Chapitre 1 :

Quelques jours après le malheureux incident qu'il c'était produit au bar, je revins, comme tous les jours travailler, après quelques heures à servir les clients, je remarquai deux hommes s'avancer vers le bar, puis s'asseoir devant moi. Ils sortirent leur insigne de police et me regardaient attentivement, attendant sûrement que je parte en courant comme on voyait souvent dans les films.

« Je veux bien que vous me passiez les menottes, mais s'il vous plaît, pas devant tout le monde, laissez-moi juste écrire un mot à mon patron et je vous suis. » Demandais-je sens vraiment comprendre la situation, la seule chose que je savais, c'est que je ne voulais certainement pas perdre le seul job qui me permettait de payer mes fins de mois.

Je pris donc un papier et écrivis un rapide mot avant des suivres sans faire d'histoire. Une fois devant leur voiture, il me plaça les menottes aux poignées avant d'ouvrir la portière pour que je puisse rentrer dans la voiture.

Je regardais le paysage sans vraiment le voir, j'essayais plus de comprendre pourquoi j'étais dans cette situation, c'est vrai que j'avais faits plusieurs choses, comme voler où me servir de l'alcool sans payer, mais je n'avais jamais commis de crime plus grave. Pendant mes minutes de réflexion, je n'avais même pas remarqué que la portière s'était ouverte, et c'est quand je sentis un bras prendre le mien pour me faire sortir de la voiture que je remarquais qu'on venait d'arriver devant un hangar à bateaux, assez étrange comme lieux d'interrogation, mais je ne disais rien, j'attendais seulement de savoir le crime que j'avais commis pour qu'ont me mettent les menottes aux poignées.

Après quelques secondes, je fût finalement débarrassé de ses menottes, assise sur une chaise avec une bouteille d'eau devant moi. Finalement, une jeune femme qui m'était inconnue vint s'asseoir devant moi, posant ses mains sur la table qui nous séparait et me souris gentiment. Je regardais ses yeux qui avait une teinte différente, un étai noir, tandis que l'autre avait une couleur marron. Je la gratifiais d'un sourire et attendis qu'elle parle, ce qu'elle fit quelques minutes de silence après.

« Mes coéquipiers mon raconter que tu t'étais laissé passer les menottes sans rien dire, tu n'as rien demandé, ce qui est assez rare. Je fais ce métier depuis des années, et on voit rarement quelqu'un qui se laisse faire sans rien demander. Est-ce que tu as quelques choses à dire ? » Me parla-t-elle d'une gentillesse extrême. J'avais déjà subi des interrogations de police, pour finalement finir avec une ou deux semaines en prison, mais ce n'est que pour des choses idiotes que j'avais faites en tant qu'adolescente, et je n'ai jamais vu un policier me parler aussi gentiment.

« J'aimerais savoir pourquoi je suis ici... » Demandais-je doucement, elle plissait doucement ses yeux vairons avant de soupirer.

« Tu es Victoire Brown . » Après ma réponse positive, elle continua sur sa lancée. « Tu as une bleue pas très jolie sur ta joue Victoire. Tu permets que je te tutoie . »

« Oui vous pouvez. Je ne me suis pas battue, au contraire vous savez... Je ne sais pas me battre. » Dis-je en rigolant nerveusement, elle me sourit et la porte s'ouvrit sur un de ses coéquipiers qui m'avait passé les menottes, il l'appela et finalement, je me retrouvai seule une nouvelle fois? Je passais une de mes mains dans mes cheveux, et finalement, bus quelques gorgées de la bouteille qui se trouvait devant moi.

Je me levais, faisant les cent pas. Je n'avais jamais été patiente, je me mis finalement sur la pointe des pieds pour regarder la vue que donnait la petite fenêtre, et sourit en voyant une poignée ancrée dans le sol. Une fois le tour de la pièce examinée, chaque détail, la porte s'ouvrit sur un homme que je connaissais beaucoup trop bien pour empêcher le sourire qui illumina mon visage. La jeune femme policière enleva ses menottes et nous laissa seuls dans la pièce. Il me prit rapidement dans ses bras et s'asseyait en face de moi.

« Qu'est-ce que tu fais ici Max ? » Demandais-je curieusement, il soupira avant de me répondre.

« La même chose que toi je suppose, ils me soupçonnent de la mort de Luke et... » Avant qu'il puisse finir sa phrase, ma respiration s'accéléra et je me levai brusquement de ma chaise pour reculer contre le mur, la main sur mon cœur.

« Eh, Victoire regarde-moi, qu'est-ce qu'il se passe ? » Me chuchota-t-il en prenant mon visage entre ses mains.

« Luke... Luke est mort . Ce n'est pas possible, je... Je l'ai vue il y a même pas deux jours, il était venu au bar et... »

« Et il t'a frappé je suppose ? Encore ? » Me demanda-t-il en soupirant tandis que je hochai tristement de la tête. Il reprit mon visage entre ses mains et regarda ma joue devenue bleue, et ma lèvre fendue. « Bon sang, tu devais m'appeler quand ça arrivait Vic' »

« Ah oui ? Et comment ? Tu ne réponds plus à ton téléphone, quand je parle de toi Nicole se refroidis et change de conversation, et puis je ne t'ai pas vue depuis des lustres. » Le coupais-je brusquement avant qu'il continue à me faire des reproches.

« Donc tu ne l'as pas tué . » Commença-t-il en me regardant droit dans les yeux.

« Max, je peux te jurer que je n'ai rien à voir dans ce meurtre, je ne le savais même pas. Et même si ça ne me dérange pas qu'il soit mort, je n'aurais jamais fait ça, tu me connais quand même. Et je peux même pas me payer un avocat, je n'ai même pas une centaine de dollars dans ma banque. » Paniquais-je en me remémorant mes dernières dettes qui étaient d'un prix exorbitant.

Il me prit dans ses bras, et après quelques minutes, la jeune femme revint pour mettre les menottes à Max, tandis que je me retrouvais une nouvelle fois seule, les larmes dévalant sur mes joues.