Chapitre 1
Souvenirs perdus...
...Pendant que certains passant se mobilisaient pour la belle blonde, d'autre regardaient les affaires de cette dernière suivre le courant de l'eau le long du trottoir... Elle fut amenée à l'hôpital par les pompiers... Cette dernière tomba dans le coma quelques heures plus tard...
Paris 2 Décembre 2009
Céline était à présent sur un lit d'hôpital, les yeux toujours clos. Une infirmière remplaçait la perfusion vide, tout en vérifiant son état. Tout semblait normal. Le coma dans lequel elle était plongée stagnait. Rien de pire, rien de meilleur. Dans l'hôpital elle est était surnommée Jane Doe. Toutes ses affaires avait été récupéré mais, ce n'était que des babioles : clefs, portable inutilisable à cause de la chute qu'elle avait faite, quelques papiers ou était griffonné des heures et des lieu de rendez vous. Rien de très important. Rien qui ne pouvait lui donner une identitée. Personne ne la connaissait, personne n'était venue la réclamer. Céline avait coupé les ponts avec toute sa famille, et lors de son accident elle avait perdu la moitié de ses affaires.
Personne n'était allé chercher plus loin... Personne n'avait voulu faire de recherche sur "La femme sans nom". Les seules choses qu'il connaissait était d'un point de vu médical : son groupe sanguin, diverses petites intervention chirurgicale qu'elle avait reçut, comme l'appendicite, quelques cicatrices ect...
Cela faisait quelques jours a peine qu'elle était la et elle semblait ne jamais vouloir sortir de son coma. Comme si elle ne voulait pas, comme si elle préférait rester dans ce sommeil profond... Les jours passait et personne ne venait lui rendre visite. sa chambre était plongée dans un silence complet. A part l'intervention de quelques infirmière pour vérifier si tout allait bien, rien, pas d'amis, pas de famille , personne ne venait la voir.
Barcelone quelques jours plus tôt
Virginie sorti du bar tout sourire bras dessus bras dessous avec une de ses collègues. Elle riait tout en lui lançant ces quelques mots
- Sacrée soirée! On va etre fraîche demain!
- Tu vas me dire que tu tiens pas l'alcool? lança sa collègue sur un ton enjoué, Vu le nombre de cuites qu'on s'est tapées depuis ton arrivée...
Beatriz riait, l'effet de l'alcool aidait beaucoup. Elle regarda un des jeunes hommes qui s'avança vers elle et chuchota a Virginie.
- Tu m'excuse... je crois bien que j'ai une touche avec lui... Depuis le début de la soirée il n'a pas arrêté de me fixer.
- Vas y répondit Virginie en lui lançant un clin d'œil.
Elle regarda sa collègue s'en aller. Après l'avoir vu partir avec l'homme en question elle tourna les talon et partit en sens inverse.
Il faisait nuit, les lampadaires de la ville éclairaient faiblement les ruelles de Barcelone. Virginie se dirigea instinctivement vers la plage... Elle enleva ses chaussures et marcha sur le sable encore humide. Une brise légère fit virevolter ses boucles brunes, elle se tourna alors vers la mer et regarda l'horizon. Dans cette masse noir elle pouvait voir au loin des point briller, ces petits point semblaient danser sur l'eau. Elle sourit face à ce spectacle féérique.
A cet instant, elle repensa à Céline. Ce spectacle lui aurait surement plus. Elle soupira. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle pense, son esprit se tournait toujours vers Céline. Céline. La seule femme qui avait vraiment compté dans sa vie, la seule femme avec qui, elle avait eut un projet fou, avec qui elle n'aurait jamais pu dépasser autant les limites. Un amour fou, un amour le vrai, un amour pur…
Elle regarda sa montre avant de tourner les talons pour rentrer chez elle, le lendemain elle se levait tôt il ne fallait pas trop qu'elle s'attarde. Tout en se tournant vers la ville elle se sentit soudainement mal. Comme si on lui arrachait son cœur, comme si il s'était arrêté de battre... comme pour lui dire qu'il se passait quelque chose de grave. Elle s'assit sur le sable humide tout en essayant de comprendre ce qu'il se passait. Elle respira un grand coup, elle avait la tête qui tournait et un mal de tête épouvantable. Puis son mal cessa d'un coup. Elle mit cet état sur le compte de l'alcool, bien sûr quoi d'autre?
Elle regarda sa montre : 23h. Elle soupira tout en essayant de se relever. Elle eut un petit étourdissement mais rien de bien méchant par rapport à ce qu'elle avait eu juste avant. Puis elle enfila ses chaussures et rentra enfin chez elle.
Tout en marchant dans les rues de Barcelone, elle se remémora sa dernière fois. La dernière fois qu'elle avait vu Céline.
Marseille 20 Mai 2009
Virginie avait donné sa démission à contre coeur. Elle n'avait pas vraiment eut le choix. Vincent lui avait demandé de démissionner de son plein gré ou alors il la licencierait. Sachant pertinemment ce que cela signifierait pour ses futurs patrons, elle avait opté pour le plus bénéfique. Et puis elle n'avait pas envie de se battre avec les prud'homme, elle n'en avait plus la force.
Elle sortait tout juste de Phénicie, elle était dégoutée. Tout était en train de s'écrouler. Sa vie sentimentale tout comme sa vie professionnelle. Elle marchait dans les rues de Marseille le coeur lourd. Elle avait dit a Céline que tout était fini, qu'elle préférait en rester la. Tout ça a cause de Charles Frémont, il avait enfin réussi, lui qui avait tout fait pour les séparer. Jusqu'à présent c'était elles qui avait gagné. Qui aurait pu croire que l'une des ses magouilles passé aurait été l'élément déclencheur de leur rupture. Si il l'avait su, il l'aurait probablement fait plus tot.
Virginie pouvait comprendre que Céline soutenait son père. Mais avec un tel acharnement, là, elle ne comprenait pas. Sans compter que Céline jurait presque de l'innocence de Charles, venant même à accuser sa compagne…
Virginie avait du mal à cohabiter avec ce père bien trop présent a son goût. Pourtant le sien n'était pas mal non plus dans le genre, mais contrairement à Céline, Virginie savait dire non. Céline, elle, avait toujours du mal. Face à Charles, elle redevenait une petite fille.
Virginie avait fini par comprendre que Céline avait un besoin vital de se savoir dans l'estime de son père. Son père lui devenait indispensable dans tout ce qu'elle faisait et ça Virginie le supportait de moins en moins. Lorsque l'histoire de la pollution et des fux éclata, il était trop tard. Elle avait pris sa décision, il fallait qu'elle coupe définitivement les ponts. Céline n'arriverait jamais à se défaire de l'emprise de son père, au grand dam de Virginie qui l'avait espéré tout ce temps.
Il était 2heures de l'apres midi, Virginie marchait d'un pas rapide vers son scooter pour rejoindre l'appart. Elle était tranquille parce qu'elle savait que personne ne serait la à ce moment là, même si au fond elle regrettait son geste. Partir en catimini n'était pas la meilleure façon de faire, mais il le fallait. Pour leur amour, pour ne pas qu'il se détériore encore plus, pour ne pas qu'il se transforme en haine. Pour ne pas que ça soit pire, pour garder une image positive de tout ça.
Elle avait fait ses valises, vider l'appart la mettait mal à l'aise. Elle pris sa valise tout en jetant un dernier coup d'œil au salon, puis elle referma la porte en sachant pertinemment qu'elle ne reviendrait plus jamais ici... Que tout ce qu'elle voyait à cet instant précis ne serait que de simple souvenirs impalpables.
Elle avait posé ses affaires chez son père et y était resté quelques jours. Mais le fait d'être à Marseille, la sachant toute proche d'elle ne l'aidait pas à l'oublier. Virginie décida alors de partir, loin dans un autre pays pour se dépayser. Si elle voulait se reconstruire pleinement et il il le fallait, la seule solution était de partir ailleurs pour ne pas avoir à supporter cette douleur, pour ne pas avoir un pincement au cœur a chaque endroit qui lui rappelait Céline. Cette histoire l'avait fait grandir mais a cause de Charles Frémont il était en train de la démolir.
Elle avait eut tellement de projets avec Céline, des projets qu'elle n'avait plus espéré... Mais, au fur et a mesure, Virginie l'avait pressenti, le "début de la fin" pointa son nez. Virginie avait supporté beaucoup de choses ces derniers temps. Tout d'abord le bébé, elle qui avait définitivement fait une croix dessus... Céline avait remué ce passé douloureux, elle y avait mis son petit grain de sable, pour parvenir à ses fins.
Au début Virginie avait vraiment été déplu par son comportement enfantin, comme si cette envie n'était qu'une lubie, sans que Céline ne fasse vraiment attention à elle, à son ressenti... Mais ça c'était tassé, elles avaient trouvé un compromis. Puis l'histoire avec Thomas... Pourtant Virginie le lui avait dit : Pas de père, il sera bien trop envahissant. Mais la blonde en avait encore fait à sa tête. Elle avait choisit Thomas. Aprioris tout aurait du bien se dérouler, mais au fur et à mesure, ce projet ne faisait que rapprocher Thomas et Céline tout en écartant toujours un peu plus Virginie.
Les voir tous les deux s'emballer pour ce projet lui avait bien montrer à quel point elle était insignifiante dans cette histoire d'enfant. Elle avait encore acquiescé et laisser faire. Bien sur ça avait été dur et quelques légères disputes avait pimenté cette décision hâtive que Céline avait prit elle même. Puis, la goute d'eau, LA dernière choses qui avait mis fin a leurs relation : le père de Céline.
Paris Juin 2010
Cela faisait 7 mois que l'état de Céline était stable. Sept mois qu'elle ne voulait pas sortir de son coma. Sept mois que cette chambre silencieuse, semblait ne jamais vouloir s'éveiller à la vie. Céline était plongé dans un sommeil qu'elle "contrôlait". Consciemment ou non.
Anaïs, une toute nouvelle interne, entra dans sa chambre pour lui changer sa perfusion... Alors qu'elle répétait les gestes qu'elle avait appris de ses supérieurs, la patiente convulsa. Elle était en train de faire un arrêt cardiaque.
Anaïs se précipita dans la salle des infirmières. Ces dernières appelèrent un médecin qui se rendit, quelques minutes plus tard, sur les lieux. Tout était une question de timing. A une minutes près tout pouvait basculer. Il lui donna la dose suffisante et son cœur se calma. Sa respiration se fit plus lente, son pouls était moins rapide. Le médecin regarda l'écran quelques instants pour voir si elle ne rechutait pas. Rien. Tout était redevenu normal.
Toutes les infirmières quittèrent les lieux, à l'exception d'une : Anaïs. Cette dernière s'était attachée à cette patiente. Dès qu'elle était la, elle avait eu de multiples patients mais chacuns étaient repartis. Tous, un par un. Tous, sauf céline. La patiente qu'elle avait vu arriver 2 jours après son admission à l'hôpital Bichat. Elle s'était attachée à elle, elle avait suivi sa "progression" elle était la, matin et soir à son chevet. Elle révisait ses cours dans sa chambre. C'était la seule chambre calme de l'hôpital.
Elle s'était attachée à cette patiente sans savoir vraiment pourquoi, elle lui avait inventé une vie ne sachant pas grand chose d'elle.
Anaïs était une jeune fille très timide, elle avait du mal a tisser des liens avec les personnes de son entourage. Malgré cette énorme timidité, Anaïs n'avait qu'une envie : aider les autres. Difficile avec un si gros défaut. mais Anaïs persistait, elle travail dur. C'était le genre de fille à passer ses soirées à bosser plutôt que de faire la fête avec ses amis. Le genre de fille un peu "hors du temps". Anaïs était une belle jeune fille brune avec de long cheveux fin qui lui arrivait jusqu'à la taille et une longue frange qu'elle plaçait toujours devant ses grands yeux vert pour se "cacher", comme pour se protéger en quelque sorte.
Elle jeta un regard sur sa patiente par dessus le livre qu'elle lisait. Rien, pas un geste, pas un soupir. Céline était toujours endormie sans vouloir se réveiller. Anaïs soupirait, pourquoi Céline ne voulait pas se réveiller?
Anais avait espéré au début qu'elle serait présente quand cette dernière se réveillerait, qu'elle pourrait enfin savoir et comprendre ce qu'il s'était passé. Mais le temps passait et elle ne se réveillait toujours pas. Céline avait l'air de vouloir fuir la réalité, mais pourquoi? L'interne imagina toute sorte de choses qui aurait pu donner envie à sa patiente de dormir a jamais.
Pour Anaïs, Céline avait l'air d'être le genre de femme sûr d'elle, qui savait ce qu'elle voulait, qui faisait fondre n'importe quel homme avec un regard. Un femme qui savait mélanger charme, classe tout en restant simple et discrète quand il fallait... Tout le contraire d'Anaïs, a part peut être pour la discrétion.
Elle ferma son livre d'un coup sec, rongée par la fatigue de 38h de "non stop"... Elle le posa sur la table de chevet de la patiente comme elle le faisait depuis quelques jours. Depuis que Céline était là, elle avait pris ses petites habitudes. Ce n'était pas ses supérieurs qui allaient s'en plaindre. Tant qu'elle faisait son travail tout allait pour le mieux. De toute façon personne ne restait bien longtemps dans cette chambre, à part Anaïs.
Elle se dirigea vers la porte tout en jetant un dernier regard vers Céline. Cette dernière bougea légèrement sa main c'était très subtil, mais cela n'échappa pas à Anais, qui, s'approcha de la blonde tout en fermant la porte derrière elle. Était elle en train de se réveiller? Anais prit une chaise et s'assit aux côtés de sa patiente. Céline bougea encore une fois sa main, puis son bras, puis, elle ouvrit lentement un œil, puis un deuxième. Elle fixa les yeux verts qui la scrutait. Anais avait le sourire aux lèvres, seulement, la peur de savoir enfin à qui elle avait a faire, sa timidité ... Tout ça avait repris le dessus.
Tant que Céline dormait elle était sur de n'avoir aucuns jugements. Mais la, tout était différent. Son sourire s'effaça et ses grand yeux qui exprimaient de la joie jusqu'alors, se brouillèrent en laissant place une terreur infinie. En mois de quelques seconde elle s'éclipsa laissant Céline totalement déboussolée.
Ou était elle? que faisait elle ici? Pourquoi n'était elle pas chez elle? Alors qu'elle cherchait vainement des réponses a ses questions d'autres furent encore plus angoissantes. Ou était sa maison? Et comment était elle arrivée ici? Et surtout comment s'appelait elle? Elle ne se rappelait plus de rien, le seul souvenir qu'elle avait était ces yeux vert, ce regard chaleureux qui s'était assombri. Ce regard qu'elle venait de voir quelques minutes plus tôt. Avant tout ça, rien. Le trou noir...
Barcelone Juin 2010
Virginie avait pris 2 mois de vacances avec sa collègue Beatriz. Elles s'entendaient à merveille, Béatriz rendait la vie plus simple, elle riait a toutes les blagues intelligentes ou non et son rire était plutôt communicatif, ses mots était toujours accompagnés d'une pointe d'humour qui faisait très souvent son effet. Bref, Virginie n'avait jamais le temps de s'ennuyer. Grâce a Beatriz elle avait retrouvé le sourire.
Béatriz était une Franco-Latino-Mexicaine. Elle avait toujours une pointe d'accent anglophone dans la voix lorsqu'elle parlait Français. Probablement parce qu'elle était allée dans un internat anglais et qu'elle avait vécu en Angleterre jusqu'à ses 25 ans.
Béatriz était une jeune femme au teint mat, cheveux bruns méchés roux grâce à quelques colorations, et avec une pointe de malice dans ses yeux bleu foncés. Béatriz était le genre de femme à tout prendre avec humour. Elle bossait dans une boite de BTP sans trop savoir ce qu'elle faisait vraiment la. Son père l'y avait poussé, et malgré son fort caractère elle l'avait laissé faire. Elle n'avait pas vraiment eut d'idée sur sa carrière, ce choix s'était proposé, elle l'avait prit. Pas de prise de tête sur un avenir douteux. C'était un chemin de facilité plus qu'autre chose.
Béatriz et Virginie cohabitait dans un appart en plein milieux de la ville, très près de la ou elles travaillaient. Elles vivaient avec le Béa : Tony. Un dragueur invétéré qui ramenait toujours ses conquêtes le soir.
En ce début de Juin, Virginie avait planifié des petites vacances tranquille au bord de mer un peu plus au sud de l'Espagne. Mais, deux jours avant le départ, Béatriz préféra partir en France. Virginie était plutôt contre, se remémorant Marseille et ses douloureux souvenirs avec Céline. Mais lorsque la latino lui expliqua que la seule chose qu'elle voulait voir en France était Paris, Virginie finit par céder. Ne se doutant pas un seul instant que Céline s'était "enfui" de Marseille pour Paris. Virginie avait pris le plis de Beatriz, sa coloc elle était comme ça : d'humeur changeante. Et toutes les vacances pouvait être bousculées la veille pour un petit caprice de Béa. A vrai dire, Virginie n'avait pas vraiment le choix. Bea s'était débrouillée pour prendre des billets pour Paris non remboursables. Virginie fut donc contrainte de la suivre dans sa "folie".
Barcelone fin Juin.
Le mois de Juin s'étendait en longueur, il semblait ne jamais se finir. Virgnie regardait des enfants s'amuser dehors, elle vérifia sa montre, 17h. Elle soupira, elle avait passé plus de 2h enfermé. Elle se demandait comment elle avait fait pour tenir si longtemps à l'intérieur par ce beau temps. Béatriz s'était échappée depuis plus d'une heure avec une excuse complètement bidon, Virginie le savait vu le clin d'œil qu'elle lui avait fait en partant. elle avait réussit a sortir plutôt tandis que Virginie restait inlassablement bloquée avec Mr Saez.
Mr Saez était du même genre que Chaumette, les magouilles en moins. Macho, dragueur invétéré il n'était pas du genre a se faire marcher dessus. Il montrait à tous la place importante qu'il avait tout en se vantant a qui voulait bien l'entendre qu'il avait vraiment gagné cette place a la sueur de son front, qu'il avait du combattre pour en arriver la. Virginie n'aimait pas sa façon d'être, mais contrairement à Chaumette, lui, il ne l'avait pas draguée, il s'était contenté de la scruter par dessus son CV avec un air méprisant.
Virginie l'avait maudit intérieurement durant l'entretien, sachant d'avance qu'elle n'allait pas l'apprécier. Mais il lui fallait du travail au plus vite, car ses faibles "réserves s'épuisaient a vu d'œil... Elle avait envoyé des CV a tous va et, malgré le peu de demandes et l'offre grandissante elle n'avait reçut qu'une seule réponse. Celle de ce fameux Mr Saez...
18h, Virginie n'en pouvait plus. Heureusement c'était l'heure. Elle n'aurait pas pu tenir quelques minutes de plus face a ce prétentieux invétéré. Il se contentait de scruter sa secrétaire comme de la "chair fraiche". La pauvre Lucia était rouge de honte. Elle voyait très bien son stratagème, mais trop timide elle ne disait rien. Mr Saez se contentait de lui faire des sous entendu et des regards qui en disait long mais Lucia ne faisait comme si de rien n'était, même si ses pommettes rouges montraient tout a fait le contraire.
Virginie ferma d'un coup sec le dossier qu'elle avait en main, ce qui fit sursauter son patron. Virginie le scruta d'un air qui en disait long. Il s'éloigna de Lucia et retourna dans son bureau. Il savait qu'elle avait la justice avec elle, dans ces cas la, et qu'elle était capable de s'en servir contrairement a Lucia.
Lorsque Virginie était arrivée pour son entretien il avait tout de suite vu qu'elle était homosexuelle, il avait une sorte de "radar" pour ça. Contrairement à Chaumette, il savait quelle genre de femmes ne pouvait pas lui résister et pourquoi. Virginie ne se laissait pas marcher sur les pieds et ça il l'avait bien vite compris.
Virginie regarda Lucia avec un air désolée, cette dernière baissa la tête, oui elle était faible et elle le savait. Virginie soupira a nouveau et passa a coté de Lucia en lui faisant un petit sourire.
Un jour ou l'autre il va vraiment faire quelque chose et a ce moment la tu regretteras de n'avoir rien fait pour l'en dissuader avant...
Lucia fixait toujours le sol et acquiesça légèrement de la tête. Virginie fit un petit sourire avant de partir enfin du bureau. Arrivée dehors elle respira ce grand bol d'air frais, même si il y faisait une chaleur pesante comparé au locaux dans lequel elle venait de sortir. Elle se contenta de sourire : elle était enfin libre! Les vacances commençaient ENFIN!
