Bonjour !
Tout d'abord, merci à ceux qui m'ont laissé des reviews, je ne m'attendais même pas a en avoir une seule. Une seule chose à dire : c'est vraiment motivant!
Voici, rien que pour vous, le chapitre deux, en espérant qu'il vous plaise !
Bonne lecture.
Mademoiz'elle Aime : envie de claquer Harry, j'espère bien j'ai réussit ce que je voulais alors ^^ quand à ce que fabrique Rogue, on le saura dans plusieurs chapitres )
Lou'Nyssa : je suis contente de voir que tu aimes autant. Le pacte arrive dans quelques temps, je veux poser correctement le contexte avant. C'est-à-dire pas avant cinq chapitres environ ^^
C
Chapitre n°2 : Le testament
Le lendemain, la journée parut très longue à tout le monde. Le midi, Ron poussa un juron quand Hermione lui apprit qu'elle avait à nouveau une retenue le soir même.
- N'y va pas !, s'exclama-t-il.
- Ce n'est pas comme si j'avais le choix Ron. Même mangemort, il reste un professeur. Je n'ai pas envie d'avoir des problèmes à cause de lui.
- Ce bâtard graisseux ! Il ne perd rien pour attendre !
- Je ne dit pas que c'est juste… mais j'irais quand même je n'ai pas le choix.
Pour clore la discussion qui l'agaçait inconsciemment, elle prit son sac et se leva afin de se rendre au cours suivant, celui de métamorphose.
Malgré sa résolution d'y aller, elle ne put s'empêcher de se dire toute la journée, qu'après tout Ron n'avait pas vraiment tort, rien ne l'obligeait à se rendre à cette fichue retenue. Chaque fois que cette pensée revenait, elle la chassait en se disant que Rogue pourrait retirer des points à la maison et justifier la retenue en inventant un faux prétexte auprès de la directrice et nuire ainsi à la réputation d'élève réfléchie et intelligente qu'elle s'était forgée.
Néanmoins une petite voix, qui ressemblait curieusement à celle de Ron, continuait à lui souffler de ne pas y aller…
Finalement, à l'heure précise, elle frappa à la porte des cachots, inspirant à fond pour se donner courage. Elle entra en entendant Rogue lui répondre, affichant un calme qu'elle ne ressentait aucunement.
- Miss Granger. Vous avez appris à lire l'heure à ce que je vois. Même travail qu'hier. Je ne veux pas vous entendre.
Elle préféra ne pas répondre et prit d'ores et déjà les récipients dans l'armoire pour commencer à ranger avec la même technique que la veille. De nouveau, elle jetait de temps en temps des regards en direction du chaudron, dès qu'elle était sûre que le mangemort se concentrait trop sur sa préparation pour la remarquer. Ce qu'il faisait l'intriguait fortement. Sa curiosité naturelle et sa soif de savoir étaient mises à rude épreuve, et seule la perspective de devoir déranger Rogue pour les satisfaire la retenait.
Tandis qu'elle finissait de classer tous les bocaux, elle perçut un soupir derrière elle. Elle tourna la tête pour voir le professeur maugréer en lançant un Evanesco sur le chaudron. Il plia le parchemin, le réduisit en cendre d'un mouvement de baguette et s'assit à son bureau. C'est alors qu'il leva les yeux et croisa le regard surpris de la Gryffondor.
- Vous êtes-vous décidé à avouer que vous ayez menti à un de vos professeurs ?
- Non. Je n'ai pas menti, monsieur.
Rogue lui lança un regard meurtrier et empoigna la première copie du tas se trouvant devant lui.
- Sortez d'ici. Même heure demain.
Hermione sortit silencieusement et se rendit directement dans son dortoir. Couchée, elle resta un long moment sur le dos, réfléchissant au moyen de s'extirper de cette situation. Le bruit régulier des respirations de ses camarades de dortoir s'avérait apaisant : elles dormaient, ne se souciant guère des problèmes d'Hermione.
Une fois de plus, l'idée de ne pas s'y rendre la prochaine fois l'effleura, même si, il fallait l'admettre, il ne s'agissait pas d'une retenue horrible, puisqu'elle ne faisait que ranger. Et puis, Rogue n'apparaissait pas si sadique qu'on le disait : il restait silencieux, et ne s'occupait pas du tout d'elle. Les expériences du professeur y étaient aussi pour beaucoup. Quelque part, elle désirait découvrir ce qu'il mijotait avant que ses retenues ne se terminent.
En y repensant, elle trouvait étrange qu'elle n'ait pas eu le réflexe d'en parler à un tiers. Quand Harry avait reçu son balai, elle était allée immédiatement voir le professeur McGonagall, malgré l'inutilité du geste. Pourquoi donc oubliait-elle toute prudence ? La suspicion devait être de rigueur : un mangemort qui inventait une nouvelle potion, cela pouvait bien signifier une nouvelle arme pour le camp de Voldemort. Et pourtant, ce qu'elle ressentait, tenait beaucoup plus de la curiosité que de la méfiance. Qu'elle ait reconnu la pierre de lune ne représentait rien, peut-être possédait-elle des usages néfastes inconnus, ou peut-être avait-elle seulement cru reconnaître cette pierre. Il était possible qu'il concoctât un poison juste sous son nez. Faisait-elle une erreur en ne le disant à personne ?
Cette idée s'avérait effrayante. On torturerait sûrement des gens avec cette mixture, voire même Harry. Et elle en deviendrait la fautive à cause de son mutisme ?
Cependant, elle ne put s'interroger davantage, car Morphée venait la chercher et l'emmener dans des songes où Rogue n'était clairement pas le centre de ses pensées.
Au matin, Ron se réveilla brusquement alors que l'aube se levait à peine. Les dortoirs demeuraient silencieux, baignés dans une lueur tamisée.
Souvent, depuis la rentrée, il vivait des cauchemars concernant de près ou de loin leur quête. Heureusement, ses rêves l'affectaient moins qu'Harry avec les siens, et ce probablement car lui ne partageait pas son esprit avec le pire mage noir connu. De ce fait, il s'estimait heureux de ne pas se réveiller en hurlant et malade. Son réveil restait normal au moins, en sursaut certes, mais sans retombée sur sa santé.
Sachant qu'il ne se rendormirait pas, il tourna la tête et trouva, surpris, les rideaux du lit d'Harry grands ouverts. Il n'était pas même venu se coucher.
Ron s'habilla en vitesse, et, une fois dans la salle commune, découvrit son meilleur ami endormi sur un fauteuil, près de la cheminée où ronflait un feu qui diffusait une agréable chaleur. Ron s'approcha, et secoua doucement Harry par l'épaule.
Celui-ci protesta, et finit par ouvrir les yeux qui croisèrent ceux du roux, lequel arborait une moue d'excuse. Harry, trop fatigué pour protester, se redressa et se rendit compte que son dos le faisait souffrir, à cause de la mauvaise position de la nuit. Il regretta alors de ne pas être parti se coucher.
- 'Lut Ron, grogna-t-il.
- Salut Harry.
Il hésita un instant puis osa demander :
- Bien dormi ?
Harry haussa les épaules.
- Pas de cauchemar aujourd'hui, je ne vais pas m'en plaindre.
Ron hocha la tête. Les jours où il se réveillait normalement, Harry apparaissait moins renfermé, que lorsqu'il se réveillait en croyant être torturé, tout en hurlant et vomissant. Le roux vit soudain Hermione arriver et leur faire un signe enthousiaste à tous deux, ravie de constater qu'Harry semblait dans d'assez bonnes dispositions. Elle se mit debout à coté d'eux, laissant la chaleur l'envelopper, et entendit Ron dire, légèrement hésitant :
- Allez vieux, allons déjeuner.
- Il est tôt, nous serons sans doute les seuls ou presque, ajouta Hermione, sachant que si son ami ne mangeait presque jamais avec eux, c'était pour éviter les autres élèves.
Elle comprenait parfaitement que, vue l'état de leur quête, il préférait fuir les autres. Honte, remord, désespoir se mêlaient et le poussaient à se renfermer. Le brun haussa les épaules et se leva, passant la main dans ses cheveux ébouriffés, et en étouffant un bâillement. Ron sourit d'un air heureux à Hermione, et, le trio partit ensuite prendre le premier repas de la journée. Ils se trouvaient effectivement très peu de monde dans la salle : seuls deux ou trois élèves par maison, ainsi que le professeur Chourave. Harry ne parlait pas, seulement ils étaient ensemble, ce qui arrivait de moins en moins depuis la rentrée.
Petit à petit, quelques élèves arrivèrent. Seamus et Neville s'assirent à table et saluèrent Harry avec à la fois de l'étonnement et de la bonne humeur.
- Faut que che me tépêche, leur dit Neville, en engloutissant son bacon, che dois aiter le profecheur Chourave afec chon noufel arrifage de tentacula fénéneuse.
- Elle te demande souvent de l'aider ses temps-ci, remarqua Ron.
- C'est bon signe, ajouta Hermione. Cela veut dire qu'elle compte peut-être te prendre en apprenti pour ton année post-ASPIC.
A la table, le professeur en question se leva et quitta la salle.
- J'aimerai que ce soit le cas, assura Neville, rayonnant. Je vous laisse ! A tout à l'heure.
- Regardez !, s'exclama alors Seamus alors que Neville s'éloignait.
Il pointait du doigt le plafond. Les autres regardèrent et aperçurent un hibou moyen duc descendre vers leur table et s'arrêter devant Harry. Le sceau du ministère de la magie était visible sur la lettre qu'il portait à la patte. Etonné, Harry la décrocha sans grande conviction. Depuis le nouveau ministre, Pius Thicknesse, il n'échangeait aucun contact avec. Le survivant ignorait s'il préférait ce silence inquiétant, ou les incessantes demandes de soutien du dernier ministre.
Il la lut rapidement et ses amis purent distinguer des couleurs sur son visage. Ses yeux s'écarquillèrent, et il resta stupéfait à la fin de sa lecture. Aussitôt, Ron la lui prit des mains et la parcourut à son tour, tandis qu'Hermione en faisait de même par-dessus son épaule.
Monsieur Harry Potter
Nous vous informons que deux membres de la commission des successions viendront lundi prochain à huit heures à Poudlard. Vous êtes prié de vous rendre à l'heure dite dans le bureau de la directrice, ainsi que monsieur Ronald Weasley et miss Hermione Granger.
Vous figurez en effet tous trois sur le testament d'Albus Dumbledore, et recevrez ce qui vous revient à cette occasion.
Veuillez accepter, monsieur Potter, nos condoléances
Bilius Jones
Commission des successions
Hermione et Ron se regardèrent, étonnés de ce qu'ils venaient d'apprendre. Ils redonnèrent le parchemin officiel à Harry qui le relut une seconde fois. A l'évidence, envoyer cette lettre ne devaient pas plaire à ceux du ministère, car ils n'avaient pas pris la peine d'en faire une aussi pour eux deux. De plus, leurs condoléances semblaient officielles, mais pas sincères. Une telle hypocrisie dégoûta Hermione qui afficha une grimace en relisant la formule.
- Le testament d'Albus Dumbledore, répéta Harry.
- C'est dingue…, murmura Ron. On est dessus ? Sur le testament du plus grand sorcier du monde ! Tu as vu ça Hermione ?
- Bien sûr. Et je ne vois pas en quoi ça t'étonne.
- Pour Harry c'est normal, mais nous ?
- Pas ici, intervint Seamus. Les murs ont des oreilles, et elles sont bien peu recommandables.
En effet, il leur montra d'un discret signe du menton le professeur Rogue, qui entrait dans la salle. Et parmi les élèves présents, Serpentards principalement, l'entrée du hibou avait surpris, et beaucoup essayaient d'entendre leurs propos.
Le trio le remercia et ils quittèrent la salle, en tentant de garder un air naturel puis, une fois hors de vue, ils s'enfermèrent dans la salle vide la plus proche.
- C'est dingue, je n'arrive pas à y croire. On est sur le testament de Dumbledore !, s'exclama encore Ron. Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi le ministère a attendu autant de temps avant de nous envoyer cette lettre ?
- Vu que le ministère est aux mains des mangemorts, je ne vois même pas pourquoi ils nous l'envoient.
Ron et Hermione se tournèrent vers leur ami. Harry demeurait perplexe, et Ron dut reconnaître que le fondement de sa réplique. C'était beaucoup plus simple de ne pas les mettre au courant, comme il le fit remarquer à Hermione qui ne paraissait pas vraiment surprise par cette nouvelle. Les deux garçons se tournèrent instinctivement vers elle pour formuler leurs questions, puisqu'elle possédait souvent la réponse à tout. Elle resta quelques instants à réfléchir, et leur expliqua son point de vue :
- Je pense avoir plus ou moins compris. Ils se méfient de Dumbledore, évidemment. Ils supposaient que le testament contenait sans doute des informations sur l'Ordre, sur ses membres, ou sur la façon dont nous nous y prenons pour lutter contre Voldemort. Mais pour le savoir ils devaient examiner le testament. Or, un testament repose sur un contrat magique très puissant qui stipule plusieurs choses dont celle-ci : à partir de son ouverture les volontés doivent être respectées, quelles qu'elles soient. Ils ont sans doute eu peur de ce que Dumbledore avait laissé en dernières volontés, ce qui peut se comprendre quand on le connaît.
- D'accord, mais pourquoi avoir attendu décembre ? Autant ne jamais le faire dans ce cas, objecta Ron.
- Parce que, d'après cette lettre, nous avons reçu en héritage des objets. Nous ne sommes sûrement pas les seuls dans ce cas. Ils ont probablement ouvert le testament depuis longtemps pour s'assurer qu'il n'y ait aucune information pouvant leur servir, mais ont aussi dû vérifier ses legs par tous les maléfices imaginables afin de découvrir ce que ça pouvait cacher.
- Ah … si tu le dis. En tout cas j'espère que ça va nous être utile.
Les deux autres acquiescèrent. Soudainement, ils eurent hâte que la semaine finisse. Hélas, n'étant que mercredi, l'attente semblerait interminable.
Toutefois, le soir, Hermione laissa ses amis dans la salle commune pour rejoindre les cachots, le cœur plus léger. Sans doute car ils recevraient bientôt un nouvel élément, utile pour leur quête, mais aussi parce que le mangemort l'effrayait moins.
Lorsqu'il lui ordonna d'entrer, elle eut une envie soudaine de siffloter joyeusement, comme ça, rien que pour le faire enrager. Néanmoins, elle se retint, puisque cela n'arrangerait en rien ses affaires. Sans attendre ses ordres, elle releva ses manches et s'attela à sa tâche avec un léger sourire. Cette attitude étonna un moment le mangemort, bien qu'il cessât vite de s'en préoccuper pour retourner à ses recherches.
Hermione s'avéra plus efficace dans son travail que les jours précédents : elle constatait qu'elle pouvait de plus en plus compter sur ses sens et sur son intuition. Elle rangeait tout sans réfléchir, ou presque, ce qui la surprenait. Finalement, cette punition avait peut-être du bon.
Une fois terminé, elle se signala à Rogue et attendit la question qu'il ne manquerait pas de poser. En effet, il éteignit le feu sous le chaudron et planta ses yeux noirs dans les siens. Ce geste la déstabilisa un peu moins qu'avant, et elle soutint son regard en croisant les bras, déterminée.
- Êtes-vous décidé à dire la vérité ?
- C'est ce que je fais, professeur.
Toujours aussi glacial, il la congédia. Hermione repartit, le cœur aussi léger qu'au début.
Heureusement qu'elle réussissait à trouver des points positifs à cette retenue, car le mangemort restait trop fier pour abandonner, et ainsi reconnaître l'absurdité de sa demande, tandis qu'elle-même, entêtée, ne dénoncerait jamais Harry.
La situation risquait de durer toute l'année.
Du moins s'ils ne vainquaient pas d'ici là, bien sûr.
Voila ! J'espère que vous avez aimé.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, même si vous n'avez pas aimé m'expliquer pourquoi peut m'aider à m'améliorer, ou si vous avez des suggestions pour la suite, que ce soit un gros évènement ou un fait assez anodin, n'hésitez pas. Si ça ce trouve vos déductions seront bonnes ! Et si ce n'est pas ce que j'ai prévu, peut-être pourrais-je m'en inspirer qui sait !
