Bonjour à vous tous,
Le temps d'écriture a été un peu long mais pendant les vacances je n'ai pas réussi à écrire.
Je ne sais pas si cette histoire vous plait, je poste quand même ce premier chapitre dans l'espoir d'avoir des réactions ( positives et négatives ).
Bonne lecture !
Chapitre 1 : Un passé insouciant
Le jour commençait à reprendre possession du monde. Tandis que la lune reconnaissait sa défaite sur cette partie du globe tout en éblouissant l'autre moitié.
Sans aucune limite les rayons du soleil envahissaient chaque recoin d'ombre, chassant les souvenirs nocturnes.
C'est ainsi qu'ils envahirent une modeste chambre aux teintes rouge et noir. Ils vinrent se heurter aux meubles modernes. Cependant après une lutte contre les ténèbres, un rayon parvint à atteindre le lit qui trônait au milieu de la pièce. La lueur éclaira la silhouette endormie sur ce grand lit blanc. Celle-ci gênée par cette intruse poussa un grognement loin d'être intimidant.
Puis le corps eut la merveilleuse idée ou réflexe, au choix, de se cacher sous l'épaisse couette blanche empêchant par ce procédé miracle l'action de la lumière. Grâce à ce procédé, l'être peut se rendormir paisiblement gagnant cette manche de la guerre du réveil.
Il s'écoula quelques heures ainsi où le soleil envoyait des rayons de plus en plus lumineux et agaçant dans l'espoir de réveiller la marmotte.
Ce matin, ce n'est pas l'astre qui pourra prétendre la victoire matinale et quotidienne.
En effet un cauchemar vint hanter les songes de l'être. Comme une brume, il captura les lumières du rêve pour ne relâcher qu'une obscurité sans espoir.
Le jeune homme se mit à gémir douloureusement tout en remuant désespérément dans le désir de chasser ce démon nocturne. La couette fut expulsée au sol mais de toute façon elle n'était plus d'aucune chaleur puisque le corps transpirait abondamment sous les coups du cauchemar.
Il courait de plus en plus vite pourtant ce n'était toujours pas assez. Ces poumons prenaient feu, ces jambes criaient le martyr, cependant il accéléra encore. Il devait les sauver ! Tout était de sa faute ! La mort allait les terrasser et lui ne pourrait rien empêchant puisqu'il se traînait comme un escargot !
Au bout de la ruelle sombre, il put enfin apercevoir une lumière rougeâtre. Il y était presque ! Plus que 500 mètres ! Son corps s'effondrait lentement dans la douleur, sa tête tournait rendant son monde bancale néanmoins il continua sa course effrénée. Au bout du chemin il aperçut deux hommes face à face se menaçant de leurs baguettes. Dans un mouvement brusque, un des hommes le regarda dans les yeux. Il portait une longue cape sombre. Son visage était dans l'ombre de sa capuche empêchant ainsi le coureur de voir sa figure. Cependant son regard de serpent luisait dans le noir lui transperçant l'âme.
« Avada Kedavra »
L'homme en face s'effondra piteusement sur le sol. Son beau visage vint s'écorcher contre le sol tandis que son regard sombre et sans vie fixait le nouvel arrivant. Ce regard lui envoya un dernier message avant de rejoindre la mort. « Pourquoi ne m'a tu pas sauvé ? Je suis mort. Et c'est de ta faute. »
Le tueur fut pris d'un rire sadique pendant que le jeune hurlait de toutes ses forces espérant ramener son ami à la vie grâce à ces simples cris désespérés. Il s'effondra à côté du mort. Des larmes amères vinrent ruisseler sur le visage de son parrain, emmenant les dernières traces de vie disparaitre dans la chemise noire.
« Sirius ! Non ! Sirius »
Pendant ce temps Voldemort continuait à rire, déchirant le silence.
« Tu n'as pas pu le protéger. A cause de toi il mort. Il t'a quitté à tout jamais et tu n'as rien pu faire contre. Ta magnifique arme, l'Amour, ne l'a pas protégé ! » Dit-il d'une voix froide.
Le mage s'avança alors jusqu'à Harry et le souleva par le col pour approcher son visage du sien. Les yeux émeraudes le foudroyèrent à travers la pluie.
Le rire du meurtrier redoubla. Il posa ses mains sous le menton du Survivant pour lui faire tourner la tête à droite lui faisant découvrir d'autres corps qu'il n'avait pas encore perçu.
Ses larmes augmentèrent, lui brouillant la vue mais n'obstruant pas assez la scène.
Des centaines de corps mutilés reposaient sur du sable devenu rouge. Tandis qu'une mer bordeaux venait lécher les dernières gouttes de sang.
Les visages n'exprimaient que douleur, peur et effroi. Pourtant cette vision d'arrière plan bien qu'effroyable n'était rien comparée à celle du premier plan.
Le tableau qui lui faisait face attaqua directement son cœur lui perçant des abîmes.
Pire que la présence d'un millier de détraqueurs, un venin mortel circula dans son être chassant tout bonheur à jamais.
Il observait des corps flottant dans les airs, se vidant goutte par goutte de leur liquide vital. De grosses flaques grandissaient autour des corps empêchant Harry de s'approcher sans s'éclabousser de la vie de ses amis. Difficilement, il leva ses yeux de la flaque parcourant les corps lacérés de toutes parts pour atteindre les visages.
Le choc prit son cœur en étaux. Devant lui flottaient Remus Lupin, Nymphadora Tonks et Fred Weasley. L'étau lâcha son pauvre cœur malmené qui tomba dans un abysse. La douleur terrassa son corps pour envahir son âme. Son hurlement lacéra sa gorge. Voldemort ricana plus que jamais.
Le jeune homme se réveilla en sursaut. Sa poitrine se soulevait à un rythme effréné comme si il venait de courir un long et difficile marathon. Son corps était perlé d'eau salée et son visage inondé.
En effet il venait de terminer un marathon. Un marathon de l'horreur où les départs et arrivés étaient inversés. L'arrivée du cauchemar provoquait un départ dans l'abomination.
Cette course venait le hanter presque toutes les nuits. Inlassablement l'hallucination se répétait. Chaque nuit passée, elle prenait de la force grâce au bonheur volé. Par résignation, Harry avait appris à vivre avec pour le reste des ses nuits.
Chacun portant des séquelles de cette guerre pour la liberté.
Difficilement, le brun sortit de son lit. Il étendit sa couette trempée au balcon de sa chambre puis s'habilla rapidement. Un pantalon en toile noir et un teeshirt blanc, une tenue de travail décontractée si il devait échouer dans de la paperasse.
C'est ainsi qu'il descendit endormi dans la cuisine du 12 Square Grimmaud. Machinalement il se prépara un thé et des tartines tout en mettant une musique de fond pour tenter de se réveiller.
Un fois le tout avalé c'est sans envie qu'il partit pour le Ministère de la Magie. Pour une fois depuis qu'il exerçait le métier d'Auror, il pria que cette journée passe au plus vite. En temps normal, l'élu adorait sa profession. Elle lui permettait de protéger et de sauver des vies tout en ne tombant pas dans une routine mortelle. Chaque jour était inhabituel. Chaque cas était différent. Chaque suspect se distinguait des autres. Chaque pays visité amenait son lot d'exotisme. Chacun de ses coéquipiers se différenciait et s'intégrait à l'équipe formant un tout uni.
Pourtant il avait fallu que le merveilleux Ministre de la Magie décide de réorganiser une coupe du monde de Quidditch. Soit disant une idée brillante qui permettrait de prouver à la communauté sorcière que la menace de Voldemort avait disparue à tout jamais tout en la divertissant. « Tous les esprits seraient connectés à l'actualité de cette coupe oubliant les petits soucis de la vie de tous les jours et les problèmes mondiaux passés et présents. »
Cette compétition signifiait une mise en place d'un système de sécurité optimal pour éviter tout débordement. L'équipe sélectionnée avait été choisie pour s'occuper de ce challenge. Elle devra faire des heures de plus au bureau et devra dire adieu au terrain pendant une période de six mois. De plus tous les auros, sans exceptions, devront patrouiller dans les campings ce qui insinuait de longues marches nocturnes sans pouvoir voir la finale et gérer des conflits de bourrés. Une perspective qui avait « enchanté » toutes les équipes.
Bien entendu, c'est sans surprises que celui-qui-a-vaincu ainsi que son équipe avaient été choisis pour accomplir cette tâche.
C'est donc à reculons que le héros entra dans l'immense salle où se trouvent tous les bureaux des Aurors. Après avoir salué toutes les personnes présentes, il put enfin accéder son bureau. Puisqu'il était chef, il possédait une pièce rien qu'à lui avec des murs insonorisés magiquement, un confortable fauteuil en cuir noir et un bureau de travail circulaire en bois inondés de dossiers qu'il n'avait pas pris le temps de classer dans les étagères. Tandis que son équipe, qui était composé de 5 autres individus, se partageait des bureaux devant sa porte. C'est sur son fauteuil que le héros se laissa choir comme une épave.
La journée promettait d'être intéressante. Aujourd'hui le ministre et toute sa clique de politiciens venaient prendre connaissance du système de sécurité. D'un soupir las, le brun attira les dossiers posés sur son bureau et prit connaissance des nouveaux sorts trouvés par ses équipes pour renforcer la surveillance.
