Auteur : Alita 19

Dislaimer : les personnages appartiennent à JK Rowling sauf quelques uns qui sont de moi.

Rating R

Pairing HP/DM

Note de l'auteur : voilà un chapitre un peu plus long que le premier.J'espère qu'il va vous plaire. Le prochain chapitre sera certainement très interressant, j'ai déjà quelques idées. Par contre il faudra que vous attendiez jusqu'au 15 janvier, je ne serais pas chez jusque là… désolé. Bon , et bien, bonne lecture à tous.

Chapitre number two : Des souvenirs douloureux

Harry attendit sur son lit que les autres se réveillent pour ouvrir ses rideaux. Personne ne se doutait qu'il ne passait pas ses nuits dans le dortoir et c'était mieux ainsi. Ils ne comprendraient pas ou alors essayeraient de le réconforter, ce qu'il ne voulait absolument pas. Les cinq amis se préparèrent dans le chahut le plus complet, comme tous les matins, et Harry ne faisait pas bande à part. Il se sentait seul, mais il fallait donner le change devant tous.

Ils descendirent dans la salle commune où les attendaient Hermionne.

- Bonjour, 'mionne.

- Bonjour, Ron. Bonjour, Harry.

Le rituel une fois terminé, ils partirent ensemble manger.

Harry entra dans la Grande Salle derrière ses deux amis. Ron regarda triomphant les élèves déjà arrivés. Depuis qu'Harry avait à nouveau survécue au mage noir, Ron se sentait fier et avait raconté à qui voulait l'entendre qu'il avait soutenu le survivant durant toute sa convalescence. Harry ne disait rien et voyait Ron profiter de sa victoire. A Poudlard, plus personne ne se moquait du rouquin et tous le respectaient. Sa vie sentimentale était également au plus haut, faisant une nouvelle conquête toutes les semaines.

Harry suivit ses deux amis jusqu'à leur place habituelle, les yeux dans le vide. Il sentait autour de lui l'envie de ses camarades, les filles lui tournaient autour comme des lionnes autour de leur proie ; les garçons, eux, tentaient par tous les moyens de faire partie de son entourage. Il en avait été touché au début, mais il s'était vite aperçu que tout était faux.

C'est à partir de ce moment que ça avait commencé : il était devenu solitaire, indépendant de ses amis. Il restait abordable et ni ses camarades, ni ses profs n'avaient à se plaindre de lui, de son comportement. Mais il ne se laissait plus marcher sur les pieds.

Au moment d'aller en cours, Harry laissa ses deux amis sous le prétexte qu'il avait oublié un livre au dortoir. Il fallait qu'il sache pour Malfoy. Il e savait absolument pas ce qui lui avait pris de le tirer comme ça en courant et cela était très surprenant voire improbable. De plus, aucune explication possible ne s'imposait à l'esprit d'Harry.

Il attendit Drago au détour d'un couloir et l'aperçu bientôt arriver vers lui, escorté de ses deux gardes du corps, Crabbe et Goyle.

- Tiens, tiens. Potter, dit-il de sa voix traînante.

- Malfoy, répondit-il sur le même ton. Je voudrais te parler… en privé.

- Et moi, je ne veux pas. Tu peux parfaitement parler devant eux, continua-t-il en désignant ses acolytes.

- Très bien, répondit Harry sur un ton de défis. Que faisais-tu dans les couloirs cette nuit ? Et qu'est-ce qui t'a pris de m'entraîner comme ça ???

Harry avait élevé la voix. Il n'y avait pas pensé jusque là mais à présent il se demandait de quel droit Malfoy lui avait ainsi prit la main.

A sa plus grande surprise, Drago éclata de rire. Il s'attendait à ce qu'il soit gêné, peut-être furieux. Mais non, il rigolait. Et les deux autres abrutis ricanaient derrière, sans même savoir pourquoi.

- Potter, arrêtes de prendre tes rêves pour des réalités. Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler. Je savais bien que tu n'étais pas très intelligent, mais de là à penser que tu étais fou… ?

Puis il se tourna vers ses deux idiots de service.

- Allons-y, nous allons être en retard.

Crabbe et Goyle passèrent devant Harry, toujours ricanant. Mais lorsque Drago leur emboîta le pas, il jeta un coup d'œil à Harry. Celui-ci avait la tête baissée.

« Et toi, petit Potter ? Que faisais-tu cette nuit là ? »

Harry releva la tête et Drago lui jeta un regard plein de mépris. Harry le lui rendit bien et il se dit que Potter ne comprendrait jamais rien.

Harry regarda Drago s'en aller, droit et sûr de lui. Avait-il rêvé ? Ne s'était-il donc rien passé cette nuit ? Il n'y croyait pas mais après tout, depuis quelques temps il ne faisait plus confiance à la nuit. Il était déstabilisé du fait de l'attaque qu'il avait subi et peut-être avait-il halluciné cette rencontre inattendue.

La journée se passa comme toutes les autres. Harry s'était fait une raison. Ce qu'il avait cru voir la nuit passée n'avait jamais existé ailleurs que dans son imagination.

Il avait été impatient durant toute l'après-midi : il avait rendez-vous avec madame Pomfresh le soir même. Elle avait enfin fini la potion qui lui redonnerait une bonne vue. Cela avait duré deux mois. Dès la rentrée, il l'avait demandé à Dumbledore. Celui-ci n'avait pas pu le lui refuser, après ce qu'il venait de vivre.

Dès la fin des cours, Harry se précipita donc à l'infirmerie. Ron et Hermionne avaient tenu à l'accompagner. Ron avait fait une crise lorsque le directeur avait refusé que Pomfresh lui fasse une potion pour faire disparaître la tâche de naissance qu'il avait sur le nez et s'il accompagnait Harry aujourd'hui, ce n'était que pour pouvoir insister à nouveau auprès de Dumbledore.

Quant à Hermionne, Harry était persuadé qu'elle venait pour rester avec Ron. Il avait remarqué l'année dernière qu'elle tenait beaucoup au petit roux. Mais elle avait l'air de souffrir de son nouveau comportement. Harry la voyait chaque jour tenter de raisonner l'homme que, semblait-il, elle aimait. Il était désolé de ne pouvoir l'aider ; Ron ne l'écoutait plus et était en plus devenu extrêmement susceptible. Harry ne tenait pas à risquer de se fâcher avec lui, et plus encore de fâcher Ron avec Hermionne.

Ils arrivèrent enfin à l'infirmerie où ils furent accueillis par madame Pomfresh, Dumbledore et le professeur Rogue, maître des potions. L'infirmière lui donna une fiole et Rogue lui expliqua – non sans une remarque acerbe sur le doute qu'il avait sur la capacité à obéir de Potter – qu'il fallait qu'il en prenne un peu toutes les heures pendant quatre heures. Il fallait ensuite attendre un peu pour que la potion fasse effet.

Harry remercia et sortit de l'infirmerie avec la fiole pendant que Ron, soutenu par Hermionne, demandait à nouveau à ces trois personnes de bien vouloir lui enlever cette tâche sur le nez. Harry n'avait pas voulu assister à un nouveau refus du directeur et avait décidé de les attendre dans le couloir. Lorsque Ron sortit, il explosa. Ils marchèrent en direction de la Grande Salle pour le dîner tandis qu'il dissertait sur le fait qu'il ne comprenait pas pourquoi avait plus de droit que lui.

- Bien sûr, ce n'est pas de ta faute, Harry. C'est Dumbledore qui fait du favoritisme. Après tout, nous avons toujours été indispensable à tes victoires contre celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom!

Harry sourit intérieurement. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre ? Ron n'avait jamais été indispensable, il venait de s'en rendre compte.

- Je pense être aussi bon sorcier que toi. Nous ne savons pas encore ce qui c'est passé cet été pour que Voldemort n'ai pas réussi à te tuer mais cela doit être un simple coup du sort et rien de plus. Dumbledore a vraiment tendance à t'idéaliser.

Harry le laissa dire. Il n'avait rien à faire de ce que pouvait penser Ron. Par contre, Hermionne n'était pas tout à fait d'accord et, d'un ton ferme, lui demanda d'arrêter de dire de telles choses.

- Harry mérite amplement ce petit service que lui rend le professeur Dumbledore. Et puis, s'il a réussi à repousser Voldemort, ce n'est pas une question de chance.

Ron la regarda, prétentieux et dédaigneux.

- Ohhh ! Madame je-sais-tout est de retour. Tu insinues que Harry a des pouvoirs plus puissant que moi. Mais qu'est-ce que tu en sais ?

Hermionne étai vexée mais Ron n'en tint pas compte. Il ricana en voyant qu'elle ne répondait rien et marcha légèrement devant eux, tel un mâle dominant. Il aurait poussé le cri du coq fier qu'Harry n'aurait pas été étonné. Le brun jeta un œil sur son amie. Elle avait les larmes aux yeux, regardant Ron de temps en temps avec amour et douleur à la fois. Cela donnait un drôle d'air à son visage. A cet instant précis, on l'aurait prise pour un ange déchu. Une larme glissa le long de sa joue qu'elle essuya d'un geste douloureux. Harry n'osa pas lui dire quoi que ce soit de réconfortant : elle n'avait certainement pas envie de savoir qu'il avait vu couler cette larme-là.

Il se dit alors qu'il était peut-être temps qu'il remette Ron à sa place. Pas pour lui. Lui, il n'en aait rien à faire. Non, pas pour lui, mais pour elle.

Harry fit tout ce que lui avait dit de faire Rogue et vers deux heures du matin, il voyait parfaitement. Il se dit que c'était une bonne occasion pour sortir faire un tour. Il enfila un jean faussement usé et un T-shirt noir à manche longue qui épousait bien la forme de son corps. Il avait refait sa garde robe il y avait de cela une semaine. Il avait continué à ne porter que ses vieux vêtements jusque là ; il voulait savoir ce que ça faisait sans les lunettes. Il alla se regarder dans la glace de la salle de bain et le sourire satisfait de son reflet lui convint.

Il alla marcher dans les sombres couloirs du château. Ce soir là, il ne sentait pas bien. Il voyait des flash de sa lutte contre Voldemort. Il revoyait… Non, il ressentait encore cette chaude et éblouissante lumière qui émanait de lui lorsque le mage noir prononçait la formule. Il s'était senti décoller et puis plus rien. Mais il sentait qu'à cet instant précis, dans les couloirs ténébreux de l'école, il était proche de la vérité.

Sans qu'il ne s'en rende compte, ses pas le ramenèrent à l'endroit où il avait rencontré Malfoy la veille. D'un geste de sa baguette, il alluma les torches qui brûlaient à présent le long de tout le couloir. Il hésita un instant puis commença à marcher dans la direction inverse qu'avait pris Malfoy.

Il marcha quelques instants et s'arrêta net. Il avait entendu des murmures. Il s'approcha d'un carrefour et passa la tête dans l'angle que formaient deux couloirs. Il du alors se mettre la main sur la bouche pour ne pas émettre un cri de surprise. Ce qu'il voyait là c'était un mangemort plaquant Malfoy contre un mur, le tenant fermement par la gorge. Malfoy était livide. Trois autres mangemorts les entouraient. L'un d'eux se pencha à son oreille et chuchota quelque chose qu'Harry ne pu entendre.

- Jamais ! cracha Malfoy fils. Jamais, vous m'entendez ? Jamais, jamais, jamais. Vous pouvez retourner lui dire d'aller se faire foutre.

Drago réussit à attraper sa baguette et jeta un sort de fumée. La diversion fit son effet et Harry le vit sortir de la fumée en courant. Il se cacha dans l'angle mais du côté opposé à Harry et ne le vit pas tout de suite. Il ferma les yeux et retenait sa respiration. Des bruits sourds se firent entendre, les mangemorts avaient transplané.

C'est alors que Drago aperçu Harry. Il allait lui demander ce qu'il faisait là quand Harry tomba à la renverse. Le bruit sourd d'hommes qui transplanent avait ravivé ses souvenirs, il était à nouveau chez les Dursley. Drago se précipita pour éviter une chute trop violente sur le sol dur du couloir. Voldemort avait transplané avant qu'Harry ne s'évanouisse lors de l'attaque. Il voyait de la lumière partout, cela l'aveuglait. Soudain, il voyait Voldemort en face de lui qui récitait une formule ancienne, très ancienne. Il avait trouvé le moyen de le tuer et le triomphe s'affichait déjà dans son regard. Harry sentit la colère monter en lui et d'un geste de la main dans le vide, il l'envoya frapper un des murs du salon et puis encore et encore. Il avait alors crié Doloris sans baguette à la main et Voldemort s'était écrasé par terre hurlant de douleur, émettant même un sifflement suraigu.

Harry se débattait dans les bras de Drago qu'il referma sur lui le plus fort possible. Harry le serra soudain à son tour dans une étreinte désespérée. Des larmes coulaient entre deux cris. Drago le serra le plus possible contre lui. Potter ne pouvait pas avoir aussi mal. Il n'avait pas le droit d'avoir mal. Qu'est-ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état ? Drago s'en voulait, il pensait que c'était peut-être se faute avec cette sale histoire de mangemort…

Harry parut se calmer et alors que le blond desserrait son étreinte, il se leva d'un bond, chancelant légèrement sur ses jambes au début.

- Comment oses-tu ??? Ne m'approche pas !

Drago se remit vite sur ses pieds et le regarda droit dans les yeux.

- Ne raconte pas ce que tu viens de voir ici et je ne dirais rien sur… ta crise.

Il tourna les talons et commença à partir mais se retourna.

- Ce style là te va beaucoup mieux, Potter, dit-il sur un ton égal, le visage totalement fermé.

Il se détourna et partit pour de bon.

Harry retourna au dortoir. Il se sentait vide et ne voulait qu'une seule chose : dormir. Il ne ferait pas de cauchemar cette nuit.

Voilàààààààààà !!! Fini, jusqu'au 15 janvier. Bien, j'espère que ça vous a plut…