'ai une éducation, je ne suis pas un enfoiré et je trouve ça honteux de sa part d'aller raconter des choses de ce genre. » Edward vint s'accroupir devant moi et posa une main sur mon épaule. Ce geste pour sa part ne signifiait certainement que de l'amitié, pour la mienne, s'en était tout autre (pour ma queue aussi !) Je me reculais vivement de sa chaleur et ses yeux se tintèrent de tristesse. Je ne pouvais pas ne pas m'éloigner. Edward avait Bella, il fallait que tout se passe bien pour eux. Ça ne pouvait pas en être autrement. Je ne permettrais pas qu'il soit malheureux à cause d'elles.

« Je n'ai pas dit qu'elle avait dit ça, elle a juste eu peur ! »

« Même si elle a eu peur, Edward, je ne tolère pas le sale coup qu'elle m'a fait ! J'en ai marre qu'elle prenne des décisions à ma place, qu'elle me choisisse mes fringues, qu'elle me dise quoi manger, quoi boire, quand, où, avec qui et à quelle heure. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Bientôt elle me mettra un collier et ira me balader en ville pour que j'aille faire ma pisse. »

Quelque part, ça faisait du bien de vider son sac ! Manque de bol, c'est tombé sur lui ! Et même si ce n'était pas lui qui était en cause, ses yeux reflétaient toute sa tristesse.

« Bon, je vais y aller et te laisser tranquille. » Me dit-il en se relevant.

« Ecoute Edward, c'est pas contre toi… »

« Je le sais Jazz, c'est pas grave. Tu sais, je ferais n'importe quoi pour toi. N'importe quoi ! Mais si tu ne me parles pas, je ne peux rien faire. » Il partit me laissant comme un con sur ses paroles.

« C'est bien ça le problème » Me murmurais-je à moi-même. J'aimerais tant lui parler, lui dire que c'est lui que je veux.

Mais n'était-ce pas une lubie de ma part ? Le fait d'avoir eu une expérience homosexuelle avec mon meilleur ami et l'envie qui en découle n'est peut-être due qu'au fait que ce soit nouveau pour moi ! Certes, j'ai plus qu'apprécié ce que nous avons partagé mais est-ce que dans un an, l'envie que j'ai de lui restera intacte ou est-ce qu'elle partira comme elle est venue ?

La deuxième chose qui me tracasse c'est que je n'en avais plus rien à foutre d'Alice ! C'est Edward que je voulais ! Je rejette la faute sur elle parce qu'elle fait exactement ce que moi j'aimerais faire ! Mais elle ne pense pas à leur couple ! Elle ne pense qu'à elle ! Là est la différence… Je ne veux pas que nos amis foirent leur avenir comme nous sommes en train de le faire avec Alice !

Je sortais de mon bain devenu froid et me couchais directement dans un sommeil profond.

C'est l'affaissement du matelas qui me tira de mon sommeil. J'ouvrais les yeux pour rencontrer les prunelles émeraude d'Edward.

Avant d'avoir pu dire un mot, il mit son index devant ma bouche, m'intimant de me taire. Je m'adossais contre la tête de lit en silence et c'est à ce moment que je vis qu'il ne portait qu'in caleçon. La lumière de la lune se reflétait sur ses incroyables cheveux. Mon Dieu, qu'il était beau ! Les muscles de ses bras roulaient doucement à mesure qu'Edward remontait vers moi.

Sa bouche se posa délicatement sur la mienne. Je lui agrippais bien vite la nuque pour approfondir ce baiser mais il se recula murmurant un faible « chuttt… ». Je le laissais donc prendre les commandes. Ses lèvres touchèrent les miennes et je sentis sa langue me demander l'accès. J'ouvris la bouche et, bordel, ce que c'était bon ! Son goût m'avait tellement manqué !

Ses mains encerclaient mon visage, ses mouvements n'étaient que douceur. Son touché était sensuel et partout sur mon corps. Je fermais les yeux, appréciant sa chaleur. Des frissons me parcouraient tandis qu'il parsemait mon torse de baisers. J'ouvrais subitement les yeux en sentant la langue sur toute ma longueur et le vit me prendre entièrement en bouche. Il était magnifique.

« Si tu savais l'effet que ça me fait de voir ma queue sortir et entrer dans ta bouche ! »

Il me fixait, n'interrompant pas cette connexion. Ses yeux n'étaient que désirs et mes gémissements l'encourageaient. Il me pompait plus rapidement, je le voyais sourire et j'imaginais sa satisfaction. Il raclait ma queue de ses dents, je sifflais de plaisir. Il malaxait mes boules et j'osais agripper ses cheveux. Je le laissais faire mais je voulais donner le rythme. Il me donna silencieusement la permission en arrêtant de bouger, ne gardant que mon gland au chaud. Mes hanches se soulevèrent et je donnais un premier coup dans sa bouche.

Un doigt bizarrement froid et humide vint au contact de mon entrée et je comprenais pourquoi il m'avait laissé faire. Il ne bougeait ni la tête, ni son doigt, c'était à moi d'y aller à mon rythme. Je donnais un autre coup de rein et lorsque je descendis mes hanches, son doigt s'enfonça en moi. C'était nouveau pour moi et c'était très agréable. J'accélérais la cadence, baisant sa bouche pendant qu'il me baisait avec son majeur.

Mes mouvements étaient rapides, j'étais sur le point de jouir quand je sentis un deuxième doigt entrer. Je me calmais aussitôt essayant de m'habituer à cette présence. Je me sentais étiré mais la douleur disparue bien vite parce qu'Edward reprenait le contrôle, me suçant comme lui seul savait le faire. Une lueur de malice passa dans son regard. Il me défiait de continuer seul. Je gémis et me remis à bouger lentement. Puis plus rapidement. Un cri m'échappa lorsqu'Edward bougea ses doigts dans une position qui m'envoya une décharge dans tout le corps. Putain, c'était divin.

« Là, oui… encore ! » Je le suppliais de recommencer ma vitesse augmenta. « Oh oui… j'y suis presque ! » Je m'enfonçais dans sa bouche chaude et humide, je le regardais dans les yeux, j'étais dans un autre monde. Je jouis fort et longtemps, hurlant son prénom « Edwaaard ! ».

Je me réveillais en sursaut, le ventre couvert de mon sperme, Alice devant moi l'air horrifié et la main devant la bouche retenant ses larmes.

« Et merde… »