Adoption

Par

Magus Dewin

Rien ne m'appartient si se n'est l'histoire. Tout appartient à la sublime J.K. Rowling. Je vous averti que cette histoire ne peindra pas un beau portrait de Lily et James Potter et qu'il y aura des morts. Merci beaucoup pour les reviews (15), je ne m'étais pas attendu à un tel succès pour une première fic; merci beaucoup pour vos encouragement.

En temps normale la publication aurait dû être une fois par semaine, mais mes parents ont décidé de visiter la Nouvelle-Écosse (Canada), se qui fait que le chapitre 3 peut se faire attendre et je reviens juste à temps pour mes cours d'été. Merci de votre compréhension.

Chapitre 2-Bouleversement Prévisible

25 Août 1996- Normandie

Clig! Clag!

–Vous vous débrouillez bien, mais vous être trop ouvert…Oui, c'est mieux…Essaye de mieux utiliser votre baguette, elle ne doit pas simplement servir à attaquer, elle peut vous défendre…AYE! Excellente idée que de vous servir de vos jambes, mais RESTEZ LOIN DE MES BIJOUS!...Vous pouvez vous reposer, c'est assez pour aujourd'hui, Harry.

Lâchant son fleuret, Harry s'approcha de son professeur pour l'aider à se relever et l'aida à marcher jusqu'au divan le plus proche.

–Je suis désolé, Professeur Claymore, dit Harry. Je n'ai pas passé avant de…

Le professeur secoua sa tête.

–Ce n'est rien, Harry, dit-il, je vais m'en remettre et je dois admettre que ton attaque m'a surprise. Félicitation pour ce brillant éclat d'imagination.

Harry rougit sous le compliment.

–Bon, passons aux choses sérieuses, dit Monsieur Claymore en redevenant sérieux. Observe et dis-moi quelles sont tes erreurs.

Le professeur Claymore sortit une bille d'une de ses poches et la déposa sur le sol, avant de lui donner un léger coup de baguette. La bille se mit à briller d'une lumière intérieure avant de dévoiler un hologramme du cours qu'ils venaient de suivre. Harry observa attentivement les duellistes combattre.

–Alors, lui demanda son professeur.

Harry hésita un peu avant de répondre.

–Je n'était pas assez rapide où agile pour éviter vos coups, quelques unes des mes positions sont mal exécuté, je reste trop souvent sur l'offensive négligeant ma défense, créant plusieurs ouvertures.

Le professeur hocha la tête en observant soigneusement son élève.

-Je t'assure que ta rapidité et ton agilité ne sont pas un problème, Harry. Peu de personnes sont aussi agile et rapide que toi et cela sans compter ton endurance. Le problème est que tu comptes trop sur tes capacités physiques pour te défendre; tu as une baguette, tu dois apprendre à mieux t'en servir quand tu utilises une épée. Tes erreurs dans tes techniques sont mineurs et pourront être facilement corrigé. Ton seul véritable problème est dans ta défense, comme je l'ai déjà dit, une plus grande utilisation de ta baguette t'aurait permis de bloquer la majeure partie de mes touches…

Toc, Toc, Toc.

Harry et son professeur tournèrent leur tête vers la porte fermée de la pièce.

–Entrer, dit Harry.

La porte s'ouvrit pour laisser place à un homme d'âge mur portant un plateau.

–Il est l'heure de prendre votre potion, Monsieur Black, dit le majordome en déposant le plateau devant Harry.

Avec reluctance, Harry prit la fiole qui se trouvait sur le plateau et l'a bu d'un coup. Rapidement, il prit le verre d'eau que lui avait apporté le majordome et le vida. Reprenant sa respiration, Harry déposa son verre sur le plateau.

–Toujours aussi infecte, informa Harry face aux mines souriantes des adultes.

–Désolé monsieur, dit le Majordome en ramassant le plateau, mais, comme le dit le dicton, il faut souffrir pour être en santé.

–Merci Victor, dit Harry.

Victor allait sortir de la salle quand une voix l'interrompit.

–Victor, demanda Harry, est-ce que vous savez si mon père est revenu?

Harry vit le majordome se retourné et hésité à lui répondre.

–Votre père est de retour depuis une heure, finit par avouer Victor, il est actuellement dans le Salon Griffondor.

Harry se leva à ces mots et donna un regard implorant à son professeur.

–Vous pouvez aller le voir, céda Claymore. Votre devoir de la semaine sera de vous pratiquer à utiliser votre baguette en même temps que votre épée. Pause. Rappelez-vous, la magie doit vous aidez, pas être un fardeau.

Harry n'entendit pas la dernière partit puisqu'il était partit à courir dès qu'il avait eu connaissance de son devoir. Claymore et Victor échangèrent un regard.

–Il va être déçu, dit Victor à l'intention de Claymore. Monsieur Black a déjà accepté un autre contrat.

Claymore poussa un soupir désespérer alors que Victor le laissait seul.

Harry courut agilement entre les femmes et hommes qui s'occupaient de l'entretien du Manoir pour se rendre au Salon Griffondor, situé à l'autre bout du Manoir. Il s'arrêta de courir en voyant la porte ouverte et entra sans reprendre son souffle. Il se figeât quand il vit son père discuter avec une personne par la cheminée.

–…donc vous voulez ma présence sur le train le premier septembre et que je reste jusqu'au premier juillet à un tarif de mille cinq cent gallions par jour…Alors tout est parfait. À dans cinq jours.

Sirius se leva de son fauteuil pour mettre fin à la conversation. Il se figeât quand il vit Harry sur le pas de la porte.

–Harry, commença Sirius.

–Et notre voyage aux Etats-Unis d'Amérique, coupa Harry.

Sirius se prit la tête entre ses mains.

–OH! Je m'excuse Harry, j'ai été tellement occuper que ça m'était sortir de la tête et ce contrat, je ne pouvais pas dire non, essaya de s'expliquer Sirius.

Harry regarda son père en silence.

–Naturellement, dit-il en d'une voix qu'il essayait de garder neutre, je comprends tout papa. Tu n'avais fait que me donner ta parole après tout. Je ne devrais pas être étonné, dit Harry avec un rire sans joie, tu ne respectes jamais ta parole.

Sans laisser la chance à son père de s'expliquer, Harry sortit en courant du salon.

–Harry, cria Sirius. Revient Harry, laisse-moi t'expliquer.

Ne voyant pas Harry revenir, Sirius s'effondra sur son fauteuil, hanté par les mots de son fils. Un bruit le sortie de sa léthargie et en moi d'une seconde, il avait sa baguette à sa main diriger vers la source du bruit, un sort sur les lèvres.

–Se n'est que vous, Victor, dit Sirius d'une voix morne.

Victor s'assit sur un divan prêt du fauteuil de son patron.

–J'ai vu Harry courrant vers l'écurie et j'ai décidé de venir vous voir, dit Victor. Voyant que son patron ne disait rien, il continua : Me permettez-vous de parler franchement, monsieur?

Sirius lui donna la permission d'un mouvement de la main.

–Votre fils s'ennuie de vous. À quand remonte la dernière fois que vous avez passé du temps ensemble, juste vous deux, ajouta-t-il en voyant que Sirius allait l'interrompre. Il vieillit, c'est vrai, mais il a encore besoin de vous. Et il atteindra bientôt sa majorité, c'est votre dernière ligne droite avant qu'il ne soit entièrement indépendant.

Sirius soupira accotant sa tête au dossier de son fauteuil.

–Je sais, dit tristement Sirius, mais s'est pour lui que je fais tout ça, pour pouvoir lui offre tout ce qu'il souhaite…

–Êtes-vous sur de savoir se qu'il souhaite, contre-attaqua le majordome. Et s'il ne souhaitait que passer un peu de temps avec vous?

Sirius regarda Victor comme s'il était un génie avant de secouer sa tête.

–C'est impossible. J'ai quelques affaires à régler avant d'aller à Poudlard pour l'année…

–Harry pourrait venir avec vous, coupa Victor.

–Quoi? Non, sa maladie l'a empêché d'aller à Beaubâton et il ne veut pas aller dans la même école que Potter.

–Dumbledore ne pourra le refuser si vous lui demandez, et j'ai lu dans la revue Maître des Breuvages que le professeur de potion magique de Poudlard faisait partie des nominés pour devenir Chaudron d'or; Marie-Ève pourrait profiter de vacances bien mériter. Voyant que Sirius allait l'interrompre. Sans oublier que Harry dispose des qualifications nécessaires pour rentrer à Poudlard. Et avant de dire qu'il ne voudrait jamais aller avec vous, demandez-lui.

N'obtenant aucune réaction de son employeur, Victor retourna à ses fonctions, laissant Sirius à ses réflexions.

Pourquoi ça aurait été différent cette fois? Son père préférait pourchasser d'affreux mage noir que de passer du temps avec son fils; peut importe qu'il est donné sa parole! Harry Black se dirigeait rapidement vers l'écurie du manoir. Il n'y avait qu'un moyen de le calmer quand un évènement de ce style arrivait.

Il arriva dans l'écurie après cinq minutes de courses. Il attela sa jument, d'une robe Isabelle, avant de traverser au gallot les terres familiales et de se rendre chez les De Beaufrêne, des voisins. Il arrêta sa jument devant la porte principale, descendit de son cheval et sonna. Une femme aux cheveux châtains dans la mi-trentaine lui ouvrit.

–Je me disais bien que je t'avais entendu arrivé, dit Madame De Beaufrêne.

–Bonjour Madame De Beaufrêne, est-ce que Sarah est présente, demanda, légèrement impatient, Harry.

–Harry, dit-elle en faisant semblant d'être en colère, combien de fois faudra-t-il de dire de m'appeler Mélanie? Tu es vraiment incorrigible. C'est à se moment qu'elle perçut le masque du garçon. Elle est devant le lac, sous le saule pleureur.

–Merci, Mélanie, murmura Harry avant de remonter en selle et de se diriger vers l'arrière de la maison.

Madame De Beaufrêne poussa un soupir en se laissant tomber dans les bras de son mari. Il avait encore oublié sa promesse…

–Reste ici, Ombre, murmura Harry à son cheval, je reviens.

Laissant sa jument brouter en paix, Harry marcha jusqu'au saule pleureur où se reposait son amie. Il l'a contempla un moment, ses cheveux roux donnant sur le rouge volaient au rythme d'une brise rafraîchissante dévoilant une peau légèrement dorée. Il s'approcha doucement de son amie, s'accotant silencieusement sur le tronc du saule pleureur, admirant les gestes experts avec lesquels elle peignait; l'observer avait le don de le calmer.

–Sarah, appela Harry.

La personne appeler sursauta en attendant son nom, tâchant sa peinture, et le mouvement brusque qu'elle entreprit pour se retourner fit tombé un verre de cristal qui se brisa. Harry eut grand mal à cacher un sourire.

–Harry, cria Sarah, pourquoi faut-il toujours que tu me surprennes? Regarde se que tu m'as fais faire.

Harry ne pu retenir un éclat de rire en entendant Sarah crier. Elle lui lança un pinceau, qu'il évita sans peine, avant d'essayer de réparer les dégâts.

–Laisse-moi m'en occuper, dit-il en sortant sa baguette.

D'un mouvement de baguette, le sorcier répara le verre de cristal et restaura la peinture. Sarah lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle, ce que Harry ne tarda pas à faire.

–Merci, dit-elle, mais tu n'auras pas de problème avec ton Ministère?

–Non, la rassura Harry, ils ne peuvent pas détecter mon utilisation de magie et même s'ils le faisaient, ils ne peuvent pas déterminé si je l'utilise devant des personnes normales ou non et même si c'était le cas, ricana-t-il, je suis sur que mon père ferait jouer ses relations pour me sauver des griffes de la loi.

Sarah le regarda un instant, mais Harry secoua sa tête.

–Il n'y aura aucun problème, affirma-t-il, convaincant, déposant sa tête sur le genoux de son amie. Ne t'en fais pas.

–Si tu le dis.

Ils restèrent silencieux durant de longue minute, Sarah peignant d'une main et jouant dans les cheveux de Harry avec l'autre. Harry observait la peinture de son amie d'enfance et sa frustration disparaissait lentement, profitant des doux bruits de la nature.

–Qu'est-ce que tu deviens, dit Harry brisant le silence confortable.

–Pas grand-chose, répondit-elle tout en continuant de peindre. Je continue mes études, mais papa a réussi à convaincre grand-père de me permettre d'aller à la Faculté des Arts de Paris.

Black eut un petit rire.

–Il a finalement compris que tu gâcherais ton talent en te lançant en médecine.

–Oui, mais j'imagine que le portrait que je lui ai peint à jouer beaucoup dans sa décision. Un petit silence. Et toi, prêt pour ton voyage au pays de la liberté et la démocratie.

Harry ne répondit pas. Le silence alerta Sarah qui déposa son pinceau et baissa sa tête en direction d'Harry.

–Harry, demanda-t-elle inquiète, qu'est-ce qu'il s'est passé? Il a encore annulé en raison de son travail?

Seul un hochement de tête positif lui répondit.

–Je suis désolé pour toi, je sais combien tu tenais à ce voyage…

–Tu n'as pas à être désolé, dit-il en se retournant sur son dos afin de regarder ses beaux yeux cuivrés, et je dois admettre que je m'y attendais…

Un autre silence.

–Tu sais où il va? Tu pourrais peut-être l'accompagner?

–Dans une école anglophone selon ce que j'ai pu comprendre et tu sais qu'il ne veut plus que je l'accompagne depuis l'incident

Sarah frissonna à la mention de l'incident, Harry lui avait tout raconté. Sarah prit un air sérieux

–Tu devrais lui parler…Harry allait l'interrompre, mais elle mit un doigt sur sa bouche pour l'en empêcher. Je sais ce que tu va me dire; tu vas me dire qu'il ne t'écoute pas et qu'il se moque que ton opinion et de se que tu aimes, mais est-ce que tu as essayé de lui parler? Sirius pourrait peut-être changer d'avis.

–Il ne m'écoutera pas, contredit Harry. Sa ne servirait à rien.

–On ne sait jamais. Harry, promets-moi d'essayer, s'il te plaît.

Ils s'affrontèrent longuement du regard avant que le garçon incline la tête.

–Promis, j'essaierais, abandonna-t-il à contrecoeur.

Un sourire éclaira le visage de Sarah, mais au lieu de recommencer à peindre, elle se leva, forçant Harry à faire de même.

–Viens, dit-elle en le tirant par la main, j'ai quelque chose à te montrer.

Harry ne pu empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres devant l'humeur soudain joyeuse de son amie. Il remarqua négligemment qu'elle avait laissé son matériel de peinture sous l'arbre. Se sentant amener vers le Manoir des De Beaufrêne, il décida de reprendre le contrôle de la situation.

–Je sais comment y arriver plus vite, lui souffla-t-il dans l'oreille après l'avoir attiré contre son torse.

Il amena Sarah jusqu'à Ombre et l'aida à se mettre en selle avant de monter lui-même sur le dos de sa jument. Ils partirent ensuite au gallot en direction du manoir.

Harry l'a laissa le conduire dans sa demeure sans rechigner. Après avoir monté deux étages, traversés quinze portes, dix couloirs et cinq pièce, ils arrivèrent dans la chambre de Sarah. Alors qu'elle s'apprêtait à tourner la poignée, la main de Harry se posa sur celle de Sarah.

–Je sais que c'est ta chambre, mais…

–Ne t'en fais, j'ai apporté quelques modifications depuis la dernière fois.

–Tu es sûre, demanda Harry hésitant, la dernière fois…

Sarah roula des yeux.

–Certaine, répondit-elle, je me voyais mal devoir expliquer à mes parents pourquoi tu t'évanouis à chaque fois que tu rentres dans ma chambre. Légère pause. Je viens de me procurer un nouveau spécimen, unique en son genre selon mon fournisseur, mais je pense que tu pourrais le reconnaître.

Sans attendre plus longtemps, Sarah ouvrit la porte de sa chambre, Harry commença à amener ses mains à ses oreilles, mais s'arrêta en entendant…le silence.

–Vient, ordonna Sarah, arborant un léger sourire supérieur.

Lentement, Harry entra dans la chambre de son amie, laissant son regard fureter sur les murs remplis de vivariums contenant des dizaines de serpents avant de se poser sur le lit au centre de la pièce où s'était assise son amie.

–C'est silencieux, finit-il par dire.

Elle eut un petit rire.

–Je sais, j'ai fait installer un verre plus épais qui retient leurs sifflements en même temps que le système d'alimentation, mais se que je veux te montrer est dans mon bureau.

Harry devança Sarah vers le coin droit au fond de la chambre, seul mur sans vivarium, où se trouvait une porte. Harry l'ouvrit et entra dans le bureau de Sarah; légèrement plus petit que sa chambre, le bureau de son amie ne contenait qu'un seul vivarium, mais les murs et le plafond étaient couverts de peinture de serpent. Il secoua sa tête en passant à l'obsession de son amie pour ces reptiles, mais ne dit mot. Elle avait réussi à simuler un intérêt lorsqu'il lui avait montré sa collection de flocons de neige, même si lui ne les entreposait pas dans sa chambre.

–Merlin, murmura-t-il en voyant le serpent dans le vivarium.

–Tu sais de quelle race il s'agit, demanda Sarah en arrivant derrière lui.

Harry secoua sa tête.

–Je n'en suis pas certain…tu as vérifié dans le livre que je t'ai donné.

Harry retourna sa tête devant le silence de son amie habituellement bavarde lorsqu'on parlait de serpent.

–Il a refusé de s'ouvrir, affirma-t-elle légèrement boudeuse en tendant le livre à Harry.

Il essaya d'ouvrir le livre, sans succès. Il le déposa sur le bureau, la couverture face à lui et se mit à lui parler. (La conversation qui suit est en fourchelang.)

–Ouvre-toi, siffla Harry.

Le serpent sur la couverture s'anima soudainement, tournant constamment sur lui-même.

–Non, répondit-il.

–Je t'ai dit de t'ouvrir, espèce d'objet inanimé!

–Non! Vous n'avez pas respecté notre accord, vous m'avez donné à une moldue!

–J'avais promis de vous donner à une passionner de serpent, pas à un sorcier. Maintenant fini les plaisanteries, ouvre-toi ou sinon…

–Ou sinon quoi, nargua le livre, vous ne pouvez rien contre le moi, je suis indestructible! Même le chien n'a pas réussi à me détruire.

–C'est vrai, admit Harry, mais si tu ne t'ouvres pas, je te prends et te jette au milieu de l'Océan Atlantique après m'être assuré que tu vas coulé. J'imagine que l'eau et la pression auront raison des enchantements, sinon tu devras passer l'éternité dans le fond marin sans la moindre compagnie…à moins bien sûr que tu ais la chance de tomber dans une faille océanique…

–Vous…vous n'oseriez pas, paniqua le livre.

–Tu veux parier, menaça Harry.

Le livre trembla et s'ouvrit de lui-même.

–Je n'hésiterai pas à mettre ma menace à exécution s'il a d'autres problèmes, averti Black. C'est pour ça que j'aime les livres dépourvus de magie, continua Harry, en français cette fois, il ne faut pas passer son temps à les menacer pour qu'il s'ouvre.

Sarah s'approcha du livre, ne prenant pas la peine de retenir un rire.

–Alors, demanda-t-elle, pourquoi il ne voulait pas s'ouvrir?

–Crise d'identité, ricana le fils de Sirius Black. Voyons voir si j'avais raison, dit-il après avoir fouillé dans l'index. C'est ça. C'est un mamba glaciaire originaire du cercle polaire; il apprécie les endroits gelés et la chaleur le force à hiberner.

Sarah s'est dépêché à éteindre l'ampoule thermique alors que Harry lançait un Sortilège de Refroidissement sur le vivarium

–Selon le livre, commença Sarah, les écailles d'un adulte ont une couleur bleu donnant sur le blanc, les faisant ressemblant à la glace des icebergs alors que celle des bébés sont d'une couleur bleu cyan. C'est un bébé, en déduisit Sarah.

Harry hocha la tête.

–Oui, il faudra que tu penses à faire installer un système de réfrigération, je ne pense pas que le sort tiendra plus qu'une semaine…

Un silence pensif envahi le bureau de la fille des De Beaufrêne.

–À quoi tu penses Harry, demanda-t-elle après un moment.

–Les serpents de type élémentaire sont rarement attrapés, même chez les sorciers, avoua-t-il. Des affaires de mon père, je sais que leurs venins se vendent, minimum, cent cinquante gallions le milligramme et que leur peau est très utile en guérison. Il regarda Sarah avec un regard extrêmement sérieux. Je me demande simplement comment ton fournisseur a pu tomber en possession d'un spécimen aussi jeune d'une espèce aussi rare; surtout quand on pense qu'ils vivent loin de la Normandie.