Chapitre 2 : La fin d'un cauchemar.
Cela
faisait plus d'une semaine et bientôt deux que Harry attendait
des nouvelles de ses amis. Une foule de questions se pressait dans sa
tête, et les réponses qu'il y trouvait n'étaient
gères rassurantes.
La seule chose qui le consolait un peu
était le fait que ni son oncle, ni son cousin ne semblaient au
courant du manège de Pétunia.
Son anniversaire
approchait à grand pas et il désespérait d'avoir
des éclaircissements. Bien qu'ils aient affirmé que
quelqu'un garderait toujours un oeil sur lui, Harry n'avait vu
personne et se sentait de plus en plus seul. Même la vieille
sorcière d'en face n'était plus là.
Il
n'avait le droit de quitter sa chambre que pour un minimum de temps.
Il passait donc ses journées à imaginer les solutions
les plus farfelues pour expliquer ce manque de communications avec
ceux qu'ils considéraient maintenant comme ses "soi
disant" amis. Mais c'était surtout l'absence de lettre de
Ron et Hermione qui lui pesait.
C'est dans cette ambiance
qu'arriva son seizième anniversaire, il n'espérait plus
rien de la part de l'ordre et encore moins de celle des Dursley. Ce
matin là il descendit comme tous les jours pour prendre son
petit déjeuner, se faisant traiter de bon à rien au
passage par son oncle.
Pétunia, qui avait décidé
de remettre son fil au régime, après avoir remarquer,
sans pour autant oser lui avouer, que si ses amies venait chez lui
c'était uniquement pour voir Harry. Il est vrai que celui-ci
avait beaucoup bien grandit et avait perdu de sa maigreur
squelettique.
Le vert de ses grands yeux était mis en
valeur par la profondeur du noir de ses cheveux, sa silhouette
longtemps efflanquée était maintenant robuste et fière.
A chaque fois qu'elle le voyait, Pétunia avait un pincement au
cœur, tellement sa ressemblance avec son père était
flagrante. Seul, ses yeux, les beaux yeux verts de sa mère,
remplis tantôt du calme celle-ci, tantôt de la fierté
de son père les différenciait tous les deux.
Lorsqu'elle le comparait à son fils, elle sentait la
colère monter en elle, pourquoi Potter était-il plus
beau? Pourquoi en dépit de ses efforts, Dudley ressemblait
toujours à une barrique sur pattes? Et dire qu'Harry avait
maintenant une tête de plus que lui.
Harry se dépêcha
de finir son bol sous le regard hostile des autres membres de sa
famille, et remonta en quatrième vitesse dans sa chambre.
C'est alors qu'il y découvris un spectacle de plus
singulier. Une dizaine de hiboux essayaient d'entrer dans la cage
d'Hedwige, alors que celle-ci la défendait ardemment. Parmi
eux tournais à font un hibou plus petit que les autres mais
aussi plus énergique. Harry reconnue alors Cocigrue, le hibou
survolté de Ron. Il se dépêcha de prendre les
lettres des autres hiboux pour les libérer ne gardant que
Hedwige et Cocigrue au cas ou il aurait besoin de répondre à
tout ce courrier.
La première qu'il lut fut celle
d'Hagrid qui lui souhaitait un bon anniversaire et lui envoyait ses
redoutables biscuits secs, au cas ou il ne serrait pas assez nourrit.
Cela fit sourire Harry, mais il n'osa pas manger un des biscuits
préférant le proposer à sa chouette blanche qui
le dévisagea longuement avant de prendre l'air le plus offensé
qu'elle put.
La seconde lettre était de Maugrey fol Oeil,
il lui souhaitait aussi un bon anniversaire, tout en lui rappelant
d'être vigilant, ce qui l'entraîna à repenser à
l'attitude étrange de sa tante durant ces derniers jours. La
troisième lettre était de Lupin qui lui souhaitait un
joyeux anniversaire, il en était de même pour celle de
Luna Lovegood et celle de Neville Londubat.
Puis il pris celle de
Moly Weasley, qui l'ému énormément sans qu'il ne
sache dire pourquoi. Celle-ci lui annonçait quelle avait une
grande surprise pour lui mais qu'elle laissait le soin à Ron
de lui dire. Il s'apprêtait à sauter sur la lettre de
son meilleur ami persuader d'y lire qu'ils avaient retrouvé
Sirius quand il en vit un autre avec une écriture d'une
finesse remarquable. Il décida de la lire d'abord.
Cher Harry.
Si tu savais comme je regrette ce qui c'est passé
et comme je me sens responsable de ce désastre. J'en ai encore
fait qu'a ma tête, et j'ai voulu trop bien faire, j'ai trop
voulut te protéger. C'était une erreur, j'aurais dut
écouter ton parrain et te faire confiance. Si tu savais le
nombre de lettres qu'il m'a envoyé pour prendre de tes
nouvelles, chaque semaine il m'écrivait, je crois même
que c'est pour ça que j'ai cru ce qu'il m'a dit quand il a dit
qu'il n'y était pour rien dans la disparition tragique de tes
parents. Quel gâchis, tu sais c'est pour toi qu'il à
tenus toutes ces années à Askaban, dans l'unique but de
te protéger contre tout.
Malheureusement le mal est fait et
il est trop tard pour le réparer, je comprendrais que tu m'en
veille de t'avoir cacher tout ça, même si c'était
pour te protéger. Maintenant je ne sais que faire pour réparer
mes erreurs, si ce n'est que te demander de me pardonner et de te
souhaiter un heureux anniversaire.
A.Dumbledor
PS: Ci-joint une photo du mariage de tes parents que j'ai retrouvé en rangeant quelques vielle affaires, en espérant que tu en prendras grand soin. J'y ai ajouté quelques chocogrenouilles et autres dragées surprises car j'ai peur que les biscuits de ce cher Hagrid soit toujours aussi sec.
A ces mots Harry jeta
un rapide coup d'œil à Edwige qui boudait encore. Puis il
relut la lettre plusieurs fois avant d'ouvrir le paquet qui y était
joint. Il le prit délicatement et défit le nœud que le
retenait, il en sortit les bonbons puis trouva une enveloppe,
l'ouvrit et vit enfin la photo de ses parents, Ils se tenaient
souriant devant la chapelle de Poudelard entourer de tous leurs amis,
une joie indescriptible émanait de cette image et emplie Harry
d'une immense sérénité qu'il n'avait plus
ressentit depuis bien longtemps. Après avoir relut une
dernière fois la lettre du directeur, il sentis qu'il lui
avait enfin pardonner son mensonge même si l'absence de son
oncle lui faisait toujours autant de peine. Il reposait la lettre,
quand il se rappela soudain que Moly lui avait parler d'une
surprise.
Il sourit alors, se délectant d"avance de
lire dans cette lettre la surprise, qui même si elle ne lui
annonçait pas le retour de son parrain qu'il savait maintenant
impossible, l l'avait compris avec la lettre de Dumbledor. Lui
promettait que ce serait agréable, et ses prévisions se
révélèrent justes puisque Ron lui annonçait
que dès le lendemain ils passeraient le prendre pour qu'ils
finissent la fin de vacances ensemble au QG de l'ordre. La mention de
la maison des Blacks rappela ses vieux démons, et à
nouveau il fut envahi d'une grande tristesse. Ce que la lettre de
Dumbledor avait chassé, l'évocation de la maison de son
parrain l'avait rappelé.
Allons ressaisit toi Harry.
Sirius est mort, c'est triste est moche mais il faut que je fasse en
sort que ce ne soit pas pour rien et que je le fasse payer au
centuple à l'autre cinglé de Voldemort.
Mais même
la lettre de Hermione ne pus l'arracher à l'abîme sans
fond dans le quel il sombrait, comme si tout redevenait négatif,
comme si les ténèbres envahissaient à nouveau
son âme. Il n'arrivait plus à s'accrocher à quoi
que ce soit, il hurla appelant son parrain. Mais rien ne se passa, si
ce n'est que soudain deux bras l'entourèrent et une voix douce
lui murmura en le cajolant.
"Chut c'est finit, il est parti.
Tu n'y peux rien, c'est pas de ta faute"
Peu à peu il
se calma, se laissant bercer par cette voix si douce et si familière.
Il finit par accepter que Sirius soit mort et que rien ni personne ne
pourrait le faire revenir.
Guider par la voix, il s'allongea sur
son lit ou il s'en dormit d'un sommeil sans rêve mais le cœur
enfin apaiser.
Juste avant qu'il ne s'endorme pour de bon il se
demanda à qui appartenait ces bras et cette voix si
réconfortants.
