Familia


Chaptire Deux : Mon histoire

Les cours viennent tout juste de se terminer et je suis assise sur le capot de ma Porsche attentant patiemment Edward. Heureusement, je n'ai pas à attendre longtemps puisque déjà il se pointe sur le parking. Je pose le bouquin que j'étais entrain de lire au moment où il grimpe à mes côtés.

- Salut Lucy! Dit-il joyeux.
- Salut Eddie! Lui répondis-je sur le même ton. Tu va rendre ta copine jalouse à toujours te précipiter sur moi ainsi! Ajoutais-je avec un sourire en coin .
- Peut-être, mais ça fait cent ans que je ne t'ais vu et tu m'as énormément manqué! Dit-il avec le même sourire en coin que moi.
- J'imagine qu'on attend le reste de ta famille avant de partir? Demandais-je
- Exact. Dit-il. Ils sont énormément curieux à ton propos. Je ne leur ai pas beaucoup parler de ma vie d'avant hormis les circonstances de ma transformation.
- En clair, dis-je, tu ne leur as rien dis sur moi! C'est presque vexant, Caz!
- Par pitié, Lucy, pas se surnom! Dit-il, limite paniqué.
- Oh! Intéressant! Tu ne leur as pas parlé de toi non plus! Dis-je, un sourire limite sadique sur les lèvres. J'en déduis que tu dois avoir changer!
- Tu n'as pas idée! Dit-il. S'il te plait, ne leur dit rien!
- Donc tu me demande de leur mentir s'il me pose des questions sur l'ancien Edward!dis-je, contrariée. Si tu leur fais réellement confiance comme j'ai pu le voir et si tu aimes cette mortelle comme tu le prétend, tu devrait leur parler de toi, de qui tu as été.
- Un jour peut-être. Soupira-t-il. En attendant, les voilà.
- Je sais, je les ai entendus. Dis-je. Et probablement avant toi! Ajoutais-je en sautant du capot.

À peine à terre et tournée vers l'entré du Lycée que les voilà qui sortent. J'entend Eddie se poser des questions sur comment j'aurais bien pu les entendre et je rigole. Bella est avec eux. Je n'ai pas eu le temps de lui parler, mais elle a l'air d'une fille bien. Complètement différente des filles qu'Edward a connu. Il dit avoir changer, je pris pour elle que ce soit réellement le cas car je vois dans sa tête et dans ses yeux à quel point elle est amoureuse de lui. Dès qu'ils sont assez proches, Edward quitte le capot de ma voiture et va à la rencontre de sa petite-amie. Ils demeurent tout les deux un peu en arrière pour discuter alors que les autres approchent. Bien que les trois autres demeurent méfiants, Alice s'approche de moi en souriant.

- Bonjours Lucy! Dit-elle. Je suis…
- Alice! Dis-je avec un sourire. Je sais, je connais tous vos noms.
- Comment? Demande-t-elle, perplexe. OH! Je sais! Tu lis dans les pensées comme Edward?
- À peu de chose près! Dis-je en souriant. Je suis télépathe. Je peux communiquer avec n'importe qui par la pensée. Ajoutais-je silencieusement pour Alice.
- Oh, je vois! Dit-elle en souriant. C'est pratique comme don!
- Ça peut l'être, dis-je, mais je n'ai pas eu l'occasion de le mettre en pratique très souvent. Du moins la partie communication.
- Je crois qu'on en a manquer un bout! Dit alors Emmett
- Oui, pardonne-moi. Dis-je. J'ai juste corriger Alice à propos de mon don.
- On a rien entendu pourtant! Dit-il
- C'est justement cela. Dis-je en souriant. Je lui disait que je suis une télépathe et que je sais non seulement lire les pensées des autres, mais aussi je peux communiquer par la pensée. Ajoutais-je silencieusement pour lui, Rosalie, Jasper, Edward et Bella.
- Oh! D'accord. Dit-il. Si on y allait? Carlisle et Esmée vont se demander ce que l'on fait!
- Je vous suis! Dis-je en souriant et en montant dans ma voiture.

Alice rejoins Jasper et tout les deux montent dans la Vanquish noire de Jasper. Je crois me souvenir que c'est vraiment la classe cette bagnole, j'en ai eu une il y a quelques décennies. Rosalie et Emmett, eux, montent dans une Jeep Wrangler verte forêt. Et pour finir, Bella et Edward montent dans la Volvo C-30 de ce dernier. Ils démarrent tous au quart de tour et je les suis. La route qui mène chez eux est vide et je décide de m'amuser un peu. Je propose mentalement un petit défi à mon frère. Ainsi, jusqu'à l'embranchement qui mène à leur maison, nous faisons la course. Edward se montre comme un très bon conducteur, même pour un vampire, mais je franchis la première l'entré de la propriété. Je coupe le moteur de ma voiture et sort pour contempler la grande villa blanche qui me surplombe. Elle est immense et magnifique. J'entend le moteur de la Volvo s'éteindre et je me tourne vers Edward en souriant.

- Je te bas toujours à la course! Dis-je en riant.
- Peut-être, mais les moyens de locomotions ont beaucoup changer depuis! Dit-il, un sourire en coin.
- Que ce soit des chevaux ou des voitures, dis-je en souriant, je te bas toujours!
- Si tu le dit! Dit-il en me faisant une grimace. Entrons nous sommes attendus!
- Toujours aussi mature, Eddie! Dis-je en levant les yeux aux ciel.

Je sens l'étonnement chez Bella et je lui fais un sourire. Elle me répond timidement et nous entrons dans la maison. Le salon, sobrement décorer dans les tons de blanc, est immense. Emmett et Jasper ont tout les deux trouver place dans des fauteuils alors que les filles sont sur le sofa. Debout au centre du salon, se tiennent intriguer, un homme que j'ai déjà vu quelque part et sa femme. Bella embrasse la femme, qui s'appelle Esmée, et va rejoindre Alice sur le sofa. Edward met une main dans mon dos, comme à l'époque, et m'invite ainsi à avancer. La façon dont il le fait me projète cent ans plus tôt quand Edward venait présenter sa copine du moment à mes parents. Il rigole doucement, il a sans doute vue ce à quoi je pensais. Nous nous arrêtons devant ceux qu'il considèrent comme ses parents maintenant et il débute les présentations.

- Lucy, dit-il, je te présente Carlisle et Esmée Cullen, nos parents.
- Je suis enchantée de vous rencontrer, monsieur et madame Cullen. Dis-je poliment.
- Carlisle, Esmée, dit-il, je vous présente Lucy Anne Masen, ma sœur.

Étonnement totale de la part d'Esmée, mais pour Carlisle je vois une lueur de compréhension passer dans ses yeux. Comme je déteste allez chercher moi-même les réponses à mes questions, je pose directement ma question à Carlisle.

Pardonnez-moi, monsieur Cullen, dis-je, mais je suis certaine de vous avoir déjà rencontrée, mais mes souvenirs sont flous, je n'arrive plus à me souvenir où.

- D'abord, appelle moi Carlisle. Dit-il en souriant. Et oui nous nous sommes déjà rencontrer. J'étais le médecin charger de votre famille peu avant votre mort. Je suis celui qui ai transformer Edward.
- Ah! Je comprend mieux pourquoi ce souvenir est flou. Dis-je. Certains souvenirs de ma vie d'avant, dont tout ceux relier à mon frère, sont encore très vivaces. D'un autre côté, certains s'effacent avec le temps.
- Ce qui est tout à fait normal! Répondit Carlisle. Sinon, permet moi de te souhaiter la bienvenue chez nous!
- Pas la peine de poser vos questions tout de suite, Carlisle. Dis-je en souriant. Je vais vous raconter mon histoire puisque je suis que tout le monde ici meure d'envie de la connaître.
- Ton sens de l'humour est toujours aussi mauvais! Dit Edward en riant
- Moi au moins j'en ai un sens de l'humour, Edward! Dis-je en riant.

Emmett éclata de rire en approuvant ma blague. Je pris place dans un fauteuil qui faisait face à tout le monde. Je pris quelques secondes pour ramasser mes souvenirs. C'était la première fois depuis une éternité que je revenais dans ces souvenirs. Avant, quand je croyais Edward mort, c'était trop douloureux de le faire. Maintenant qu'il était assis devant moi et me souriait doucement, l'exercice serait certainement plus aisé. Je rigolais un instant en pensant que, malgré tout, demeurait des traces de mon ancien langage dans celui que j'ai aujourd'hui. Je pris une grande inspiration et débuta mon histoire.

- Bon, dis-je, avant de commencer, je veux juste vous demander de garder vos questions dans vos tête. Je vais les capter de toute façon et je tenterais d'y répondre dans mon récit.
- Vas-y, Lucy! Nous t'écoutons. Dit Edward
- De mon point de vue, à l'époque où j'étais vivante, j'avais une vie de rêve. Edward et moi sommes nés dans une famille fort aisé et nous pouvions vivre comme nous l'entendions. À dix-sept ans, j'étais heureuse. Avec mon frère, mon meilleur ami, je passais mon temps à m'amuser, à vivre tout simplement. Puis, d'un jour à l'autre, tout à basculer. Edward a attraper la grippe espagnol et en cette époque de pandémie, les autorités ne prenaient aucun risque. Même si le reste de la famille était en santé, ils arrêtaient tout le monde et les jetaient dans ces hôpitaux remplis de malades. Alors, forcément, vous finissiez par être malade. On a atterri dans un hôpital bondé, tout le monde souffrait, mourrait sur des lits. Je me rappelle vaguement mon passage à l'hôpital car, bien que j'ai été la dernière à attraper la maladie, je fus la première à mourir. Tout ce dont je me souviens c'est l'absence quasi totale de médecins dans l'établissement. En fait, le seul que j'ai jamais vue c'est Carlisle.

Je me tue un instant. Les images envahissaient ma tête malgré mes efforts. Je revoyais ma mère, mon père, mon frère et ma sœur souffrire. J'entendais de nouveau les cris des malades autours de nous, mais aussi de ma famille. Je retiens de justesse un gémissement de douleur. Soudain, une vague de calme m'envahie. Je remercie mentalement Jasper d'avoir utiliser son don sur moi. Il est vaguement surpris que j'ai tout de suite compris que c'était lui, mais lui promis qu'il aurait une réponse plus tard.

- Pardonnez mon interruption, dis-je, se sont des souvenirs qui demeurent douloureux malgré les années. Reprenons. Je disais donc que j'ai été la première à mourir. En fait, je n'étais pas encore morte, mais dans un état semi-comateux. Le coma signifiait l'arrivée de la fin alors pour libérer de la place plus vite, il jetais les corps à la morgue, c'est-à-dire la cour arrière de l'hôpital, avant même qu'ils ait trépassés. Je me souviens de la dernière image que j'ai vu et de la dernière chose que j'ai entendu. Il s'agissait d'Edward tendant les mains vers moi en hurlant mon nom aussi fort qu'il pouvait. Cette scène à longtemps hantée mes nuits dans les années suivantes.
- Moi je ne me souviens pas de grand chose de notre passage. Dit Edward après m'avoir demander la permission silencieusement. Je me souviens juste que j'étais rongé par la culpabilité. À cause de moi, la personne que j'aimais le plus au monde, ma petite sœur, ma meilleure amie, souffrait et allait mourir. Moi qui lui avait jurer que je la protègerais toujours, qu'elle ne souffrirait jamais, non seulement je ne respectais pas ma promesse, mais en plus, tout était de ma faute. J'entend encore tes gémissements et tes cris de douleurs, continua-t-il en me regardant, je te vois encore te tortiller sur ton lit. Ça me hante toujours. Puis, je t'ai vue fermer les yeux, devenir silencieuse. Je savais que la fin n'était plus bien loin, mais quand ils ont pris ton corps, j'ai hurlé. J'ai hurlé ton nom jusqu'à ma propre fin. Mais, maintenant, je me demande comment tu t'es fait transformer.
- Si je le savais, dis-je, je te le dirais. Tout ce dont je me souviens c'est d'avoir fermer les yeux sur toi pour les réouvrire trois ou quatre jours plus tard, sur une pile de cadavre. Mes sens étaient surdéveloppé, mon corps n'était plus malade, mon cœur ne battait plus, je ne respirais que par réflexe et j'avais soif, tellement soif! Quelques minutes après mon réveil, ils ont jeter quatre corps sur la pile et ils n'étaient pas encore mort. À ma grande honte, je n'ai pas pu résister et je les ais vidés tout les quatre. Une fois rassasiée, j'étais épouvantée par ce que je venais de faire et j'ai fuis. En chemin, j'ai assommée une pauvre femme qui faisait la même taille que moi et je lui ai volés ses vêtements. Après m'être changée, je me suis sauvée et exilée en pleine forêt. Je refusais de tuer d'autres humains, alors, dès le début, j'ai été végétarienne. Je suis demeurée cachée dans les bois pendant une année complète. Je suis revenue à Chicago le jour du premier anniversaire de ta mort, Edward. Je suis demeurée assise devant ta tombe pendant des heures, secouée de sanglots silencieux. Par la suite, j'ai acheter notre maison pour m'assurer que toutes nos possessions demeurent là où elles étaient et demeurent notre et je suis partie. Pendant dix ans, j'ai voyagée, chassé des animaux et vécu comme une âme errante. Puis vers 1929, je me suis ressaisie. Je ne supportais plus la chasse et j'avais envie de vivre parmi les mortels. Mon régime végétarien me le permettait, mais pour moi ce n'était pas assez. Alors, je suis entré dans un restaurant, j'ai commandée un steak bien saignant avec pomme de terre et salade et j'ai mangé. Aux premières bouchées, j'aurais jurée avaler de la terre, puis rapidement les aliments ont retrouver leur goût d'antan et même mieux. J'ai savouré ce repas et je me suis dis que je continuerai ainsi. Depuis 1929, je mange deux repas mortels contenant de la viande saignante par jour et je chasse une fois par semaine, parfois aux deux semaines. Je n'ai pas essayé souvent, mais je sais que je peux tenir deux mois entiers sans chassé du tout avec deux repas par jour. C'est à cause de ce régime que mes yeux ont retrouver leur vert d'avant. Heureuse de ma découverte, j'ai commencer à m'intégré aux mortels et j'ai découvert que l'odeur du sang mortel ne m'attirait plus du tout. Avec l'envie de faire quelque chose de ma vie, je suis entré dans une école d'infirmière sous le nom de Jane Donovan. Lucy Masen était morte avec son frère en 1918. En 1939, lors de la seconde guerre mondiale, je me suis enrôlée comme infirmière dans l'armée. Je suis une des rares infirmières qui ont accepter d'aller sur les champs de batailles pour sauver ceux qui pouvait l'être et accompagner ceux qui ne pouvait pas survivre. Je ne compte plus le nombre d'homme que j'ai accompagnée dans la mort. Je ne compte plus le nombre d'homme que j'ai vue être mutiler. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu un soldat me dire « vous direz à ma famille et a ma femme que je les aimais».

Je me tais un instant, pour prendre une minute de silence pour tout ces hommes, tous ces visages que je n'oublierai jamais. Après, juste avant de reprendre, je pose mon regard sur Emmett. Lui aussi j'étais sur de l'avoir déjà rencontrer et je venais tout juste de savoir où.

- Mais bon, dis-je, revenons sur une note plus joyeuse. Je me demandais ce qui t'était arrivé, Emmett. Je suis contente de voir que tu ne t'es finalement pas fait manger par un ours!
- J'ai passer près! Dit-il en riant. C'est Rosalie qui m'a sauvé
- Vous vous connaissez tout les deux? Demande Edward, surpris.
- Nous nous sommes fréquentés lorsqu'il était mortel. Dis-je en souriant. Nous avions rendez-vous la journée où il a été porter disparue. Quelques jours plus tard, son frère est revenue en ville avec son sac à dos complètement déchiqueter. Ils ont tous conclu, à Gatlinburg, qu'il c'était fait manger par un ours. J'en ai réellement souffert et c'est d'ailleurs en grande partie à cause de cela que je me suis enrôlée dans l'armée! En 45, après la mort d'Hitler, j'ai entrepris de voyager et d'aider là où je pourrais être utile. Cela fait cinquante ans que je choisi une petite ville comme Forks à quelque part dans le monde et que j'y reste pour travailler. Souvent en temps qu'infirmière, parfois en faisant autre chose. Il y a quelques semaines encore, j'étais dans un petit village près de Budapest. J'ai soudainement ressenti l'envie de changer d'air, de me divertir un peu. J'ai regarder sur le net un peu et j'ai finalement opter pour Forks. Quelque chose m'attirait ici et j'ignorais ce que c'était. Maintenant, je sais! C'était Edward. Voilà en gros mon histoire!
- Ton don, c'est la télépathie n'est-ce pas? Demanda Carlisle.
- En fait, oui et non. Dis-je. De notre vivant, Edward et moi possédions déjà le don de lire et de communiquer par l'esprit, mais seulement ensemble. Nos dons ont simplement évolués comme le reste de notre être. Mon véritable don vampirique est plus complexe. En fait, je copie si on veut les dons des autres vampires et je peux ensuite les utilisés à ma guise. Par contre, je ne l'utilise pas. Je n'aime pas vraiment cela.
- Pourtant, c'est fascinant comme don! S'exclama Carlisle.

Ensuite, la conversation dévia sur des sujets plus léger sur l'initiative de Jasper. Il a du sentir que j'en avait bien besoin! Je quittais les Cullen vers les 22h00 pour aller raccompagner Bella. Normalement, à ce que j'ai compris, Edward ne la quittait pas d'une semelle, mais il devait partir chasser alors je me suis proposer. J'ai hâte de voir ce qu'elle a de différent des autres.