Titre : Tout Accepter De Toi

Résumé : Shikamaru reçoit enfin sa première déclaration d'amour… de la part d'un garçon.

*SaiShikamaru* / Schoolfic / UA / OOC / Yaoi / Rating M / Lemon

Disclamer : Remercions Kishimoto-sama.

*Kisu*


Pour les couples (certains sont juste reportés): Sai/Shikamaru, Neji/Naruto, Sasuke/Karin, Sasuke/Hinata, Gaara/Sakura, Gaara/Ino, Sai/Kimimaro, Sai/Shikamaru/Genma, Tobi/Deidara, Yoshino/Shikaku, etc.


Merci Saeko pour ta bêta ! :)


Hello! =] Voila le premier chapitre de Tout Accepter de Toi. Je le poste avec un jour d'avance car je ne sais pas si je pourrais me connecter demain! :) J'espere vraiment qu'il vous plaira, n'hésitez surtout pas me dire ce que vous en pensez! Enjoy it! NanaNara. :)


-CHAPITRE I-

Maintenant nous sommes en troisième année, un an s'est écoulé depuis.

Je viens de perdre un bouton de ma veste et du coup je suis allé en parler à Sai pour qu'il me le recouse après les cours. Ce qu'il fait en ce moment avec plaisir dans notre salle de classe, assis à sa place et moi assis sur ma table derrière lui, comme au premier jour. Je l'admire, il est si adroit de ses mains.

-Ce serait tellement plus facile si tu étais une fille…

Je plaque une main sur ma bouche, réalisant que j'ai parlé tout fort alors que Sai se stoppe dans son ouvrage.

-Tu te rends compte du mal que tu me fais en me disant ça ?

-Oui. Désolé.

Malheureusement je le sais. Je sais aussi que c'est vrai ce que j'ai dit. Si Sai avait été une fille j'aurais jamais hésité. Pas que j'ai peur d'aimer un homme, mais j'avoue avoir peur du regard des autres, de notre société. Je me suis bien rendu compte que j'avais peut-être plus de sentiments que ce que je pensais pour Sai. Mon regard aussi s'est plus tourné vers lui, je cherchais sans trop le savoir à avoir certains contacts avec lui. Peut-être qu'en mon fort intérieur je voulais qu'il ne laisse pas tomber, qu'il me court après et me harcèle.

Oui, avec le temps je crois que…

J'encercle son cou de mes bras et pose ma tête à côté de la sienne. J'ai beau être un génie, ce n'est pas toujours si évident de s'y retrouver dans les sentiments.

-Sai, je… Je crois que je suis sûr que je t'aime.

-Ton amour doit être sincère, mais est-ce que tu te rends compte de ce que ça implique ? Tu seras embrassé par un homme, tu embrasseras un homme tu seras touché par un homme, tu toucheras un homme tu coucheras avec un homme et surtout tu t'afficheras avec un homme, parce que je ne compte pas rester dans l'ombre. Est-ce que tu te sens de pouvoir assumer tout ça ?

J'enlève mes bras et me lève pour contourner son bureau, le pousser légèrement et m'asseoir dessus face à Sai.

-Pour ce qui est de t'embrasser, je l'ai déjà fait et même si au début l'idée d'embrasser un mec ne me plaisait pas, je dois dire que tu embrasses très bien. Enfin c'est mon avis. Pour ce qui est de se toucher, on a déjà essayé et même si à l'époque ça n'a pas très bien fonctionné, les sentiments sont là à présent, même si j'ai bien du mal à me les expliquer…

Je prends ses mains dans les miennes et fais en sorte que son regard croise le mien. Il est perdu et ne sais plus trop où regarder.

-Sai… ? Apprends-moi. Apprends-moi à aimer ça, fais-moi ressentir tout l'amour que tu as pour moi.

Il rougit et tourne la tête sur le côté droit.

-Tu te rends compte de ce que tu dis franchement ? Tu veux que je te viole sur place ou quoi ?

-Ah… euh… non, non, pas vraiment.

-Alors réfléchis avant de parler petit génie. Nous irons pas à pas. Déjà tu arrives à me prendre les mains sans trembler, c'est un bon début je pense.

Je souris. Il me rend heureux, peut-être est-ce parce qu'il arrive à dire les choses si simplement et peut-être un peu trop franchement, mais j'aime ça chez lui.

Je me penche et l'embrasse du bout des lèvres, un léger gémissement s'en échappe et ses mains lâchent les miennes pour cacher son visage gêné.

Je les lui retire avant de l'embrasser sur la joue et de lui dire qu'il n'a pas à avoir honte.

Alors que Sai s'apprêtait à m'embrasser de nouveau, nous nous sommes fait interrompre par un de nos amis, Naruto, qui débarque en sueur dans la salle de cours. Et bien sûr il nous demande si on n'a pas vu son Neji. Ces deux-là…. Ils en ont mis du temps, mais maintenant qu'ils se sont bien trouvés il est rare de les voir séparés.

-Ton amoureux est sur le terrain de basket comme tous les jeudis à dix-huit heures.

Il nous remercie avant de repartir puis revenir comme il était arrivé.

-Au fait, j'espère que je vous dérangeais pas, parce qu'à vous voir comme ça on pourrait se poser des questions !

-Non, non, c'est bon. Neji t'attend je crois, non ?

-Ah oui ! Merci !

Et le voila reparti. Je me retourne vers mon petit ami et passe ma main sur sa joue, la caressant du pouce.

Il m'en aura fallut du temps, il m'en faudra encore, mais quand je le vois comme ça, je ne peux m'empêcher de penser que c'est avec lui que je ferai ma vie et pas un autre ! Ca me parait tellement étrange de penser à ça alors que c'est un garçon... Mais ce n'est pas n'importe quel homme ! C'est Sai.

Je crois que je ne comprendrais jamais comment il aura réussi à me faire changer de bord ainsi. Quoi que je n'ai jamais vraiment été d'un certain bord, vu que je ne me suis jamais intéressé ni à une fille, ni à un garçon. Enfin avant Sai.

La première fois qu'il a posé ses mains sur moi c'était dérangeant, ou alors est-ce dû à mon manque d'expérience et à l'inconnu… ?

Je me fais interrompre dans mes pensées par Sai qui a posé une main sur un de mes genoux.

-A quoi tu penses ?

-A toi. A nous.

-Ah… et ça donne quoi ?

-Un beau méli-mélo, mais ne t'inquiète pas on s'en sortira !

Nous nous sourions puis, après un dernier baiser, nous sortons main dans la main pour rejoindre le dortoir. Nos chambres sont l'une à côté de l'autre, je le laisse devant sa porte et pars dans la mienne pour aller chercher mes affaires de toilettes. Malgré que se soit un grand établissement, nous avons chacun notre chambre mais les salles de bains sont communes.

Ce qui me fait penser que tout le monde peut voir mon petit ami nu… Les douches sont séparées par des cloisons mais quand même ! On ne sait jamais qui pourrait avoir la mauvaise idée d'aller l'observer ! Moi en général je m'arrange pour aller me doucher quand les autres sont couchés ou qu'il y a peu de monde. Sauf que Sai n'est pas comme ça ! Lui il s'en fiche royalement, il est courant de le voir se balader à moitié à poil dans les couloirs. Il va falloir que je change ça !

Pas que je sois jaloux, mais… si ! Je ressors pour aller frapper à la chambre de mon voisin.

-Oh ? Shika ? Je te manquais déjà ?

-Il faut que je te parle !

-Aïe…

J'entre sans qu'il me l'ait demandé et vais me mettre devant la fenêtre. Je le vois refermer la porte et constate qu'il est en boxer. Je déglutis et regarde son corps mince, pâle, mais si attirant. Il ne faut pas que les autres en profitent !

-Je peux savoir ce que tu fais dans cette tenue ?

-Bah comme tous les jours j'allais me laver. D'habitude je le fais plus tôt mais vu qu'on a un peu traîné…

Il se rapproche de moi et pose se main droite sur mon torse en gardant une distance entre lui et moi.

-Et toi ? Que fais-tu là ? Tu voulais peut-être me proposer d'aller te frotter le dos dans la douche ?

Je rougis. L'idée est TRES tentante mais j'aurais peur qu'on nous voit et que ça dérape et du coup ça irait un peu trop vite et je risquerais de le freiner dans son élan. Pourtant j'aimerais.

Je retire sa main et l'attire à moi pour l'embrasser. Ses mains viennent s'accrocher à mon t-shirt dans mon dos et j'enlace son corps.

Nos bouches s'entrouvrent, nos langues viennent se trouver, se caresser. Mes mains remontent pour se caler sur les joues de Sai qui gémit comme dans la salle de cours. Ca m'excite. Me dire que rien que mes baisers lui font de l'effet me grise totalement.

Son corps se colle au mien et une « bosse » plutôt dure me frôle et se frotte à moi. C'est son érection, il est beaucoup plus excité que ce que je pensais. Je dois arrêter les choses maintenant avant qu'on aille plus loin.

J'essaie de ralentir notre échange, le rendant plus doux, mes mains redescendent, nos corps s'écartent naturellement. Nous sommes en feu malgré tout, nos joues sont rougies et surtout nous sommes tendu à mort.

Mon brun lâche une chose ressemblant à un mi-soupir mi-gémissement et cale sa tête sur mon épaule en s'accrochant à l'avant de mon t-shirt.

-Je… Je vais aller prendre ma douche, on se voit au dîner ?

-Att-

-Non Shika, pars maintenant sinon je vais te sauter dessus.

-… Ah. Mais… fais attention à toi d'accord. Et mets un peignoir !

Il éclate de rire et me dit ne pas en avoir. Au moins je sais quoi lui offrir si j'ai un cadeau à lui faire.

Je sors de sa chambre avant lui et le regarde s'éloigner, une serviette autour de la taille. Il m'aura au moins un peu écouté.

Je n'arrive pas y croire, je sors avec un mec. Comment vont réagir les autres ? Comment vont réagir mes parents ? Est-ce que je serai assez fort s'ils ne l'acceptent pas ? Est-ce qu'ils vont accepter Sai ?

C'est peut-être un peu tôt pour me poser ce genre de question, nous ne sortons ensemble que depuis une heure après tout…

Dix minutes avant le repas du soir, j'ai voulu passer prendre Sai mais il n'était pas là. Je me suis donc rendu au réfectoire. Il était déjà assis, entouré de trois de nos amis. Je suis surpris qu'il ne m'ait pas attendu et surtout gardé une place près de lui. Bon ok, on n'a pas à être collés en permanence mais quand même je pensais au moins qu'on annoncerait qu'il a enfin réussi à me mettre le grappin dessus.

Résultat : j'ai mangé en bout de table sans participer à aucune conversation et je suis remonté une fois mon assiette finie.

Je réagis comme un gamin. Enfermé dans ma chambre, sur mon lit, faisant illusion de lire un livre alors que personne ne peut me voir.

Ma porte s'ouvre et je vois Sai. Il entre en me demandant si il ne me dérange pas, vient s'asseoir sur le rebord de mon lit et m'embrasse sur la joue.

-Qu'est-ce qu'il y a tu as l'air fâché ?

Je ne réponds pas, continuant de regarder mon livre les sourcils froncés. Mon petit ami vient me tapoter entre les sourcils, me disant que c'est disgracieux quand je fais cette tête. Je ferme mon livre en le claquant et le pose sur ma table de nuit alors que Sai reprend la parole.

-Tu es énervé. C'est à cause moi ? J'ai fais quelque chose ?

-Non justement ! Je pensais que tu serais heureux de le crier sur tous les toits pour toi et moi !

Sai se redresse un peu plus droit et me regarde un peu perdu. Je le vois me suivre du regard alors que je me lève pour aller ranger mon livre dans la bibliothèque.

Je l'entends plus que je le sens s'approcher de moi et passer ses bras autour de ma taille. Sa tête se pose sur mon épaule et il m'embrasse doucement dans le cou, c'est bon. Ma tête se penche un peu plus du côté opposé pour lui laisser plus de champs libre, malheureusement il arrête pour juste me bercer doucement.

-Tu aurais préféré qu'on le dise à tout le monde ?

-O-Oui. Enfin je pensais que tu voudrais officialiser depuis le temps que tu m'attends.

-Shika, j'ai réfléchit tout à l'heure dans la douche, et je ne veux pas que tu subisses ce que moi, Naruto ou Neji pouvons subir tout les jours. Je supporterais pas que les autres se moquent de toi parce que tu es homo. Je sais pertinemment que tu sais te défendre mais je sais aussi à quel point les autres peuvent être cruels. Avec moi ils ont l'habitude, mais souviens-toi la première année, je me suis retrouvé à l'infirmerie quand même.

Je ne préfère pas m'en souvenir. A cette époque on ne parlait pas beaucoup et Sai était souvent seul. Il s'était fait coincer par des troisièmes années et ils l'avaient passé à tabac juste parce qu'il était gay. Il avait eu une côte cassée et de multiples contusions et n'était pas retourné en cours pendant une semaine. Les coupables ont été dénoncés et ont été renvoyés et l'histoire s'est arrêtée là, mais je sais très bien qu'ils n'ont pas été les seuls.

Les histoires de ce genre ont plus ou moins cessé depuis que Naruto et Neji sortent ensemble. Tout le monde sait très bien que Neji vient d'une famille très aisée et qu'il ne vaut mieux pas se le mettre à dos. Mais malgré ça on ne peut pas empêcher les gens de parler.

-Sai, je sais très bien à quoi m'attendre. Je veux être avec toi. Si tu ne veux pas le dire à tout le monde je peux comprendre, mais on peut au moins le dire à nos amis proches, non ?

-Je ne te comprends plus, mais où est donc passé le Shikamaru qui m'a dit « il est hors de question qu'on se montre ou qu'on le dise à qui que se soit » il y a un an ?

-Il a changé.

Il me murmure un « merci » et me contourne pour m'embrasser. J'aurais voulu rester indéfiniment dans ses bras, malheureusement notre surveillant ne va pas tarder à venir faire sa ronde donc nous devons nous séparer jusqu'au lendemain.

Même si Deidara peut être très conciliant quand on lui donne un petit billet, autant réserver cette exception pour… bah justement pour une exception. Neji peut s'en payer beaucoup des exceptions…


Nous somme enfin vendredi, et qu'est-ce que je peux aimer ce jour ! Non seulement c'est le dernier jour de la semaine mais en plus nous n'avons pas cours l'après-midi.

En général je glande dans ma chambre ou dans le parc mais peut-être que je vais faire quelque chose avec Sai cette fois. On a le droit d'aller en ville, je pourrais lui proposer de sortir.

En classe je lui fais passer un petit mot lui demandant s'il est d'accord. Et bien sûr j'ai droit à une réponse positive. Maintenant il faut que je trouve une activité à faire. Nous avons une heure de train pour arriver en ville, soit deux heures de transports aller et retour on finit à midi et nous devons être rentrés avant dix-neuf heures trente ce qui nous laisse un peu plus de cinq heures à passer là-bas.

Sachant qu'on doit manger, ce qui prend environ une heure, nous aurons donc quatre heures pour nous. Que peut-on faire en quatre heures en amoureux ? … Dans une ville où on peut nous voir bien sûr !

Je reçois un petit mot m'interrompant dans mes plans.

#ça te dit d'aller voir un film cet aprèm ?#

Et bien voilà ! Je n'ai plus à me tracasser ! Je lui réponds :

#oui. On va manger avant ?#

Il acquiesce en se retournant. J'ai hâte d'y être ! Où est-ce qu'on va aller manger ? Je ne vais quand même pas l'inviter dans un restaurent super chic. Je ne vais pas non plus l'inviter au fast food, ça ne le ferait pas du tout ! Et puis je lui paie ou on paie chacun sa part ? Avec une fille j'aurais dû payer mais la vu que c'est un garçon c'est auquel de nous deux de payer ? Vu que c'est moi qui lui ai demandé si on allait manger c'est comme si je l'invitais donc c'est à moi de payer. Non ?

J'écris un petit mot que je fais passer à Naruto.

#Quand vous allez au resto avec Neji vous allez où et c'est qui qui paye ?#

#Neji m'invite toujours à manger au restaurant du Grand Hôtel. Pourquoi ?#

Je froisse le mot et le range dans ma trousse. J'aurais dû m'en douter, Neji a les moyens lui. Bon nous verrons bien sur place, de toute façon je ne connais pas bien la ville. Je n'y suis allé que rarement, préférant le calme de ma chambre ou du parc !

A la fin des cours avant de sortir, je glisse à l'oreille de Sai qu'on se retrouve à l'entrée de l'école pour aller à la gare. Et quinze minutes plus tard nous sommes dans le train direction Konoha.

-Alors tu veux aller manger où ?

-Je sais pas. Tu as une envie particulière ?

-J'aimerais bien aller dans une petite brasserie sympa, il y a des groupes de jazz qui y jouent de temps en temps. Ca fait longtemps que j'ai envie d'y aller, mais à chaque fois vu que je suis seul… Ca ne te dérange pas ?

-Non, non, au contraire, tout ce qui te fera plaisir.

Dieu merci ! Ce mec est génial ! Il a même choisi le film ! C'est un thriller je crois. Sai aime beaucoup le cinéma alors que je préfère lire.

D'un coup je sens la main de Sai prendre la mienne. Je tourne mon visage vers le sien, il me sourit

-Il n'y a personne que nous connaissons.

-Je n'ai rien dit.

Mes doigts se resserrent autour des siens. C'est vrai que le vendredi peu d'entre nous sortent de l'établissement, préférant profiter de toute la journée du samedi ou du dimanche avec leurs petites amies venues spécialement pour les voir. Les autres vont entre potes aux bornes d'arcades ou vont draguer les filles.

Une vielle dame en face de nous remarque nos mains jointes et nous regarde avec des yeux comme des soucoupes. Sai lui fait un petit signe de son autre main et étrangement elle lui répond, ne sachant plus très bien où se mettre. Elle est descendue à la station suivante.

-Tu vois, quand tu es aimable avec les autres, les autres le sont aussi avec toi.

Mais où est-ce qu'il va chercher des choses pareil je vous jure ? Nous sortons à notre tour à notre arrêt et marchons en direction de notre première escale.

C'est un endroit très simple situé en plein centre ville, décoré de ce qui semble être des photos en noir et blanc d'acteurs ou de chanteurs je ne saurais pas dire. Une estrade se trouve au fond de la salle juste à côté du bar. Des musiciens commencent à s'y installer, ce qui présage un petit concert. J'espère que ça ne sera pas trop chiant.

Nous nous installons à une table ni trop loin ni trop près de la scène pour ne pas être dérangés si nous voulons discuter. La serveuse arrive pour nous apporter des verres d'eau et la carte. C'est une jolie femme aux longs cheveux blonds et aux formes plutôt avantageuses mais qui regarde Sai avec un peu trop d'insistance.

Lorsqu'elle revient, elle s'appuie de façon suggestive sur la table, présentant son décolleté à mon petit ami qui bien sûr ne remarque rien. En même temps il est tellement classe, comment ne pas le regarder !

Il lui donne sa commande et pose sa main sur la mienne en me demandant ce que je prends. Sa tête a valu le détour, j'aurais aimé la prendre en photo ! Ses yeux étaient exorbités et sa bouche grande ouverte, elle n'avait plus rien de sexy. Elle est partie vexée en tournant les talons une fois notre commande prise.

Le groupe est maintenant au complet et entame de ce qui semble être des airs d'Amérique du Sud, de la salsa je crois. Certains couples présents vont sur ce qui semble être une piste de danse et commencent à danser. Je vois Sai les regarder. J'espère qu'il n'espère pas que je vais l'inviter à danser, je déteste ça et en plus je ne sais pas danser. Et puis deux hommes dansant ensemble une danse si… si… si « olé olé » ferait très bizarre. Non. Deux hommes dansant l'un avec l'autre tout court est bizarre !

-Ne t'inquiète pas Shika je ne te demanderai pas de danser avec moi.

-Comment tu as su ?

-Je te vois les regarder avec un regard noir et rempli d'angoisse.

Et il ose me dire ça avec le sourire. Lui aussi les regardait, je veux lui dire mais nos entrées arrivent et notre serveuse a changé. C'est un jeune homme brun aux yeux doré.

-Je suis Utakata, veuillez excusez ma collègue elle ne se sentait pas bien, je vais reprendre son service. Vous avez fini ? On peut vous apportez le plat suivant ?

Nous acquiesçons, il n'a pas l'air commode. Et puis maintenant c'est Sai qui le regarde. Et cet Utakata n'a pas l'air indifférent vu la façon dont il le regarde. J'attends qu'il parte pour faire remarquer à mon petit ami que justement je suis là !

-Ca va ? Je ne te dérange pas ?

-Hein ? Bah non pourquoi ?

C'est moi ou il le fait exprès ? Je me passe une main sur le visage. Il est vraiment innocent ou alors c'est moi qui réfléchi trop.

-Sai… le… le serveur tu le trouves mignon ? Tu ne l'as pas lâché du regard.

-Il me dit quelque chose, je crois que je l'ai déjà vu quelque part. Mais je ne me souviens plus où. J'ai l'impression que c'est dans un film mais je n'arrive pas à me souvenir lequel.

-Ah… Ce n'est que ça. L'espace d'un instant j'ai cru que-

-Que je pouvais être intéressé par lui ?

-Oui.

-Tu devrais savoir qu'il n'y a que toi qui m'intéresses. Maintenant que je t'ai à moi je ne compte pas te laisse filer comme ça.

Je me penche par-dessus la table et vais embrasser mon amoureux, je me fiche de ce que les gens autour de nous peuvent penser. Et justement j'espère que « notre » serveur nous a vu et qu'il comprenne que c'est MON petit ami.

Justement celui-ci arrive avec nos assiettes et Sai l'apostrophe alors qu'il repartait vers les cuisines.

-Excusez-moi, je suis sûr de vous avoir vu dans un film, vous avez déjà fait du cinéma, non ?

-Qu-quoi ? Euh… Je… Veuillez m'excusez !

-Bah qu'est-ce qui lui prend ?

Il est devenu tout rouge et s'est mis à bafouiller avant de repartir. Je crois que je commence à comprendre où Sai l'a vu… Je ne sais pas si j'ose demander, c'est gênant de demander ça, même à son petit ami. Et puis ce n'est vraiment pas le lieu. Je lui demanderais après.

Nous n'avons pas pris de dessert, préférant prendre des petites sucreries au cinéma. Le serveur n'a plus osé lever les yeux vers nous, ce qui m'a conforté dans mon idée. Sai s'est étonné de son comportement « déplacé » selon lui et m'a interdit de lui laisser un pourboire. C'est moi qui ai payé pour le repas, Sai se proposant de payer le cinéma. C'est plus simple que ce que je pensais.

J'ai voulu prendre la main de Sai dans la rue mais il s'est dérobé, me regardant, contrarié. Après un signe de tête, j'ai reconnu des élèves de notre école un peu plus loin. Ca va vite me gonfler si ça se passe comme ça à chaque fois ! Vivement qu'on soit dans la salle de cinéma.

Nous devons prendre un bus pour nous y emmener vu qu'il est à l'autre bout de la ville. Heureusement que Sai est là, il a l'air de bien connaître le chemin. En même temps je crois bien qu'il m'a dit un jour qu'il allait au cinéma tous les vendredis après-midi. Le pauvre, jusqu'à maintenant il y allait seul.

Nous arrivons, allons acheter nos billets et de quoi nous ravitailler avant d'aller nous installer dans la salle correspondant à notre film.

Sai voulait se mettre au milieu de la salle mais je l'ai entraîné au tout dernier rang pour qu'on soit tranquille. Je veux pouvoir lui tenir la main, l'embrasser sans sentir les regards d'autrui sur nous. Je vois bien qu'il est déçu de ne pas être plus près mais quand je lui explique il comprend vite et en profite pour m'attraper par la nuque et venir m'embrasser.

Nous ne sommes pas encore assis et les lumières sont encore allumées mais sur le moment on s'en fiche. Il vient me coller un peu plus à lui et je lâche ce que j'ai dans les bras sur un des sièges pour pouvoir moi aussi le toucher. Le bruit de la porte de la salle nous force à arrêter et nous installer.

J'installe notre gros pot de pop corn entre nous deux et nous n'attendons pas que le film commence pour le commencer. Le hasard fait bien les choses, nous piochons le même grain. Je lui laisse mais la seconde suivante Sai s'approche de moi, le grain entre les lèvres. Quel beau remake de « La Belle et le Clochard » avec deux gays et un grain de pop corn. Ca en ferait sourire plus d'un.

Les lumières s'éteignent et les pubs commencent. Je soupire, c'est pour ça que je ne vais pas au cinéma. Les publicités durent presque autant que le film lui-même. C'est vraiment parce que je suis avec Sai, j'espère qu'il ne voudra pas qu'on aille au ciné toutes les semaines.

Je profite de l'obscurité pour demander à Sai ce que je voulais faire au restaurant.

-Dis-moi, ce mec là, Utakata. Tu l'aurais pas vu dans un film… enfin…

Je fais un moulinet avec mon poignet pour lui faire comprendre de quoi je parle et il me regarde, se tenant le menton. Faites qu'il ait compris.

-Ah ! Mais oui je l'ai vu dans « Gr… »

Je plaque une main sur sa bouche, lui demandant de se taire. Ses yeux se tournent vers le reste de la salle, il a faillit crier le titre et vérifie que personne ne l'a entendu. Heureusement il n'y a personne à moins de trois ou quatre rangs devant nous.

-Dé-désolé.

-Tu n'as pas t'excuser, c'est normal à notre âge. Il était bien ce film ?

-SHIKA ! Je préfère quand même penser à toi que regarder ces trucs. Mais bon c'est vrai que c'est arrivé.

-Ah oui tu penses à moi ?

Il a beau faire noir, je vois bien qu'il rougit. En même temps moi aussi. Je pose le pot de pop corn sur le siège à côté de moi et me tourne vers Sai qui n'ose plus me regarder. Je me penche à son oreille, posant une main sur sa cuisse la plus proche et l'autre sur son épaule.

-Tu penses à quoi quand tu penses à moi Sai ?

-Arrête c'est super gênant. Je… Je peux pas te raconter ça c'est personnel. Et puis ce n'est pas le lieu.

-Dis-moi. S'il te plait.

Ma main remonte sur sa cuisse et je l'embrasse sur l'oreille pour descendre sur sa joue puis dans son cou. Il se tourne vers moi, ses mains glissant le long de mes bras, il nous redresse doucement.

-A-arrête.

-Que si tu me dis à quoi tu penses ?

-Mais je vais être encore plus excité si je te raconte ! Et puis tiens regarde le film commence !

-Je te laisse pour l'instant mais je n'abandonnerais pas.

Un dernier bisou sur la joue, je lui prends la main et nous suivons le film. Très bon film d'ailleurs. Un peu long mais l'intrigue vraiment pas mal. Sai a l'air content aussi. Finalement c'était sympa d'aller au cinéma avec lui et je réitèrerais bien l'expérience. Peut-être pas tous les vendredis mais de temps en temps.

Le film était tellement long que nous sommes justes au niveau du temps pour rentrer, la grille allait fermer quand on est arrivés.

J'ai l'impression que Sai évite mon contact depuis que nous sommes sortis du cinéma. J'espère que ce n'est pas par rapport à ce que je lui ai demandé. Si il ne veut vraiment pas me dire je ne vais pas le forcer.

Après le dîner il m'a dit aller directement à la douche et se coucher. J'aurais bien aimé qu'on passe encore un peu de temps ensemble. Le vendredi et le samedi soir on peut « veiller » jusqu'à vingt-trois heures.

Enfin « veiller » signifie juste qu'on peut être dans les chambres les uns et des autres ou dans le foyer où il y a une télé, des consoles, des ordinateurs etc. pour ceux qui n'en ont pas dans leur chambre.

Du coup voilà il est vingt et une heure, il n'y a rien à la télé, et je suis allongé sur mon lit sans l'envie de lire, dormir ou autre. Je me demande ce que fait Sai. Ca me turlupine cette histoire, de savoir que Sai pense à moi de façon… de façon... enfin d'une certaine façon. Moi je n'ai jamais vraiment pensé à lui de cette façon. Pas que je ne me touche pas, mais c'est vrai que je ne pense à personne en particulier ni à quelque chose en particulier. Ma seule expérience est avec Sai et on n'a pas fait grand-chose.

Je me lève et allume mon ordinateur. Une fois devant la page du moteur de recherche je me trouve débile de devoir taper ce genre de choses. J'ai un petit ami, si j'ai besoin de renseignements c'est à lui que je dois demander, pas à Internet.

Je sors de ma chambre pour aller dans celle de mon petit ami. Sauf que pour une fois je n'ai pas frappé et suis entré directement.J'aurais peut-être pas dû…

Sai est nu sur son lit, une main allant et venant sur son sexe pendant que son l'autre caresse son torse, s'attardant un instant sur ses tétons. Ses joues sont rosies, ses yeux sont clos mais sa bouche s'ouvre et se referme, ne laissant passer que les sons du plaisir qu'il se donne.

-Shi… shikaaah.

Mes yeux s'écarquillent et je referme la porte pour m'adosser dessus. J'ai le cœur qui bat la chamade, j'ai chaud. Est-ce que j'ai bien entendu ? Il fait vraiment ça en pensant à moi. Je dois être rouge comme une tomate. Je me laisse tomber. Ou plutôt mes jambes ont lâché. Je savais bien qu'il s'agissait de ça mais de le voir là comme ça, c'est… c'est… Oh mon dieu je suis excité !

Je me relève péniblement et retourne dans ma chambre que je verrouille. Sai aussi aurait pu y penser. Si jamais ça n'avait pas été moi qui avais ouvert la porte ? Peu importe pour l'instant, je n'ai qu'une envie : me faire du bien !

Bon alors il faut que je pense à Sai. De toute façon là tout de suite en tête je n'ai que la vision du corps nu de mon petit ami sur son lit à gémir mon prénom.

Je me déshabille, restant en boxer et vais me mettre dans mes draps, il y fait frais mais j'ai tellement chaud que ça m'importe peu. Je retire mon sous-vêtement et commence à me caresser, calquant mes mouvements sur ceux que Sai faisait quelques instants auparavant.

Peut-être est-il encore en train de se faire du bien ? Je l'imagine, dans la même position que moi, j'essaie de me caresser aux mêmes endroits que lui. Ce sont ses mains sur moi et les miennes sur lui, c'est bon mais il me manque quelque chose. J'aimerais qu'il soit vraiment là, qu'il m'embrasse, que ce soit vraiment ses mains. Pourtant pour l'instant se sont vraiment les miennes et j'accélère le mouvement, je ne tarde pas à venir en me mordant la lèvre. J'ai peur de faire du bruit.

J'ai réussi. J'ai pu le faire en pensant à Sai. Je suis épuisé. Il faudrait que je me nettoie, je suis tout collant, je n'aurais pas dû faire ça dans la précipitation. C'est vrai que d'habitude je profite du calme des douches pour faire ça. J'attrape les mouchoirs dans le tiroir de ma table de nuit et m'essuie comme je peux avant de remettre mon boxer et de m'endormir comme une masse.

J'ai dormi d'une traite. Quand je me réveille c'est parce que quelque chose me chatouille le nez. J'ouvre péniblement les yeux et vois Sai qui me chatouille le nez avec une plume probablement sortie de mon oreiller.

-Réveillé ?

-Maintenant oui. Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je suis venu te tirer de ton sommeil, bel endormi.

Il vient m'embrasser et je le maintiens contre moi avec ma main derrière son crâne. Sa langue pénètre ma bouche et je vais à sa rencontre avec la mienne. Il s'allonge un peu plus sur moi, une de ses mains se perdant dans mes cheveux défaits. Son autre main caresse mon bras. Des réveils comme ça j'en veux bien tous les jours !

-C'est la première fois que je te vois les cheveux détachés. Tu es toujours aussi beau mais je les préfère quand même attachés. Tu veux faire quoi aujourd'hui ?

-Rester comme ça toute la journée.

-D'accord.

-M-mais tu fais quoi là ?

Il s'est glissé sous mes draps, se collant à moi, calant sa tête sur mon torse. Sa main gauche trace des arabesques indéfinies sur ma peau, me faisant frissonner. Je repense d'un coup à hier soir et ce que j'ai vu. Mon corps se réchauffe et je stoppe la main de Sai pour relever son visage vers le mien et l'embrasser.

Je tourne sur le côté, nous retrouvant ainsi face à face. Je glisse une de mes mains sous son t-shirt pour pouvoir caresser son corps.

J'ai vraiment chaud et j'ai vraiment TRES envie de le toucher plus. Sai retire lui-même son haut et déboutonne son pantalon mais je l'empêche de continuer, reprenant sa bouche pour un baiser langoureux. Notre position nous coince chacun un bras alors je le retourne sur le dos et m'assoie à califourchon sur ses cuisses. Aucune protestation n'est tolérée, je capture ses mains pour les plaquer au matelas et retourne sceller mes lèvres aux siennes.

J'entame un léger déhanchement et nos entrejambes se rencontrent, nous tirant des gémissements. C'est étrange mais tellement bon. Je recommence, obligeant nous bouches à se lâcher pour nous laisser soupirer de plaisir. Mon regard s'ancre dans celui de mon amoureux. Ce que je peux aimer ses beaux yeux noirs en amandes. Il tend sa bouche vers moi et je me penche encore une fois sauf que ma bouche se pose dans son cou que j'embrasse et mordille doucement.

Hélas pour nous, notre cher surveillant de week-end surnommé Tobi parce qu'il ressemble à un petit chien fou entre dans ma chambre en criant qu'il est temps que je me lève. Il se fige à l'entrée de la pièce puis claque la porte en criant dans le couloir comme une vierge effarouchée.

Nous savons pertinemment qu'il ne dira rien, mais qu'est-ce qu'il est bruyant. Je sais aussi qu'il va réapparaître d'ici un instant pour nous faire la morale comme à des gamins de maternelle. Et ça loupe pas, il se repointe dans ma chambre.

-Oh la la vous en faites des vilaines choses tous les deux ! C'est mal vous le savez. C'est un peu comme la fois où Deidara-sempai m'a coincé dans la salle d'informatique et-

-ON NE VEUT PAS SAVOIR ! Désolé Tobi, on ne le refera plus.

Enfin on fera surtout attention la prochaine fois. Je descends de Sai et le laisse se lever et remettre son haut pendant que je cherche un jean et attrape mon t-shirt de la veille. J'ai la flemme d'en prendre un autre, je changerais après ma douche.

Ce petit con de surveillant est resté planté jusqu'à ce qu'on sorte pour aller petit déjeuner. Et en plus il nous a menacé de tout dire à tout le monde à moins qu'on vienne « s'amuser » avec lui l'après midi.

« S'amuser » pour Tobi signifie qu'on va devoir jouer à la console ou à des jeux de société avec lui TOUT l'après-midi ! Il n'est surveillant de dortoir que le week-end donc il n'a rien à faire en dehors du matin et du soir. L'avantage c'est qu'on a trouvé une occupation…

A table, nous retrouvons Neji, Naruto, et deux autres de nos amis : Sasuke et Gaara. En arrivant ils nous demandent ce que nous avons prévu et si on voulait aller au parc d'attraction avec eux.

-On ne peut pas, on passe l'après-midi avec Tobi.

-Tous les deux ?

Ils nous regardent tous les quatre, surpris, puis Gaara soupire, Sasuke se prend la tête d'une main et Neji nous sourit, se penchant par dessus la table.

-Alors… comme ça vous vous êtes « remis » ensemble ?

-HEIN ? Vous sortez ensemble ? Comment tu sais ça Neji ? Pourquoi vous ne me l'avez pas dis ? Et vous deux aussi vous le saviez ?

-Calme-toi Naruto. Ils viennent de le comprendre tous les trois. Désolé si on ne vous l'a pas dit avant, on comptait le faire mais… Mais l'occasion ne s'est pas présentée. Et puis ça ne date que depuis jeudi.

Sai me regarde et je lui souris avant de regarder Naruto qui nous pointe du doigt en reliant la fois où il nous a vus dans la salle de classe. Et voilà que maintenant il se vante d'avoir en fait été le premier à le savoir, sans le savoir. C'est Naruto on ne cherche pas trop à comprendre.

Enfin toujours est-il que nous avons dû expliquer comment on s'était fait pincer. C'est arrivé plus d'une fois à Neji et Naruto même à Sasuke qui avait fait rester sa petite amie un samedi soir au début de l'année. Seul Gaara y a échappé, mais c'est parce qu'il fait un peu peur des fois aussi. Moi c'était parce qu'il m'avait pris en train de fumer, plusieurs fois et Sai… Je ne sais plus trop pour quoi. Ce n'est peut-être jamais arrivé.

J'aurais bien aimé aller au parc d'attraction avec Sai.

Au moment où nous allons débarrasser nos plateaux, Tobi vient nous rappeler qu'il nous attend après manger dans sa chambre. Heureusement qu'on a la matinée tranquille pour nous, et quoi de mieux qu'un petit moment paisible allongé dans l'herbe avec son amoureux ?

Finalement je suis le seul à m'être allongé, les bras derrière la tête, à regarder le peu de nuage dans le ciel. Sai s'est assis en tailleur pour dessiner pendant ce temps-là, j'espère qu'il n'a pas fait que me dessiner, malgré que ce soit flatteur.

-Shika, il est midi, tu veux que j'aille nous chercher des sandwichs et on les mange ici ?

-Volontiers.

Je me redresse sur mes coudes en le regardant partir, je l'appelle en lui demandant s'il n'a rien oublié puis il revient en souriant pour m'embrasser. Je me rallonge, fermant les yeux, profitant du calme environnant. Je suis bien.

Des bruits de pas dans l'herbe et l'ombre sur mon visage me font ouvrir les yeux. Au dessus de moi trois garçons que je connais de vu, ils sont en deuxième année.

-Tiens, tiens, tiens, mais c'est Einstein qui fait la sieste au soleil. Bah alors il est où ton petit PD ? T'es trop fatigué pour te lever ? Peut-être t'es-tu trop fait défoncer le cul cette nuit ?

Je me lève directement et attrape celui qui a parlé par le col de sa chemise. J'approche mon visage du sien et le menace du poing, sauf que ces deux acolytes m'attrapent par les épaules et me font lâcher l'autre. Je me prends un coup de genoux dans le ventre et me plie en deux avant de tomber à genoux à terre.

Je relève mon visage alors que l'un d'eux m'attrape par les cheveux.

-Qu'est-ce que vous me voulez bordel ?

-On vous a vus hier. Je ne te pensais vraiment pas comme ça sempai. J'avais du respect pour toi ! Tu étais un model ! Mais en fait t'es rien d'autre qu'une petite tapette ! Au moins je suis sûr que c'est l'autre grosse tantouse qui fait la femme. Tu n'oserais pas t'abaisser à « ça » sempai, n'est-ce pas ?

S'ils savaient… La première, et seule fois où ça a faillit arriver ce n'est pas moi qui aurais été au dessus.

N'empêche que c'en est trop pour moi. Qu'il m'insulte, j'encaisse, mais qu'il s'en prenne à Sai… Je me redresse et fais tomber celui face à moi et décroche une droite à celui de gauche avant d'attraper aux épaules celui de droite et lui donner le même coup de genoux qu'il m'a donné.

Je vois Sai au loin qui lâche tout ce qu'il avait dans les bras et court vers moi en me demandant si tout va bien. Je lui assure que tout va bien avant de me tourner vers les trois petits cons qui nous insultent de tout les noms, puis vers mon petit ami et l'embrasser devant leur yeux.

-Oui je suis homo, oui Sai et moi sortons ensemble, et j'ai un conseil pour vous : il ne vaut mieux pas que vous recommenciez ce qui vient de se passer, je serais beaucoup moins conciliant la prochaine fois. Et ne vous avisez pas d'aller vous plaindre à qui que ce soit, j'ai beaucoup d'impact au sein du conseil des élèves ou de l'administration.

Je ramasse les affaires de Sai et lui prends la main avant de repartir vers les bâtiments. Seulement ils n'abandonnent pas si simplement et reviennent à la charge ce qui provoque une sacré bagarre. Ils s'y sont mis à plusieurs pour nous séparer et nous nous retrouvons tous les cinq à l'infirmerie. Et Sai et moi ne sommes pas les plus amochés, j'en suis assez fier. Je crois qu'il y en a un qui doit être transféré à l'hôpital, des dents cassées.

Du coup on a passé notre super après-midi à se faire rabibocher les bleus et autres plaies. A la fin de la journée nous avons eu la visite de Tobi qui nous a dit que du coup notre après-midi était reportée à demain. On n'y échappera pas.

La nouvelle a très vite fait le tour de l'école, si bien que nos amis l'on appris alors qu'ils étaient encore en ville.

Le principal aussi est venu nous voir. Sarutobi-sensei peut être très gentil mais là ça s'est mal passé et pour nous tous. Il tolère mal les bagarres, surtout quand ce sont pour ce genre de raisons. Nous avons tous été collés tous les jours une heure après les cours pendant les deux prochaines semaines. Et notre corvée : nettoyage du parc avec le jardinier ! Galère. Mais bon ça aurait pu être pire. Naruto en a fait des conneries et il a eu droit au nettoyage de toilettes. De TOUS les toilettes. De TOUT l'établissement.

Finalement l'après-midi avec Tobi va être une sinécure !

J'aurais bien aimé un petit câlin de Sai avant de dormir mais j'ai vu roder Tobi. Il nous a à l'œil et du coup certains peuvent bien en profiter ! Toujours les mêmes ! Enfin bon de toute façon j'ai mal partout, je me suis pris un sacré coup dans le ventre en plus du premier et j'ai un sacré hématome !

Le lendemain au moins Tobi nous a pas trop embêtés. On a juste fait une partie, très longue partie, de Monopoly où on l'a laissé gagner, même si il ne sait vraiment pas jouer. Il était tellement content qu'il nous a plus ou moins laissé entendre qu'il finirait sa ronde par notre couloir.

C'est pourquoi en ce moment je peux profiter d'un film en amoureux avec Sai. Nous sommes tous les deux allongés sur mon lit, Sai contre le mur et moi dans ses main gauche me touche les cheveux doucement, je me sens sombrer, mes yeux se ferment. Ca doit être dû aux cachets anti-douleurs.

Quand je me réveille, je n'ai pas bougé et Sai est toujours là. D'après le réveil il est six heure trente, il doit sonner dans trente minutes. Il y a un morceau de papier plié en deux sur la table de chevet, je tends le bras pour l'attraper.

# Je laisse courir pour cette fois ! A samedi ! Tobi ^_^ #

Je repose le mot en soupirant le nom de notre surveillant. Je me retourne péniblement pour être face à Sai et passer mon bras gauche autour de sa taille. Il remue doucement et ouvre péniblement un œil, je vois bien qu'il a du mal à se situer mais je lui chuchote qu'on a encore une demi heure et l'embrasse avant de me rendormir. Enfin d'essayer.

Parce que monsieur m'embrasse dans le cou en passant sa main de ma cuisse jusque sous mon haut qui remonte par la même occasion. Je rapproche son corps près du mien mais ma douleur à l'abdomen se fait sentir et je grimace.

-Fais-moi voir et passe-moi la crème que l'infirmière t'a donnée.

Je me tourne sur le dos et tends le bras difficilement pour attraper le tube que je passe à Sai. Il se redresse sur un coude et se verse de la crème sur le bout des doigts avant de me l'appliquer. Je sursaute.

-Pardon, je t'ai fait mal ?

-Non c'est juste froid.

-Il faut attendre que ça se réchauffe. Je suis là pour ça.

Il va s'occuper de tous mes bleus, passant ses mains sur mon torse et mes bras de façon plus que suggestive. Bien que j'aie très envie que l'on fasse plus, ce n'est pas vraiment le moment. Surtout qu'après c'est moi qui ai mis la crème à Sai qui avait mal au dos donc il a eu droit à un long massage qui a faillit déraper. Je lui ai bien sûr passé la crème mais je n'ai pas résisté à l'envie d'embrasser sa peau. Surtout sa nuque, le haut de ses épaules puis je suis redescendu le long de sa colonne vertébrale, le faisant ronronner mon prénom.

Heureusement qu'on avait encore nos pantalons parce que je ne sais pas si j'aurais pu me retenir de me frotter à ses fesses. J'ai l'impression d'être un pervers quand je pense à des choses pareilles. Et puis ça me fait bizarre, je ne me vois pas prendre Sai, en tout cas pas pour le moment. Je ne saurais pas comment m'y prendre, j'aurais peur de lui faire mal. Mais moi ? Est-ce que je suis prêt au moins ? Non. Clairement, non.

Enfin bon, tout ça pour dire que nous avons dû nous arrêtez vu que nous avons cours. Et pour deux pénibles semaines de retenues.

En classe tout le monde nous regarde. C'est vrai que nous ne sommes pas beau à voir. Et puis ça doit les surprendre que Sai et moi sortions ensemble. J'ai hâte que l'on ait enfin notre diplôme et qu'on parte d'ici. Bien que la société à l'extérieur ne soit guère plus consciente que les élèves de l'école.


A suivre !

Dans le Prochain chapitre :

C'est la première fois que je le vois comme ça.

-C'EST BON ! TU CROIS QUE J'AI PAS COMPRIS CE QUI SE PASSE ? T'EN AS ASSEZ D'ÊTRE AVEC MOI ! ÇA TE DÉGOUTE QUAND JE TE TOUCHE ! JE SUIS PAS BÊTE TU SAIS !