Titre : Murders 02 ~ Arthur.
Rating :
M.
Pairing :
Aucun.
Warning :
Scène de meurtre, satanisme, sous-entendu de schizophrénie.
Disclaimer :
Arthur est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) :
Arthur/Angleterre.
M/A :
Deuxième essai sur les différentes manières de tuer quelqu'un à travers APH. Techniquement, ça aurait dû être Allemagne, mais j'avais de l'inspiration pour Arthur.

Murders 02 ~ Arthur

Arthur observe son travail, un sourire terrifiant étirant ses fines lèvres d'un rouge trop prononcé pour être normal. La capuche de sa lourde cape de velours ne masque qu'à moitié son visage aux traits d'enfant qui exprime la démence la plus pure.
Devant lui, étendant sur une vieille table de granit sale sur lequel est encore visible des tâches sombres, vestiges de victimes précédentes, se trouve une gamine d'à peine onze ans. Un bâillon lui recouvre la bouche, torturant ainsi leurs extrémités fragiles et rougies. Vêtue d'une simple et courte toge romaine d'une blancheur trop parfaite pour l'acte à venir, ses poignets, ses chevilles, son ventre et sou cou sont ceinturés de cordages dignes d'un vieux loup de mer. Ses cheveux blonds, courts et en désordre, lui donnent un air angélique, tandis que ses grands yeux bruns expriment la terreur la plus folle.
Il s'avance, savourant d'avance ce qui arrivera. Le Seigneur noir a besoin de son âme, il le lui a dit! L'âme d'une très jeune vierge, a-t-il précisé. Et c'est ce qu'Arthur lui offrira.
Avant de poser ses pieds dans le gigantesque pentacle, il s'assure toutefois que tout est là. Les chandelles noires ont été allumées dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Il a fait versé le sang de la fillette, le sien et celui d'un animal sur les points cardinaux, toujours dans le sens inverse...
Il finit par y entrer et se place à hauteur du joli visage de sa jeune victime, qui le fixe, cherchant à voir si ce n'est qu'un jeu.
Mais ce n'est pas un jeu.
Sa voix s'élève, rauque et assurée. Il récite quelque chose, mais elle ne comprend évidemment rien, c'est en langue démoniaque. Arthur quémande la bonté du Seigneur noir, lui demande d'accepter en humble offrande l'âme de cette jeune vierge. Il répète tout cela treize fois, comme il sait qu'il faut le faire…
… sort des tréfonds de sa cape un athamé à la lame ondulante et brillante…
… et l'enfonce d'un coup brusque dans le ventre de la gamine. Celle-ci se cambre, et son bâillon ne peut contenir le hurlement de douleur qui sort des propres fonds de sa gorge. Le sang éclabousse tout, tâchant d'écarlate le blanc de la tunique et le gris de la pierre.
Soudain, elle retombe. Son souffle se fait de plus en plus rare et faible, puis s'arrête. Ses yeux se vident de vie. Sa peau pâlit. Arthur la regarde, sans bouger. Puis, tranquillement, il retire son athamé des entrailles encore chaudes de la petite fille.
« Gloire à Satan… », murmure-t-il, ravi de son œuvre.