Chapitre II
La porte d'entrée claqua sur Vernon et Dudley. Pétunia soupira et posa deux tasses de thé sur la table de la cuisine. Elle fixa longuement les jointures de ses mains avant de faire signe à Harry de s'installer.
Le silence dura, tout deux se jaugeant. Pétunia inspira puis se lança.
- Quand j'avais aux alentours de quatre ou cinq ans, ma famille et moi avons déménagés dans un faubourg d'une sombre banlieue londonienne.
Avant, mes parents vivaient dans les quartiers chics de Londres, mais après l'opération de Suez, mon père, qui était un important actionnaire, se retrouva ruiné. A la naissance de Lily, nous vivions depuis longtemps au dessus de nos moyens. Il a fallu plusieurs années a mon père pour se rendre compte que de continuer à mener ce train de vie nous mènera à notre perte.
Quand Lily eu deux ans et demi, il vendit notre petite villa et acheta une bicoque d'ouvrier, située à l'Impasse du Tisseur. La maison était petite, mais grâce à l'agent de la vente, nous réussîmes à vivre décemment.
A peu près deux ans après notre emménagement, une autre famille s'installa en face de chez nous. Il s'agissait d'Eilleen Prince, de son mari Tobias Snape, et de leur enfant Severus. La rumeur disait que Madame Snape venait en fait d'une riche famille de la haute société, mais qu'elle avait été chassée par son père suite à son mariage avec un homme de classe sociale inférieure et à la naissance de leur enfant.
Quand ils furent en âge, Lily et Severus devinrent amis. On jouait souvent ensemble, tous les trois. Enfin… surtout eux deux, moi j'essayais de m'intégrer à ce duo comme je pouvais… L'amitié entre ces deux là changea sensiblement aux environs de mes neuf ans, quand Severus dit à Lily qu'elle était une sorcière. Je ne pourrais même pas décrire la joie ressentie par mes parents quand Madame Snape, qui était également une sorcière, leur appris que ma sœur bénéficierait d'une bourse d'étude de ses onze ans à ses dix-sept ans.
A partir de ce jour, Lily visita de plus en plus souvent Eilleen et son fils. De ce qu'elle m'a dit c'était en quelque sorte des cours sur les sorciers et sur le monde magique.
Le jour de son départ pour Poudlard, son école de sorcellerie, je décidais d'écrire une lettre à son directeur, lui demandant de pouvoir suivre, moi aussi, ma scolarité là-bas ; après tout, pourquoi n'y aurais-je pas le droit ? Le soir même j'eus une réponse de ce… Dumbledore, cracha-t-elle. Une simple note qui disait qu'aucun moldu n'était autorisé dans son école. Je crois que c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à haïr ta mère…
Les années ont passées, et chaque été Lily me contait Poudlard, l'école, les cours, les professeurs, mais aussi ses amies, son dortoir et surtout un garçon qu'elle détestait, un certain James Potter. Bien que je n'en montrais rien, quand elle me parlait, je buvais la moindre de ses paroles, retenant le moindre terme, la moindre expression qui pourrait me rapprocher de leur monde.
L'été avant sa sixième année, Lily fut invitée par des amies à passer les vacances dans une villa en bord de mer, dans le sud de la France. Pendant un moment je me souviens avoir pensé que cet été, comme le reste de l'année, je serais seule.
Le jour d'après son départ, en revenant d'une course, je croisai Severus adossé à un arbre, le visage tuméfié et la lèvre en sang. Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête à ce moment-là, mais je me suis assise à côté de lui en silence et j'ai admiré les arbres du parc dans lequel on était.
Plusieurs fois dans cette semaine on s'est retrouvés ensemble, dans ce même parc, à contempler le silence. Et puis un jour il s'est mis à me parler. D'abord de Poudlard, de la beauté du parc, du calme du lac, du magnifique plafond de la Grande Salle et des cours de potions qu'il avait l'air d'aimer, et puis au fur et à mesure du temps qu'on passait ensemble, il commença à me raconter les brimades et les humiliations qu'il subissait d'un groupe d'élèves d'un dortoir rival qui le détestaient, il me parla de ses professeurs qui l'ignoraient sciemment quand il revenait blessé et de Lily qui s'éloignait de plus en plus de lui.
A demi-mots il m'a avoué avoir insulté ma sœur dans un moment de colère et que, même après s'être excusé, elle a mis fin à plus de sept ans d'amitié sans sourciller pour finalement aller s'acoquiner avec son bourreau, ce même garçon qu'elle me disait haïr, James Potter…
Plus les jours avançaient et plus j'en apprenais sur Severus, sur son père violent et sa mère battue. Il m'a même avoué un jour qu'il avait pensé à son école comme étant son refuge, un paradis où il pourrait être en sécurité de la violence de son foyer, mais que son paradis s'était vite transformé en enfer et qu'il ne sentait nul part à sa place…
Dans ces moments-là, je ne parlais pas, ne répondait pas à ses questions, je me contentais juste d'écouter, de n'être qu'une oreille attentive et peu à peu, il me fit confiance.
En août, je l'accompagnais souvent dans le monde magique quand il allait faire ses courses pour l'année. Nous passions beaucoup de temps à deux, lui permettant d'échapper, au moins la journée, à la fureur de son père et me permettant à moi de tromper ma solitude.
A la fin des vacances, j'ai conduit Severus à la gare jusqu'à son train, et je ne l'ai plus jamais revu. Un peu avant noël, sa mère est morte suite à ses blessures et en mai de l'année suivante mon père est mort d'un accident de chantier. Severus n'est plus revenu chez son père et ma mère s'est mise à travailler pour subvenir à nos besoins et rembourser toutes les dettes que mon père avait cumulées de son vivant. Un mois avant la fin des études de Lily, ma mère s'est suicidée ne supportant plus de travailler. A la fin de ses études Lily s'est mariée à James Potter, Severus a disparu et son père s'est fait tuer, à ce qu'il paraît d'une balle perdue dans un règlement de compte, et moi je me suis marié à Vernon avec qui j'étais fiancée depuis mes dix-huit ans.
Le silence pesa de longues minutes. Pétunia était plongé dans ses souvenirs tandis qu'Harry était stupéfait. Lui qui s'était attendu à une simple amourette entre sa tante et un sorcier n'en revenait pas. Cette histoire se révélait plus sombre qu'il ne l'avait imaginé, surtout cette fin qui était si macabre…
Harry sortit de ses pensées en entendant le raclement de la chaise de sa tante sur le carrelage. Pétunia, toujours en proie à ses souvenirs, monta à l'étage sans un regard pour son neveu.
Harry était indécis. Son plan initial consistait à faire du chantage à sa tante, la menaçant de divulguer son idylle avec un sorcier à son oncle, pour avoir une chambre et être délesté de ses corvées, mais il avait l'impression qu'il ferait plus de mal à sa tante qu'autre chose. Sans compter qu'il adorait son placard et que, même si elles étaient éprouvantes, ses tâches n'étaient pas impossibles à exécuter, après tout il avait commencé à trois ans et demi et n'était pas encore mort.
Cependant Harry voulait quand même obtenir quelque chose, et il savait qu'il ne l'aurait pas s'il demandait simplement.
Harry en était là dans ses réflexions quand Pétunia redescendit et déposa lourdement un carton de bonnes dimensions sur la table. Elle se rassit et le poussa vers Harry, lui faisant signe de l'ouvrir.
Harry, hésitant, se saisi de ce qu'il y avait à l'intérieur. Il en ressortit plusieurs paquets de lettres venant de sa mère destinées à Severus Snape et à sa tante, une bourse en toile avec une cordelette en cuir et un petit coffret en bois d'acajou finement ouvragé, orné de motifs floraux aux couleurs vives.
La totalité des lettres destinées à Severus Snape n'étaient pas affranchies et celles de Pétunia n'étaient pas décachetées. La bourse était en mauvais état et le coffre fermé à clé. Harry fixa sa tante l'air interrogatif, des questions plein les yeux.
- Ça, dit-elle en pointant un tas de lettres, ce sont des lettres que ta mère à écrites pour Severus, mais qu'elle n'a pas eu le courage d'envoyer. Ça, ce sont des lettres que ta mère m'a envoyé mais que je n'ai pas l'intention de lire. Cette bourse contient de l'argent sorcier qu'Eilleen m'a donné avant de mourir, cette boîte vient également d'elle.
- Pourquoi une sorcière t'aurait donné tout ça ?
- Je ne sais pas, malgré les années passées à ses côtés, je n'ai jamais réussi à la comprendre. Tiens, déclara-t-elle soudain, en me tendant le collier qu'elle portait au cou. A ce qu'il parait c'est la clé du coffre, mais j'ai eu beau essayé, il ne s'est jamais ouvert. Peut-être que tu y arriveras, peut-être pas. La seule chose que je te demande, c'est de me débarrasser de ces choses. Je ne veux plus les voir, elles me font plus de mal que je ne le pensais…
- Je…, le petit garçon oscillait. Que devait-il répondre à ça ?
Finalement il ne dit rien, baissa la tête et regarda fixement les lettres. Il était intrigué par ce Severus Snape. Qui était cet homme qui avait suscité l'intérêt des deux sœurs ?
POV Pétunia
Qu'est ce qui lui avait pris ? On n'a pas idée de raconter des choses pareilles à un enfant ! Même s'il était éveillé pour son âge, cela ne justifiait rien !
Quand elle avait commencé à parler, elle s'était laissé emporter dans ses souvenirs et n'avait pas su s'arrêter. C'était la première fois qu'elle révélait à quelqu'un les détails de son passé, et ça lui avait fait le plus grand bien malgré le fait que ce soit le fils de sa sœur qui l'ai écouté. Peut-être était-ce ce qu'avait ressentis Severus à ses côtés jadis ?
Pétunia souffla. Ce qui est fait est fait et rien ne sert de ressasser ce qui est révolu.
La femme regarda Harry. Qu'avait-elle fait ? Il était maigre, avait le teint pâle et quelques ecchymoses sur le corps.
Depuis que le garçon vivait à Privet Drive, Vernon était devenu très porté sur la discipline et les châtiments corporels et il en profitait à chaque occasion sur son neveu, allant même, assez souvent à le priver de nourriture. Pétunia n'avait pas souvenir de l'avoir vu à l'extérieur, même pas pour effectuer des tâches domestiques. C'était à se demander si les gens du quartier savaient qu'il existait.
Et qu'avait-elle fait, elle ? Elle s'était juste contentée de l'ignorer, laissant faire son mari, et de reporter la colère qu'elle éprouvait pour la mère, sur le fils, alors même qu'elle était morte voilà des années…
Pétunia avait l'impression d'agir comme les adultes le faisaient en présence de Séverus à l'époque. Et cela lui noua l'estomac. Il fallait qu'elle change. Il ne fallait absolument pas qu'elle devienne comme ceux qu'elle haïssait : des gens qui prenaient plaisir à martyriser un enfant. Il en allait de sa santé mentale !
Mais que pouvait-elle faire ? Elle ne pouvait pas simplement faire table rase de quatre années de jalousie mal placée et jouer subitement le rôle d'une tante attentionnée auprès d'Harry ! Il ne l'accepterait jamais et en plus elle détestait l'hypocrisie.
Comment agir alors ? Elle s'en voulait terriblement d'avoir fait murir trop rapidement ce petit garçon qui arborait en permanence cette lueur de lucidité qui la dérangeait tant quand elle regardait dans ses yeux.
Harry releva brusquement la tête faisant sursauter sa tante, et l'air déterminé, accompagné du petit sourire sûr de lui qu'il affichait, ne rassurait en rien la blonde. Qu'est-ce qu'il mijotait ?
- Tante Pétunia, ayons un accord ! Annonça le garçon en regardant Pétunia droit dans les yeux.
Un accord ? Quel genre d'accord ? Et puis pourquoi pas ! Elle lui devait bien ça après tout ce qu'il avait subi. Ce serait un premier pas vers le changement. Elle priait simplement pour ne pas avoir à endurer trop de choses. Elle voulait bien changer mais il y avait des limites !
- Expliques toi ! Ordonna-t-elle.
-O-O-O-O-
Harry, confortablement calé dans son siège, regardait avec avidité les nuages défiler par le hublot à sa droite. C'était la première fois qu'il prenait l'avion et après la peur primaire qui l'eut envahi quand il aperçut le gros engin, voir petit à petit le paysage rétrécir pour laisser place aux nuages blancs l'avait enchanté.
A côté de lui se trouvait un homme qui semblait dormir, les bras croisés, un masque sur les yeux et une couverture sur les jambes, et une jeune fille qui regardait un film sur le grand écran situé à six ou sept sièges devant.
Sa famille, elle, se trouvait en classe affaire et l'avait laissé tout seul en classe économique. Mais il s'en moquait. Il faisait partit du voyage, c'était le principal. Tout ça c'était grâce à sa tante. Il n'aurait jamais pensé qu'elle allait accepter le compromis si facilement, et surtout qu'elle s'y tiendrait.
Il y a un an, quand il avait proposé le marché à Pétunia, il était pratiquement sûr qu'au moins la moitié de ses demandes seraient refusées. A son grand étonnement, sa tante avait tout accepté, n'opposant aucune résistance.
Depuis ce jour, il vivait nettement mieux. Il n'avait plus de corvées et, bien qu'il vive toujours dans le placard sous l'escalier, il se faisait battre moins souvent, sa tante arrêtant son mari à chaque fois qu'elle le pouvait. Quand ils n'étaient que tous le deux, elle s'autorisait même à lui donner quelques cours élémentaires, en vue de son inscription prochaine à l'école.
Cette année-là, ce fut également la première fois où Harry put sortir. Pétunia avait habilement fait remarquer à Vernon que de laisser le garçon seul chez eux, là où se trouvaient toutes leurs possessions, n'était pas très judicieux. Alors même s'il ne restait pas avec eux, cela permit à Harry de visiter Londres.
A chacune des sorties, le garçon partait à la recherche de l'entrée du monde magique. Il avait questionné sa tante à ce sujet, mais il n'avait rien pu en tirer, cependant il ne doutait pas de sa réussite. Il lui fallait juste un peu plus de temps.
L'avion commençait à amorcer sa descente vers l'Italie, et Harry avait déjà envie de retourner à Privet Drive. Juste avant de partir sa tante lui avait donné quelque chose de très intéressant.
Le garçon avait questionné la blonde sur la provenance des journaux qu'elle recevait. Elle lui apprit alors qu'étant jeune, pendant ses sorties dans le monde magique avec Severus, elle s'était fait une amie qui, quelques années plus tard, était devenue journaliste.
Betty Braithwaite n'était pas connue à l'époque, et avait pris l'habitude d'envoyer les maquettes d'articles qu'elle faisait avant de les soumettre au journal, à son amie ainsi qu'un exemplaire du journal pour lequel elle travaillait. Habitude qu'elle avait gardée même si elle n'avait plus vu Pétunia depuis des années.
Elle partit chercher le coffre où elle les avait cachés pour ne pas que son mari les trouve, mais au lieu de redescendre, elle invita plutôt son neveu à monter. Harry l'avait alors rejoint dans le grenier, qu'il n'avait finalement pas nettoyé, pour la retrouver devant une grande malle en bois massif qui semblait lourde.
A l'intérieur s'entassait une vingtaine de livres usés sous plusieurs piles de journaux. Pétunia lui dit alors que c'était les affaires que sa mère n'avait pas pris la peine d'emporter avec elle avant de courir se marier à son père.
Harry avait à peine eu le temps de descendre la malle dans son placard que son oncle, revenant du travail, annonçait qu'ils partaient en l'Italie pour un voyage d'affaire et qu'ils resteraient sur place durant les deux mois de l'été.
L'avion avait atterrit et Harry, dans un taxi les conduisant vers un hôtel avec sa tante, son oncle et son cousin, ne savait pas où il allait passer la nuit. Après tout, ça faisait partit du contrat. Il pouvait les accompagner où qu'ils aillent, mais ils ne prendraient pas en compte ses dépenses et il devait donc, pour les deux mois à venir, se débrouiller seul pour trouver un endroit où loger.
Ils descendirent de voiture devant un palace et s'en allèrent sans un regard pour lui excepté le signe tête de sa tante. Harry espérait seulement pouvoir voir un endroit magique où il pourrait utiliser l'argent sorcier que lui avait donné sa tante l'année dernière et qu'il n'avait pas encore eu l'occasion d'utiliser.
Harry déambulait dans les rues de Florance depuis quelques heures déjà quand il trouva enfin ce qu'il cherchait. Même si elle semblait être tout ce qui a de plus normal, la petite maison, devant laquelle il se trouvait, avait sa porte et ses fenêtres de façade qui irradiaient de magie.
Il se posta face à une des fenêtres, et tenta de voir au travers. Il n'apparut, malheureusement, de l'autre côté de la vitre, qu'une sorte de flou qui n'avait rien de naturel. Il se rapprocha alors de la porte et essaya d'entendre ce qui se passait à l'intérieur, mais n'entendit rien non plus.
Harry se concentra alors, comme il l'avait déjà fait auparavant, et posa sa main sur le chambranle en bois. Ce ne fut qu'à ce moment-là que des voix arrivèrent à ses oreilles. Il se colla alors à la porte, et écouta attentivement.
POV Zefiro
- On avait un accord Karkaroff ! C'était les deux livres, sinon rien ! S'énerva l'Italien en tapant du poing sur la table qui les séparait.
- Le dernier exemplaire du livre que tu m'as demandé a brûlé dans l'incendie de la maison Petrov il y a trois mois, expliqua ledit Karkaroff dans un italien teinté d'un fort accent du nord. J'ai quand même apporté l'autre livre, continua-t-il.
- Les deux livres, sinon rien, insista le premier. Je garde la potion ! En disant cela, il prit la fiole en verre qui se trouvait sur la table, la mit dans sa poche et commença à se diriger vers la sortie.
- Attends, Zocchetti ! Attends ! L'arrêta l'étranger en l'attrapant par l'épaule. J'ai peut-être quelque chose qui t'intéressera. Il retourna vers la table et sorti un livre de la besace qui y était posée. Ce n'est pas la même chose, poursuivit-il en voyant que son interlocuteur s'était retourné, mais il traite d'un sujet semblable. Le sorcier qui l'a écrit était un très grand enchanteur. C'est une pièce très rare…, susurra Karkaroff en tendant le livre.
Zocchetti le saisi et commença à le feuilleter sous le regard de l'autre. Après quelques secondes il hocha la tête et l'étranger sourit.
- C'est d'accord, acquiesça Zefiro en lui remettant la fiole. Mais c'est la dernière fois Igor, je n'ai pas pour habitude de ne pas avoir ce que je désire…
- Bien sûr, bien sûr…, souri Igor. Zefiro ! Tu sais très bien que je respecte toujours mes engagements…, mais après un regard noir de la part de son ami il se reprit, enfin presque toujours…
Zefiro soupira. Pourquoi chacune de ces rencontres avec Igor Karkaroff devaient se terminer ainsi ? Il connaissait Igor depuis des années et lui faisait confiance pour être discret dans ses transactions, mais ces pseudo-disputes commençaient à le lasser.
D'un mouvement de baguette, il fit apparaitre deux verres d'Amaro Tartufo et enjoignit son camarade de se servir alors qu'il sirotait déjà sa boisson. Igor bu une gorgée et un rictus déforma son visage.
- Tu bois encore ce… pipi de chat ! Grimaça le Bulgare en finissant son verre cul-sec.
- Malheureusement, tout le monde ne peut pas apprécier la subtilité de l'Amaro…, soupira Zefiro en secouant la tête de dépit.
- Mais il est facile pour le monde de ressentir les bienfaits d'une choppe de Rakia, répliqua alors le brun.
Les deux hommes se jaugèrent quelques secondes avant d'éclater de rire. Igor s'était rapproché de son ami et lui donnait des tapes dans le dos en s'esclaffant.
Zefiro releva la tête en reprenant sa respiration quand quelque chose derrière le bulgare lui fit écarquiller les yeux. Il se figea et secoua le brun pour qu'il se reprenne. Igor lui avait encore des traces de rire et eu juste le temps de se retourner avant d'entendre crier.
- Attention ! L'Italien avait tiré son ami en arrière, mais il était trop tard et il s'effondra au sol. Il releva prestement la tête mais réagit lui aussi avec un train de retard. La seule chose qu'il vit avant de tomber à son tour fut deux yeux jaunes qui le fixaient.
POV Harry
Harry était confus. Il avait d'abord entendu deux hommes se disputer, ensuite ils avaient ri ensemble puis crié, après il y avait eu deux grands bruits et maintenant il n'entendait plus rien. Le tout avait été dit en italien ce qui fait que le jeune garçon n'avait strictement rien compris.
Que se passait-il à l'intérieur ? Devait-il entrer ? Le pouvait-il seulement ? Et puis ces bruits, quels étaient-ils ? Il avait cru reconnaitre le son que fait quelqu'un quand il tombe, mais n'en était pas certain. Et si quelqu'un était vraiment tombé et qu'elle était inconsciente ? Après tout il n'avait rien entendu d'autre à part quelques frôlements ténu. Mais ils se faisaient tellement discrets qu'il doutait de les avoir entendu.
Harry se décida finalement et ouvrit doucement la porte. Ce qu'il croyait être une maison était en fait une simple pièce contenant seulement une table et deux chaises en bois. Il fit quelques pas hésitant à l'intérieur et remarqua rapidement les deux corps allongés au sol, immobiles.
Il se précipita dans leur direction mais se stoppa brusquement. Il l'avait encore entendu, ce bruissement ! Il l'entendait serpenter et siffler furieusement sur le sol vers le mur à droite de la porte, juste à côté de lui. Il se tourna lentement et soudain son corps s'immobilisa.
Il n'avait pas vu à quel moment la créature s'était approchée, mais à cet instant, il était comme paralysé par ces deux immenses yeux jaunes qui le regardaient avec colère…
Tout d'abord je remercie tout ceux qui ont commentés mon premier chapitre et tout ceux qui l'ont lu également.
Alors Jonathan tu as raison, être intelligent sa aide, mais à être trop intelligent ont se fait des ennemis , je n'en dirait pas plus :p
Mililys tes compliments me font rougir. En tout cas tu tiens quelque chose en disant qu'il se trame quelque chose entre Pétunia et Severus, mais je ne dévoierai rien maintenant ^.^
Maximilien je suis désolée mais Harry ne sera pas un vampire mais par contre il aurra quelques similitudes avec une autre créature magique. Il faudra attendre pour le découvrir ^.-
Blackmoony c'est vrai qu'Harry aurrait pu être un peu plus vieux, mais j'avais besoin qu'il soit aussi jeune. J'avoue aussi avoir du mal à changer la façon de parler d'un personnage en fontion de son âge mais j'espère m'améliorer :D
KynnVyr c'est difficile de ce faire une idée de ma fic avec ce premier chapitre surtout que je n'ai pas révélée grand chose, il sert surtout à mettre en place le décor. Espérons que ce chapitre te plaise également.
A tous ceux à qui je n'ai pas répondue personnellement je les remercie encore un fois pour leurs encouragements.
Je ne sais pas quand je vais publier de nouveau mais je pense en mettre au moins deux par mois.
Si vous avez des questions n'hésitez pas et envoyez une rewiew je vous répondrai de mon mieux.
