PROLOGUE :

Poudlard, le 31 octobre :

En ce jour, sur le chemin qui menait au Pré-au-Lard, un silence oppressant se faisait ressentir entre les centaines de silhouettes qui se succédaient une à une.

Aujourd'hui, c'était le grand jour. Le jour J comme disait certains. Le jour où, dans quelques heures, leurs destins allait prendre un nouveau envol en fonction de ce qui allait se passer.

Depuis quelques semaines déjà, Voldemort et ses sbires n'arrêtaient pas de provoquer l'Ordre du Phénix en leur disant que jamais ils ne seraient prêts et assez nombreux pour les combattre ouvertement et, suite à ses provocations, Dumbledore ainsi que le Ministère de la Magie avaient répondu à ses crâneries et leur avait proposé cette date pour voir lequel des deux camps s'en sortirait vivant.

Bien sûr, le Seigneur des Ténèbres avait lui répondu présent à cette invitation et, suite à ça, les préparatifs pour la Grande Bataille, dirigée par Dumbledore, avaient commencé.

Tout d'abord, il fallait commencer par savoir combien de Sorciers allaient participer à cette confrontation et, après un rapide sondage, plusieurs dizaines d'hiboux envoyés et quelques réunions secrètes, il pu compter une trentaine de membres du Ministère, plusieurs Sorciers qui appartenaient à de puissantes familles et qui c'étaient portés garants, vingt Aurors dont huit qui étaient classés Aurors d'Élite, la quasi-totalité des membres de l'Ordre à savoir une trentaine, la totalité des professeurs de Poudlard, sauf Trelawney et Chourave et enfin, les meilleurs élèves de chaque maisons ainsi que quelques élèves volontaires de cinquième et sixième année.

Après l'effectif, il fallait réfléchir à diverses stratégies qui pourraient aider à remporter la victoire et, pour cela, Dumbledore c'était appuyé de Rufus Scrimgeour, l'actuel chef du Bureau des Aurors et ensemble, ils avaient élaboré plusieurs techniques de surprise, d'attaques éclairs, d'attaques frontales et enfin, des attaques qui consistaient à prendre l'ennemi en retrait.

Pour élaborer tout ça, les deux Sorciers s'étaient aidé de vieux plans du Pré-au-Lard et de ces environs qu'ils avaient copiés sur d'autres parchemins mais à une échelle plus grande, afin de se rendre compte de l'ampleur de la Bataille et des opportunités qui s'offraient à eux.

Bien sûr, connaissant Lord Voldemort, Dumbledore se doutait qu'il n'emmènerait pas avec lui seulement ses hommes, non. Il savait qu'il avait aussi dans son camp des créatures terrifiantes tels que des Loups-Garous qui c'étaient ralliés à sa cause, sûrement quelques Géants et des Détraqueurs et enfin, d'après les rapports de divers membres de l'Ordre qui étaient situés aux quatre coins de la planète, il était fort probable qu'ils se retrouvent nez à nez avec quelques Chimères et un Dragon dangereux qui avait disparu de Roumanie.

C'est pour cela que, sous certaines restrictions prescrites par le Ministère, Dumbledore avait tenu à mettre certaines options de côté, au cas où une aide supplémentaire se ferait ressentir.

Enfin, une fois qu'ils eurent fini de voir tout ça et qu'ils finirent de régler les derniers détails, Dumbledore décida de contacter l'Hôpital Sainte-Mangouste afin d'essayer de mettre en place des centres de secours à proximité du lieu de bataille qui serviraient à s'occuper rapidement des blessés afin qu'ils retournent hâtivement se battre.

Ainsi, après maintes et maintes négociations, Dumbledore réussit à se mettre d'accord avec Illis Frendon, le Directeur de l'établissement, et ce dernier promit donc de mettre à leur disposition une équipe de vingt Médicomages répartis à cinq endroits différents du champ de Bataille mais à condition qu'ils soient protégés par une équipe de trois Aurors supplémentaires, chose que Rufus Scrimgeour accepta sans broncher.

Et c'est ainsi qu'en ce début de matinée glaciale, alors que le froid s'abattait dans la région et que des nuages gris obscurcissaient l'atmosphère, les plusieurs dizaines de silhouettes dirigées par Dumbledore s'avançaient avec grâce en direction du village Sorcier et sur chacun des visages se lisait une anxiété non dissimulée.

Mis au courant de l'événement qui allait se passer dans leur village, les habitants de Pré-au-Lard l'avait aussi déserté et ainsi, les habitations vides avaient été mises à la disposition de Dumbledore pour toutes les stratégies qu'il avait établies.

Arrivés à proximité des premières maisons, les Sorciers redoublèrent de prudence et les rangs se resserrèrent instinctivement, chacun serrant sa baguette, prêts à agir à n'importe quel moment mais, voyant le geste que fit Dumbledore, tout le monde s'arrêta.

Ce dernier leva alors sa baguette puis, il l'agita doucement et aussitôt, une fine brume grise s'en échappa et se dirigea à tout allure en direction de Pré-au-Lard.

Lorsqu'elle revint quelques secondes après et qu'elle s'évapora juste devant Dumbledore, le vieux Sorcier se retourna en direction de ses hommes.

-C'est parfait mes amis, ils ne sont pas encore la, cela nous laisse donc le temps de nous préparer au dur combat qui nous attend.

Rassurés de savoir ça, tout le monde reprit la marche et, en moins de cinq minutes, ils arrivèrent au centre du village.

Á partir de cet instant, tout s'organisa très rapidement.

Les Sorciers que Dumbledore avaient choisis comme éclaireurs allèrent se poster à tous les endroits où il était susceptible d'apercevoir Voldemort et ses troupes, d'autres allèrent s'installer aux fenêtres des habitations vides, les autres se mirent en rang derrière Dumbledore et, quant aux Médicomages, ils allèrent s'installer là où Dumbledore leur avait conseillé, c'est-à-dire légèrement à l'écart du village pour ne pas qu'ils se fassent attaquer

Au bout d'une heure d'attente extrêmement tendue, alors que Dumbledore lissait avec soin les plis de sa grande robe magenta brodée d'étoiles en or, il y eut soudainement un « plop » et aussitôt, une silhouette habillée de costume aux couleurs sombres apparut face au vieil homme.

-Ils arrivent. Je pense que nous sommes environs égaux en nombre. Ils arrivent par le sud de la ville. Fit la silhouette.

-Très bien Dawlish, nous allons…

Mais le vieil homme ne pu finir sa phrase car il fut interrompu par un second « plop ».

-Ils arrivent aussi du côté de la Gare, Albus, nous sommes encerclés. Déclara la seconde silhouette qui venait d'apparaître.

-Vous êtes sûre de ce que vous dîtes, Miss Zilber ? Demanda le vieil homme.

Voyant le signe d'approbation que lui fit la femme, Dumbledore se mit à réfléchir rapidement puis, il reprit la parole.

-Je dois dire que je m'attendais à de tels agissements mais cela ne change pas nos plans. Si ils sont supérieurs en nombre, alors il faudra redoubler de vigilance. Déclara t'il calmement.

Les deux Éclaireurs lui répondirent d'un signe de tête puis, ils prirent place avec les Sorciers qui se trouvaient à proximité, prêt à se battre dés qu'il le fallait.

Au bout de deux minutes d'un silence angoissant et alors qu'une brise glaciale commença à envelopper Pré-au-Lard, Dumbledore et ces alliés commencèrent à percevoir ce qui ressemblait à de longs râles déchirants puis, au loin, ils aperçurent une longue ligne d'ombres noires qui avançaient dangereusement vers eux.

Dumbledore sourit alors légèrement puis, entendant des cris derrière lui, il se retourna et vit une autre colonne de silhouettes aux allures menaçantes qui, armée de torches aux flammes vacillantes, s'avançait aussi vers eux.

Une fois qu'ils ne furent plus qu'à une dizaine de mètres les uns des autres et qu'il fut possible de voir tout les Mangemorts, entièrement cagoulés et vêtus de noir, qui se situaient devant et derrière eux, Dumbledore prit la parole.

-Messieurs dames, ravis de voir que vous avez été si nombreux à répondre présents à l'appel de votre Maître.

-Silence l'ancien ! Toi et toute ta vermine, vous allez mourir alors pitié, épargne ta salive et fait plutôt tes prières car le Seigneur des Ténèbres a décidé de te tuer de ses propres mains. Coupa une voix traînante.

-Vraiment ? J'attends de voir ça avec impatience. Oh mais au fait, où est ce bon vieux Tom, que je le salue avec toute la politesse qu'il mérite. Demanda Dumbledore calmement.

-Je suis là, Albus. Répondit une voix aussi glaciale et sèche qu'un coup de vent.

Dumbledore se retourna et lorsque son regard croisa les yeux rouges et le visage blanc reptilien de Lord Voldemort, il lui adressa un léger signe de tête.

-Bonjour Tom. Autant te l'avouer maintenant, je suis assez surpris de voir que tu as réussis à rallier autant de monde à ta triste et misérable cause. J'espère que cela va faire une Bataille digne de ce nom, n'est-ce pas ?

-Une Bataille digne de ce nom ? Voyons Albus, ne sois pas si optimiste, c'est une Bataille perdue d'avance pour vous. Nous sommes supérieurs en nombre et mes hommes n'attendent plus que mon signal pour tous vous écraser comme de vulgaires insectes. Une fois que nous vous aurons tué un par un, alors nous nous occuperons de tout les Sangs-de-Bourbe qui osent souiller notre pays et tout le monde nous obéira, voila comment ça va se passer. Répliqua Voldemort avant de sourire froidement.

-Je comprend qu'un tel scénario puisse te mettre dans de tels états mais tu as oublié quelque chose Tom : tant que je serai de ce Monde, ni toi, ni tes hommes ne gagnerons cette Bataille, même si je doit y laisser ma vie. Fit Dumbledore avec calme.

-Tu es stupide, Albus. Jamais vous ne nous battrez, toi et tes hommes. Vous n'avez pas le niveau suffisant pour ça. Vous allez mourir, comme toutes les vermines qui ont osé s'opposer à nous.

Albus émit alors un petit rire puis, dés qu'il eut finit, ses yeux pétillants se tournèrent à nouveau vers le puissant Mage Noir.

-Je me doute bien que nous aurons du mal, Tom, c'est pour ça que j'ai demandé du renfort supplémentaire afin de mener à bien cette Bataille.

-Du renfort supplémentaire dis-tu ? Vas-y, présente les nous, histoire de rigoler un peu avant qu'on vous extermine.