Go away …
Voici finalement les réponses au reviews, désolée pour le temps que j'y ai mis, mais j'ai subi une attaque violente de virus et n'étant vraiment pas douée en informatique, j'ai perdu l'usage de Erbert (mon ptit ordi --) durant quelques semaines...
piwi-chan: Merci bcp pour ta review et oui ne t'inquiète pas c'est bien un futur Harry/Sevy
Fanny-kun: Merci, je suis contente que ma façon d'écrire te plaise :) voici enfin la suite 0o
leicka: Merci! oui j'adore aussi les chapitres longs j'essaie d'avoir une moyenne de quinze pages word pour ne pas me perdre dans le "chapitrage" -- Contente que le début te plaise en tout cas!
jenni944: Merci pour ta review!! Voilà cette fameuse suite ... .
L'ange demoniaque: Ambïgue dans quel sens? uu. Merci pour ta review en tous cas!!
voidh: Merci, je suis contente que ça te plaise
AdelheidRei: Merci beaucoup, ta review m'a fait très plaisir! Voilà la suite
Sscomplexe: Merci pour ta review Je suite contente que l'expression t'ait plue, je dois avouer avoir un peu eu honte en l'écrivant, mais je n'avais pas envie de passer dix minutes dessus UU lol. Merci encore
Anthales: Merci pour ta review, je suis contente que ça t'ait plu.
asuka snape: Merci beaucoup, ta review m'a fait très plaisir :) J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes...
celiawelling: Voici la suite!! ENFIN! Mais les virus y sont pour deux semaines au moins UU...
Genevieve Black: Oui il y a bien une suite La voici d'ailleurs! Merci bcp pour ta review.
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« Qu'est ce qui nous pousse à agir ? »
L'ultime secret, B. Werber
Les cuisines de Poudlard. Lui. Elle. Leurs lèvres. Ses mains.
Harry et Ginny s'étaient éclipsés durant la cérémonie de mariage du frère de la jeune fille et ne semblaient plus pouvoir cesser de se toucher.
D'un geste, pourtant, le brun repoussa la jeune femme, gardant tout de même déposées sur sa taille ses deux mains brûlantes.
-Ginny… commença-t-il sans vraiment savoir par où commencer et légèrement troublé.
Mais la rousse ne le laissa pas poursuivre. Elle se colla un peu plus à lui et tenta de voler à nouveau ses lèvres. Durant quelques secondes, il se laissa faire, puis réagit de nouveau :
-Pas ici, murmura-t-il d'une voix enrouée.
Et d'un geste, la jeune femme se saisit de la main du Survivant et l'extirpa hors des cuisines, puis les fit descendre et monter de nombreux escaliers, traverser de si nombreux couloirs que la raison de Harry sembla lui revenir. Cependant, il ne l'arrêta pas. N'était-ce pas ce qu'il avait voulu depuis tout ce temps ? Quel était ce sentiment qui le maintenant dans cet état d'accablement ? Il lui fallait revenir à la réalité. Se réveiller. L'Angleterre, Poudlard et Ginny… Tout cela constituait « sa maison ». Sa famille.
Enfin, la rousse se retourna et ancra ses yeux flamboyants dans le regard vert. Glissant sa main à la peau si douce sur la nuque de Harry, elle s'approcha lentement et l'embrassa à nouveau. Puis, à reculons, elle dirigea ses pas vers la porte de la salle de bains des Préfets. Cette dernière ne possédait aucun mot de passe durant les vacances scolaires. Atteignant la porte, elle la poussa avec le dos de son corps et ils seraient entrés dans la seconde si le brun n'avait pas perçu un mouvement à sa gauche du coin de l'œil.
…Et si je n'avais pas tourné la tête à ce moment-là ?…
Severus Rogue. Qui le fixait. Rectification : Qui les fixait. Puis, d'un geste preste, le garçon le vit détourner son regard noir et poursuivre sa route avec indifférence.
-Harry ? l'interrogeait Ginny, mais il ne l'entendait pas.
Il suivit l'homme des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'angle du couloir.
-Harry ?!
-Euh… Oui ?
Le feu qui brûlait quelques instants plus tôt dans le regard de la jeune femme avait fléchi. Les sourcils froncés, elle semblait vexée. Et le brun ne pouvait le lui reprocher. Pourquoi était-il si… embarassé ?
« Parce que c'était ton professeur et que tu n'apprécies pas qu'il te voit dans une situation aussi incommodante », forma-t-il comme réponse dans son esprit.
Mais il devait avouer que quelques années auparavant, il aurait adoré être trouvé dans une telle position par un Rogue qui n'avait plus aucune autorité sur lui. Avait-il tant mûri ? Le brun se satisfit de cette explication et reporta son attention sur la rousse.
-Pardonne-moi, Gin'. Je dois avouer que ça m'a fait bizarre de ne pas entendre Rogue nous donner des retenues pour les trois années à venir.
Instantanément, la jeune femme se dérida.
-Voyons, Harry, nous sommes adultes maintenant ! lança-t-elle avec ironie.
Ils décidèrent de rejoindre la fête qui battait son plein.
…
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Toc… Toc.
La porte s'ouvrit sur un homme à l'allure sombre.
-Potter… grogna-t-il avec haine. Que me vaut l'honneur de votre visite ?
Et, dans le ton cruel et ironique, Harry perçut l'ennui de le revoir aussi souvent en si peu de temps.
-Bonsoir, professeur.
Il n'était plus en âge de se démonter… n'est-ce pas ? Prenant son ton le plus froid, il dit :
-Etant donné que vous n'avez pas daigné apparaître lors de la cérémonie de ce soir, je suis venu vous annoncer qu'un certain Acheronin Von Nettesheim vous demande.
Au froncement de sourcils évident que l'homme eut, le Survivant se demanda ce qu'il trouvait le plus étrange : Que quelqu'un le demande ou que ce soit le brun qui soit venu le prévenir. Il préférait le ménager directement :
-Je n'ai pu me désister à venir vous prévenir en personne étant donné que je suis le premier à avoir été aperçu par M. Von Nettesheim et qu'il m'a demandé si je vous connaissais.
Rogue eut un regard noir. Puis, un sourire ironique apparut sur ses lèvres sèches. Un sourire cruel.
-Pourquoi ne pas lui avoir simplement indiquer les cachots ?
La voix froide de Rogue glaça Harry qui eut l'impression – bien connue – que l'homme tentait de lire en lui. De comprendre. Pour utiliser toutes les faiblesses potentielles du jeune homme.
-Je me disais…
Mais il arrêta. S'il voulait connaître la réponse, qu'il lise en lui. De toute façon, lui-même ignorait pourquoi il n'avait pas envisagé cette éventualité. Peut-être parce que le visiteur lui provoquait cette impression malsaine d'être une souris devant un lion. D'être le gibier devant le chasseur.
-J'ai eu tort, reprit-il alors. Cela ne se reproduira plus.
Et il partit avant que l'homme ne puisse lui répliquer quoi que ce soit.
…
…
…
…
Harry avait dormi plus longtemps que prévu. Les ondes agréables de Poudlard avait de toute évidence manquées à son rythme de sommeil.
Il rejoignit les professeurs à l'unique table dressée par les elfes dans la Grande Salle. Les invités étaient partis tard la veille et les mariés avaient rejoint le bâteau devant les mener en lune de miel. En dehors des professeurs, il ne restait que quelques membres de la famille Weasley, qui étaient arrivés tôt pour nettoyer la salle.
Des bras enlacèrent ses épaules alors qu'il venait de s'asseoir et il frissonna.
-Bonjour…
La rousse avait les yeux encore emplis des rêves de la nuit. Ils n'avaient pas dormi ensemble. Mais elle ne semblait pas s'en formaliser et il ne le regrettait pas. Ils avaient tout le temps… n'est-ce pas ?
-Je crois que nous nous sommes levés trop tard, murmura Harry en voyant le regard outré de Percy s'affaisser sur lui. Nous n'avons pas pu aider à ranger.
-Oh, ne t'inquiète pas pour ça ! Percy adore ranger.
Elle avait prononcé ces derniers mots un peu plus forts pour que son frère les entende. Le concerné émit un « hm » dédaigneux et se resservit en tarte à la mélasse.
Harry avait à peine avalé quelques gorgées de son jus de citrouille qu'il croisait le profil sombre de Severus Rogue qui s'installait à la table. Mais ce qui attira davantage son attention était l'homme qui le suivait, l'air profondément ravi. Cependant, et le brun l'avait déjà remarqué, quelque chose de glacial émanait de cet Acheronin Von Nettesheim. Quelque chose d'effrayant.
-M. Potter, le salua-t-il avec une déférence que le Survivant ne put sentir que comme hypocrite.
Il ne put répondre que par un bref hochement de tête. Mais c'était sans compter sur la sociabilité et l'entrain de Ginny.
-Enchantée, je suis Ginny Weasley.
Il sembla à Harry que Rogue grimaçait, mais en s'attardant quelques secondes sur son expression il ne décela rien d'autre que du détachement.
-… Moi de même, répondit la voix toujours aussi froide du visiteur. Von Nettesheim, Acheronin Von Nettesheim.
Harry ressentit un élan de jalousie en voyant le regard plein d'enthousiasme qu'avait Ginny lorsqu'elle parlait à l'homme. Puis, il sentit un regard perçant sur lui et détourna son regard de la rousse pour croiser deux orbes noires. Rogue souriait sarcastiquement et le brun savait qu'il devinait ses pensées quant à son amie.
Il rougit légèrement et se resservit en jus.
-Vous êtes un ami du professeur Rogue ?
-Je ne suis plus votre professeur, grand bien m'en fasse, répondit une voix hautaine dont personne ne dut chercher la provenance.
-Toujours aussi agréable, Rogue, répondit sèchement Ginny. Mais si vous voulez m'excuser, je ne m'adressais pas à vous, poursuivit-elle ironiquement. Bien que vous ayez sans doute besoin de vous introduire dans les conversations des autres pour pouvoir vous exprimer !
Un silence s'abattit sur la table alors que le regard noir, ironique mais haineux, entrait en contact avec le feu des yeux de la rousse.
-Je vois qu'avoir quelques mois de plus vous a permis d'aligner plus de deux mots d'affilée, Wealsey. Mais, si vous voulez bien me permettre, dit-il sarcastiquement en imitant la structure de phrase de l'ancienne Griffondor, votre vanité ne vous servira à rien d'autre que de tomber de très haut lorsque vous vous rendrez compte de votre bêtise.
Harry était angoissé de la tournure que prenaient les choses. Les professeurs se taisaient, lassés ou inquiets. Et Acheronin souriait sereinement, jouant à glisser sa baguette entre ses doigts.
-C'est moi qui suis vaniteuse ? Alors que vous avez osé revenir ici après tout ce que vous avez fait ? Alors que vous osez nous regarder dans les yeux ?
Ginny s'était levée, sur les nerfs. Des exclamations parvinrent jusqu'à Harry qui sentit son sang se glacer à la litanie de la rousse. Elle allait trop loin. Pourtant, elle poursuivit, de toute évidence inconsciente du malaise qu'elle provoquait :
-Alors que vous osez adressez la parole à Harry sans plus vous soucier d'avoir dénoncé ses parents à Voldemort, de les avoir amenés à la mort !
-Ginny, arrête immédiatement !
Harry avait hurlé et son cri était plein de colère et d'animosité envers la jeune femme. La rousse ancra son regard dans le sien, ne semblant pas comprendre sa réaction.
-C'est de lui dont tu prends la défense ?
Son intonation était sourde et lente. Pourtant, ce n'est pas le brun qui répondit à la sœur de son meilleur ami :
-Epargnez-moi votre aide, Potter.
La voix de Rogue était haineuse et il n'adressa aucun regard au Survivant. Il s'était levé et fixait la jeune femme avec aversion. Harry était pourtant certain qu'il était bien plus en colère que son expression ne le laissait paraître.
-Vous n'êtes qu'une stupide gamine arrogante et insignifiante, murmura-t-il cruellement, ses deux poings posés sur la table.
-Severus, il suffit ! s'écria alors la voix du professeur McGonagall tandis que Rogue ouvrait le bouche pour lancer une réplique de son acabi.
La femme venait de pénétrer dans la Grande Salle et dégageait une aura impressionnante. Le silence répondit immédiatement à sa demande. Elle s'approcha tout en continuant de fixer Severus avec fureur.
-Je ne peux vous dire à quel point vous me décevez. N'êtes-vous pas capable de contenir votre stupide haine contre les Griffondors ?
Harry voyait la tempe de Rogue battre furieusement, cependant, étonnemment, il n'accusa pas Ginny. D'ailleurs, il ne fit rien d'autre que de repousser sa chaise et de se diriger vers la sortie.
Le professeur de Métamorphose soupira bruyamment en entendant l'homme claquer violemment la porte. Ginny sortit quelques secondes plus tard sans un regard pour Harry, mais quand le jeune homme voulut faire de même, il sentit une poigne ferme lui enserrer l'épaule. Acheronin Von Nettesheim.
-Vos repas sont vraisemblablement bien plus animés que par chez moi, lança la voix morose d'un homme que Harry reconnut comme étant un oncle de Ron, assis un peu plus loin à la table.
Les conversations reprirent peu à peu à partir de cet instant. Mais Acheronin Von Nettesheim ne le lâchait pas pour autant. Harry se retourna, exerçant un mouvement d'épaule suffisant pour que l'homme délaisse celle-ci.
-Que puis-je faire pour vous ? demanda-t-il.
Mais l'homme n'eut pour toute réponse qu'un sourire charmeur qui fit frissonner Harry. Dieu qu'il n'aimait pas ce que cet homme lui faisait ressentir. Ce côté malsain qu'il possédait à l'intérieur de ses prunelles violacées.
-Il faut m'excuser si je vous semble audacieux, commença-t-il enfin, cependant je viens d'une contrée lointaine où votre nom est méconnu. Mais, si je ne me trompe, il semblerait que, ici, vous soyez un Héro.
-…
-Beaucoup de versions de votre vie circulent et j'ai appris à me méfier de sources incertaines.
Sa voix était envoûtante et charmeuse.
-M'accorderez-vous quelques heures de votre précieux temps un de ces prochains jours ?
-… Je vis à l'étranger. Mon séjour ici ne dure que quelques jours, je crains, malheureusement, de ne pas avoir de temps à vous consacrer.
Harry avait voulu être diplomate. Cependant, il avait senti – et il le voyait dans le regard assombri de son interlocuteur auquel, vraisemblablement, on ne disait pas souvent « non » - que son malaise avait rendu quelque peu agressif sa réplique.
-Veuillez m'excuser, dit alors Harry alors tout en prenant congé.
Que cet homme le déteste le préoccupait peu… Il passa la porte avec un soulagement presque palpable.
…
…
…
…
Que faisait-il là ?
Après être sorti de la Grande Salle et alors qu'il aurait dû aller passer la journée chez les Weasley, Harry avait pris la direction des cachots sans comprendre pourquoi et surtout, sans pouvoir s'en empêcher.
Il frappa à la porte.
Il aurait plutôt dû aller voir Ginny, il le savait. Cette dernière devait certainement l'attendre pour qu'il s'excuse de ne pas l'avoir défendue. Cependant, elle devrait apprendre à maîtriser ses propos car, de toute évidence, ils avaient de trop loin dépassé sa pensée.
Puis, le Survivant se dit que, après tout, c'était peut-être lui qui ne réagissait plus normalement depuis longtemps vis-à-vis de Rogue. En effet, Ginny n'était pas la seule à réagir ainsi. Les frères de la jeune fille, ainsi que la plupart de la population sorcière ne pardonnait pas à Rogue, malgré son acquittement.
Et il ne pouvait le leur reprocher… Cet homme était l'assassin de Dumbledore. L'assassin de centaines d'autres innocents. Le meurtrier indirect de ses parents…
La porte s'ouvrit alors qu'il pensait de plus en plus à faire marche arrière.
Blam !
L'homme l'avait à peine aperçu qu'il lui refermait la porte au nez. Après tout, peut-être n'était-il pas trop tard finalement…
Mais le jeune homme frappa à nouveau. Rechercher la raison pour laquelle il le faisait ne l'effleura même pas.
-Professeur ? Je sais que vous êtes là… tenta-t-il désespérément.
Il colla son oreille à la porte et se demanda si son professeur n'était pas figé dans une position factice pour ne provoquer que si peu de bruit.
-Professeur !
-Un problème, M. Potter ? murmura une voix provenant de sa droite.
Acheronin Von Nettesheim approchait de lui de son pas de prédateur, sa baguette tournicotant toujours entre ses doigts minces.
-Non… répondit Harry à contrecœur, légèrement furieux d'être une fois de plus interrompu par cet homme.
S'approchant au point de frôler le jeune homme, il frappa à la porte et il sembla à Harry que sa main glissait sur le bois.
-Severus… sussura-t-il. Il n'est pas gentil de laisser un invité tel que Monsieur Potter à la porte. Vu sa… célébrité, il risquerait de lui arriver quelque chose de fâcheux.
Avec étonnement, le brun vit la porte s'ouvrir instantanément. Rogue semblait se trouver dans l'une des colères qui, auparavant, lui étaient réservées. Que lui prenait-il ? N'avait-il pas saisi l'humour de cette réplique ?
-Que veux-tu ?
De toute évidence, l'homme ne faisait pas partie de ses amis. Mais Rogue avait-il des amis ?
-Je croyais avoir été clair dans mes volontés hier soir, Severus.
Il semblait à Harry que, dans la bouche du blond, le prénom de son professeur était proféré telle une caresse.
-Et je pensais avoir été lumineux dans ma réponse, rétorqua l'homme. Potter, comptez-vous rester planter là encore longtemps ? hurla-t-il presque avec brusquerie.
Le brun mit quelques secondes à reprendre contenance.
-…Vous plaisantez ? Voilà dix bonnes minutes que je vous demande d'ouvrir cette satanée porte ! Je ne partirai pas avant de vous avoir dit ce pour quoi je suis venu jusqu'ici.
Rogue paraissait sur le point d'exploser d'exaspération.
-Partez d'ici immédiatement, Potter, chuchota l'homme et le brun savait que c'était lorsque cet homme murmurait que la peur devait vous prendre.
Il soupira.
-Très bien, dit-il. Mais, alors, demain, vous m'ouvrirez la porte lorsque je reviendrai.
Rogue ne répondit rien, mais le jeune homme comprit que s'il ne refusait pas c'était qu'il … ne refusait pas… Cela ne signifiait en aucun cas qu'il acceptait. Il soupira intérieurement. Il verrait bien demain.
-Faites de beaux rêves, Monsieur Potter… sussura Acheronin.
Croisant le regard violet de l'homme, il sembla à Harry que Rogue se tendait de tout son long.
-Bonne soirée… donna-t-il pour toute réponse et il se dirigea vers le fond du couloir.
Avant de tourner à l'angle du couloir, il entendit :
-Ce garçon est délicieux, Severus. Tu as toujours eu de très bon goûts…
… et cela fit frémir le Survivant au plus haut point.
…
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-Je ne sais pas, Harry. Je ne te comprend plus.
Le garçon avait croisé Ginny en début de matinée, le lendemain , alors que cette dernière était sur le point de rentrer chez elle et il s'était excusé – bien qu'à cet instant encore et sans comprendre pourquoi, il était toujours en colère de la réaction féroce de la rousse vis-à-vis de Rogue.
Cependant, d'après les derniers propos tenus par l'ancienne Griffondor, il semblait qu'elle n'était pas prête à lui pardonner facilement…
-Il faut me comprendre, se défendit piteusement le brun. Rogue a été acquitté. Je sais que beaucoup de gens lui en voudront toujours – et à raison, ajouta-t-il devant le regard de moins en moins compréhensif de la jeune femme. Cependant, ici, à Poudlard…
Il hésita, ne sachant pas très bien comment expliquer son sentiment.
-J'ai l'impression d'insulter la mémoire de Dumbledore en dénigrant Rogue.
Ginny ne répondait rien.
-Et puis… il n'avait rien dit de si désagréable, murmura Harry avec prudence. Il a simplement été…
-Rogue, termina-t-elle. Oui, Harry. Et cette mesquinerie est depuis toujours l'une des raisons pour lesquelles tu hais cet homme.
Elle soupira alors qu'il ne répondait rien à son tour.
-Tu viens avec moi ?
Il fronça les sourcils.
-Maman a préparé ton plat préféré.
Le garçon hésita, mais se dit qu'il n'avait pas le choix.
-Je dois d'abord passer voir Rogue.
Il lui sembla qu'un grognement indistinct sortit de la bouche de sa compagne.
-Mais je viendrais ce soir.
-Quand pars-tu ?
La question, bien que posée sur un ton anodin, laissait percevoir l'angoisse et la peine qui habitait la rousse alors qu'elle sachait que le séjour du garçon avait une durée déterminée.
-Après-demain.
…
…
…
…
-Professeur ?
Harry poussa la porte à moitié ouverte du bureau de Rogue. L'homme devait avoir de sérieux ennuis pour oublier de clore la porte…
Dans la seconde qui suivit sa question et celle qui précédat la réponse de Rogue, le garçon put apercevoir l'homme, assis à son bureau, un livre de les yeux et le regard vide et immobile. Que s'était-il passé, la veille, avec cet Acheronin Von Nettesheim ?
Mais cet instant ne dura pas et l'homme releva violemment la tête vers lui, reprenant contenance du même coup. Il semblait fortement en colère.
-Qui vous a permis d'entrer ? demanda-t-il violemment.
-La porte était ouverte et comme c'est étonnant venant de vous, je me suis dit que peut-être…
Mais il stoppa. Que s'était-il dit ? Il sembla que Rogue se posa la même question.
-Quoi, Potter ? Que peut-être j'étais parti ? Quelle chance cela eut été pour vous ! Que peut-être vous pourriez une fois de plus fourrer votre nez là où il ne devrait pas être ?
Harry se mit en colère lui aussi.
-Bien sûr ! s'écria-t-il avec ironie. Je me suis dit : « Tiens ! Pourquoi ne pas chercher d'autres souvenirs dans la Pensine de Rogue qui me feraient avoir honte de mon père ? » ou encore « Et s'il avait caché un ou deux Mangemorts dans un placard ? ».
-Je vous interdis de me parler sur ce ton !
De toute évidence, l'homme ne parvenait à tenir plus de cinq minutes sans hurler en présence du Survivant qu'en ne le voyant qu'une fois tous les deux ans…
-Vous n'êtes qu'un stupide gamin et votre impertinence vous coûtera cher, je peux vous l'assurer.
-En tout cas, ce n'est pas vous qui risquez de me la faire payer, sourit le brun, parce que vous n'avez plus aucune autorité sur moi ! Est-ce cela qui vous gêne tant, Rogue ?
Harry ne put retenir un frémissement lorsqu'il vit l'homme contourner son bureau et se placer à une quarantaine de centimètres de lui.
-Ce qui me gêne, commença-t-il d'une voix doucereuse, c'est de devoir encore supporter votre présence alors que vous n'avez plus rien à faire à Poudlard. De devoir encore endurer votre stupide besoin de croire être indispensable.
Harry déglutit bien malgré lui.
-Vous êtes et resterez un imbécile, Potter et croyez-moi, je suis plus que satisfait de savoir que votre séjour arrive à son échéance. Maintenant, partez. Et ne vous avisez plus de revenir.
Aucun mot n'avait été plus haut que le précédent. Il était bien plus en colère que la semaine précédente. Etait-ce Ginny ou cet Acheronin qui avait cet effet sur lui ? Ou bien était-ce réellement et simplement Harry ? La fureur du Survivant explosa.
-Vous savez quoi ? J'ai eu tort ! Je croyais que vous aviez changé. Je croyais que vous ne vous laissiez plus influencé par cette vieille rancune que vous ressentez pour mon père. Mais, de toute évidence, je suis le seul ici à avoir grandi.
-Fermez-la ! Espèce de sale gamin capricieux et arrogant ! Vous parlez de choses que vous ne pouvez comprendre !
-Non, je ne me tairai pas ! J'étais venu voir si vous alliez bien et Merlin sait à quel point j'aurais préféré ne pas ressentir le besoin de venir ici ! Je voulais m'excuser pour les propos de Ginny et…
-Oh, parlons-en de cette idiote ! Pas un pour rattraper l'autre. Vous pourriez gagner le prix du couple le plus prétentieux et bénêt de tous les temps.
-Qu'est ce que notre couple a à voir là dedans ?
-Lorsque l'on n'est pas capable de se contenir dans les couloirs d'une école, il faut s'attendre à avoir des répercussions.
Harry rougit. Severus sourit sarcastiquement. Il parlait de la fois où il les avait surpris, Ginny et lui, à s'embrasser fougueusement dans Poudlard.
-… Cela n'a aucun rapport, répondit piteusement le brun.
-Je vais vous dire ce que je crois, Potter. Vous ne supportez pas de ne pas être le centre du monde et cela vous a déplu que cette petite idiote glisse hors de votre contrôle. Ce ne sont pas les propos qui vous ont déplus, mais le fait que ce ne soit pas vous qui les ayez prononcés.
Le Survivant fronça les sourcils, mais ne sut que répondre. Cette réplique était tout bonnement stupide. Jamais il n'avait voulu être le centre du monde et encore moins dire ce que Ginny avait dit.
-C'est vous qui êtes idiot, finit-il par dire, ne souhaitant plus discuter une seconde de plus. Et vous avez gagné. Je m'en vais.
Il avait dit cela d'une voix calme, mais quelques fioles explosèrent et de nombreux livres s'échappèrent des étagères sans qu'il ne puisse le contrôler. Rogue le fixait de son regard noir, les traits crispés par le manque de retenue du plus jeune.
Ils étaient tellement concentrés l'un sur l'autre qu'ils ne virent pas l'une des fioles, qui s'était brisée sur le sol, laisser son contenant couler jusqu'à Rogue. Ils ne virent pas le liquide se coller à l'homme comme s'il s'abreuvait de lui.
Ce n'est que quand le regard noir devint vitreux que Harry remarqua que quelque chose n'allait pas. Il comprit la situation d'un coup d'œil et s'empressa de tirer Rogue hors de la mare bleutée. Mais c'était sans compter sur la haine que l'ancien Mangemort lui portait :
-Ne vous approchez pas !
Des gouttelettes de sueur apparaissaient déjà sur la tempe de l'homme qui luttait, de toute évidence, pour ne pas s'effondrer.
-Qu'est-ce que c'est ? interrogea Harry en se disant que le moment n'était pas venu de se disputer – encore.
-…
-Qu'est-ce que c'est ?! demanda-t-il plus fort en se plaçant devant l'homme qui devait maintenant s'accrocher à son bureau pour ne pas tomber.
-…Larmonia…
Le garçon réfléchit à toute vitesse. Il avait déjà entendu parler de cela quelque part… Mais où ?
-Un bézoard, Potter ! hurla l'homme de toutes les forces qu'il lui restait.
Et pendant qu'il se mettait à la recherche d'une de ces créatures, Harry entendit le professeur chuchoter :
-Ce n'est pas le moment d'espérer avoir retenu quelque chose de mes cours…
Et le brun se souvint que « Larmonia » était une potion qu'il avait étudié en sixième. Elle provoquait des étourdissements alors que l'on revivait des moments douloureux de sa vie. Qu'est-ce que Rogue voyait en cet instant ?
Il trouva le bézoard et s'approcha à nouveau de Severus Rogue, apparemment encore debout grâce à la seule force de son esprit. Jamais Harry n'avait vu l'homme aussi blanc et comateux.
-Tenez, dit-il rapidement en tendant la bestiole à l'homme.
Mais c'était trop tard. Il ne réagissait plus. Que devait-il faire ?
A partir de cet instant, le professeur commença à prononcer des bouts de phrases incompréhensibles : « … pas toucher… seul… m'a interdit… » Mais un seul mot capta l'attention de Harry alors qu'il était parvenu à faire ingurgiter le bézoard à l'homme et qu'il s'évertuait à le lui faire avaler : « …Acheronin… ».
Quelques minutes plus tard, Harry entendit un grognement sourd. Severus Rogue avait placé sa main droite sur sa tempe et gardait les yeux fermés sous la douleur. L'anti-poison avait agi vite.
Après lui avoir fait avalé, le Survivant était parvenu à faire s'asseoir Rogue à son bureau et il avait attendu, impatient. Pourquoi n'était-il pas allé chercher Pomfresh ? Plusieurs raisons vagabondaient dans son esprit : Elle n'aurait rien pu faire de plus, c'était trop loin et trop risqué de laisser Rogue comme ça – transporter quelqu'un qui venait d'ingurgiter un bézoard était déconseillé…
Cependant, ce n'est que bien plus tard qu'il s'avoua qu'il voulait simplement ne pas être dérangé par un tiers. Et rester seul avec Rogue. Bien plus tard.
-Potter… grogna l'homme en apercevant le jeune homme et en jetant un coup d'œil à la pièce. Que…
Mais Harry devança la question :
-Vous avez été infecté par une potion.
Il hésita.
-J'ai dû faire exploser quelques fioles involontairement… murmura-t-il en se souvenant de sa colère passée et en détournant le regard quelques instants.
Le regard noir entra en contact avec les yeux émeraudes. Il tentait de lire en lui, le brun le savait, mais, sans même s'en étonner, il se laissa faire.
Larmonia, lui qui cherchait le bézoard, Rogue qui délirait, Harry qui lui donnait le remède et qui le forçait à s'asseoir. Il sembla au plus jeune que l'homme coupa le lien avant d'avoir vu toute la scène. Cela le mettait-il mal à l'aise ? En tous cas, il avait détourné le regard.
Etant donné que Rogue ne semblait pas prêt à parler, le Survivant se permit une question qui le taraudait :
-Qui est cet Acheronin Von Nettesheim ?
Le regard sombre s'imbiba de haine alors qu'il entrait brusquement en contact avec celui de Harry. Tout en l'homme aurait fait fuir n'importe qui. Pourquoi alors ressentait-il la force de rester ?
-Il me semblait que vous l'aviez rencontré, répondit sarcastiquement Rogue en éludant la question.
-Vous savez ce que je veux dire, précisa le brun sans ciller.
Harry ne détourna pas les yeux, fixant avec calme – en tous cas, avec le plus grand calme possible en cet instant – le regard ébène. Il avait croisé ses bras et s'était appuyé contre le mur qui se trouvait en face du bureau. Celui qui était le plus proche de la porte. Finalement, peut-être se gardait-il une issue ? L'instinct de survie…
-Cela ne vous concerne en rien, répondit la voix dure. Votre passé ne vous a-t-il pas appris à vous mêler de vos affaires ?
L'homme faisait référence à son adolescence, à Voldemort, aux pièges de ce dernier – souvent réussis grâce à la curiosité de Harry – et le brun sourit ironiquement :
-Mon passé m'a aussi appris à connaître mes ennemis. C'est d'ailleurs ma curiosité qui m'a permis de découvrir les faiblesses de Voldemort.
L'homme grimaça et le brun s'attendit à ce qu'il lui hurle de ne pas l'appeler par son nom, mais il n'en fit rien.
Il se leva finalement et sembla tituber un instant, mais ce fut tellement bref et indétectable que le Survivant se demanda s'il avait rêvé.
-Vous devriez peut-être aller voir Pomfresh, proposa Harry devant le silence qui s'installait.
L'homme ne répondit rien. Et tous deux savaient qu'il n'irait pas. Harry ne se rendit compte que l'homme approchait que lorsqu'il se trouva juste face à lui. Il décroisa les bras, tendu. Mais le regard de l'homme était vide et las. Comme lorsqu'il l'avait revu il y a quelques jours près du lac. Comme lorsqu'il lui avait parlé avant son départ pour l'étranger.
-Rentrez chez vous, Potter.
Harry fronça les sourcils. Il se demanda ce qu'il entendait par « chez vous ». Etait-ce la France ?
-Je pars demain. Vous n'aurez bientôt plus à me supporter. D'ailleurs, c'est certainement la dernière fois que vous me voyez avant mon départ. Réjouissez-vous.
Pourtant, tout dans le ton de Harry indiquait une emphase exagérée. Pourquoi était-il si… déçu… de tenir de tels propos ? Rogue, quant à lui, ne répondait rien. Il le fixait de ce regard noir si caractéristique. De ce visage indifférent. L'homme était plus grand que lui, se dit Harry en ne paraissant pas s'interroger sur la raison de telles pensées. D'ailleurs, il ne se demandait pas non plus pourquoi cela faisait plus de cinq minutes que leurs regards ne s'étaient pas quittés. Son regard. Ses yeux. Son expression.
Sans s'en rendre compte, le Survivant avait fait un pas en avant, ne touchant pas encore l'homme. Il crut déceler une tension dans le visage de Rogue, mais ce dernier ne bougea pas. Le fixer. Il ne faisait que le fixer avec impassibilité. Que lisait-il dans ce regard noir ?
-Je… commença Harry, la voix légèrement enrouée, … sais que vous ne vous en préoccupez que très peu… Mais je voulais vraiment m'excuser pour le comportement de Ginny.
A l'énonciation du nom de la rousse, il sembla à Harry que la colère de Rogue refaisait surface et que – pour il ne savait quelle raison – il s'était légèrement reculé. Mais il poursuivit.
-Je sais que vous allez me dire que cela ne change rien. Peut-être pour vous, dit-il. Mais pour moi… - il hésita – pour moi, c'est décevant de sa part.
-Fermez-la, Potter.
Les mêmes mots que ceux prononcés plus tôt. Cependant, cette fois, ils n'étaient ni haineux, ni coléreux. Non. Le seul sentiment que ressentit Harry fut de la lassitude. Et peut-être de la douceur… ? Non, c'était impossible. Pas Rogue. Alors pourquoi l'homme continuait-il à le fixer ainsi ?
Harry sourit tristement.
-C'est trop difficile à croire, n'est-ce pas?
L'homme ne répondit rien, mais Harry avait toute son attention.
-Que je ne sois pas comme mon père ?
Le visage jusque là impassible sembla se fermer, tendu, haineux.
-Je ne dis pas que je ne le serais pas devenu, dit alors le brun, ne voulant pas faire fuir l'autre. S'il m'avait élevé… Si j'avais été aussi choyé qu'il l'avait été…
-Je n'ai aucunement besoin d'un compte-rendu de votre enfance malheureuse, daigna enfin réagir l'homme avec dédain.
Mais Harry ne se vexa pas. Il poursuivit même.
-Ce n'est pas là où je veux en venir, répondit-il simplement. Je veux juste dire… - il hésita – qu'on ne naît pas prétentieux ou haineux… Mais qu'on le devient. Enfin, je crois, ajouta-t-il, maladroit.
-…
Le manque de réaction de Rogue poussa Harry à continuer.
-Et, même si je n'ai jamais pu le lui dire, je pense que le professeur Dumbledore a agi comme il fallait en me plaçant chez les Dursley.
A l'évocation de l'ancien directeur, Harry sentit Rogue se tendre.
-Si j'avais été élevé chez des sorciers, au courant de la tournure des choses la nuit où mes parents sont morts, j'aurais certainement mérité votre haine. Mais, maintenant, après avoir pris de la distance avec l'Angleterre, avec Poudlard, après avoir réfléchi… je ne comprend pas pourquoi vous continuez à me détester…
L'homme ne répondait toujours rien. Harry soupira de façon inaudible. Pourquoi cette conversation lui tenait-elle tant à cœur ? Et pourquoi attendait-il quelque chose de cet homme ?
Il détourna finalement son regard vert, passant une main dans ses cheveux ébouriffés.
-Je crois que je ferais mieux d'y aller.
Puis, relevant les yeux vers l'homme, un léger sourire aux lèvres :
-Ne vous inquiétez pas. Si je reviens en Angleterre, vous serez l'un des premiers que je viendrai saluer !
Et alors qu'il avait entrepris un geste vers la porte, il vit la main droite de son professeur fuser devant son regard et frapper cette même porte, empêchant ainsi toute possibilité de sortir. Etonné – pourquoi son cœur battait-il si fort tout à coup ? – il ancra son regard vert dans les yeux noirs, légèrement troublés. Ils étaient très proches – pourquoi ne pensait-il pas à « trop » proches ? Il devait lever légèrement la tête pour ancrer ses yeux dans le regard onyx.
-Professeur ? demanda-t-il, inquiet devant ce geste et le silence qui le suivait.
L'homme le fixait de ses yeux vides. Mais s'il avait eu un tel mouvement, c'était qu'il n'était pas indifférent, n'est-ce pas ? Bien entendu, n'être pas indifférent laissait autant de possibilité aux sentiments positifs que négatifs. De plus, Rogue se taisait. Pourquoi avait-il agi ainsi si c'était pour conserver un silence de glace ? Avait-il agi par réflexe ? Intuitivement et sans raison claire ?
Harry commençait sérieusement à se sentir mal à l'aise devant ce silence. Pour être sincère, il n'était pas uniquement embarrassé à cause de cela. Leur proximité – et le souffle chaud de Rogue sur sa joue – l'empêchait d'avoir une pensée construite et raisonnable. Il déglutit en sentant la chaleur envahir son visage. Leurs regards ne se quittaient pas. Leurs souffles pantelaient à l'unisson. Leurs corps se frôlaient. Et Harry ne pensait qu'à deux choses : rester et fuir.
Enfin, Rogue s'écarta, détournant le regard un centième de seconde. Harry ne dit rien, d'ailleurs, il ne se fiait pas à sa voix en cet instant. Il respira profondément, reprenant le souffle dont il n'avait pas remarqué le manque.
Rogue retourna lentement et silencieusement à son bureau et, une fois la table de nouveau entre eux, il leva son regard vers Harry :
-Au plaisir de ne plus vous revoir.
…
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