Oh Mon dieu j'ai mis du temps à le mettre en ligne pardonnez-moi. Enfin le voici le premier chapitre, j'espère qu'il ne décevra personnes. Enfin les reviews sont bien entendus accepter bonne ou mauvaise critique tout et pris afin de m'aider à avancer ^^. Je ne vois pas quoi dire d'autres a part que je remercie les personnes qui ont reviewer pour le prologue cela m'a fait plaisir. Mon but n'ait pas d'avoir le plus de reviews mais simplement de partager ma fiction.
Merci a ma fabuleuse correctrice Mélisa, sans qui j'aurais totalement arrêter d'écrire !
Fin du blablatage ont se retrouve à la fin de ce premier chapitre!
9h45 Street View :
Sur les trottoirs malfamés de ce grand boulevard, j'attendais impatiente mon prochain client. Il n'était même pas dix heures du soir que j'avais déjà accumulé trois clients.
Malgré le fait que je fasse le tapin, je restais une fille avec la tête sur les épaules. Je n'étais pas du style à perdre la boule à cause d'une liasse de billets qu'on lui agitait sous le nez. Je savais me montrer prudente et dans ce monde, il valait mieux éviter d'attraper une merde, les MST étaient monnaie courante, plus faciles à gagner qu'un billet, alors autant prendre ses précautions.
Contrairement à certaines, j'avais instauré certaines règles. Autant pour moi que pour mes clients. Je faisais en sorte d'avoir une clientèle régulière, connaître mes « partenaires » était important et rassurant en quelques sortes.
Trois règles s'imposaient, la première ne jamais embrasser un client, bien trop personnel ! C'était bien la chose à laquelle il ne fallait pas se risquer, afin de ne pas tout mélanger. La vie privée ne devait en aucun cas se répercuter sur mon travail.
La deuxième consistait à se faire respecter, certains hommes traitaient les prostituées comme du vulgaire bétail. Beaucoup oubliait que nous n'étions pas des soumises, certes ils nous payaient mais se devaient de rester corrects, le temps du moyen âge etait bel et bien révolu !
Quant à la dernière qui me vint à l'esprit concernait les clients. Je m'appliquais à garder ma clientèle, j'évitais tout nouveau venu, ne sachant jamais sur qui tomber, ou sur quoi. Pas mal de filles se retrouvaient à l'hôpital battues à mort, ou pire encore.
En respectant ces règles j'avais réussi dans le milieu. N'ayant pas de MAC à mes trousses je pouvais travailler librement sans avoir une épée de Damoclès au-dessus de ma tête.
Mais cette liberté avait, elle aussi un prix. Etant seule si jamais je tombais sur la mauvaise personne, je n'aurais aucune aide pour me défendre et remettre les malotrus en place.
…
Client suivant ! Le physique m'importait peu, ils se devaient d'avoir un minimum d'hygiène. Je prenais soin de mon corps et visais à satisfaire mes clients, afin que la paye soit plus grosse aussi.
Beaucoup de personnes pensait qu'un beau physique pouvait aider à mieux apprécier son travail.
Foutaise, ces hommes-là étaient bien les pire dans leur catégorie. Arrogants, un égo sur dimensionné. Se prenant pour le centre du monde ils ne ménageaient pas leur partenaire même pour quelques minutes, exigeant une jouissance de notre part alors qu'au lit ils ne valaient rien !
Simuler un orgasme était une habitude dans mon travail. Je n'avais jamais pris de plaisir à toucher un de ces hommes ou même les voir bander ! Le simple fait de les toucher me révulsait, mais je n'avais pas d'autres choix que de continuer, ma survie en dépendait …
À vrai dire, si l'on voulait éviter un œil au beurre noir - ce qui repoussait un peu la clientèle par la suite- il valait mieux pour nous d'être de bonnes actrices.
Une grosse paluche vint s'écraser sur ma fesse gauche me donnant un haut-le-cœur, que je m'empressais de ravaler.
« Hey ma beauté, alors tu m'attendais ? »Arrrgh, pas vraiment non, mais ton porte-monnaie oui !
« Mais bien sûr mon chou, on y va ? » Il posa ses mains sur mes hanches et me conduisit vers le piteux motel.
Dès que j'eus passé l'encadrement de la porte je n'étais plus Bella, mais Isabella donneuse d'orgasmes. Je marchai dans la chambre et tirai les rideaux. Il me dévisagea, incrédule.
« Je n'aime pas les voyeurs et puis tu me veux rien qu'à toi non ? » Il sourit sadiquement pendant que sa main se portait sur son énorme trique.
« Humm, tu me connais mieux que ma propre femme. Déshabille – toi. »
« Essayes-tu de me commander ? » Je roulai des yeux et abdiquai souhaitant en finir au plus vite. « Très bien comme tu voudras. »
Je posai mon sac sur le petit fauteuil qui se trouvait dans le coin de la misérable chambre, je pris le temps de retirer mon corset, ainsi que ma jupe et mes talons.
Je me trouvai désormais en soutien-gorge et string le tout rattachés par un porte-jarretelle. Je me dirigeai vers lui et me mis sur le lit les jambes grande ouvertes.
« J'aime te voir prête pour moi. » Il ne perdit pas une seconde et dégrafa son pantalon.
Etant une pute, les clients ne perdaient pas leur temps à retirer leur vêtements, ils abaissaient simplement leur pantalon et leur sous-vêtement pour s'infiltrer en moi.
Je n'étais là que pour qu'il puisse se vider, puisque sa femme refusait qu'il pose ses mains d'ours sur elle –aux vues de ses déclarations -. Je sortis tranquillement de mon soutien-gorge un préservatif et lui tendis.
J'avais toujours des préservatifs sur moi, car sans ce petit bout de latex pas de travail et donc pas de rentrée d'argent pour finir ma semaine.
Il retira son slip kangourou –manquait plus que les petits cœurs - et me colla devant les yeux son érection de taille moyenne, heureusement pour moi je ne mangeais jamais avant de commencer mon travail !
« Allez Isabella baise-moi de ta belle petite bouche. » Je pris mon courage à deux mains, m'avançai vers sa verge, je la saisis entre mes lèvres et tandis que je le suçais mon esprit partit ailleurs, loin de cette chambre.
Une fellation, une partie de jambe en l'air et 700 dollars plus tard je me retrouvai de nouveau sur ce foutu trottoir. Je frottai mes bras de mes doigts gelés, et tentai désespérément de me réchauffer, peine perdue !
Je fus hélée par un homme que je n'avais jamais vu dans les parages, mauvais signe !
Quel malheur, un aussi bel homme qui se retrouvait à chercher une pute pour combler son plaisir.
Il était élégant, un costume noir couvrait son corps, d'apparence musclée, une chemise blanche ouverte sur son torse ferme, et halé.
Il passa une main dans ses cheveux de bronze en bazar, emmêlant d'autant plus ses merveilleuses mèches cuivrées de ses fins et longs doigts.
Il semblait gêné, je compris, que pour lui c'était une première.
« Excusez-moi » Cette voix, douce et veloutée qui glissa le long de ma peau comme de la soie, faisait frissonner mon échine.
« Je peux t'aider beau brun ? » Il plongea son regard dans le mien, et je fus à bout de souffle par ses iris verts émeraude qui me lorgnaient avec envie. Le sexe dansait dans ses pupilles de jade tout en matant mon corps frêle. Je me sentis larguée.
Un si bel homme ne pouvait –être célibataire, où sont les femmes, voyons !
« Oui je dois dire que je cherche… » Il sourit à cette pensée et se passa une nouvelle fois sa main dans les cheveux. « Je cherche de la compagnie pour quelques heures. » Emerveillée par cet homme je fus charmée du peu d'assurance qu'il avait. Visiblement plus que troublé d'être là, ainsi devant moi.
« Et bien tu tombes bien je suis là, enfin si ça t'intéresse. » J'espérai sincèrement qu'il se jetterait sur l'occasion d'une parce qu'il faisait froid, et de … ben merde alors qu'est-ce qu'il m'arrivait. Pas de nouveau client Bella, pas de nou …
« Très bien, mais je refuse de rentrer dans un tel hôtel. » Je clignai plusieurs fois des yeux et le méprisai du regard, blessée par sa phrase. « Oh non, quel con, ne le prenez pas mal, c'est juste que je trouve que malgré le travail que vous faites, vous mériter mieux que ce vieux motel miteux. »
Je fus estomaquée, comment un homme aussi classe pouvait-il me parler à moi ? Ou plutôt que foutait ce genre de mec dans un tel quartier ?
Il était le genre d'homme dont rêvaient toutes les filles. Il était beau, visiblement attentionné et sa voix de velours réveillait mon entre-jambes. Oh merde, je devais le rembarrer mais comment ?
« Non je comprends. Avez-vous un autre lieu à me proposer ? »
Ah ouais tu es douée pour envoyer chier les gens y'a pas à dire ! Clama ma conscience.
« Humm je vous propose le Palazzo. »Mon dieu venait-il de me parler de ce célèbre hôtel cinq étoiles, oula déjà d'un ça sentait le fric, de deux il était trop beau et trop calme pour que je lui offre une infime partie de ma confiance, cela sentait vraiment mais vraiment mauvais.
« Humm, oui pas de soucis, mais comment vais-je revenir ici, et je ne peux pas rentrer dans un tel hôtel habillé comme ça ! » Je me détaillai et le vis faire de même, un sourire en coin apparu sur son magnifique visage. Je relevai ma tête faisant voler mes mèches dans tous les sens, merde j'avais accepté, plus de retour possible en arrière.
« Je pense que j'ai précisé pour quelques heures. Jusqu'à demain matin, je pourrais te déposer où tu le souhaiteras. Puis-je te tutoyer ? » Je hochai de la tête et me mis à réfléchir à cette proposition.
« Je te propose dix milles dollars, si tu souhaites plus je peux te donner bien sûr. Je me rends bien compte que je t'en demande beaucoup. »
Dix milles dollars ! Je le regardai avec des yeux ronds comme des billes, avais-je bien entendu la somme qu'il me proposait?
Son sourire me fit dérailler, ses dents mordirent sa lèvre inférieure me dévoilant une magnifique rangée de dents blanches, ainsi que deux petites canines pointues qui rougissaient sa peau.
Je devais me reprendre et réagir comme je le faisais avec tous mes clients.
« On attend quoi pour y aller, je ne refuserais pas dix milles dollars, je pense que c'est un très bon prix, pour un aussi bel homme que toi. » Il me prit par la taille, mais je refusai d'avancer.
« Que se passe-t-il ? Un problème… » Ses yeux étaient alarmés quand mon corps se figea sur place. Je tenais là une occasion de rebrousser chemin mais ne le fis pas.
« Isabella. » Lui dis-je en rougissant. « Eh oui il y en a un, même s'il est petit il ne reste pas négligeable. » Tout en lui parlant je lui montrai du doigt ma tenue. Une nouvelle fois il sourit et se rapprocha de moi.
Je pus sentir son souffle chaud proche du mien, son haleine mentholée glissa sur ma langue, j'en frissonnai.
« Ne t'inquiète pas pour ça, j'ai mon manteau dans ma voiture, si cela te dérange à ce point. » Il me prit une nouvelle fois par les hanches et m'amena vers sa voiture. Une magnifique Lamborghini.
Jackpot Isabella, dansa ma conscience en secouant des pompons. Tu viens de trouver la perle rare, un mec magnifiquement beau, riche et qui serait aussi beau sans son costume. Jouissait mon monstre intérieure.
Tiens te revoilà, bonsoir ma conscience comment ça va ? Ce serait sympa que tu la mettes en veilleuse !
Il ouvrit son coffre et me sortit un magnifique manteau, long, noir, et surtout chaud. Il le posa sur mes épaules délicatement puis referma le coffre de l'engin peint dans les gris métallisés.
« Merci … heu. »
« Edward. » Dit-il tout en m'ouvrant la portière du côté passager. Quel beau prénom, pas franchement d'actualité mais il lui allait à merveille.
Bizarrement je ne me sentai plus en tant qu'Isabella la prostituée, mais en tant que Bella, juste Bella. La petite fille fragile qui aimait l'attention qu'on lui portait. Cela faisait drôlement longtemps que je n'avais pas ressenti ça.
Je m'assis et il referma ma portière, contournant le devant de la voiture, il ajusta sa veste et prit place à mes côtés, derrière le volant.
En me tournant vers lui, mon nez fut enfoui dans le col de son manteau, une douce et délicate odeur émergea et envahit mes narines, dont je me délectai sans aucune honte. Quand je fus prise sur le vif !
« Le mâle de Jean Paul Gaultier. » Je fus surprise et le dévisageai d'incompréhension. « Le parfum que tu sens, c'est Le mâle de Jean Paul Gaultier. »
Je sentis des rougeurs apparaître sur mes joues, accompagnées d'une petite chaleur. Je rougissais, encore, sainte vierge !
Et c'est ainsi que Le beau tomba amoureux de la Bête. Eh Oui Bella tu pensais quoi, sincèrement un beau gosse comme ça tu ne peux pas résister c'est … physique. Jubila la voix sarcastique qui hanter mon esprit.
Oh, ça va la rabat-joie ferme la !
Je rougis de plus belle. Et il ne put s'empêcher de sourire de nouveau. Mon dieu, mais que cherchait-il ? Reprends-toi Bella, pense aux règles, me dis-je tout en massant mes temps.
Oh putain, mais tu es folle ou quoi ? Dix milles dollars, jura ma conscience ses pupilles remplacées par le symbole des dollars. Tu peux bien oublier tes règles pour une nuit. Aller quoi pour une fois dévergonde-toi.
Tu déconnes là ou quoi! Me dévergonder? Comme si mon travail ne l'était pas déjà assez ! Je voulus jurer à haute voix mais ne le fit pas.
Non, mais je rêve, je devenais folle, je me parlais toute seule.
Je me concentrai sur la fenêtre de la voiture et lorgnai le paysage qui s'étirait à toute allure le long du pare-brise. Mais à combien roulait-il ?
Je me retournai pour regarder le compteur, putain de merde ! Cent cinquante kilomètre/ heure, c'était cent kilomètre/heure au-dessus de la limitation de vitesse autorisée. Etait-il fou ?
« Tu m'a l'air soucieuse Isabella, y-a-t-il de nouveau un problème ? » Que lui répondre?
« Non rien, je m'émerveille de la vue. » Je fus à la fois choquée et agréablement surprise par son comportement. Il était si respectueux que je ne pouvais cesser de penser qu'il y avait anguille sous roche !
Généralement, quand je me trouvais en voiture avec des clients, ils ne tenaient pas en place et laissaient leurs mains se balader sur mes cuisses, pour arriver dans l'antre de celles-ci, se réjouissant de ce qu'ils allaient me faire, ou demander.
Comme s'il avait lu dans mes pensées, son bras partit en direction de mes cuisses dénudées. Moui ! Ça m'étonnait aussi tant de retenue.
Quand je vis son bras partir devant mes jambes et ouvrir la boite à gant pour y saisir son téléphone portable et l'éteindre, je m'en voulus de l'avoir comparé à tous ces porcs qui abusaient souvent de mon corps, hélas sous mon consentement.
Il bifurqua sur la droite, et se gara devant l'entrée du palace. Un voiturier vint ouvrir ma porte et me tendit la main pour m'aider à sortir de l'habitacle. Avec un sourire je joignis ma main à la sienne quand le brun ténébreux arriva à ses côtés.
« Je m'en charge. » Lâcha-t-il en saisissant doucement mes phalanges pour les serrer au creux de sa paume.
« Bien Monsieur Cullen, »dit-il en saisissant les clefs du petit bijou. Cullen, il l'avait appelé Cullen, se nom m'était familier mais où l'avais-je entendu ?
Il me colla doucement contre son torse chaud et puissant et entoura ma taille de ses bras forts et musclés.
Je refermai proprement les pans du manteau et le suivi d'un pas hésitant. Ses doigts sur ma hanche droite massèrent ma peau en signe de réconfort.
Je n'osai pas trop m'attarder dans le grand hall de l'hôtel, j'avais fermé mon manteau attaché convenablement mes cheveux, ainsi pour paraître un peu plus présentable.
Il raffermit sa prise sur ma taille pendant que nous montions dans l'ascenseur.
Je ne niai pas que j'aimais son contact, il me faisait me sentir… en sécurité. Tout le monde avait déserté la cage d'ascenseur sauf nous. Scrutant rapidement la tablette des étages je vis que le dernier bouton était allumé, le dernier étage nous attendait !
Dis-moi Isabella tu sais ce que ça veux dire? Dernier étage = suite présidentielle = homme plus que riche, je t'en pris ne le lâche pas ce mec, envoûte-le, charme-le ! M'insurgea ma cinglée de conscience.
Je sentis sa main dévier dans le bas de mes reins, et ce fut très agréable comme sensation, ses doigts continuèrent à masser ma peau qui en réclamait plus.
Perdue dans son toucher je ne vis pas son coup de maître arriver.
Resserrant sa prise sur mes hanches, il me colla à lui. Son souffle était saccadé et ses iris s'allumèrent d'un feu avide de sexe.
Je me trouvai face à lui et m'attardai sur ses iris, sainte vache ! Comment des yeux pouvaient- ils vous pénétrer à ce point?
Je le vis s'attarder sur les traits de mon visage, quand il leva une de ces mains pour remettre l'une de mes boucles derrière mon oreille.
Oula ça sent le roussi là Bella, dans quoi tu t'es fourrée ? Visiblement ce soir tu devras enfreindre toutes tes règles.
Non pas possible, non, non, non.
Quand je vis sa bouche se diriger lentement vers la mienne, mon corps fut habité par la panique.
Je suis dans la merde, pensai-je l'angoisse gagnant du terrain sur ma matière grise. Je suis dans une sacrée merde.
Je vis sa bouche se rapprocher de la mienne, entrouverte, m'envoyant une nouvelle fois son haleine mentholée qui glissait sur mes lèvres humides.
Au dernier moment, Il dévia de ma bouche et posa ses douces lèvres contre mon cou, laissant trainer sa langue le long de ma jugulaire. Je haletai malgré moi, et soupirai assez fort.
Ah tu vois Bella, ce n'est pas si difficile que ça, en plus tu as plutôt l'air d'aimer ça. Se réjouit la nymphomane en moi.
La ferme, la ferme.
Oh mon dieu, ce mec avait un toucher incroyable. Il me colla doucement contre l'une des parois de l'ascenseur, et me fixa dans les yeux. Son merveilleux corps se colla au mien, son entre-jambes gonflé contre la ceinture de son costume se frotta à mon bas-ventre qui en réclamait plus.
« Isabella, je peux oser une question ? » sa voix était sensuelle, rauque ainsi que sa respiration hachée.
« Oui » dis-je dans un couinement.
« Comment une aussi belle femme que toi a- t-elle fini dans les rues mal famées de Los Angeles ? C'est du vrai gâchis. » Je me concentrai sur ma réponse quand sa bouche repartit en excursion de ma peau, descendant de ma gorge à mon décolleté.
Je serrai les dents, fermai les yeux et tentai de reprendre le contrôle de mon corps qui s'acharna à se coller au sien.
« La vie peut-être mal faite ». Actuellement je n'avais qu'une envie, fourrer mes doigts dans sa tignasse de bronze, lisser ses mèches et renifler le parfum qui en émanait. Fondant mon regard chocolat dans ses iris de jade j'eus du mal à formuler la fin de ma réplique. « C'est ainsi, je n'y peux rien. »
« Je ne peux qu'approuver en te regardant, la vie est une chienne. Tu mérites mieux. » Dit-il sa bouche contre ma peau brûlante de désir.
Sa main droite se trouva toujours sur ma hanche tandis que l'autre qui faisait des petits cercles sur mon ventre alla s'écraser contre le bouton stop de l'ascenseur, nous coinçant au sixième étage.
Sa langue avait atterri entre mes seins. Je ne pus me retenir plus longtemps et passai ma main dans sa crinière.
Je me cambrai en arrière, collant mon buste contre sa bouche, ma tête cognant au passage la paroi de l'ascenseur.
Je perdis complètement pied, je n'arrivai plus à raisonner, jamais un homme ne m'avait fait me sentir… Femme. Je tentai de me décoller de lui, mais mon corps résista. Dans une énième tentative j'arrivai à mettre une distance entre lui et moi ce qui visiblement il ne comprit pas.
« Heu … je suis désolée » dis-je gênée. « C'est juste … Ah, en général cela ne se passe pas comme ça. » Dis-je mal à l'aise par cette révélation, je venais tout d'un coup d'atterrir sur terre, j'avais quitté le septième ciel pour revenir dans ce bas monde.
Il sourit tout en se rapprochant de moi, tel un prédateur ayant repéré sa proie en pleine partie de chasse.
« Et comment cela se passe-t-il en général Isabella ? » Sa main retraça le chemin qu'il avait pris précédemment avec sa langue et sa bouche. J'en frissonnai de plaisir, sous son regard appréciateur.
« Je vais être crue dans mes paroles » je tentai de me reprendre et nous remettre chacun à notre place. « C'est simple, il me prenne me baise et me jette. » Je me sentis rougir devant lui, mais pourquoi ? N'était-ce pas la vérité après tout !
« Pour ma part je vais contourner cette règle, je ne veux pas profiter de toi, ni de ton corps. Je veux prendre du plaisir avec toi. Te donner du plaisir. Je ne vois pas le but d'une relation sexuelle si un seul parti prend son pied Isabella. » Mon Dieu qu'il faisait chaud tout d'un coup.
Je relevai ma main pour tenter de me ventiler sous ses yeux plissés et son sourire ravageur.
« Oh, et bien j'ai … », je déglutis difficilement à court de mots. « Je tiens tout de même à conserver mes règles, c'est ainsi pour chacun de mes clients. » Dis-je assez gênée. Il me sourit et colla son front au mien.
« Dis-moi tes règles, chère Isabella. Je me réjouis de les entendre. »Souffla-t-il sur ma bouche, pour ensuite mordiller mon cou.
« Je préfère ne pas embrasser sur la bouche, c'est … trop personnel. » Il sourit contre ma peau et releva son regard vers moi, visiblement amusé par mes dires.
« Je n'accepte pas de nouveau client, par peur de ne pas être respectée », je fermai les yeux, et revis ces femmes battues à mort, je frémis contre son corps. Mais pourquoi l'avais-je suivi ? Tout en gardant les yeux clos je finis ma phrase. « On ne sait jamais sur qui on peut tomber. » Il hocha de la tête, montrant son respect afin de me faire comprendre que je pouvais lui faire confiance sur ce point.
« Et la troisième ?» Je n'osai pas le regarder dans les yeux je me sentis une nouvelle fois embarrasser, je rougis une fois de plus. Ben merde alors !
« Mes clients sont des habitués, exception faites pour ce soir. » Ses yeux étaient doux et tendres alors que son corps s'appuyait à nouveau contre le mien.
« Très bien Isabella et si je te dis que j'approuve toutes tes règles, mais que j'ai la ferme intention d'en enfreindre une, me laisserais-tu faire ?» Je relevai mon regard vers lui, mes sourcils froncés je l'entrainai à m'en dire plus.
Abaissant sa tête à la hauteur de la mienne, je sentis une seconde plus tard sa bouche frôlait la mienne, je compris que la première règle était celle qu'il comptait enfreindre.
Moi ce que je vois surtout c'est qu'il a l'intention de devenir un client régulier.
Ne prend pas tes rêves pour la réalité. Il n'a jamais dit ça.
Bon soit tu es bête, soit, tu le fais exprès. Il a dit que sur les trois il allait enfreindre une de tes règles, et visiblement celle de baiser va être mise de côté. Donc …
Je cloîtrai ma fichue conscience entre quatre murs et reportai mon attention sur ses lèvres.
Elles étaient d'un rouge sang, fines et douces. Sa langue vint humidifier la peau déjà rougie. Son souffle se mêla au mien et je me tendis contre lui.
Je n'avais jamais embrassé un homme de mon plein grès, le voulais-je vraiment ? Après tout il m'avait demandé mon autorisation, je pouvais toujours lui refuser. Mais étrangement une petite voix en moi m'ordonnait de me laisser faire, de le laisser prendre mes lèvres entre les siennes et sceller ma langue contre celle d'Edward.
« Que se passe-t-il ? » Chuchota-t-il sa bouche proche de la mienne.
Je ne pouvais décemment pas lui avouer que je n'avais jamais embrassé un homme de ma vie.
Relevant ses paupières il scruta mon regard. La bouche entrouverte je ne pus me décoller de ses yeux, complètement obnubilée.
« C'est ton premier ? » comment … bon sang ! Comment avait-il deviné.
« Non ce n'est pas le premier, enfin si on peut dire cela, c'est mon premier avec un de mes clients. » Je puai le mensonge à des kilomètres à la ronde. Mais il me crut sans l'ombre d'un doute.
Il ferma ses paupières, ses longs cils caressant sa fine peau halée. Son souffle toujours mélangé au mien.
« Dans ce cas nous allons y aller doucement. »
Sa bouche frôla à nouveau la mienne, et se colla tendrement à mes lèvres humides.
Je sentis son goût sucré glisser sur ma bouche, quelle délicieuse sensation. Ses lèvres se moulèrent délicatement aux miennes. Je relevai la tête afin d'en avoir plus. Ce baiser était merveilleux et doux.
Il posa une de ses mains sur ma nuque et me colla plus à lui.
Quand il lécha mes lèvres de sa langue, j'ouvris sans même réfléchir ma bouche et sentis sa langue s'infiltrer pour rejoindre la mienne.
Il l'enroula avec la sienne et la suça doucement. Quand il délivra mes lèvres, je restai les yeux fermés, désireuse, j'en voulais encore… j'en voulais plus…
Voici, le premier chapitre entièrement refais. Grâce à l'aide de ma merveilleuse bêta Mélisa, on en vient enfin a bout. Dans peu de temps je pense vous poster enfin ce fameux chapitre 5. Il et déjà écrit manque plus qu'a être corrigé.
Pardonnez-moi pour le temps que je met a vous les poster en ce moment c'est un peu difficile a la maison. Bref !
Mais je n'abandonne pas mes fiction, je mettrais le temps qu'il faudra mais le finirais !
Je met de suite la nouvelle version du chapitre deux en ligne.
Sur ce, bisous bisous Lovely.
