Coucou tout le monde !
Alors, je vous avais dit que la publication serait random, donc je ne peux toujours pas vous dire quand arrivera le prochain chapitre, mais même si j'avais tablé sur un par moi, c'est moi qui suis devenue trop impatiente xD D'autant plus que, mes partiels étant finis, je vais avoir plus de temps à priori (et si c'est pas le cas, vous avez le droit de me harceler :p).
Sinon, vos retours m'ont fait super plaisir ! Bon, ça me met la pression maintenant, mais ça fait quand même plaisir ^^
Je ne sais plus si vous aviez corrigé ce chapitre les filles, et je n'en suis plus sûre à propos des suivants non plus, donc partez du principe que vous avez ma reconnaissance éternelle pour tout votre travail (ça m'évite d'avoir à vous le redire :D).
Les réponses aux reviews "anonymes" sont en bas, bonne lecture !
PETIT DRAGON
Chapitre 1
Le silence qui retentit dans la pièce boisée n'avait jamais été aussi lourd. Il enserra le cœur et l'estomac de Draco, les comprimant dans son poing invisible, jusqu'à lui en couper le souffle à force de nervosité. Pourtant, il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne rien laisser transparaître. Epaules toujours droites, torse légèrement en avant, poings serrés le long du corps et jambes ancrées au sol, il fixait encore et toujours les yeux de père qui étaient, comme à leur habitude, vides de toute expression. En d'autres circonstances, il aurait très probablement été très fier de lui-même et de sa manière de dissimuler ses émotions. Mais là, tout ce qu'il ressentait, c'était une terreur sans nom. Il était pétrifié dans l'attente de la réaction de son géniteur, de l'homme qui avait désormais son destin, son avenir entre ses mains.
« Tu QUOI ? »
Draco grimaça. Son père ne criait jamais. Jamais. Il vociférait, insultait, tempêtait, mais le faisait toujours d'une voix calme, mortellement froide, et faisait systématiquement en sorte de contrôler ses émotions. Le jeune homme jeta un regard désespéré à sa mère en quête de soutien, mais cette dernière le fixait simplement, les yeux écarquillés, une main plaquée sur sa bouche entrouverte en une expression de pure horreur, comme si elle pressentait qu'un drame était en train de se produire, et qu'elle ne savait pas de quel côté elle se placerait entre celui de son fils et celui de son époux.
Il poussa un soupir avant de fermer les yeux douloureusement, un air résigné peint sur le visage. Puis, il re-pivota légèrement en direction de son père en se redressant, carrant les épaules dans une vaine tentative pour regagner un peu de fierté. Après tout, le mal était fait, autant assumer et encaisser dignement les conséquences.
« Je suis homosexuel. »
D'aucun aurait dit qu'il ne facilitait pas sa situation en remuant le couteau dans la plaie de la sorte. Seulement, même s'il avait une vague idée de ce que cette information allait lui coûter, il se sentait aussi profondément soulagé. Enfin, enfin il pouvait être lui-même et ne plus se cacher, et ce simple fait valait à lui seul tout l'or du monde. Et ces mots roulaient dans sa bouche, sur sa langue et contre ses dents, leur conférant la valeur, la saveur toute particulière d'un fruit un peu acide ou d'un plat épicé, savoureux tout en étant trop forts pour les papilles, doux et aigres à la fois, délicats et en même temps à la limite du douloureux.
Les yeux gris du patriarche Malfoy prirent la couleur orage des nuages un soir de tempête. Il serra les dents, faisant par la même occasion ressortir les os pourtant déjà taillés au couteau de ses mâchoires, le tout lui conférant l'air féroce d'un animal enragé sur le point de sauter à la gorge de sa future victime. L'air semblait crépiter autour de lui, et Draco était certain que, s'il se rapprochait assez, il pourrait voir ses cheveux se dresser sous l'effet de l'électricité statique qu'il accumulait autour de lui à force de tension. Il reprit finalement, d'une voix aussi glaciale que les pôles, et qui lui était déjà plus habituelle :
« Fort bien. Puisque tel est le cas, je me vois dans l'obligation d'appliquer les mesures qui s'imposent. Heureusement pour nous et pour l'honneur de notre famille, ton frère peut très bien prendre ta place en tant qu'héritier, et assumera d'ailleurs très probablement ce rôle mieux que ce que tu n'aurais jamais pu faire. De fait, à partir de maintenant, tu ne fais plus partie de cette famille. Ce qui signifie que tu ne peux plus bénéficier, ni de la fortune, ni de la notoriété que confèrent le nom de Malfoy. Par ailleurs, concernant ce dernier point, libre à toi de choisir ton nouveau patronyme dans la mesure où tu n'es désormais plus en droit de le porter.
- Lucius ! laissa échapper Narcissa.
Il darda son regard de glace sur elle.
- Vous n'avez pas votre mot à dire dans cette histoire, ma douce (et tout le monde saisit l'ironie de ces mots à la perfection). Je vous avais pourtant prévenue que toute cette clémence et cette attention que vous lui portiez ne pouvaient que porter préjudice à notre famille.
Puis, il continua pour lui-même, comme s'il n'avait jamais été interrompu :
- Il va falloir que nous trouvions un moyen de former rapidement Scorpius aux rudiments de la politique et de l'économie. Heureusement, il a, lui, choisit d'entamer des études correctes et respectables, il sera plus aisé pour lui de comprendre de quoi il retourne lorsque je l'initierai aux particularités du métier. »
L'homme d'affaire qu'était Lucius n'avait jamais réussi à digérer le fait que son fils ainé, son héritier, ait choisi les études de parfumerie comme voie professionnelle. Il n'avait d'ailleurs eu de cesse de lui parler de son propre métier, tentant par tous les moyens à sa disposition de l'y préparer, persuadé qu'il parviendrait tout de même à lui léguer son entreprise en dépit de ses choix déplorables en matière de scolarité.
Il continua à lister ce qu'il avait à faire pour gérer cette situation en se dirigeant vers la sortie de la pièce. Le bruit de la porte se refermant fut comme un coup de couteau dans le cœur de Draco, sonnant le glas de ce qui avait jusque là été sa vie. Il s'affaissa et poussa un soupir de dépit à fendre l'âme.
Sa mère fut plus prompte que lui à réagir. Elle s'approcha, le contourna, se remit en face de lui, s'agita quelque peu dans la pièce avec fébrilité mais sans but précis, avant de se reprendre.
« Bon. Je vais appeler ton oncle Rodolphus, il pourra sans doute t'héberger quelques temps. Il peut bien faire ça pour un membre de sa famille, quand bien même nous ne le soyons que par alliance. »
Rodolphus Lestrange était le frère de Rabastan Lestrange, tous deux hommes d'affaires aux méthodes peu respectables. Il s'était marié il y a une vingtaine d'années à la sœur ainée de Narcissa, Bellatrix Black. Il vivait seul depuis l'internement de son épouse en hôpital psychiatrique peu de temps après leur union, il y avait près de dix-sept ans.
Un frisson parcouru le dos du jeune homme à l'évocation du nom de son oncle. S'il avait bien une certitude, c'était qu'il n'avait absolument aucune envie de partir s'installer chez son oncle, d'autant plus qu'il savait ce dernier être un homophobe de la première heure qui, non content de le renier en le brulant de la tapisserie représentant l'arbre généalogique de la famille comme il était traditionnel de le faire en cas de traitrise aux valeurs familiales (« Toujours Purs », prônait la devise des Black), l'enverrait aussi sec rejoindre son adorable compagne en institut de soin spécialisé.
Comme sa mère un peu plus tôt, et comme il avait l'impression de le faire depuis le début de cette conversation, il redressa les épaules et, lui aussi, reprit le contrôle de ses émotions. En sortant du bureau de celui qui fut, jusqu'à il y a quelques instants, son père, il tomba nez à nez avec Scorpius.
Plus jeune que lui de deux ans, son frère mesurait, en toute honnêteté et au grand désespoir de l'aîné, une petite tête de plus que lui. De loin, les deux jeunes hommes étaient très semblables, presque identiques. Pourtant, en y regardant de plus près, on observait en réalité de nombreuses différences entre eux. En commençant par le haut, on pouvait déjà noter que, là où les cheveux de Draco étaient déjà naturellement ondulés, même s'il s'obstinait à se les plaquer en arrière sur la tête à grands coups de gel, ceux de son frère étaient bien plus bouclés, et d'un blond un peu plus clair que le sien, lui donnant l'air d'un chérubin, de ceux qui figurent sur les icones et les tableaux religieux. Par ailleurs, si la forme du visage, de la bouche et du nez était plus ou moins la même chez l'un comme chez l'autre, Draco avait hérité des yeux de sa mère, quand Scorpius possédait ceux de leur père. Pourtant, lorsque l'on rencontrait Draco, ce n'était pas tellement flagrant. Le bleu-vert de ses yeux se rapprochait en effet très fortement du gris orage caractéristique de Lucius, et ce n'était que lorsqu'on le mettait à côté de son frère ou de son père que l'on se rendait réellement compte de la différence. De plus, Scorpius, plus sportif que son aîné, avait un corps plus développé que celui de ce dernier grâce à une pratique intensive du rugby, sport de gentleman qu'il affectionnait réellement et qui convenait à son paternel également. Il exhalait la virilité, là où Draco était plus fin, longiligne, respirant la grâce et la douceur plus que la force brute. Mais il se dégageait aussi de lui une certaine malignité, une fourberie que l'on ne retrouvait pas chez le benjamin de la famille, et qui lui conférait une aura toute aussi impressionnante que celle de ce dernier, quoique dans un tout autre style. Ils avaient d'ailleurs tous deux appris à exploiter cela à leur avantage.
Cette différence était aussi creusée au niveau de leurs caractères. En effet, contrairement à ce que les apparences et leurs corpulences laissaient penser, ce n'était certainement pas Draco le plus doux des deux. S'il avait appris à se contrôler en public, Scorpius, lorsqu'il relâchait son attention, dégageait une aura pure d'enfant innocent, ou de petit chiot perdu. Il était quelqu'un de profondément gentil, et aimait à penser qu'il pouvait rendre tout le monde heureux autour de lui. Malgré tout, grâce, ou à cause, de son environnement familial, il n'était pas non plus candide au point de se laisser marcher par les pieds, et maniaient tout aussi bien que son ainé la malice, le mensonge et la manipulation. Ces actions lui étaient juste moins naturelles, plus acquises qu'innées. Draco, lui, maniait la fourberie à la perfection et avait par ailleurs élevé cette discipline au rang d'art. Mais son frère s'était toujours acharné à penser qu'il s'agissait plus là d'une carapace confortable construite avec le temps, dans le but de gérer à sa façon le poids de son statut d'héritier Malfoy en parallèle de tous ses secrets qui pesaient sur ses épaules. L'ainé de la fratrie Malfoy n'avait par ailleurs jamais eu de réels amis. Il s'était fait des alliés des enfants d'amis de la famille, notamment à l'internat où ils avaient tous été scolarisés, mais n'avait jamais noué de réels liens affectifs avec eux, outre l'entente cordiale que l'on attendait de leur part en présence des autres. Scorpius se savait d'ailleurs être la seule personne en présence de laquelle Draco se permettait de parler, agir et penser librement.
Les deux frères se regardèrent un instant droit dans les yeux, semblant se transmettre par ce seul biais tout le contenu de leurs émotions et sentiments l'un envers l'autre, se comprenant avec une complicité et une rapidité remarquable, avant que l'ainé ne se reprenne. Il hocha la tête en direction de Scorpius et déclara d'une voix des plus neutre :
« Bonne chance. »
Son cadet lui renvoya une moue mi-amusée, mi-désolée, se contentant de hausser les épaules et de lui serrer le bras. En passant à coté de lui, il noua leurs deux mains ensemble et en profita pour lui souffler dans l'oreille :
« Prends soin de toi, grand frère. Et n'oublie pas de me donner des nouvelles. »
Puis il le lâcha et continua jusqu'à tourner au bout du couloir, dans une attitude digne de ce que l'on attendait de sa part, à savoir d'une neutralité à toute épreuve.
Telle était la relation entre les frères Malfoy : un savant mélange d'amour inconditionnel et de dissimulation maladroite que tous deux avaient appris à développer pour se protéger l'un l'autre du reste du monde.
Draco, lui, continua son chemin en direction de sa chambre d'un pas pressé. Aussitôt l'encadrement de la porte passé et cette dernière close, il se rua sur son téléphone avec une précipitation qui aurait fait frémir sa mère et froncer les sourcils de son père (enfin, s'il pouvait toujours les appeler ainsi), afin de demander de l'aide. Il composa à toute vitesse sur le clavier un numéro qu'il connaissait par cœur, ses pouces dérapant dans la fébrilité du moment et sous l'avalanche d'émotions qui déferlait en lui et qu'il avait grand peine à contenir.
Une fois le numéro correctement composé (et pour lequel il avait finalement dû s'y reprendre à trois fois à cause des tremblements de plus en plus violents qui agitaient ses mains), il porta l'appareil dernier cri à son oreille, dans l'attente interminable que la tonalité cesse pour enfin lui offrir une porte de sortie. Finalement, alors qu'il commençait à perdre espoir et à se décourager, le lourd métronome qu'était devenu son téléphone portable s'interrompit pour laisser la place à une voix basse, grave, un peu caverneuse et effrayante, quoique, dans son cas, douce et rassurante.
« Allô ?
- Professeur Snape ? C'est bien vous ? demanda le jeune homme d'une voix mouillée d'espoir.
- Monsieur Malfoy ? Mais…
- Oh Professeur, si vous saviez comme je suis soulagé ! Je… J'ai besoin de votre aide Professeur, je suis perdu, je…
- Monsieur Malfoy…
- … et moi je ne sais plus quoi faire et…
- Monsieur Malfoy !
- … et j'ai besoin de quelqu'un, et vous êtes le seul à qui…
- Draco ! Ça suffit ! »
L'exclamation et la rudesse de la voix de son ancien professeur de physique-chimie eurent le mérite de calmer les nerfs de Draco et de le faire quelque peu revenir à la raison. Reprenant lentement le contrôle de ses émotions et de sa respiration, le jeune étudiant parvint enfin à se calmer et à retrouver un rythme cardiaque non loin de la normale.
« Bien. Maintenant, expliquez-moi tout. Depuis le début. »
Il ne savait pas pourquoi, mais cette autorité dans la voix de l'homme lui fit un bien fou et acheva de le libérer de son angoisse. Du moins, pour le moment. Il se mit alors à tout raconter, expliquant la situation à celui qui fut autrefois son mentor, en commençant par le mariage arrangé et en terminant par la réaction de son père, sans compter tous les détails comprenant la révélation de son homosexualité à sa famille, son expulsion de la résidence familiale, et la solution inenvisageable proposée par sa mère de l'envoyer dans une branche de la famille encore plus dangereuse pour le jeune homme.
Si l'on pouvait bien concéder une seule qualité à Severus Snape, c'était qu'il savait écouter. Tout au long du récit mouvementé, haché et inégal de son ancien élève, il était resté attentif, ne décrochant pas un seul instant. Et, mine de rien, lorsque l'on racontait quelque chose, que ce soit difficile, touchant, troublant, ou rien de tout cela, avoir quelqu'un pour nous écouter réellement, ça faisait toujours du bien. Enfin, lorsque Draco fut arrivé à la fin du récit de son après-midi pour le moins rocambolesque, il intervint :
« Et donc, vous êtes incertain quant à votre avenir et à ce que vous devez faire, c'est bien cela ?
- Oui, Professeur. Comprenez-moi, je me doute bien que je vous inclus dans une situation qui ne vous regarde en rien, mais vous êtes la seule personne à pouvoir m'aider à l'heure actuelle. Connaitriez-vous un endroit où je pourrais m'installer, ne serait-ce que temporairement, le temps de planifier mon futur et de définir une direction vers laquelle m'orienter ? Je n'ai plus rien, ni nom, ni argent, ni famille. Mes pseudo-amis ne se mouilleront certainement jamais pour moi, encore moins face à mon père et vous le savez, alors je suis pour l'instant à la rue. Je suis même assez certain de n'avoir à l'heure actuelle plus aucun accès à mes comptes bancaires, et tout ce que je possède se résume à un tas de vêtements, quelques bouquins et une cinquantaine de Livres Sterling. Vous comme moi savons que je n'irai pas bien loin avec cela dans une ville comme Londres. »
Le professeur inspira doucement en se pinçant le nez. Il fixa un instant son compagnon qui, assis à ses côtés depuis le début de cette conversation, avait tout entendu et connaissait de fait les tenants et les aboutissants de la situation du jeune homme. C'est d'ailleurs en toute connaissance de cause que ce dernier hocha la tête, donnant ainsi son assentiment pour tout ce que l'aîné de leur couple déciderait. Il savait à quel point Draco était important aux yeux de son homme, et s'en voudrait de le placer dans une situation compromettante et délicate à cause de vieilles rancunes. C'est la raison pour laquelle Severus se traita mentalement et avec énormément d'ironie de masochiste, avant de se rapprocher du combiné pour reprendre le fil de la conversation.
« Draco, vous êtes toujours là ?
- Oui, Professeur.
- Ecoutez, je n'ai pas d'idée d'endroit où vous établir définitivement pour l'instant, mais j'ai peut-être une solution temporaire. Préparez vos affaires, emballez tout, et prenez un taxi, vous allez venir vous installer chez moi pendant quelques temps. Je vous envoie l'adresse par sms.
- C'est vrai ? Oh merci, merci énormément Professeur !
- C'est normal, Draco. Je ne pouvais décemment pas vous laisser dans une telle situation tout en sachant ce que vous avez traversé, ce serait injuste et très maladroit de ma part. Seulement, il faut que vous sachiez que je vis désormais avec quelqu'un. C'est une personne que vous connaissez, et je compte sur vous pour mobiliser tout ce qui vous reste d'éducation pour rester civilisé. Je ne souhaite pas voir ma demeure partir en fumée, et il est hors de question que mon salon ne se transforme en ring de catch, me suis-je bien fait comprendre ?
- Oui, Professeur, je comprends tout à fait. Je vous suis déjà reconnaissant pour tout ce que vous faites pour moi, il serait idiot de ma part de rendre cette situation encore plus inconfortable qu'elle ne l'est déjà. Toutefois, si je puis me permettre, qui est cette personne qui partage désormais votre vie ?
- Plus tard jeune homme. Pour l'instant, dépêchez-vous de préparer vos affaires avant que votre mère, toute pleine de bonnes intentions qu'elle soit, ne vienne pour vous conduire tout droit dans un hôpital psychiatrique sans même en avoir conscience.
- Très bien. Merci encore Professeur.
- A tout à l'heure Draco. »
Aussitôt qu'il eut raccroché, il tapa sa propre adresse à l'intention de son jeune protégé afin qu'il le rejoigne sans encombre. En relevant finalement la tête de son écran, il remarqua que son compagnon se retenait de pouffer de rire, ses yeux verts brillants de malice. N'étant pas en mesure de déterminer si oui ou non il voulait connaître le contenu des pensées de sa moitié, le professeur de physique-chimie choisit finalement de prendre la tangente en dardant ce dernier de son regard de braise.
« Il en va de même pour toi, Pup'. Hors de question que tu ne t'amuses à provoquer ce garçon. Sa situation est déjà suffisamment délicate pour que tu n'aies pas à en rajouter une couche. »
Sa voix, mortellement sérieuse, fit frémir le jeune homme à ses côtés, qui baissa d'ailleurs aussitôt la tête.
« Bien Monsieur.
- Brave garçon. Et maintenant Harry, si tu allais préparer l'arrivée de notre invité ? »
A suivre...
RàR :
Mixou : Mercii ! Et voilà donc la suite attendue ;) Des bisous ! Ty'
Voilààà ! Alors, alors ? Réactions ? :p
J'avoue, j'ai adoré couper à cet endroit précis xD
A bientôt pour la suite !
Des bisous,
Tymara
ps : ayez pitié de moi, je vous ai fait la mise en page de ce chapitre sur mon téléphone xD
