Hey hey hey!
Alors, premièrement, merci a toutes pour vos reviews. Honnêtement, je suis juste hyper heureuse. Alors merci ^^
RosalindAnnaBorelli: Coucou! Merci beaucoup, ta review m'a fait hyper plaisir! J'espère que la suite sera a la hauteur ^^ Et au fait, bravo pour R.A.B, j'ai adoré quand j'ai vu la signature (du coup maintenant je fais la gueule parce que mon pseudo est pourri...)
Imthebest: Eh ben déjà, le nom promet! ^^ Non, sérieusement, merci pour ta review, et j'espère que tu aimeras aussi la suite! Oui, Sirius est très important pour Bella, mais il va s'éloigner de plus en plus
Anonyme: Salut! Merci beaucoup, première review de ma vie, je suis contente que ce soit une review comme ça x) Voilà la suite, régale toi!
Ce jour-là, ça faisait quatre ans que tu n'avais plus ri. Plus pleuré non plus, d'ailleurs. Oh, tu en avais eu envie, plus d'une fois même. Mais une Black ne pleure pas. Et puis, tu n'arrivais déjà plus a rire... Tu n'allais pas te transformer en pleurnicharde, tu étais une Black, nom de Dieu!
Seulement, ce 3 janvier, tu allais mal. Andy venait d'arriver a Poudlard et avait -heureusement- été répartie a Serpentard. Mais, lorsque qu'elle avait rendu le Choixpeau a McGonagall, tu avais bien vu son regard vers la table des Gryffondors. Vers Sirius. Sirius, ton idiot de cousin qui n'avait rien trouvé de mieux que d'aller se fourrer avec des Sang-de-Bourbe et des traitres a leur sang. Tu te souvenais encore de la chape de plomb qui t'était tombée sur les épaules a ce moment-la... Tu n'avais pas pleuré, bien sur que non. Mais tu aurais donné cher pour comprendre.
Parce que, d'accord, vous vous étiez éloignes quand tu avais arrêté de t'amuser avec lui, quand tu étais soudainement devenue une parfaite petite Black. Mais, par Merlin, vous étiez tout de même cousins! Et proches, même si cela ne valait pas votre relation passée!
Mais, depuis sa répartition, Sirius t'évitait. Pire, il s'amusait, avec sa bande d'amis définitivement infréquentable, a pourrir la vie des Serpentards. Et donc la tienne. A l'époque, tu n'avais pas compris. Aujourd'hui, tu n'étais franchement pas loin de le détester.
Mais que tout le monde se rassure, c'était parfaitement réciproque. A moins, bien sur, que faire exploser la potion de sa cousine, la blessant sérieusement au passage (tu avais passé trois jours entiers a l'infirmerie, ce qui, connaissant l'efficacité des remèdes magiques, était un record) ne soit depuis peu considéré comme une preuve d'amour universelle.
Et maintenant, Andromeda semblait regretter la présence de Sirius. Tu avais pourtant essayé de lui expliquer, de lui dire que ça ne servait a rien d'essayer de parler avec lui. Qu'il avait refusé. Plusieurs fois. A chaque fois.
"Arrête de vouloir lui parler, Andy. C'est notre cousin qui te manque. Et, crois-moi, Sirius n'est plus notre cousin. Vraiment plus.
- Tu ne comprends pas, Bella. Sirius a juste voulu échapper a sa... A notre famille."
Ça t'avait énervé. Beaucoup. Tu avais crié, tu lui avait hurlé qu'il n'avait pas a échapper a quoi que ce soit. Que c'était elle qui ne comprenait rien. Que, de toute façon, il était odieux avec les Serpentards. Et que, si elle ne te croyait pas, elle en ferait vite les frais. Elle s'était raidie. Et, furieuse, elle avait commencé a crier aussi.
"Ah, vraiment? Moi, au moins, il m'adresse la parole, je te signale!"
Et aujourd'hui, encore une fois, Andy n'était pas là. Tu étais roulée en boule sur ton lit, et les paroles de ta petite soeur résonnaient encore et encore dans ta tête "Moi, au moins, il m'adresse la parole je te signale!". Mais tu ne pleurais pas. Tu n'allais pas craquer, pas maintenant, pas comme ça. Jamais. Tu étais trop forte pour ça. Mais tu sentais un vide douloureux, dangereux, dans ta poitrine. Alors, tu t'étais dépêchée de penser à autre chose.
Cissy. Cissy, aussi blonde que tu étais brune, Cissy aux yeux aussi bleus que les tiens étaient noirs. Cissy, sans doute la personne que tu aimais le plus. Oh, il y avait Andy aussi, que tu aimais de tout ton cœur, bien sur. Et Regulus. Et Sirius. Et le reste de ta famille, aussi. Mais le reste de ta famille te faisait peur, parfois, souvent. Sirius t'était devenu étranger. Regulus s'était refermé sur lui-même depuis que Sirius refusait quasiment tout contact avec lui. Et Andy... depuis la désertion de Sirius, tu avais une étrange boule au ventre quand tu regardais ta cadette. Pas Cissy. Cissy était belle, pure, bien éduquée. Elle méprisait les Sang-de-Bourbe, était à l'aise dans les dîners ou les Black étaient conviés. Mais, plus que tout, Cissy était trop jeune, trop petite pour comprendre. Tu ne pouvais que la protéger. Et ce soir, c'était toi qui aurais voulu que quelqu'un te prenne dans ses bras.
Et les paroles d'Andy te hantaient, elles rugissaient à tes oreilles et riaient de tes efforts pour penser à autre chose. "Moi, au moins, il m'adresse la parole, je te signale!" ... "Moi, il m'adresse la parole!" ... "Il m'adresse la parole, il m'adresse la parole, il m'adresse..."
Tu avais poussé un cri de rage. Tu t'étais levée d'un bond de ton lit, et tu t'étais plantée devant le miroir. Qu'est-ce que cet abruti fini de Sirius trouvait à ta soeur que tu n'avais pas? Vous aviez été élevées dans la même famille, selon les mêmes valeurs. Et physiquement, vous étiez les mêmes.
Tu t'étais observée attentivement. Non, ce n'était pas vrai. Tes cheveux étaient plus sombres que ceux d'Andy, tes traits plus anguleux, ta bouche plus charnue. Et puis tu avais des formes. Ta poitrine commençait à se voir, tes hanches s'étaient développées. Tes jambes s'étaient allongées, ton visage s'était affiné. Tu commençais à être une femme, et tu le voyais dans le regard que les hommes posaient sur toi. Sur ton corps.
Tu le détestais, ton corps, à l'époque, tu t'en souviens. Coincée entre ton ancien corps d'enfant, et ton futur corps de femme. Oh, ça ne te dérangeait pas, d'avoir un corps de femme. Ta mère t'avait bien expliqué à quel point il pouvait être utile pour obtenir des hommes ce que tu voulais. Mais tu aurais voulu qu'il arrive vite. Tu ne voulais pas de cet état intermédiaire qu'était l'adolescence, et la patience n'avait jamais été ton fort. En fait, tu piquais plutôt des crises monumentales quand tu n'avais pas ce que tu voulais à temps.
Cette réflexion t'avait fait sourire. Et, alors que tes lèvres s'étiraient vers la haut, tu avais senti un petit rire amusé remonter le long de ta gorge. Tu t'étais figée, tes lèvres s'immobilisant brusquement à mi-parcours. Un regard. Furieux, meurtrier, terrifiant. Des cris, des hurlements, des mots dont tu ne comprends même plus le sens. Des gifles, des coups, partout sur ton corps. Les ongles de ta mère qui s'enfoncent dans ton bras, le poing de ton père qui s'écrase sur ta pommette. Ta tête qui heurte le buffet, une assiette qui se brise sur ton épaule. Un hurlement. Tu relèves la tête. La folie dans les yeux de ton père, le sang sur les ongles de ta mère.
Tu avais reculé d'un bond, la respiration sifflante, les muscles crispés, tendue comme il n'est pas permis de l'être. Une bête traquée. Tu étais restée comme ça quelques minutes, dans le silence assourdissant de ta chambre vide. Au bout d'un moment, tes muscles s'étaient relâchés. Tu t'était assise sur ton lit, lentement, les yeux fermés. Tu ne savais plus rire. C'était ce que tu avais constaté, une énième fois. Avec plus d'amertume encore que la fois précédente.
Tu avais ouvert les yeux, et tu avais fixé le miroir en face de toi. Une nouvelle fois, tu t'étais détaillée. Tes cheveux bruns tombant sur tes épaules en boucles désordonnées. Tes yeux noirs, emplis de quelque chose que tu te refusais encore à analyser. Ton corps d'adolescente, que tu détestait tant. Et là, sur ton épaule, à moitié cachée par une mèche de cheveux, une cicatrice. Ta tête qui heurte le buffet, une assiette qui se brise... Tu t'étais redressée brusquement, le fureur s'emparant de ton être. D'un seul mouvement de baguette, tu avais fait explosé le miroir. Le souffle court, tu avais ensuite fixé ton regard sur les quelques éclats de verre qui étaient restés accrochés au cadre.
Un sourire, plein de désespoir et pourtant terriblement cynique, s'était lentement dessiné sur tes lèvres. Le miroir te reflétait enfin telle que tu étais. Brisée.
Et voilà! Donc, comme je l'avais annoncé, un chapitre beaucoup plus long que celui d'avant (et je crois que le troisième est encore plus long que celui-la xD ).
Bon, il est peut-être un peu plus sombre que celui d'avant aussi, et ça va pas s'arranger. On parle quand même de la vie de Bellatrix Black/Lestrange la! x)
A part ça, je pensais a faire des bonus a la fin, comme d'autres périodes de sa vie (genre, sa répartition, celle de Sirius, etc.) ou alors le point de vue d'autres personnages (plutôt ses sœurs ou ses cousins). Vous en pensez quoi?
Breeeeef! Un grand merci aux lectrices, et pensez a laisser une review (dixit celle qui poste une review trois mois après avoir découvert la fic'...)!
