Et rebonjour tout le monde, WhiteMerry à l'appareil! :D J'espère que ce premier chapitre vous plaira!

*pas de blabla, bonne lecture!~*


« Chapitre 1 »

Le petit capitaine marche à mes côtés. Il ne m'a pas décroché un mot. L'ambiance est pesante, d'ailleurs je commence à avoir mal au bras à force de supporter son silence. Je regarde le paysage. Nous étions proches du premier district. En effet, les gens étaient vêtus plus sobrement et avaient une habitation plus convenable que mon ancien taudis. Je demande alors :

- Eh dis, le mioche…

- C'est « Capitaine Hitsugaya » pour toi ! s'offusque-t-il.

- Ouais, ouais… Dis, c'est comment dans ta division ? Les gens sont gentils, là-bas ? Ils ne me feront pas de mal ?

Le petit garçon aux cheveux argentés me regarde, surpris. Il ne s'attendait sûrement pas à de telles questions. Puis il me répond :

- Regarde-moi, j'ai l'air méchant ?

Euh, gloups, je fais quoi, là ? Je joue l'hypocrite où je lui dis qu'effectivement, il me foutait les chocottes ?

- Non, enfin, si, 'fin je sais pas comment t'expliquer… balbutiai-je

- Bah, laisse tomber. De toute façon, avant d'aller au Seireitei, il faut que tu passes par l'Académie des Shinigamis, c'est l'étape obligatoire pour quiconque souhaite devenir membre des 13 armées de la cour.

- Membre des 13… quoi ?

Il soupire.

- Ce serait trop long à t'expliquer, mais tes professeurs de l'Académie te l'expliqueront mieux que moi.

- Ah. Et toi, au niveau de la hiérarchie, t'es le boss ?

- Au niveau de ma division seulement. Je suis capitaine, mais il y a encore mon supérieur, le commandant Genryusai Shigekuni Yamamoto (NDA :… dans le garage. *sors*). M'enfin, tu verras tout ça à l'Académie.

- Et c'est où, cette Académie ?

- Arrête de poser des questions idiotes et avance ! s'énerve-t-il

Je me stoppe, je le toise. Non mais pour qui il se prend, le minus, là ? Non, mais attends, l'autre hé, dis, tu vas m'parler sur un autre ton, c'est moi qui t'le dis !

- Dis, Hitsugaya, tu pourrais au moins me renseigner sur cette Académie, je n'y connais rien. Personne ne voulait me renseigner là où j'habitais…

- Tu te débrouilles, comme tout le monde, ici. répond-il nonchalamment.

Là, c'en est de trop. Il refuse de répondre à mes questions et il me dit « je te laisse dans ton merdier ». Je bifurque d'un coup, repartant en sens inverse, passablement énervée. Le petit capitaine le remarque assez tôt. Je m'attends à le voir surgir derrière moi mais non, je le vois devant moi, les bras croisés, les sourcils froncés.

- J'essaie de te sauver, alors dépêche-toi de me suivre ou je t'y force.

- Dans tes rêves, minus. Rétorquai-je.

J'allais pas lui obéir, alors ça, ce serait le pompon ! J'suis pas la Sainte Vierge, mon gars, c'est pas parce que j'm'appelle Marie que j'suis une sainte, j'suis pas prête de me soumettre à tes ordres.

- Hotsu-san. Suis-moi.

- Non.

Je l'entends murmurer quelque chose et d'un coup, je crois entendre « immobilisation » : « soumission ». Je sens une pression inhabituelle se resserrer sur mon cou. Je porte immédiatement les mains sur ce dernier.

- Qu'est-ce que… ?

Je me retourne et remarque que le capitaine pointe le doigt vers moi. On t'a jamais appris que pointer les gens du doigt, c'était malpoli ? 'spèce de grossier personnage, va !

- Eh, relâchez-moi tout de suite, je ne suis pas un animal !

- Dans ce cas, tu te tais, tu ne poses pas de questions et tu me suis.

Je n'ai d'autre choix que d'obtempérer. Perso, entre suffoquer et être libre, y'a pas photo. J'hoche la tête, vaincue. Il stoppe son sort et marche de nouveau à mes côtés. Je ne peux m'empêcher de remarquer :

- Ce quartier est bien animé, dis donc. Vous savez ce qui s'y passe ?

- Oui. Crois-moi, tu ferais mieux de rester prêt de moi, fait-il en fronçant les sourcils. Les jours de marché, les voleurs sont de sortie.

Je ne réplique pas et fais comme si rien ne venait de se passer. Je continue d'avancer tranquillement dans l'avenue et nous débouchons rapidement sur une grande place. Au bout de cette place, un grand homme. Il surveille la porte. Au moins, personne ne risque de pénétrer dans l'enceinte de ce… truc. N'empêche, ça a l'air précieux. Pour demander un si grand gaillard pour surveiller, on doit y tenir beaucoup.

- Higônyûdô, ouvre-nous la porte, s'il te plaît.

- Oh, bonjour capitaine Hitsugaya ! Pardonnez-moi ma curiosité, mais qui est cette âme que vous faites pénétrer au Seireitei ?

- C'est… une nouvelle élève de l'Académie Shin'ô.

- Oh, je vois, je vous ouvre de suite, capitaine !

Je le regarde. Ce gamin est respecté. Est-ce que je dois impérativement le suivre ? Un grondement dans mon estomac se fait entendre. Je rougis et baisse la tête. Et merde. T'aurais pas pu la mettre en veilleuse, le ventre sur pattes ? Grr, c'est malin, maintenant, ils me regardent tous avec un air ahuri.

- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai ? Je leur demande en fronçant les sourcils, contrastant avec mon visage cramoisi.

- Tu as l'air d'avoir faim, déclare le petit Hitsugaya, il vaudrait mieux te nourrir avant de penser à t'inscrire à l'Académie, je ne tiens pas à être responsable de la mort d'une âme. On fait un détour par ma division.

J'hoche la tête, et me remets à marcher. Bon, apparemment, il me prend sous sa responsabilité. D'accord, c'est quoi la suite ? Il va sûrement me lâcher, comme les autres. Ça ne m'étonnerait même pas, voyez-vous ? J'ai tellement l'habitude maintenant que ça ne me surprendrait pas. Je m'apprête à franchir la porte, que vais-je découvrir derrière ? J'espère sincèrement que je n'aurais pas trop d'ennuis dès le début, même si je risque d'en énerver plus d'un avec mon caractère impulsif pourri.

- Dites, capitaine ?

- Moui ? Qu'est-ce qu'il y a encore ?

- Pourquoi faire pénétrer une âme singulière comme moi au Seireitei ? Je ne comprends pas.

- Ne te méprend pas. Je ne t'y fais pénétrer que pour te reposer quelques instants. Après, je te ramène à l'Académie. Tu y seras en sécurité.

- Mais pourquoi à l'Académie, bon sang ? J'ai aucun pouvoir, aucune aptitude au sabre, aucune discipline, aucun tact, aucun respect, même pour toi.

- Pourtant, tu m'appelles capitaine. Si tu n'avais effectivement aucun respect, tu te ficherais de mon grade.

Il n'a pas tort sur ce coup-ci. Un point pour lui.

- Et puis, faut avouer que tu dégages une pression spirituelle assez importante.

- Hein ?

- On dit « pardon » quand on est poli, me fait-il remarquer.

- Ah, tu vois, j'te l'avais dit !

- Et je ne te permets pas de me tutoyer !

- Tu vois que j'suis malpolie !

Il me regarde, les éclairs sortant de ses yeux turquoise. Il a l'air de détester le manque de respect. Parfait, je vais pouvoir le faire chier. Un rictus se forme sur mes lèvres. Oui, je suis un peu sadique, mais que voulez-vous ? J'aime faire chier les gens, c'est tellement drôle. Leurs mimiques d'exaspération sont tellement drôles ! (Bon, j'exagère un peu, mais c'est pas tellement faux.)

- Je crois que j'aurais dû te laisser là-bas te faire bouffer par les Menos Grande…

- Hein ?! Des Menos Grande ?! Et vous allez les laisser détruire le quartier ? m'écriai-je.

- Oui.

- Mais pourquoi ?

- Parce que ce sont les ordres, et puis tout le quartier a déjà été évacué, il n'y a donc pas de risque.

- Et ceux d'Inuzuri et des autres quartiers ? m'offusquai-je, la peur se ressentant dans ma voix.

- Ils restent où ils sont, il y a déjà des shinigamis sur place afin d'assurer leur protection.

Je pousse un soupir de soulagement. MAIS POURQUOI TU ME L'AS PAS DIT PLUS TÔT, ABRUTI, CRÉTIN DES ANTILLES ?!

- Je vois.

Nous continuons d'avancer à travers les rues du Seireitei. Punaise, j'aurais jamais cru que ce soit un véritable labyrinthe, n'empêche ! M'enfin, j'suis sûre que le petit capitaine ne doit même pas s'y retrouver dans ces dédales de rues. Puis, nous arrivons dans un bâtiment assez imposant. Sur la porte est marqué le même symbole que je retrouve sur cet espèce de vêtement blanc que porte Hitsugaya. Ça doit être la capitainerie dont il est responsable.

Après j'dis ça, j'm'en balance un peu, en fait, même si j'ai vu l'article du magazine, ils ont pu se tromper, si ça s'trouve, c'est un violeur…. Quoiqu'avec sa taille, ça doit être problématique... M'enfin. Du moment que je peux manger un truc, je me fiche d'où je suis. Je vois le petit capitaine avancer d'un pas décidé, un air contrarié sur le visage. Il semble énervé. Il ouvre une porte à la volée, regarde rapidement à l'intérieur, puis soupire. Il marche encore et s'arrête devant une autre porte. Il l'ouvre et rentre, moi sur ses talons. Ça sentait l'alcool à plein nez, ici. C'est un club d'alcooliques anonymes ou quoi ? L'effluve de l'alcool parvient à mes narines et me fait tourner la tête. Je titube un peu. C'est fort. Qui a l'idée stupide de picoler à cette heure-ci ? Une personne alcoolique, vous allez me dire. Non, mais vous me prenez pour qui, bande d'imbéciles ? Le petit capitaine s'arrête alors devant le canapé. Une veine pulse sur sa tempe, il est énervé. Non, mais là, il est vraiment en rogne. Je frissonne, putain, y'a pas de chauffage ici ? 'Fait frisquet !

Soudain, j'entends Hitsugaya hurler un nom :

- MATSUMOTOO !

La personne qui se trouve actuellement sur le canapé, cette dénommée Matsumoto, se relève d'un coup.

- Mais ça va pas de me réveiller de la sorte ? Ils ont failli être éjectés !

- Failli, seulement, et c'est tant mieux. Matsumoto, comment se fait-il que je sente l'odeur de saké dans mon bureau ? Pourquoi n'es-tu pas dans le tien ?

- Euuh… Je…

- J'attends ton explication, en plus de tes rapports. Sommes-nous clairs ?

- Oui, capitaine. Mais j'ai une question, que fait cette âme ici ?

Le petit capitaine hausse les épaules et lui ordonne de faire son travail au lieu de bailler aux corneilles. La jeune femme part de la pièce. Hitsugaya ouvre la fenêtre. Puis soupire.

- Excuse ma vice-capitaine, elle a un fort penchant pour l'alcool.

Je ne réplique pas. Il regagne sa place et commence à remplir les dossiers sans se préoccuper de moi. Non mais oh, tu m'as pas emmenée là pour me lâcher une fois arrivée ! Je vais lui faire regretter son comportement à ce minus ! J'y crois pas, il m'abandonne !

- Hotsu-san, qu'est-ce que tu fais à serrer les poings comme ça ? Quelque chose te gêne ?

Je lui lance un regard noir, obsidienne même. Oui, effectivement, quelque chose, ou plutôt, l'attitude de quelqu'un me gêne.

- Eh bien, tu sembles irritée, que se passe-t-il ?

- Il se passe que je n'ai pas la nourriture que tu m'avais promise, et j'ai les crocs.

Il soupire. Puis repose son stylo dans l'encrier. Pose ses coudes sur le bureau.

- Et tu crois que c'est comme ça que l'on s'adresse à un capitaine ? Heureusement, dans peu de temps, je n'aurais plus à subir cette impolitesse.

- Donne-moi cette nourriture.

Il fait mine de regarder un point fixe au fond de son bureau, mais je sais qu'il fait semblant afin de m'ignorer. Je pose mes mains sur mes hanches, m'approche de lui, plante mon regard furieux dans le sien. Au fait, j'vous ait déjà dit que j'adorais ses yeux ? J'ai vu son visage dans l'article, et j'ai totalement flashé sur ses yeux. J'aurais aimé avoir les mêmes. Je pense que, dans peu de temps, je mettrais en place l'opération « Arrachage des magnifiques yeux d'Hitsugaya. »Mwahaha, diabolique. M'enfin, revenons-en à notre histoire.

Je répète une fois de plus, hurlant cette fois-ci.

- JE VEUX MA NOURRITURE !

- Le mot magique, réplique le capitaine sans perdre son sang-froid devant une telle audace.

- Le… Le mot magique ?!

Il se fout de ma gueule, là ? Décontenancée, j'hausse un sourcil.

- S'il…. ?

- S'il y en a ?

- Non.

- S'il en reste ?

- Non plus.

- Bon d'accord. S'il te plait.

- Tu n'y es toujours pas.

Alors, là, je lui dis « s'il te plaît » et il refuse. Il attend quoi ?

- Qu'est-ce que je t'ai déjà dit trop de fois ?

- Le respect et la politesse.

- Exact. Conclusion ?

Je soupire, m'incline devant lui et devant son chantage (j'crois que vous pouvez comprendre, quand vous avez faim et qu'on vous fait du chantage, vous cédez pour avoir la nourriture, non ? Là c'est pareil. ).

- S'il vous plaît.

- S'il vous plaît qui ?

Là, il pousse le bouchon trop loin. Je me redresse d'un coup et sors du bureau en claquant la porte. C'est fort de café, ça ! Pour qui il se prend ? D'accord, hiérarchiquement parlant, c'est moi qui lui dois le respect, mais quand même !

Je bifurque à plusieurs intersections. Elle est où la sortie de cette capitainerie, bon sang ? Je bifurque une fois de plus, et, alors que mon champ de vision s'élargit, je vois le petit minus, adossé contre le mur, les bras croisés. Il m'attend, apparemment. Enfin, si ça se trouve, il ne m'attend pas et prend une pause. Je marche jusqu'au bout du couloir, le dépasse et recommence à chercher mon chemin.

- Si tu cherches la sortie, suis-moi.

Hein ? Tu veux m'aider (pour une fois) ? Eh bah, il t'en a fallu du temps ! Je le suis à travers les différents couloirs. Lorsque soudain, je remarque que nous sommes de retour dans son bureau. Mais, tu t'es payé ma tronche, pas vrai ?

- Hitsugaya, pourquoi on retourne à ton bureau ? je demande.

- Peut-être parce que je ne peux pas te laisser semer la pagaille partout où tu passes.

Pfff, comme si j'étais le genre de fille à foutre le bordel. En tout cas, je crois que je l'aurais mérité cette nourriture, si un jour je l'ai.

- Bon, tu vas t'adresser correctement à moi et me montrer le respect dû à mon rang.

- Ton respect, tu te le fous là où je pense ! Je veux manger et si je ne mange pas de la nourriture, je peux devenir cannibale et te manger, toi ! Alors, tu ferais mieux de te magner avant que je ne te saute dessus !

Ma menace ne semble pas le terroriser. Il me regarde, puis soupire et me dit :

- Eh bah, y'en a du boulot avec toi… Qu'est-ce qui m'a pris de te prendre?

- Peut-être parce que ce n'est pas dans vos principes de laisser une personne seule dans un district qui menaçait d'être attaqué incessamment sous peu par des hollows. D'autres questions, Votre Honneur ?

Il râle. J'ai réussi à le faire râler, yes ! Mon plan est en marche ; mission « énerver Hitsugaya » accomplie ! Maintenant, prochaine mission : le forcer à me donner cette nourriture tant désirée !