Personnages : Prince of Tennis
Point de vue : Fuji syusuke
Note : J'essaie de rester proche des perso' de POT, notamment leur caractère et tout ça. Ce n'est pas dit que j'y arrive vraiment, ou tout au long de la fic'. Mais par contre, je vais modifier quelques petites choses comme la famille d'Eiji ou autres, pour avoir un peu plus de libertés dans l'écriture de cette fic'.
Ta dernière chance
Chap 2 :
"-Aucune fille.. peut-être... ! Mais un homme... C'est de Kunimitsu, KUNIMITSU dont je te parle. C'EST LUI QUE J'AIME !"
Ma voix a enflé sur les derniers mots, j'ai presque crié. Je n'ose plus relever les yeux et quand je le ferais enfin, c'est pour voir Eiji les yeux grands ouverts, qui ne bouge plus. Il est choqué, et j'ai peur de voir le choc remplacé par l'incompréhension puis le dégout. Je n'arrive toujours pas y croire que j'ai finalement osé le dire. Je le vois enfin ouvrir la bouche, j'ai peur de ce qu'il va dire.
-Je... heu... Ku..Kunimitsu ? Tu l'aimes vraiment ? Tu es... gay ?
Je vois bien que le dernier mot a eu du mal à passer.
-Oui, Eiji, je l'aime. Oui je suis gay. Je comprends que tu ne.. l'acceptes pas. Ce n'est pas normal, hein ?
Un petit rire tremblotant s'échappe de mes lèvres en même temps que des larmes recommencent à rouler sur mes joues. Je vois Eiji me regarder, il est mal à l'aise.
-Syusuke, je... il n'y a pas de normalité ou non. Qu'est-ce que la normalité ? Rentrer dans un joli petit moule ? Et même, aimer un homme ne doit pas te faire honte, et ne changera pas ce que je pense de toi, ni ma façon de me comporter avec toi. Tu as toujours été un ami et tu le resteras. Je suis content que tu m'aies parler de ça, ce qui n'est pas normal, c'est que tu aies dû passer des années à garder ce secret et à te morfondre, tu n'as pu que te faire du mal, il faut savoir parler Syusuke... surtout à ses amis.
-Mais pourtant... tu as l'air mal, là ?
-Ce qui me met mal à l'aise, ce n'est pas tes sentiments ou quoi que ce soit dans ce style, c'est tes larmes Syusuke. C'est la première fois que je te vois pleurer, et je n'aime pas te savoir malheureux. Que vas-tu faire par rapport à Kunimitsu ?
-HEIN ? Par rapport à Kunimitsu ? Mais rien ! Il ne faut surtout pas qu'il le sache ! Je veux au moins garder son amitié...
-Son amitié, je pense que tu la garderas dans tout les cas. Syusuke, être gay n'est pas une honte, et le connaissant je ne pense pas que cela change grand chose. Et puis tu as peut-être tes chances...
-Oui, mais la différence, c'est que je ne suis pas seulement gay, mais amoureux de lui. Tu aurais réagi comment, toi, si c'était toi que j'aimais et que je te l'avais dit, là ?
Il me regarde, choqué. Il baisse les yeux, et je crois bien le voir rougir un peu. Je ne comprends pas sa réaction.
-Syusuke la question n'est pas là.
-Si justement ! Tu vois ça te gène, et c'est évident, dans un amour à sens unique, gay ou hétéro, les relations sont toujours changées, et puis de plus en plus distantes !
-Mais, et si il t'aimait aussi ?
-Ce n'est pas le cas et ça ne le sera jamais. De un, il est hétéro. De deux, même si il était gay, ou au pire bi, il n'y strictement rien dans son comportement qui puisse laisser penser que j'aurais la moindre chance !
-Moi, je pense qu'au contraire son comportement est différent avec toi. Tu es la personne la plus proche de lui, et tu le sais. Lorsqu'il a eu des problèmes avec son coude, c'était vers toi qu'il s'était tourné, et chaque fois qu'il a besoin de quelqu'un, c'est toujours vers toi qu'il se tourne, alors on ne sait jamais.
Je n'ai pas envie de débattre pendant des heures pour savoir si j'ai une malheureuse petite chance de sortir avec lui. Ça ne me fera que du mal et avoir des faux espoirs, aussi je termine mon verre, puis me lève.
-Bon, on verra plus tard. Eiji, merci d'avoir été là et...
-Oui, tu pourras toujours en parler avec moi.
Il termina ma phrase avec un sourire. Nous sortons du café, et rentrons chez nous silencieusement. Arrivé au croisement, où nous nous séparons, je n'en ai pas envie, je ne veux pas être seul ce soir. Je le regarde, hésite et puis me lance.
-Eiji ! Est-ce que heu... tu veux venir dormir chez moi, ce soir ? Je n'ai pas envie d'être seul là, et
Il me coupe avec un grand sourire.
-Oui ! Et surtout, ne te justifie pas. Et puis je suis content qu'on se rapproche.
Nous appelons donc nos parents qui acceptent. Il me dit aller chez lui récupérer des affaires. Il refuse que je l'accompagne. Eiji ne parle jamais de sa famille alors je ne sais rien sur elle. il me rejoint dix minutes après, j'ai tenu à l'attendre sur place. Il est allé vraiment vite, mais sachant qu'il ne répondra pas, et ne voulant pas créer une tension je ne demande rien.
Arrivé chez moi, nous allons saluer mes parents, qui sont tout deux dans le salon. Eiji est un peu gêné, au final c'est la première fois qu'il vient chez moi, bien qu'il ait déjà rencontrer mes parents par rapport au club et tout. Je souris devant son léger malaise.
-Yop, p'pa, m'man.
-Bonsoir madame, bonjour monsieur.
-Bonsoir Eiji. Appelle moi par mon prénom, Yoshiko.
Ma mère le regarde avec un sourire en disant ça, elle est heureuse que je ramène enfin des gens à la maison. C'est pour ça qu'elle a accepté tout de suite, aussi.
-Bonsoir, pas de monsieur non plus. Je suis Tankyuu.
Ma mère reprend la parole, en me regardant, elle est un peu gênée.
-Syusuke, je pensais faire dormir Eiji dans la chambre de Yumiko, mais elle a appelée, elle dort ici ce soir. Et comme nous sommes vendredi soir, Yuuta est là aussi...
Yuuta, mon petit frère est dans un lycée en internat, il ne voulait pas être dans le même lycée que moi. Mais il rentre presque tout les week-end. Je n'avais pas pensé à ça, en invitant Eiji. Ce dernier est de plus en plus gêné, d'ailleurs.
-Heu.. je peux rentrer chez moi si c'est plus pratique...
Ma mère le regarde surprise.
-Hein ? Non, ne t'inquiètes pas. Syusuke a un grand lit, vous pouvez dormir à deux dedans. Enfin si ça te va ?
Eiji la regarde avec un grand sourire.
-Oui, moi ça me va ! Et toi Syusuke ?
-Pas de problème.
Je souris, mais je ne comprends pas. En théorie, ça devrait plutôt le gêné de dormir dans le même lit qu'un gay, non ? Bah.. il doit me faire confiance. Je ne sais pas si il a raison. Je me surprends moi même avec mes pensées. Je suis presque en train de penser à sauter sur Eiji, alors qu'on vient de parler pendant une heure du fait que je suis amoureux de Kunimitsu. Mais qu'est-ce qu'il se passe dans ma tête ? Enfin, bon, il faut avouer qu'il est beau Eiji avec ses cheveux mi longs, un peu en batailles de couleur auburn, et d'immenses yeux d'un beau bleu. Il est un peu plus grand que moi, de quelques centimètres (Enfin je ne suis pas vraiment une référence au niveau de la taille avec mon mètre soixante sept). Il est fin, avec les muscles légèrement dessinés. Je pose mon regard sur sa bouche, tout le temps en train de sourire, il a une bouche bien dessinée, aux lèvres pleines. Oui, je n'avais jamais vraiment fait attention, mais Eiji est superbe.
Nous montons donc poser nos affaires, dans ma chambre. Eiji s'arrête sur le seuil de la porte, et regarde partout, analysant la déco', j'ai l'impression. Ma chambre est assez simple, dans les tons bleu et gris, quelques posters de tennis, un bureau blanc, la canapé face à ma télé, et mon lit deux places. Plus quelques étagères ou armoires, et on en a fait le tour. Je m'assois sur mon lit, et il me rejoint rapidement. Je ne sais pas quoi dire, et ce silence, que d'habitude j'aime, me paraît oppressant en cet instant. Eiji finit par le rompre.
-Syusuke, on sort ce soir ?
-Hein ? Tu veux aller faire quoi ?
-Toi alors... On va en boite !
Il me regarde avec un grand sourire, un peu taquin. En boite ? Je n'y suis jamais allé, ça ne me tente pas du tout ce genre de sorties, habituellement. Je ne sais pas quoi lui dire. Eiji voit bien que je ne suis pas franchement emballé par cette idée. Il renchérit donc.
-Alleeeez, ça te fera du bien, tu penses sans arrêt à Kunimitsu et tu te fais du mal plus qu'autre chose. Je comprends que tu l'aimes, et je comprends que cet amour à sens unique soit dur à vivre tout les jours mais... il faut savoir t'amuser aussi !
-Je.. oui, peut-être que tu as raison.
-Hein ? Peut-être ? Évidemment que j'ai raison. C'est décidé ce soir on va se faire plaisir ! Enfin.. si tes parents sont d'accord, aussi.
-Bah... viens on va leur demander.
Je ne suis pas extrêmement enthousiaste, et Eiji le sent. Mais je ne veux pas le décevoir, et puis malgré tout il a peut-être raison. Nous redescendons donc, et je vois ma mère dans la cuisine.
-M'man ! Heu.. on voudrait sortir, avec Eiji, ce soir. Tu.. serais d'accord ?
-Sortir ? Vous voulez faire quoi ?
-Aller en boite.
Ma mère me regarde. elle est complétement choquée. En même temps, je la comprends. Son introverti de fils, qui n'a jamais eu dans sa vie que le tennis et le lycée, sortir en boite, comme ça ? Je sais qu'elle ne me dira pas non. Elle a envie que je fasse d'autres choses un peu.
-Heu... oui, oui bien sur. Faites attention quand même, et si il y a un problème n'hésite pas à nous appeler ton père ou moi.
-Oui, m'man, merci.
Je lui souris, et elle nous dit d'aller nous installer à table. Nous mangeons donc, puis le repas terminé, montons dans ma chambre pour nous préparer à sortir. Alors que j'enfile un de mes jeans habituels, Eiji attrape quelque chose dans mon armoire en poussant une exclamation étonnée.
-Hé ! Syusuke, ce jean, pourquoi tu le mets pas ?
Je le regarde un peu gêné. Il tient dans ses mains, un slim blanc que j'avais acheté sur un coup de tête. Je l'aime bien, mais j'ai peur que ce jean soit trop.. enfin voilà quoi.
-Je.. il est bien celui que je porte là !
-Nan ! Il est trop... basique ! Vas y mets le !
Je me résigne et enfile ce slim. Il est vraiment.. très serré. Il me moule vraiment. Je suis torse nu, avec juste ce slim. J'entends Eiji siffler entre ses dents.
-... !
Il a la bouche ouverte, et ne dit rien. Je rougis, il doit trouver ça horrible.
-Eiji, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-...Tu sais que t'es vraiment superbe ?
-Hein ?
-Ben oui. Ce slim te fait un de ces culs ! Pis t'as de très belles jambes aussi.
Je suis un peu choqué. Eiji me trouve beau ? Je sais que je ne suis pas laid, non plus. Mais quand même... Je concentre mon regard sur le miroir en face de moi. Des cheveux mi longs châtain. Des yeux bleu. Pas très grand, fin, presque trop fin, bien que l'on voit mes muscles légèrement dessinés. J'enfile donc un t-shirt noir, assez moulant, avec un col en V, puis me retourne vers Eiji.
-Heu.. dis moi... ça fait pas trop.. gay, enfin efféminé, quand même ?
Il me regarde, les yeux grands ouverts. Il semble choqué que je lui ai posé cette question.
-Syusukeee ! Raaah, ça fait pas efféminé, non ! C'est pas comme si tu te pointais avec des talons aiguilles et des résilles, bordel ! T'es sexy, vraiment, et crois moi t'en auras la preuve bientôt.
Je n'ose rien répondre, je hoche la tête, puis le regarde se changer à son tour. Il enfile un slim, lui aussi. Ça m'étonne je ne pensais qu'il portait des jeans comme ça ! Un slim noir, qui le moule vraiment.. heu beaucoup. En le voyant comme ça et torse nu, je ne peux m'empêcher de le dévorer du regard, et je sens une certaine chaleur s'installer dans mon bas-ventre. Je rougis et baisse la tête. Lorsque je la relève, je vois qu'il a mis une chemise blanche toute simple. Mais whaou ! Il est vraiment classe comme ça et très... sexy. Il me regarde avec un petit sourire.
-Alors, ça me va ?
-...
-Sinon je me change hein !
-Baka ! Comment oses-tu me dire que je suis sexy ?
-Hein ? Mais c'est le cas !
-Pas plus que toi en tout cas.
Je souris, en lui faisant un clin d'œil. Je m'attendais à ce qu'il sourie aussi, mais je le vois rougir et détourner le regard. Je ne comprends pas, mais ne préfère pas m'attarder là dessus pour ne pas augmenter sa gêne, peu importe laquelle c'est. Nous descendons donc. Je dis à mes parents que nous y allons, et nous sortons dans l'air un peu frais, d'un début de printemps. Nous pouvons y aller à pied ce n'est pas loin. Je laisse Eiji me guider, n'ayant pas la moindre idée d'où se trouve cette boite. Et d'un seul coup, je pense à quelque chose. Je m'arrête.
-Eiji ! Mais.. on est pas majeur, on va pas pouvoir rentrer !
Il me regarde étonné, et explose de rire. il se moque de moi ? Sa réaction me vexe, et quand il le voit, il essaie de reprendre son sérieux. Au bout d'une ou deux minutes, il y arrive et me répond.
-Syusuke, heureusement que t'es avec moi. Si t'y penses que maintenant... ça t'as pas fait tilter tout à l'heure ?
-Ben, je n'y ai pas pensé sur le coup. Mais, du coup tu te moquais de moi, tu n'avais pas vraiment l'intention d'aller en boite ?
-Bien sur que si, baka ! Je connais le videur de cette boite, on va pouvoir rentrer sans problème.
-Aaaaah. D'accord.
Je suis toujours un peu vexé par sa réaction, mais le suit rassuré. Nous arrivons enfin devant un bâtiment où il s'arrête et pousse la porte pour rentrer. En effet le videur en voyant Eiji, n'a rien dit, mais il a même eu l'air... impressionné, ou je ne sais comment dire. C'est comme si Eiji était au dessus de lui. En entrant dans la boite, je vois beaucoup d'hommes et assez peu de femmes quand même. Je regarde Eiji étonné, en oubliant la réaction du videur.
-C'est une boite gay ?
-Ah ? Oui, enfin disons, qu'elle est mixte mais plus fréquenté par des gays...
-Et tu vas dans cette boite, souvent ? Et comment tu connais le videur dans ce cas ?
Je me pose tout un tas de questions. Je ne comprends plus rien là. Eiji me regarde tout à coup d'un air très sérieux, comme il est rare de le voir.
-Je suis gay, Syusuke !
Là... j'ai besoin de m'asseoir. Il le comprend et me soutient en me posant sur un fauteuil, qui n'était pas loin derrière nous.
-Je... Tu...Heu... ?
-Tu as très bien entendu. Je suis gay.
-Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ? Tu ne me fais pas confiance à ce point ?
-Syusuke, si j'avais vraiment voulu que tu ne sois pas au courant tu crois vraiment que je t'aurais emmené ici ?
Je doit bien admettre qu'il a raison. En m'amenant ici, c'était à peu près sur que je l'apprenne. surtout si il vient assez souvent, comme je le pense.
-Non, en effet. Mais...
-Honnêtement, je ne sais pas vraiment pourquoi je ne te l'ai pas dit avant. Mais je... n'y arrivais pas. Tu sais ça fait des années que je sais que je suis gay, et personne, au lycée n'est au courant pas même Shuishiro. Et si je l'assume en dehors... quand je suis ici par exemple, pas avec mes amis proches. Tu es le premier à le savoir, de Seigaku, de ma famille... Et ça n'a pas été facile à dire, quand même.
-... Oui. Je comprends.
Il me regarde avec un petit sourire et me propose.
-On va danser, on est pas venu là pour discuter, on pourra le faire plus tard !
Il me tend la main, que j'attrape et je le suis. Arrivé sur la piste, la musique est forte, mais ça ne me déplait pas. Pris dans les basses qui résonnent dans ma tête, je pars dans un autre monde. Eiji est là devant moi à se déhancher, et bien ! Il sait bouger son corps de façon envoutante. Je décide de tout oublier et de me laisser vraiment aller, pour une fois. Je me mets à bouger, en accord avec la musique. Mes mains se posent, seules j'ai presque l'impression, sur les hanches d'Eiji. Il se retourne vers moi, choqué, que ce soit moi, je crois. Je lui adresse un sourire mutin, et me resserre un peu contre lui. Ses fesses frottent contre mon entre-jambe à chaque mouvement, et je sens cette chaleur dans mon ventre revenir. Nous bougeons en accord l'un avec l'autre, sur la musique. Je ne sais plus ce que je fais. Il se retourne, pose une main au creux de mes reins. Je lève la tête vers lui, je le vois s'approcher doucement...
A suivre !
