AVERTISSEMENT: Rien ne m'appartient. J'ai retrouvé dans un coin sombre de ma chambre des vieux "Chair de Poule", des romans très rapides à lire et qui mettent souvent en scène quelque chose de RELATIVEMENT effrayant. J'en ai relu un au pif, et au fur et à mesure que je suivais l'histoire, je me suis rendue compte à quel point tout concordait si on changeait les personnages…du coup, j'ai fait quelques remakes complets de certaines histoires (en changeant quelques trucs pour ne pas que ça devienne profondément lourd…u_u), en modifiant les personnages et certains passages du roman, ou en en supprimant d'autres. J'ai réécrit le scénario à ma façon, sans rien faire d'autre.

SCENARIO ORIGINAL + TITRE: R.L Stine

Les personnages de Fruits Basket appartiennent à Natsuki Takaya.

Réécriture + remake: Moi! =3

C'est parti! Tohru est la narratrice. owo

Akito est un homme, dans cette fic.

Voici donc le second chapitre presque immédiatement après la postitution (Bweuheuheu, il faudrait insistir sur l'apprendage du français…) du premier. Il faut bien avouer que les chapitres sont très courts! Il y en aura 5 en tout. Faites-moi savoir ce que vous en pensez! =3 Et n'oubliez pas, ceci est un vieille fic, que j'avais écrite aux alentours de 12 ans! Donc soyez indulgents. TwT

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-Ne vous énervez pas, Monsieur Akito…plaidai-je, ne sachant que trop bien ce qui allait suivre. Nous nous sommes simplement trompés d'endroit...

Le jeune homme aux cheveux noirs se tourna brusquement vers moi :

-Ah! Et toi alors ! Je croyais que tu connaissais le chemin ! C'est à TOI de nous tirer de ce pétrin ! fit-il d'un air menaçant.

-Eh bien...nous...nous aurions dû laisser des marques sur les arbres, pour retrouver notre chemin...

-ET C'EST SEULEMENT MAINTENANT QUE TU LE DIS ? TU VAS...hurla-t-il en ramassant un bâton.

-AKITO, CALME-TOI !

Yuki respira profondément et eut un geste apaisant à mon adresse, puis jeta un coup d'œil sur le bout de bois que tenais Akito. Dès l'instant où il s'en était emparé, une mousse jaune s'était répandue sur sa main. Son odeur aigre me prit à la gorge, et le jeune homme jeta le bâton au loin en jurant. Agacé, il frotta sa main sur son pantalon noir, mais la tache jaune refusa de partir de sa peau.

« C'est bizarre, pensai-je. Ca ne me plaît pas. »

Je commençais à m'inquiéter sérieusement. A cause de cette marque indélébile, et parce qu'aucun de nous trois n'avait d'idée sur l'endroit où nous étions !

-E...essayons de suivre le courant, proposai-je d'une voix à peine audible.

Nous quittâmes la clairière et retournâmes vers le sentier qui longeait la berge, Akito jetant de fréquents coups d'œil à l'étrange tache, comme si elle pouvait s'enlever par la seule force de son regard. A intervalles réguliers, nous appelions les autres membres de la famille. Mais jamais personne ne nous répondait.

Le soleil descendait à l'horizon, et il faisait de plus en plus frais. A la vue des poissons argentés qui sautaient hors de l'eau noire et boueuse, nos cœurs s'apaisèrent quelque peu et notre rythme cardiaque reprit un battement plus ou moins régulier. Cette atmosphère devenait angoissante ! Avancions-nous vraiment dans la bonne direction ?

-C'est bizarre, dit alors Yuki, nerveux. Je n'avais pas remarqué cette plante près de notre campement.

Il indiquait de larges feuilles qui s'ouvraient pour former des ombrelle empilées les unes sur les autres. La présence de cette végétation m'intriguait tout autant que lui.

J'allais l'en informer quand un son étrange retentit, tout près de nous.

-Ce sont les autres ! s'exclama Akito, se désintéressant de la tache jaune qui l'obsédait tant.

Sans plus attendre, nous courûmes vers l'étroit sentier et débouchâmes sur un espace dégagé. C'était une vaste prairie qui aurait pu abriter une centaine de tentes. Mais il n'y avait personne !

Mon cœur s'emballa à nouveau, et Yuki était si proche de moi que je crus aussi entendre le sien cogner dans sa poitrine.

-P...pourquoi tout est tellement grand, ici ? fit Akito d'une voix affaiblie par la peur.

Le champ était entouré d'arbres géants et étranges. Les branches faisaient des angles parfaitement droits avec le tronc, et elles formaient des escaliers végétaux qui montaient jusqu'aux cimes ; elles étaient également recouvertes d'une mousse rouge et supportaient des grappes jaunes qui se balançaient dans le vide.

Je sentis mon estomac se nouer.

Où étaient les autres ?

Par inadvertance, la main d'Akito frôla la mousse. Sa paume, déjà tachée de jaune, se retrouva immédiatement barrée de rouge. Je levais les yeux, et quelque chose se mit à bouger dans l'arbre.

-Attention ! hurlai-je.

Un animal tout à fait incroyable sauta d'une branche et atterrit à mes pieds. Il ressemblait à un grand écureuil. Il était tout noir, à l'exception d'un rond blanc entourant l'un de ses yeux gris pâles, énormes et sans pupilles. Il avait deux dents semblables à celles d'un castor, qui paraissaient extrêmement tranchantes. Il me dévisagea une fraction de seconde, puis, apeuré, fila comme l'éclair.

-Drôle de bête...commenta Akito, peu rassuré. Qu'est-ce que c'était ?

Je n'eus pas le temps de répondre. La terre se mit à trembler.

-Vous avez senti ? demanda Yuki.

-C'est Kyo ! m'écriai-je, toute prête à courir en direction du tremblement.

-Non, ce n'est pas lui, fit Akito. Il a beau être fort, jamais il n'aurait pu faire vibrer le sol comme ça.

Soudain, des grognements et des rugissements retentirent. Ils étaient si proches qu'ils me glacèrent le sang, et je sentis une sueur froide couler le long de mon dos. Des branches volèrent dans tous les sens.

Figés sur place, impuissants, nous vîmes une bête surgir de la forêt et pénétrer dans la clairière.

Sa tête pointue et étroite était plantée sur un très long cou. Ses yeux brillaient comme deux morceaux d'ambre ternis. Son corps tout entier était recouvert de poils bleus et sa longue queue frappait l'herbe d'un mouvement régulier.

Dans un frisson de dégoût et d'horreur, nous nous recroquevillâmes dans l'herbe, le souffle coupé, le cœur n'assenant plus dans nos poitrines qu'un coup toutes les dix secondes.

La chose ne semblait pas nous avoir repérés. Quand elle s'approcha de nous, j'en eus le souffle coupé. Je pouvais distinguer son museau, dont les larges narines remuaient d'une façon répugnante. Avait-elle senti notre présence ? En tout cas, une chose était certaine : elle nous cherchait.

Yuki s'agrippa à la manche d'Akito, mais ce dernier ne chercha pas à le repousser. Il était tétanisé.

La bête ouvrit la bouche, montrant une double rangée de dents jaunes et acérées. Un croc démesuré pendait jusqu'à son menton. Elle se mit à décrire de grands cercles, lentement, consciencieusement, tout en reniflant le sol. Les morceaux de chair bleuie qui semblaient lui servir d'oreilles s'agitaient en tous sens.

Je n'arrivais plus à parler, ni à penser, et il semblait que la même paralysie s'était emparé de mes compagnons.

Soudain, le monstre dirigea son regard sans pupilles vers moi.

Il nous avait découverts !

Sans quitter la créature des yeux, je reculais précipitamment, me mettant à couvert sous une plante qui ressemblait à s'y méprendre à un énorme chou. Akito et Yuki firent de même, toujours accrochés l'un à l'autre.

De l'autre côté de la clairière, on voyait la bête. Elle humait l'air, les narines dilatées, et respirait fort. Elle regardait toujours de notre côté. Puis, lentement, elle se remit à marcher de long en large, le sol tremblant à chacun de ses pas.

Sans que l'on ait pu le prévoir, le monstre changea brusquement de direction.

« Ouf, pensai-je en me mordant la lèvre inférieure. Il ne nous a pas aperçus. »

Tout à coup, il poussa un cri guttural, puis repartit dans la forêt.

Soulagés, nous nous apprêtâmes à nous relever, mais un autre tremblement, plus fort cette fois-ci, fait vibrer le sol.

Non ! Il revenait !

L'énorme tête du monstre se dandinait entre les arbres. Nous reprîmes immédiatement notre place sous le chou.

-Il...il faut partir d'ici...murmura Akito d'une voix étranglée par la terreur. Il est revenu pour nous chercher, et il va finir par nous trouver.

-O...oui...articulai-je difficilement. Co...comment va-t-on faire ?

Yuki ne disait rien. Il avait peur, mais tentait de ne pas le montrer. Il se mit à genoux, lâchant le bras d'Akito qu'il tenait jusqu'à présent contre lui. Il se baissa et ramassa un fruit qui ressemblait à un ananas :

-Ecoutez, je vais le lancer le plus loin possible. Le monstre va tourner la tête pour voir d'où vient le bruit, et pendant ce temps, on filera de l'autre côté.

-Et s'il nous voit ? Si il nous poursuit ? Tu y as pensé, à ça ? Je...

-Il faut essayer, Akito ! On a pas d'autre choix ! Soit on essaie, soit on reste ici et on meurt ! A toi de choisir !

Akito fut étonné par le ton autoritaire de Yuki, mais baissa la tête d'un air désemparé.

-Et puis, il ne pourra pas nous suivre, il est trop lourd.

Je sentais qu'il bluffait. Le jeune chef de famille aussi, j'en étais sûre. Yuki faisait certainement tout pour ne pas montrer la peur qui s'était emparée de lui. Ni moi ni Akito ne fîmes de commentaire. Comment le pouvions-nous? Pourtant, le jeune homme aux cheveux argentés écarta lentement les feuilles du chou gigantesque pour jeter un coup d'œil au-dessus des broussailles. Je vis alors la bête toute proche, humant l'air. C'était le moment ! Il fallait qu'il le lance immédiatement, ou nous étions perdus.

-Attends, crétin !

Akito retint à temps le bras de Yuki. Je demeurai glacée d'horreur en voyant ce qui avait provoqué sa réaction. Un autre monstre avait pénétré dans la clairière !

Et puis un autre ! Et encore un autre ! Il en venait de partout, rendant notre fuite impossible.

-Regardez, fit Akito, les yeux exorbités. Il y en a au moins deux douzaines !

Un grand monstre au cou nu se plaça au centre de la clairière et poussa un râle effrayant. Puis il commença...un discours !

Ce devait être le chef. Le groupe approuvait de la tête ou faisait des commentaires. Ils paraissaient très bien se comprendre. Ce que nous prenions pour des grognements était en fait un vrai langage.

Lorsque le chef eut terminé de parler, ils retournèrent vers la forêt. Ils se faufilèrent entre les arbres, arrachant des branches et des feuilles sur leur passage, leurs pas faisant trembler la terre. En quelques instants, la clairière fut de nouveau vide.

Je me relevai lentement pour scruter les bois qui entouraient la clairière. Où s'étaient-ils cachés ?

Leurs grognements étaient maintenant à peine perspectibles. La terre ne tremblait plus. Ils devaient être loin.

Une rafale de vent frais siffla entre les arbres, faisant s'entrechoquer les fruits accrochés aux branches. Cette musique sinistre me donna des frissons.

-Partons d'ici !

-Attendez, Akito-san ! fit-je en le retenant par la main.

Ma paume se couvrit immédiatement des couleurs imprimées sur la sienne, mais je ne m'en souciait pas puisqu'il était impossible de les enlever.

-Quoi ? fit-il en se dégageant d'un air agacé.

-Ils sont encore trop près ! Ils risquent de nous entendre !

-Bien sûr ! siffla-t-il, méprisant. Mais je refuse de rester une seconde de plus ici ! Si vous tenez absolument à vous faire dévorer lorsqu'ils reviendront, et bien, restez donc là ! Pauvres crétins !

Sur ces mots, le jeune homme courut aussi vite qu'il le pouvait vers la forêt toute proche, sans un seul regard en arrière.

Une fraction de seconde après que le jeune Dieu eut disparu sous l'ombre des arbres, la clairière se remit à trembler, nous empêchant de le suivre. Les créatures étaient revenues !

-Oh non...ce n'est pas vrai...chuchotai-je en sanglotant presque, toujours debout aux côtés de Yuki.

Elles s'avançaient entre les arbres de leur pas lourd. Quatre surgirent derrière nous, cinq à notre gauche, trois à droite...

La plus grande bête leva sa patte velue et nous désigna. Les autres se mirent à grogner et à crier de joie.

-Ca y est...ils nous ont vus...fit Yuki.

-Yuki-kun ! murmurai-je, les yeux emplis de terreur.

Il saisit ma main et la tint serrée dans la sienne. Les monstres se rapprochaient pour nous encercler. Impossible de nous échapper ! Nous étions perdus !

-Ca y est, ils vont nous avoir, répéta Yuki en serrant un peu plus ma main, ne pouvant me prendre dans ses bras. Ils ont peut-être même déjà attrapé Akito.

J'étais paralysée, incapable de prononcer le moindre mot. Mes forces m'avaient abandonnée, la peur semblait couler le long de mon visage et me piquait affreusement les yeux. Impossible de l'essuyer, elle avait engourdi aussi mes doigts, les gelant presque.

Le monstre au cou nu, celui qui semblait être le chef, s'arrêta à quelques mètres de nous. Yuki se mit immédiatement devant moi, serrant toujours ma main. Je regardais néanmoins par-dessus son épaule, trouvant enfin le courage de le dévisager. Son ventre et sa large poitrine étaient couverts de fourrure dans laquelle se promenaient des insectes noirs et brillants. Jamais le monde n'aurait pu engendrer à nouveau une telle engeance.

Tout en me fixant de ses yeux verts et impitoyables, il ouvrit la bouche, découvrant ses longs crocs aiguisés. Il prit une mine cruelle et leva une patte, prêt à frapper. Yuki se crispa, fermant les yeux, attendant le coup, sans pour autant bouger de sa place. J'étais si prêt de lui que je sentais son cœur battre. Ou alors c'était le mien qui s'emballait !

Tout en grognant, la créature esquissa un mouvement. Elle allait en finir !

Non, elle tapa sur l'épaule de Yuki si violemment qu'il tomba en avant, lâchant ma main. La bête regarda Yuki avec un rictus mauvais :

-On va jouer, dit-elle d'une voix d'outre-tombe. Et c'est toi qui commence.

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Auteur: Naaaaaaoooon, Akitooo! Ne t'en vas pas! #ZBAF#

Bwahaha, c'est tout pour le moment! A bientôt pour la suite! 3