Note de l'auteure : Après un mois de cavale, Draco est soulagé qu'Harry accepte de l'aider.

Note de la traductrice : Merci pour vos reviews de ma part et celle de Celandine (je lui ai traduit elle était ravie! J'espère qu'il y en aura encore beaucoup d'autres!) J'y répondrais sans faute demain! (je suis crevée...) Merci beaucoup! J'espère que la suite vous plaira.

Genre : Drame, romance, angst

Avertissement : Slash, Contient des relations sexuelles entre deux hommes, à bon entendeur...

Rating : M (bien mérité)

Pairing : HP/DM

Bonne lecture.

Chapitre 2: Dans la chambre de Harry

Si Draco avait eu de quelconques expectatives quant ce qui pourrait se produire s'il retrouvait Potter, il aurait nécessairement été déçu. Il avait cru, de part les bribes qu'il était parvenu à glaner auprès du professeur Snape que Potter était un legilimens accompli et qu'il pourrait jouir de ce talent pour prouver au gryffindor qu'il était sincère lorsqu'il certifiait ne pas avoir voulu tuer Dumbledore. Après cela, il espérait que la haine de Potter pour Voldemort l'aurait convaincu de l'aider, tout Draco Malfoy qu'il soit.

Lorsqu'il avait finalement appris que Lord Voldemort l'avait choisi pour accomplir cette mission, il avait été fier d'accepter la Marque, confiant qu'à travers son succès il rétablirait l'honneur de la famille Malfoy. Utiliser cette paire d'armoire disparaissant à la demande lui était apparu comme une idée ingénieuse cependant réparer celle destinée à la Salle sur Demande lui avait pris bien plus de temps qu'il ne l'avait anticipé.

Il avait donc dû compter sur Crabbe et Goyle, de plus en plus réticents à surveiller les environs pendant qu'il travaillait sur l'armoire, il avait même habilement simulé la maladie mettant à profit le temps du match de quidditch contre les gryffindors pour parachever son œuvre.

Alors que les semaines passaient sans progrès notable, il avait dû improviser à la hâte une alternative à son plan brillant pour pouvoir attester qu'il n'était effectivement pas resté passif mais il n'avait jamais pensé que le collier ensorcelé et la liqueur empoisonnée se seraient révélés concluants, il n'en avait donc pas fait grand cas lorsque ses tentatives avaient échoué. Chaque jour qui passait était un jour de plus pendant lequel il œuvrait à l'extermination du sorcier, et chaque jour, il se rendait malade un peu plus à la simple pensée qu'il serait responsable de la mort d'un autre sorcier. Pourtant s'il ne parvenait pas à ses fins, il serait la proie du courroux de Voldemort et pas seulement lui mais ses parents également. Et bien qu'il n'eut jamais été proche ni de son père ni de sa mère, la loyauté envers sa famille qu'on lui avait inculqué comme valeur suprême demeurait la règle par excellence.

A la fin, tout cela n'avait servi à rien. Il s'était démené pour faire pénétrer les deatheaters dans l'enceinte du château, avait attiré un Dumbledore à sa merci en haut de la tour d'astronomie et pourtant, lorsqu'il arriva au moment crucial, il ne put s'y résoudre. Le professeur Snape s'était interposé, jetant le fatal impardonnable, puis avait trainé Draco en dehors de Hogwarts, transplanant dans sa propre demeure à Spinner End, tellement différente de ce dont Draco avait l'habitude.

Quelques jours plus tard, lorsque Draco avait enfin pu jeter un coup d'œil sur le Daily Prophet, il avait été soulagé d'apprendre qu'aucun des étudiants ni des professeurs n'avait été gravement blessé: la seule perte à déplorer avait été celle de Dumbledore.

Le professeur Snape l'avait averti qu'il courrait un danger mortel, son échec ne resterait pas impuni et ce même si Dumbledore était bel et bien mort. Snape avait conseillé à Draco de se cacher et de ne pas rester trop longtemps au même endroit où la Marque sur son bras mènerait nécessairement Voldemort jusqu'à lui.

Draco avait été atterré que le professeur Snape l'encourage à fuir Lord Voldemort et sa surprise redoubla lorsqu'il lui avisa de rechercher la protection du survivant.

«Il ne m'aidera jamais.» Avait protesté Draco.

«Vous le connaissez si bien, n'est-ce pas Monsieur Malfoy?» Avait rétorqué le professeur Snape de sa voix la plus sarcastique. «Si vous parvenez à le convaincre que c'est la plus courageuse et honorable» il avait presque craché ces mots «chose à faire, il pourrait. Potter ne jure que par l'honneur et le courage. De la chance, rien de plus selon moi, mais cela n'a aucune importance. Dans tous les cas, il n'y a personne d'autre vers qui vous tourner. Il ne fait aucun doute que la maison de votre mère sera placée sous surveillance, de même que celle de tous les amis ou relations que l'on vous connaisse mais le Seigneur des Ténèbres ne vous soupçonnerait jamais d'oser aller vous réfugier chez Potter, aussi désespéré soyez-vous. Alors allez-y, trouvez-le et vite! Vous pouvez rester ici pour la nuit mais ensuite vous devrez partir, rappelez-vous que je ne pourrais pas lui cacher votre fuite bien longtemps.»

Et Draco était parti le matin suivant, fuyant pour sa vie. Après plus de quatre semaines de recherches infructueuses il avait finalement retrouvé Potter, et maintenant il était là, assis dans cette sordide chambre muggle, tentant désespérément de convaincre cet homme, qui avait été son ennemi six années durant, de l'aider à sauver sa vie.

La question persistante de Potter pourquoi était-il venu le trouver lui? mènerait Draco à sa perte. Il ne pouvait décemment pas admettre que Snape le lui avait suggéré; Snape avait tué Dumbledore. Au lieu de cela, il s'était surpris à révéler une vérité qu'il avait tenté de dissimuler à tous, ainsi qu'à lui-même, depuis le premier jour où ils s'étaient rencontrés chez Madame Malkin. Potter était peut-être un sang mêlé, il était peut-être la raison pour laquelle son père était enfermé à Azkaban, mais il y avait quelque chose d'incroyablement magnétique chez lui. Si la loyauté et l'orgueil familial ne l'avait pas prohibé, Draco aurait recherché son amitié. Potter était le symbole même du pouvoir, n'importe qui aurait pu le certifier, mais il n'était pas du genre à rechigner à partager avec ses amis il ne se mettrait jamais en avant à leurs dépends. Une idée plus que novatrice pour quelqu'un ayant été élevé par Lucius et Narcissa Malfoy toutefois Draco avait l'étrange certitude que non seulement tout cela était véridique mais aussi qu'il était juste pour Potter d'agir ainsi et rien de ce qu'il avait observé n'était venu contredire cette conviction.

Une telle confession aurait pu être relativement sage, dire qu'il avait refoulé la dérangeante impulsion qu'il avait eue de devenir ami avec lui. Mais d'épuisement et de crainte, il avait laissé échapper deux mots de plus que prévu: «je voulais…» et Potter avait bondi dessus, exigeant des explications.

La première impression de Draco avait été de s'enfuir en courant mais Potter s'était emparé de sa baguette. Et si Draco était parti sans sa baguette, il n'aurait fait aucun doute qu'il n'aurait pas tenu quarante huit heures d'autant que Potter pourrait révéler au Ministère qu'il avait vu le fugitif. Il ne pensait pas que Potter lui aurait fait ça mais il n'était pas sûr et ne voulait courir aucun risque. Une fois de plus, il n'avait pas le choix, exactement comme lorsqu'il n'avait eu d'autre alternative que de suivre les ordres de Voldemort et tuer Dumbledore. Bien trop fatigué pour élaborer un mensonge convaincant, il avait admis ce qui non seulement provoquerait le refus catégorique de Potter mais le ferait jeté dehors à coup de pied dans les fesses… s'il avait de la chance.

«D'accord Potter.» Avait capitulé Draco. «Tu veux savoir ce que je voulais; je voulais t'embrasser» Il s'arrêta pour regarder le jeune homme qui avait monopolisé son attention sans même le savoir pendant six longues années et ajouta, «et même plus.»

« Tu voulais m'embrasser?» Répéta Potter l'air choqué.

«Oui, je-voulais-t'embrasser.» Singea instinctivement Draco comme il l'aurait fait si Crabbe et Goyle avaient été présents. Puis il se mordit les lèvres se retenant de dire quoique ce soit qui envenimerait la situation déjà plus que précaire. La douleur n'aidait en rien. Il bafouillait encore, suppliant Potter de lui rendre sa baguette, de le laisser partir et surtout d'oublier ce qu'il venait d'entendre.

«Draco.» Les syllabes de son nom dans sa bouche l'arrêtèrent. Il ne se rappelait pas une seule fois où Potter l'avait appelé autrement que Malfoy, et sur un ton glacial et souvent méprisant. Cette fois il résonnait presque chaleureusement.

«… quoi?» Demanda-t-il s'interrompant dans le flot d'excuses s'écoulant maladroitement de ses lèvres. «Qu'est-ce qu'il y a Pot… Harry?» Si le gryffindor avait employé son prénom, il en ferait de même.

«Ferme-la et embrasse moi.» Ordonna Harry.

Draco leva les yeux prudemment vers lui. Etait-il sérieux? Harry tenait toujours les deux baguettes entre ses mains. Harry voulait-il lui jeter un sort et se venger pour toutes les fois où il les avait calomniés et tourmentés lui et ses amis? Harry affichait un sourire étrange et particulièrement nerveux. Et Draco hocha la tête. Lentement, laissant à Harry tout le loisir nécessaire pour se reculer s'il le voulait, Draco s'était approché de la chaise où Harry était toujours assis et s'agenouilla près de lui.

Leurs têtes étaient pratiquement à la même hauteur, et Draco apercevait la cicatrice en forme d'éclair sur le front du gryffindor, à demi cachée sous les cheveux indomptables du jeune homme. Ce furent les yeux verts qui rencontrèrent les siens les premiers puis ils se fermèrent alors que Draco se penchait vers lui. Il avait simplement eu l'intention d'effleurer les lèvres d'Harry des siennes mais la main du gryffindor s'enroula autour de sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner. Déconcerté, alors qu'Harry insinuait sa langue entre ses lèvres, Draco répondit au baiser avec douceur et de longues minutes s'écoulèrent avant qu'ils ne se séparent.

Harry leva à demi sa main comme s'il eut voulu s'essuyer la bouche mais se rétracta et remonta ses lunettes à la place. Draco déglutit difficilement, il avait une bien singulière sensation papillonnant dans son estomac et n'était pas sûr de ce qu'il devait dire. Ce fut Harry qui parla le premier:

«C'est ce que tu voulais? Tu vas te calmer maintenant?»

Draco ne put que hocher la tête. Il se sentait toujours étourdi à la pensée d'avoir embrassé Harry Potter ou plutôt qu'Harry l'avait embrassé. De son plein grès. Et avec un enthousiasme flagrant.

«Bien.» Harry inclina la tête et jaugea Draco du regard. «Je vais t'aider Draco mais ce sera sous mes conditions. D'accord?»

Draco hocha la tête une nouvelle fois. Si Harry acceptait de l'aider, il était prêt à accepter toutes ses conditions quelles qu'elles soient, du moins pour le moment.

« Commençons par le commencement. Est-ce que tu as pris une chambre ici?»

«Non.» Répondit Draco. «J'ai seulement demandé si tu étais ici. Je n'ai pas d'argent pour une chambre.» Considérant l'expression qu'affichait Harry, il ajouta sur la défensive, «Pas d'argent muggle. Mais j'ai quelques galleons.» Il remercia intérieurement le petit garçon qu'il avait été pour avoir enterré un an d'argent de poche sur le versant Nord du parc du manoir Malfoy. Il n'avait pas osé pénétrer la maison mais un bref passage aux abords de la vaste propriété s'était révélé plus que profitable.

«Ce n'est pas un problème.» Affirma Harry distraitement. «Il est plus prudent que tu restes dans ma chambre de toute façon. Le lit est suffisamment large pour deux et tu ne serais pas assez stupide pour signer de ton nom sur un registre, n'est-ce pas?»

C'était effectivement ce qu'il y avait de mieux à faire, bien que la perspective de partager un lit avec Harry le mettait mal à l'aise et ce de plusieurs manières auxquelles il ne voulait pas penser sur l'instant. «D'accord. Merci.» Répondit-il simplement.

« Je devais rester deux nuits.» Poursuivit Harry. « Et Ron et Hermione devaient me rejoindre après demain. Je vais devoir leur faire savoir que les plans ont changé. Oh, merde, je n'ai même pas Hedwig! Ma chouette, désolé tu ne pouvais pas savoir, je l'ai laissée au Burrow avec Ginny, je ne pouvais pas l'emmener. Comment je vais pouvoir prévenir Ron?» Il se renfrogna, consterné, passant furieusement la main dans ses cheveux.

Draco n'était pas sûr de la manière dont Harry accueillerait une suggestion de sa part mais tenta avec hésitation, «Tu ne pourrais pas utiliser ces pièces ensorcelées?»

«Les pièces de l'AD? Je crois que j'ai la mienne dans quelque part dans ma malle mais c'est toujours Hermione qui s'occupait du sort. Je ne suis pas sûr de pouvoir le modifier, en plus n'importe qui en possession de la pièce pourrait avoir le message.»

«On pourrait trouver quelque chose qu'eux seuls puissent comprendre. Je devrais pouvoir lancer le sort. J'ai toujours eu d'excellentes notes en Sortilèges.» Proposa Draco.

«On peut faire un essai, je ne voyais aucun autre moyen que de laisser un message ici mais je préfèrerais ne pas les faire voyager plus que nécessaire, bonne idée!» Répondit Harry et il adressa un sourire à Draco.

Le cœur de Draco s'emballa alors qu'il répondait à son sourire.

«Alors demain je… eh bien, je ferais ce que je suis venu faire et ensuite on pourra partir.» Déclara Harry. Draco se demandait ce qui avait bien pu amener Harry ici mais n'aimait pas poser de questions. «Je ne sais pas trop où il serait le plus prudent de nous rendre mais on peut y réfléchir d'ici à demain et puis on décidera. Comment es-tu arrivé ici au fait?»

«J'ai transplané.» Répondit Draco. «Les balais sont trop faciles à repérer.» Il n'avait pas exactement eu le temps d'aller le chercher lorsqu'il avait quitté Hogwarts mais il pensait qu'il était plus prudent de ne pas rappeler cette nuit à Harry. C'était suffisamment incroyable qu'il ait décidé d'oublier le passé pour le moment, il n'était pas nécessaire de ramener le sujet sur le tapis inutilement.

Harry haussa les sourcils. «Transplané? Je sais que tu n'as pas encore ton permis, tu es resté dans la classe du Professeur Slughorn avec Ernie MacMillan et moi quand tout le monde passait le permis à Hogsmead.»

«Et tu penses que je suis incapable d'apparaître sans permis? Tu le ferais à ma place! » S'offusqua Draco.

«Je le ferais.» Consentit Harry. «Alors on transplanera. C'est réglé, on sait comment mais on ne sait toujours pas où. Demain. Si on arrive à joindre Ron et Hermione, ils pourraient avoir une idée. Il n'est pas tard mais tu as l'air complètement épuisé, tu devrais dormir un peu ou attend est-ce que tu as dîné?»

«Non.» Répondit Draco. Il n'avait rien mangé de la journée en fait et maintenant qu'Harry parlait nourriture il réalisait qu'il mourrait de faim. Pourtant il refusa, «Ne t'inquiète pas. Ca ira jusqu'au petit déjeuné.»

«Si tu restes de l'autre côté du lit avec ton estomac qui gargouille, tu vas me réveiller.» Affirma Harry. «On ferait mieux de descendre au bar et de te trouver quelque chose à manger. Je leur dirais que mon cousin va rester avec moi. Ne t'inquiète pas pour l'argent.» Ajouta-t-il irrité alors que Draco commençait à fouiller ses poches. «Tu as dit que tu n'avais pas d'argent muggle et moi j'en ai, en plus les galleons ne me serviront à rien ici.»

Draco était effrayé et, il devait l'avouer, un peu ennuyé à l'idée de se faire passer pour le cousin d'Harry mais il accepta tout de même ce que le Gryffindor avait à lui proposer.

Une fois en bas, il engloutit un dîner pantagruélique mais fut rapidement gêné en constatant qu'Harry le fixait. «Désolé» Marmonna-t-il la bouche pleine de petits pois. « Je n'ai pas eu de repas corrects depuis un bon moment.»

«Je suppose que non.» Répondit Harry songeur. Il avait commandé un café et soufflait dessus entre chaque gorgée, léchant distraitement la commissure de ses lèvres. Draco trouvait ce geste extrêmement perturbant. Il arracha son regard à ce spectacle délicieux et se força à se concentrer, coupant un autre morceau de son poulet.

De retour dans la chambre d'Harry et pour la première fois depuis des semaines, Draco ne ressentait pas le tiraillement d'angoisse tapie au creux de ses entrailles, à la place il oscillait entre folie et effondrement absolu.

Harry lui montra l'entrée sur la gauche de la table de nuit. «Ce sont les pièces adjacentes à la chambre. Les toilettes sont là, et ce que je pense être la douche la plus petite au monde. Je crains qu'il n'y ait aucune baignoire.»

Une douche résonnait merveilleusement bien à ses oreilles. Draco tentait d'évaluer à quand remontait la dernière fois qu'il avait pu se laver; quatre jours semblait-il, et ça avait été dans une fontaine pour oiseaux.

L'eau chaude avait un effet apaisant et relaxant sur lui. Tout en se séchant, il lança un regard dégouté sur ses vêtements crasseux et retourna dans la chambre en les tenant contre lui, sa serviette humide lui ceignant les hanches.

«Ah oui! Donne-les moi!» Dit Harry.

Draco les lui tendit et regarda Harry les nettoyer magiquement à grand renfort de Scourging Charms (Ndlt: recurvite). «Où est-ce que tu as appris ça?»

«Pendant mon séjour chez les Weasley.» Répondit simplement Harry en haussant les épaules. « Si tu n'as pas d'elfe de maison pour faire ta lessive, tu dois te débrouiller! Voilà.» Et il s'engouffra lui aussi dans la salle de bain pour prendre sa douche, laissant Draco seul.

Enfilant son boxer à présent propre, Draco considéra puis réfuta l'idée de dormir dans quelque chose d'autre. Il pendit soigneusement son pantalon et sa chemise sur le dos de la chaise et jeta un œil à la chambre. Harry avait laissé sa brosse à dent et son peigne près de l'évier de la salle de bain. Draco frappa à la porte.

«Harry?»

Le son de l'eau de la douche qui s'écoulait s'arrêta brusquement. «Quoi encore?»

«Désolé. Ca ne te dérange pas si j'utilise ton peigne?»

Blanc. Etait-ce bien Harry qui riait là-dedans?

«Oui bien sûr, vas-y, prend la brosse à dent aussi.» La réponse d'Harry lui parvint quelque peu étouffée et l'eau recommença à couler.

Draco bataillait toujours avec le peigne, démêlant ses cheveux quand Harry émergea dans une bouffée parfumée de savon et de vapeur, une serviette sur les hanches farfouillant dans sa malle à la recherche de son pyjama. Draco ne put s'empêcher d'observer Harry du coin de l'œil alors qu'il se délestait de la serviette pour revêtir son pyjama. Le jeune homme était bien mieux dessiné qu'il ne l'aurait cru, ne l'ayant jamais vu autrement vêtu que de ses longues robes imposées par l'uniforme scolaire. Quand Harry jeta un œil vers lui, Draco s'affaira à reposer le peigne pour déboucher le tube de dentifrice.

Harry s'approcha pour peigner lui aussi son indomptable tignasse brune mais s'arrêta brusquement sa main suspendue au dessus du peigne. Draco allait remettre la brosse à dent en place mais Harry l'attrapa par le coude gauche, tournant le bras du slytherin et révélant sa marque. Il commença à en tracer les contours du bout de son doigt mais Draco sursauta et s'éloigna.

«Ne fais pas ça.» Il cacha son bras derrière son dos.

«Est-ce que ça fait mal?» La voix d'Harry était douce.

«Quoi? Maintenant? Non, mais ça a fait mal quand je l'ai reçue.» Draco secoua la tête.«Je préférerais ne pas en parler si ça ne te dérange pas.» Il lui tourna le dos et grimpa sur le lit, où il s'allongea tendu et immobile pendant qu'Harry terminait de se préparer et glissait sous les draps de l'autre côté. Il pouvait entendre la respiration d'Harry se ralentir comme le jeune homme s'endormait et finalement il put s'endormir à son tour.

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