Titre : Aurum

Auteur : Na-chan

Genres : Romance, angst, sérieux

Couples : ancien Harry/ Severus, c'est tout pour le moment

Fandom : Harry Potter

Disclaimer : Le monde entier de Harry Potter appartient bien évidemment à J.

Note de l'auteur : Merci à tout le monde pour vos reviews, vous êtes adorables, elles m'ont fait très très plaisir. Je vais essayer – et j'insiste sur essayer, parce que vous savez tous à quel point je suis horrible quand il s'agit de délais – d'updater un nouveau chapitre toutes les deux semaines.

Merci, pour leurs reviews, à Firewings, adenoide (pourquoi un Harry mangemort ne pourrait pas tuer Voldy ? Un Severus mangemort peut bien l'espionner. Mais si, tu as raison, ce point sera expliqué… plus tard ^^ ), Marion, Lalou, Stéphanie, Obscura (Daeg va revenir ! J'adore trop ce personnage pour le laisser de côté, lol), Naeloj (je viens juste de me rendre compte que tu avais laissé deux reviews, désolée ! Tu as parlé d'un dessin… ? ^^ ), miss rogue, Kayla et Rim.

Aurum

Partie 2: Mangemort

Chapitre 2 :

- Harry, bonhomme, tout va bien, tu es dans l'infirmerie. Tu es en sécurité maintenant…

Sirius s'interrompit lorsqu'il se rendit compte que son filleul n'avait toujours pas réagi, les yeux ouverts mais fixés sur le plafond, regardant une chose que seul lui semblait percevoir.

- Harry… ?

Toujours rien.

Le cœur battant à vive allure – merde, merde, merde, qu'allait-il encore se passer – il prit doucement le menton de l'adolescent dans le creux de ses mains, le forçant gentiment à tourner la tête pour qu'il puisse prendre conscience de sa présence – par Merlin, s'il vous plaît, faites que Harry aille bien, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.

Mais le regard du brun passa à travers lui, ne se posant même pas pendant une fraction de seconde sur lui. Pour Harry, c'était comme s'il n'était même pas là.

- Allez Harry, fais un effort. Tu es revenu et je suis là maintenant, tout va bien se passer.

Au bout de cinq minutes, il dut se rendre à l'évidence que, quoiqu'il fasse ou dise, il n'arrivait pas à focaliser l'attention du Survivant.

Il se leva alors, résigné, fatigué, espérant un peu que l'infirmière aurait une solution, et, surtout, mort de trouille, et déposa un baiser sur le front du brun.

- Je reviens tout de suite Harry, ne t'inquiète pas.

Il avait à peine fait quelques pas, que déjà il se mit à crier « Poppy ! ».

oOo

- Bonjour Harry, salua Sirius en voyant son filleul ouvrir les yeux.

Et peut-être sa voix se brisait-elle sur ces quelques mots, mais ce n'était pas important.

"Poppy, qu'est-ce qui se passe, pourquoi Harry ne… n'a pas conscience de notre présence ?" questionna Sirius aussitôt que l'infirmière eut terminé d'ausculter son patient.

"Ce n'est pas une nouvelle très agréable…"

- Et, vu que tu es réveillé, tu seras certainement mieux si tu es assis.

Et Sirius bougea Harry, l'élève totalement docile, ne réagissant pas alors que l'animagus bougeait son corps de façon à ce que son dos soit appuyé contre des coussins.

"Il semblerait que la conscience de Harry soit déconnectée de son corps. Si on le voit ouvrir les yeux, ce n'est pas dû à un acte volontaire de sa part, mais plutôt à une sorte de réflexe, que ce réflexe vienne de son corps ou de sa magie."

"Donc il faut juste attendre que Harry se réveille… ?"

- Hey, voilà le petit déjeuner, annonça Sirius une fois que l'elfe de maison chargé d'apporter de la nourriture dans l'infirmerie eut disparu.

C'était une sorte de purée d'il ne savait trop quoi qui, selon Poppy, contenait tous les nutriments nécessaires. Urg, en tout cas, ce n'était définitivement pas appétissant.

Il prit la cuillère, sans plus s'attarder sur l'aspect – peu engageant – de la mixture, et la remplit avant de l'approcher de la figure de Harry.

- Ouvre la bouche bonhomme.

Et son filleul s'exécuta.

"Ce n'est pas ça, Sirius, ce n'est pas comme si Harry n'était pas encore prêt à se réveiller…"

Une pause.

"C'est qu'il ne veut pas se réveiller."

Un long silence.

"Qu'est-ce… qu'est-ce que je peux faire alors ?"

S'il lui disait d'ouvrir la bouche, il ouvrait la bouche. S'il lui disait de lever le bras, il levait le bras. Mais s'il lui demandait – suppliait, ordonnait, cajolait – de lui parler, de se réveiller, de le regarder, il n'obtenait rien, pas même un battement de paupière.

"Lui parler, essayer de le ramener à la réalité. Je ne sais pas ce qui a provoqué cette réaction, alors je ne peux même pas tenter de deviner ce qui pourrait le pousser à se réveiller."

Alors il continua à parler à Harry tout en lui donnant à manger, lui racontant ce qui était arrivé pendant son absence, lui narrant ses années à Poudlard et les bêtises qu'il avait faites avec son père, lui parlant de ce qui lui passait par l'esprit, dans l'espoir que quelque chose – n'importe quoi – le fasse réagir.

- Ouvre la bouche bonhomme.

oOo

- Bonsoir Harry, murmura le vieux Directeur en s'asseyant sur l'une des chaises placées à cet effet.

Dumbledore adressa un sourire fatigué à Sirius et lui signifia d'un signe de tête qu'il veillerait sur son filleul le temps que l'animagus aille prendre sa douche, se changer, et manger un peu.

- Merci Albus.

Le vieux sorcier attendit que la porte se soit refermée avant de poser une de ses mains sur celle du jeune homme.

- Je suis désolé, Harry, tellement désolé.

Mais le brun dormait et, même si cela n'avait pas été le cas, il n'aurait sûrement pas perçu ses excuses.

Sirius restait de façon presque permanente aux côtés de l'élève, épaulé par Rémus, mais rien pour le moment ne l'avait fait réagir. Rien en deux jours.

- Je suis désolé de tout ce que tu as dû subir. Et je suis désolé pour ce que je vais faire.

Et Harry continuait à dormir, le visage vide de toute expression.

- Je ne peux pas te laisser dans cet état là, même si je sais que la réalité sera bien pire pour toi.

Il serra un peu plus fort la main qu'il avait emprisonnée des siennes alors que le Survivant restait toujours immobile.

oOo

Severus pesta contre le Directeur tout le long du trajet, et continua même une fois dans l'infirmerie.

- Un problème Severus ?

- Aucun, répondit-il tout en serrant les mâchoires – et il félicitant vivement Poppy si elle avait réussi à comprendre ce qu'il disait.

Il attendit le temps de deux battements de cœur – le temps que l'infirmière récupère toutes les potions qu'il était venu lui apporter pour réapprovisionner les stocks – avant de reprendre la parole :

- Où est la chambre de Potter ? Albus y a apparemment laissé sa cape et il m'a demandé de la lui rapporter.

Et le Directeur avait certainement tout prévu – pour le tourmenter un peu plus. Savoir que Black était à Poudlard était suffisant pour lui, il n'avait aucune envie de se trouver en sa présence encore en plus.

D'un autre côté, même s'il avait répondu aussitôt un non catégorique à la demande du vieux sorcier, il avait su qu'il finirait par accepter – parce qu'il devait réellement apporter des potions à l'infirmière, juste avant de se rendre dans le bureau de Dumbledore pour qu'ils discutent des moyens qu'ils devraient prendre pour assurer la sécurité des élèves dans le Poudlard Express à la fin de ce mois.

- C'est la chambre B, lui répondit simplement madame Pomfresh.

Il y avait une dizaine de chambres individuelles dans l'infirmerie, et chacune elle était nommée d'après une lettre de l'alphabet – enfin, personne à part l'infirmière utilisait encore ce système, s'y référant plutôt par les couleurs de peintures utilisées sur les murs.

Il frappa deux coups secs sur la porte avant d'entrer, sans attendre que Black – pourquoi Black ?! – ne lui donne l'autorisation d'ouvrir le battant.

Il s'arrêta de marcher lorsque ses yeux tombèrent sur le maudit animagus. Il le détestait – et c'était un bel euphémisme – mais il ne put s'empêcher de ressentir un peu de pitié pour lui. Il avait l'air au bout du rouleau, des profondes cernes noirs autour des yeux, les lèvres presque pincées, les cheveux en désordre.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

Même son ton avait quelque chose d'abattu, de désespéré.

Et il comprenait pourquoi, il avait entendu dans quel état se trouvait Potter. Même en le voyant maintenant, il avait du mal à réaliser que c'était vrai.

S'il y avait un trait de caractère que le fils de James avait toujours eu, c'était l'entêtement. Et pourtant, il semblerait que le Gryffondor ait abandonné. Il était assis sur son lit, les bras le long du corps, la tête penchée en avant et le visage vide de toute expression.

- Albus a oublié sa cape, répondit-il simplement, sans même trouver en lui la volonté de commencer une dispute.

Il avait à peine fini sa phrase que la tête de Harry se releva soudainement, les yeux écarquillés, les muscles tendus.

- Se… Sever…

Il s'arrêta et porta les mains à sa gorge avant d'ouvrir la bouche, mais aucun son n'en sortit cette fois.

- Harry, Harry, calme-toi, Poppy a dit que tu avais abimé tes cordes vocales quand tu t'es réveillé et que tu ne devrais pas les forcer maintenant.

Mais le Survivant ne semblait pas l'entendre, ses yeux rivés aux siens, et il y avait tant de désespoir et d'espoir mêlés, d'affection, de terreur qu'il ne pouvait détourner le regard.

- Potter…

Le Survivant secoua soudainement violemment la tête alors qu'il tentait de forcer ses cordes vocales à coopérer, ses lèvres bougeant sans qu'aucun son n'en sorte. Et au plus le Gyrffondor paniquait, au plus il essayait de parler, et au plus il n'arrivait pas à émettre le moindre son, au plus il était terrorisé.

- Reste pas planté là Snape, va chercher l'infirmière !

Il s'exécuta aussitôt, et Pomfresh, à peine arrivée dans la pièce, n'eut d'autres choix que d'endormir Potter, quand bien même il venait seulement de reprendre conscience.

Merlin…

oOo

- Severus, mon garçon, Poppy vient de me raconter ce qui s'était passé, sourit Albus en voyant le Professeur de Potions entrer dans son bureau.

Et le vieux Directeur refusait pour le moment de penser à ce que Harry pouvait bien ressentir, parce que s'il s'appesantissait là-dessus, il n'était pas sûr d'avoir la force de faire ce qu'il fallait faire pour faire revenir son élève.

- Est-ce que tu as une explication à ce qui s'est passé ? lui demanda l'espion, après s'être assis en face de lui.

- Un bonbon ? proposa-t-il aussitôt, lui présentant la boîte contenant ses sucreries au citron.

S'il devait mentir, il le ferait, mais il préférait ne pas en arriver là.

- Je ne vais pas aimer ce qui va suivre, n'est-ce pas ?

Et Severus était résigné et hargneux tout à la fois.

Albus sourit.

- Harry semble réagir à ta présence, Severus, même toi ne peux le nier. Il n'était pas… conscient du monde qui l'entourait jusqu'à ce que tu arrives.

- Je sais, le coupa aussitôt son professeur, le ton mordant.

- Dès lors je pense qu'il serait pour le mieux que tu restes aux côtés de monsieur Potter jusqu'à ce qu'il soit… de nouveau lui-même.

oOo

- Sirius ! s'exclama Ron en voyant – finalement – l'animagus sortir de l'infirmerie.

Madame Pomfresh refusait catégoriquement de les laisser voir leur ami et ils n'avaient que de très brèves nouvelles, qui ne leur disaient rien du tout.

- Du nouveau ? ajouta, anxieusement, Hermione.

Il ne comprenait pas pourquoi ils ne pouvaient pas entrer dans cette fichue chambre privée, si Harry était coincé dans son esprit, ils pourraient peut-être l'aider après tout. Ne devraient-ils pas tout essayer ?

- Harry a… il a semblé reconnaître quelqu'un.

- C'est bon signe, non ?

Ron savait que sa voix tremblait, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il ne savait pas ce qui s'était passé exactement, mais une chose était sûre, Sirius n'agissait pas comme s'ils étaient un peu plus près de récupérer Harry.

- Je ne sais pas… on ne sait pas. Poppy n'a pas pu nous expliquer sa réaction. Enfin, il a très vite paniqué, et l'infirmière a dû l'endormir pour le calmer… elle dit qu'il ne se réveillera pas avant demain matin au plus tôt.

- Qu'est-ce qui peut être si horrible dans le fait de nous revoir qui aurait pu le mettre dans cet état… ? soupira Hermione.

Et il n'y avait rien à répondre à cela.

oOo

- Black.

- Snape.

C'était impressionnant, ils réussissaient presque à être civils l'un envers l'autre – enfin, ils parvenaient à ne pas se disputer en se parlant le moins possible.

Severus s'assit alors dans l'une des chaises non occupées dans un des coins de la pièce, un énorme grimoire de Potions sous le bras. Il avait pensé prendre plutôt les copies de ses élèves pour les corriger mais il avait dû se rendre à l'évidence : il ne pourrait pas supporter autant de bêtise concentrée couplée avec la présence de Black. Du coup, il allait pouvoir commencer à lire ce livre qu'il avait acquis depuis plusieurs mois déjà, sans avoir vraiment le temps de s'y plonger auparavant.

Il venait à peine de s'installer confortablement qu'il vit une forme jaune marron se jeter sur lui, juste avant qu'un poids ne s'installe sur ses genoux.

- Qu'est-ce que… ?!

Il allait se lever en sursaut pour déloger le… chat… ? qui l'avait pris pour coussin lorsque le félin tourna sa tête vers lui, le fixant avec insistance.

Un lionceau… ?

- Apparemment, c'est le familier de Harry. Il l'a aidé à restaurer sa magie…

Black se tut et, quand Severus leva la tête, il vit qu'il avait une expression pensive.

- Quoi ?

- Et bien… le lion est resté près de Harry depuis qu'il est apparu, et il essaie de mordre quiconque le touche alors…

Puis l'ancien prisonnier secoua la tête.

- Ca ne fera qu'une chose de plus que j'aurai à demander à Harry lorsqu'il se réveillera.

Severus se désintéressa alors de ce qu'il disait, vu qu'il ne pouvait lui apporter d'explications. Lui aussi commençait à se poser beaucoup de questions – pourquoi le maudit Survivant l'avait-il appelé lui ? Et, encore plus, pourquoi l'avait-il appelé par son prénom ?

Et le lionceau avait continué à le regarder pendant tout ce temps.

- Tu peux rester là si tu ne bouges pas.

Et il ne savait pas si son regard noir et son ton polaire marchaient sur les animaux mais le félin se roula en boule sur ses genoux et sembla aussitôt s'assoupir.

oOo

Cela allait bientôt faire trois jours que ce foutu gamin l'avait appelé par son prénom et, s'il avait été un peu plus paranoïaque, il aurait dit qu'il faisait exprès de ne pas se réveiller simplement pour faire de sa vie un enfer.

Lupin avait – enfin ! – réussi à convaincre Black qu'il ne mangerait/ tuerait/ mutilerait pas son filleul s'il restait seul avec lui et il avait droit à un peu de calme. C'était dommage qu'il devait perturber cette tranquillité tant recherchée en notant des copies – mais les examens étaient imminents et il se devait d'interroger ses élèves avant pour vérifier que ceux-ci ne s'amusaient pas à réviser à la dernière minute.

Le silence était total dans la pièce, aussi distingua-t-il sans peine le faible bruissement de tissu qui provenait de la direction du lit. Si cela n'avait pas été suffisant pour attirer son attention, le lionceau qui avait semblé élire domicile sur ses genoux à chaque fois qu'il entrait dans la pièce sauta par terre et, dans le temps nécessaire pour rejoindre le sol, il avait grandi, laissant place à un – énorme – lion adulte.

Et, peut-être, Severus eut peur lorsqu'il vit le félin se pencher sur son élève, la gueule entrouverte. Sa baguette se retrouva aussitôt dans sa main et il était prêt à jeter un sort lorsque l'animal lécha le visage du Survivant.

- Grmph…

Le professeur haussa un sourcil, amusé par cette réaction si peu expansive.

- Tilhus… fut le premier mot qui franchit les lèvres de celui qui avait finalement daigné leur faire l'honneur de sa présence.

Il se figea. Son esprit se mit à tournoyer à toute vitesse, alors que les implications de ce qu'il venait d'entendre faisaient trembler ses genoux. Tilhus… C'était le nom du familier de…

Il secoua la tête et la pensée disparut, laissant simplement derrière l'étrange impression qu'il aurait dû se rappeler de quelque chose.

- Oh… Oh… !

Et la voix étranglée, les sanglots à peine étouffés, qu'il entendit le rappelèrent à la réalité et il rejoignit rapidement le lit d'hôpital de son élève. Le familier de celui-ci reprit son apparence de lionceau et sauta sur la table de chevet, semblant observer la scène avec attention.

- Potter, vous êtes à l'infirmerie, calmez-vous…

- Non, non, non, nonononononononon !!! l'interrompit-il.

Comme trois jours plus tôt, Severus ne comprit pas ce qui avait pu mettre le Survivant dans un tel état, mais cette fois il était seul avec lui et c'était à lui de tenter de le calmer.

- Potter…

- Non !!! Non, non, non.

- Harry, murmura-t-il alors, ne sachant vraiment pas comment s'y prendre.

Mais, étrangement, son prénom attira son attention car son élève releva alors la tête, plongeant son regard dans le sien, et de nouveau il put apercevoir ce même mélange d'émotions – désespoir, espoir, tendresse, angoisse, terreur – que la dernière fois.

- Je… commença le Gryffondor, avant de s'interrompre, ses joues s'empourprant – de gêne ? de fatigue ? peut-être même était-il fiévreux ?

- Harry, répéta-t-il avec plus de détermination, conscient que cela lui permettrait d'attirer l'attention du susnommé, vous êtes en sécurité, vous…

Il s'interrompit de nouveau car les yeux du Survivant commençaient à briller de larmes – et s'il y avait une chose qu'il détestait, c'était de voir des personnes pleurer. Il ne savait jamais comment réagir, dans les rares cas où il voulait réconforter quelqu'un.

- Vous…

Son élève secoua la tête avec force avant de baisser le visage, comme pour cacher ses émotions.

- Harry… ? demanda-t-il gentiment tout en posant une main sur son épaule.

Et il n'aurait certainement pas effectué ce geste s'il avait su ce qui allait suivre, parce que Potter se jeta alors dans ses bras, s'accrochant presque avec désespoir au tissu de sa robe de sorcier. Et il se mit à pleurer, silencieusement, le corps traversé de soubresauts.

Après quelques secondes – instants – minutes – où il ne fit rien, il finit par s'installer plus confortablement contre les oreillers du lit, se décalant pour que Harry repose contre son torse et il passa ses bras autour de son torse.

Merlin, il espérait seulement que Black ne les verrait pas ainsi, parce qu'autrement, il ne valait pas chère de peau.

A suivre

Note de l'auteur : Les prochains chapitres auront plus de point de vue de Harry, mais je ne pouvais pas vraiment faire autrement pour celui-là ^^ Que pensez-vous de ce chapitre ?

Previewdu chapitre 3 :

- Je vous garde simplement pour la nuit et, demain, vous pourrez rejoindre les appartements de Sirius et, j'en suis sûre, la montagne de cadeaux qui vous y attend.

Cadeaux...

Ses yeux se baissèrent aussitôt sur ses mains mais la chevalière des Snape n'enserrait aucun de ses doigts, tout comme le bracelet de Lucius l'un de ses poignets.

Non, non, nonononon, il ne pouvait pas les avoir perdus, il ne pouvait pas! Il avait déjà dû les perdre, eux, il ne pouvait perdre leurs cadeaux également.