« Jane tu es complètement folle ! Pourquoi as-tu dit tout ça à Maura !? Je suis vraiment folle à me parler toute seule et à me frapper ! » Jane assise sur son canapé, vit la pagaille qu'elle avait fait en secouant ses jambes dans tous les sens, une de ses pantoufles avaient volé contre un vase, le brisant sur le sol, et l'autre, avait atterrit sur son visage, elle maugréât une farandole d'insultes. La protagoniste ne savait pas ce que lui était passée la veille, elle avait perdu le totale contrôle, bon, elle n'était pas la personne la plus calme et raisonnable de l'univers. Pour sa défense, il fallait dire que sa collègue avait le don d'être extrêmement insupportable quand elle le souhaitait, le pire, c'était qu'elle la faisait sortir de ses gonds sans qu'elle ne le fasse exprès.
Parler ainsi de Kent et la pousser dans ses bras, c'était tout bonnement absurde. Devait-elle porter un t-shirt écrit qu'elle détestait ce type ? Bonne idée ! Elle n'avait jamais eu l'intention d'avouer ainsi ses sentiments à Maura…sa meilleure amie, la seule qu'elle n'avait jamais possédé. Elle avait tout détruit, et Isles n'avait rien de fait de mal, elle souhaitait seulement qu'elle soit heureuse. Mais pourquoi elle n'avait jamais remarqué que ce fût seulement à ses côtés qu'elle était réellement épanouie ? Que personne d'autre, que ce soit Dean ou Casey n'avait pris sa place irremplaçable ? Qu'elle ne jouait pas un rôle à ses côtés, qu'elle était la véritable Jane Rizzoli, garçon manqué, qui aimait le sport, ses amis, sa famille, qui pouvait être fragile ? Qu'elle n'était pas un surhomme ? Surfemme ? Est-ce que cela se disait au moins ? Il fallait qu'elle demande à Maurapédia…la légiste l'appréciait pour elle. Que lorsque que son amie parlait qu'elle était sexuellement frustrée, c'était parce qu'elle ne voulait que la scientifique et personne d'autre. Elle l'admirait de loin, elle adorait leur embrassade, passer des moments en tête à tête, faire des activités que feraient un couple normal, elles étaient à la vue de tous un couple. Il arrivait même que lors de ses 'ébats' avec des partenaires masculins, elle aurait pu prononcer malencontreusement son doux prénom ? Qu'elle faisait les pitreries pour avoir toute son attention, qu'elle s'amusait à ses dépens pour qu'elle se fâche contre elle, et qu'elle ne voit qu'elle ? Qu'elle pouvait tout abandonner à son appel ? Pas cette fois-ci, elle était trop lâche à répondre à l'appel de sa châtain.
Isles l'appelait de nouveau sur son téléphone, Rizzoli n'osait pas décrocher, de peur de révéler encore une autre bêtise. Elle prit sa bière et fixa son téléphone portable, elle se sentait coupable, ce n'était pas la faute de son amie si elle était amoureuse d'elle. Si ça l'était ! Pourquoi elle était aussi sexy et intelligente, amusante et adorable à la fois ? Non, Isles ne faisait que flirter avec elle ! La toucher plus que nécessaire ! Qui parlait continuellement de sexe ? Pas elle ! D'homosexualité avec ce site de rencontre ? De sex-toy ? Pas elle ! Qui disait qu'elle était une femme attirante ? Pas elle ! Qui s'inquiétait autant d'elle, de sa santé, de son alimentation, de sa vie ? Pas elle ! Même ses petits amis n'étaient pas si protecteurs et attentionnés. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait, qu'elle la choisirait elle, et non Tommy ou Frankie !
Jane sut qu'elle n'était pas une experte en relation sentimentale, elle avait tout été désastreuse, mais elle ne pouvait nier que c'était de même pour sa collègue, elle ne valait pas l'une et l'autre sur ce domaine. Est-ce qu'elle l'aimait car elle ne voyait pas meilleure perfection que cette reine des morts ? Elles partageaient tant de chose, leur dévouement pour leur travail, leur obstination à amener la justice, à aider les autres. Toutefois, elles étaient si dissemblables, que ce soit leur caractère, bien que lorsqu'elles se disputassent, elles étaient toutes les deux des têtes de mules, campant sur leur propre position. Leur attitude, Jane était plus rentre dedans, Maura réfléchie, le milieu social, classe moyenne et bourgeoisie et pourtant elles étaient si complémentaires, c'était le duo parfait que ce soit au travail et dans la vie de tous les jours, sinon, elles n'auraient pas été amies pendant toutes ses longues années. Elle n'aurait jamais accepté de faire toutes ces choses embarrassantes, courir un marathon avec le maillot puck, heureusement que ce ne fut pas fuck, bien que ça aurait été amusant. Elle a accepté de se couvrir de boue alors que c'était horrible, belle peau ? Elle n'arrêtait pas de se gratter et lorsqu'elle était jeune, Jane était tombée dans les orties et c'était moins insupportable ! Suivre en filature sa demi-sœur Caitlin pour surveiller son rein…voir son petit ami aurait été plus logique. Bon, elle eut aussi de bon moment, la scientifique portant les bottes jaunes ainsi que sa tenue jaune poussin, il ne manquait plus que le ciré. Isles qui devait mentir, boire une bière au goulot, quand elle lui volait ses frites,…à ces images qui lui revinrent à l'esprit, la policière se mit à sourire...
Elle avait été si stupide de voir la légiste plus qu'une simple amie, lorsqu'elle lui avait exprimée ouvertement ses sentiments, elle avait vu son étonnement, et plus profondément, de la peur son côté détective avait discerner cette émotion…elle n'était pas une lesbienne, elle n'avait jamais été attirée par une femme…à part elle…merde ! Elle avait toujours cru que son amie était…aurait pu être bisexuelle. Non, elle n'aurait pas pu supporter que la scientifique puisse coucher avec d'autres femmes et ne pas la remarquer, cela voulait dire qu'elle ne la voyait que comme son amie.
Quelle horreur ! Depuis quand elle ne réfléchissait pas à ses actions, qu'allait-elle dire à la légiste, dont elle croisait quotidiennement son chemin et sa vie ? Comment elle allait parler de ce moment ? Et si elle avait tout détruit ? Devait-elle plaider la folie comme dans les tribunaux ? Que c'était la faute de sa mère Angela qui ne fît que la persécuter avec de potentiels maris et qu'elle avait dit n'importe quoi ?
« Jane ? » La dite sursauta de sa chaise, elle observa que Korsak l'avait rejointe à leur bureau, il semblait avoir remarqué de loin ses réflexions les plus profondes.
« Euh…oui ? Y a-t-il un problème ? »
« Je pourrais te retourner cette question. Est-ce que tout va bien ? Je ne t'ai jamais vu autant réfléchir, et je travaille des années avec toi. »
« Amusant… » L'homme ria alors que sa partenaire le foudroyait du regard, il se mit à tousser.
« Oui je vais bien, je suis juste un peu fatiguée, c'est tout ; mais ça ira mieux dans la journée. » Ce qui ne fut pas un mensonge en soi, elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit, et elle n'était pas du genre à se maquiller, donc mettre du fond de teint pour dissimuler les traces d'épuisement.
« Tu devrais prendre ta journée, une journée sans toi et on peut s'en sortir. »
« Tu es sûr ? »
« Parfaitement. Enfin comme c'est rare que tu sois en repos, il faut voir si on peut survivre seulement 24 heures sans que tu nous harcelles sur une affaire en cours. Peux-tu le supporter ? » La brunette se mit à sourire, mais elle refusa l'offre, elle ne voulait pas rester à ressasser à Maura dans son nouvel appartement, et la concernée que ce sera à cause d'elle qu'elle fuit…encore…
« Non ça ira. C'est juste passager. »
« Tu veux un café ? » Rizzoli en avait déjà ingurgité trois d'affiler, bon, certainement le double, alors un de plus ne changerait rien, elle était déjà nerveuse.
« Volontiers, merci. » Vince s'en alla, et l'italienne se dirigea vers le laboratoire, il fallait qu'elle voie absolument la châtain, elle devait tout arranger et par n'importe quel moyen. Elle allait lui mentir, dire que ce qu'elle avait dit, c'était une plaisanterie, que lorsqu'elle était partie, c'était pour lui donner une leçon de ne pas copier Angela avec sa vie sentimentale, elle voulait voir son match de basket, le téléphone…il n'avait plus de batterie. Oui, c'était bien ! La brunette était arrivée à destination, mais elle ne vit pas son amie, elle fut frustrée, elle alla voir ses assistants qui ne semblaient pas avoir eu de ses nouvelles. Jane commença à s'inquiéter, elle prit son téléphone pour voir si elle avait eu un appel sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais rien de concluant. Elle allait lui envoyer un message, cependant, elle ne sut quoi lui écrire. Coucou, c'est moi. Tu vas bien ? Oh, oui je suis partie en courant lorsque je t'ai avouée mes sentiments envers toi, mais c'était une blague, je devrais devenir actrice non ? Elle fut interrompue par une présence qui l'ennuya, elle sentit ce rejet immédiat de son corps. Tout était de sa faute !
« Détective Rizzoli. Bonjour. » Salua Kent.
« Oui ? Quoi ? Ouais, bonjour. »
« Je me demandais ce que vous faisiez ici ? » Dit-il sans émotion. Comment pouvait-elle être attiré par lui ? Elle préférait la répartie d'un poisson rouge, c'était plus vivant à tourner dans son aquarium !
« Je travaille ici, enfin, dans les locaux, en tant que détective, je vous rappelle que j'ai le droit d'être là ! Si je vous dérange, je ne m'en irais pas ! Et je ne le ferai pas surtout pas pour vous. » Jane roula des yeux et se mit à sourire froidement, est-ce qu'il était réellement amoureux d'elle ? Il ne l'observait même pas. Parfois elle se demandait si Maura ne se faisait pas des films dans sa tête, il ne semblait pas être attirée par elle. C'était seulement de la courtoisie forcée. Comme elle était en train de le faire.
« Aussi, comme vous êtes là, je cherchais Maura. Est-ce que vous l'auriez vu ? »
« Oh, le docteur Isles ? Elle n'est pas là, dans le laboratoire. »
« Ça je l'avais déjà remarqué. Je parlais dans les alentours. Ce n'est pas grave, je me débrouillerai toute seule, je n'aurai pas à rester plus longuement ici. » Déclara ironiquement Rizzoli alors qu'elle avait déjà envie de prendre ses jambes à son cou pour ne pas étrangler cet 'assistant'. Un mort dans une morgue, c'était parfait, une détective qui était en prison, moins.
« Bon, si vous n'avez pas besoin de ma présence, je m'en vais. J'ai des analyses à faire. » Est-ce qu'il sous-entendait qu'elle ne faisait rien d'important de sa journée à part se tourner les pouces ? La brunette se mit à gronder, oh oui ! Il avait l'air de l'aimer à la folie. Soudainement, il s'approcha d'elle, plus que nécessaire. Bloqué contre la paillasse du laboratoire, il n'allait pas l'embrassait, sinon elle le castrait, il y avait des scalpels pointus et bien aiguisés dans les alentours.
"Que faites-vous ? J'ai une arme sr moi, je peux l'utiliser en légitime défense." Avertit sérieusement l'italienne. L'homme mit ses doigts au niveau de son front, plus particulièrement sa chevelure, Rizzoli se pencha doucement en arrière. Si elle fallait qu'elle se plie en deux, alors, elle le ferait.
« Qu'est-ce que vous faites ! Hé ! » L'homme retira sa main avant que Jane ne la brise en deux, et observa ce qu'il avait sur ses doigts puis il se renifler et à goûter, sous l'écœurement de la fan des Red Sox. Oui, elle adorait ce genre d'homme ! Un animal qui reniflait une autre femelle ! Et puis où il avait laissé ses manières !
« Goût sucré et gras…proche des noix…non arachide, du beurre de cacahuète ? Je ne connaissais pas ce genre de shampoing bon marché. » La brune l'observa incrédule, qu'est-ce que c'était que cette énergumène ? Elle se rapprocha de lui avec la plus grande menace, elle le frappa avec son index son torse pour le repousser d'elle. Un bon coup de poing lui aurait mis les idées en place.
« Bon marché ? Comme votre façon de vous habiller ? Il n'y a rien de plus ringard, vous portez le nœud papillon ? Je suis sûr que vous avez une grande collection dans des présentoirs. »
« Comment vous le savez ? » Jane roula des yeux. Elle n'avait envie que d'une chose, hurler.
« Désolée, je ne vous dérange pas au moins. Mais c'est mon laboratoire ici. » Tonna glacialement une voix, celle de Maura, qui semblait être de très mauvaise humeur.
