Chapitre 2 "une proie dans la jungle"
-« Joe, dépêche toi, tu vas arriver en retard en cours » cria ma mère du bas de l'escalier
Refermant mon livre du moment, je prie à l'envol mon sac, et dévala les escaliers à toute allure
-« désolée je n'ai pas vu le temps passé mam', euh… je fini a 13h aujourd'hui, je rentrerai seule ne m'attend pas »
-« tu aurais pu au moins te coiffer Joe » dis ma mère sur un ton si désolant que mon moral venait de passé du 0 au -20 en un dixième de seconde.
Elle est très douée pour ça. Rappel : ne jamais sous-estimer une femme qui vend du matériel de bricolage !
Je lui décochai mon plus beau sourire (vide) et parti en courant en direction du lycée, called by me Guantánamo.
Depuis que je suis au lycée, tous les matins c'est le même dilemme : j'avance ou je recule ? Je déteste cet endroit, les « habitants », la nourriture. Tout me parait fade et irrécupérable de surcroît.
Mais depuis deux ans, j'avance, et je me force à rentrer sous les regards de mes camarades. Un supplice.
Une règle est à suivre dans ce cas là : baisser les yeux, et ne plus respirer…enfin jusqu'à que l'on soit à l'abri dans sa classe. Je n'y bougerai que pour le déjeuner. Autre moment pénible.
-« alors Joe-l'invisible, on a oublié de se lever ce matin ? » dit une voix cynique derrière moi
Je me retournai et vis… Heath Blean, capitaine de l'équipe de football, président des élèves, et chasseur de filles hors pair. Je ne peux pas le voir, sa belle gueule me laisse indifférente, mais je ne sais pas pourquoi il m'en veut personnellement.
- Salut Heath, excuse-moi mais j'ai des millions de choses à faire tellement plus intéressantes que de bavarder avec toi. Je lui fis un signe de la main et parti en direction de ma classe.
Il me rattrapa et se planta devant moi
-« Joe, tu sais quoi ? Je crois que … tu devrais songer à devenir moins froide, enfin tu devrais être plus gentille avec moi, tout le monde te hais et moi je te parle. J'espère que tu te rends compte que je suis en train de risquer ma réputation auprès des filles ? » Dit –il sur un ton mielleux à en vomir
- Que les gens me haïssent je m'en tape mais royalement, tout ce que je souhaite c'est partir de Bayou, mais tu fais tout pour me rendre la vie impossible, alors si tu crois que je vais être gentille, faire tes devoirs ou même te lécher les basques, mais tu rêves mon pauvre vieux.
Heath sourit, une magnifique Barbie de seconde passa à ce moment là, sa jupe trop courte sous entendait « je suis jeune mais je veux faire vieille », accentuait le côté pathétique de la scène.
Heath, confronté à sa faiblesse, tourna la tête dans l'espoir de dire deux mots à cette tentatrice.
J'en profitai pour filer et me dirigea vers ma salle de cours.
Au programme : deux heures de littérature, quoi de plus passionnant ?
