Titre : Wonderful Way

Résumé : Univers Alternatif. Début banal : Kurapika est un nouvel élève dans un lycée et se fait des amis tels que Sharnalk, Gon et Kirua, mais aussi un nouvel ennemi comme Léolio... que va-t-il encore se passer?

Commentaires : Le chapitre est pas mal grand... bonne lecture!

Chapitre 2 : La guerre des gangs, entre mensonge et vérité (1)

Kurapika se réveilla le lendemain en sursaut. Quelque chose le dérangeait, il n'avait pas entendu son réveil sonner... C'était vraiment étrange... Il regarda l'heure et vit qu'il était affreusement en retard. Il s'habilla donc à une vitesse fulgurante, prit ses affaires et partit en courant sans prendre de petit déjeuner. Sur le chemin il glissa sur une grosse flaque de boue en évitant une vieille dame qui surgit soudain de nulle part, et il était tellement absorbé par son retard qu'il ne remarqua pas aussi qu'il avait écrasé la queue d'un chien qui avait commencé à le poursuivre en aboyant comme un dément. C'était à peine le deuxième jour de classe et il arrivait déjà en retard ! Que diraient les professeurs ? Cela donnerait mauvaise impression, ce qui était très mauvais pour son orientation car il avait besoin d'un casier judiciaire vide (nous n'expliquerons pas comment Kurapika fait le lien entre un retard et un casier judicaire), tous les efforts qu'il avait fait jusqu'à là ne serviraient à rien !

Il contourna un parc et aperçu enfin le lycée. Il approcha à toute allure en priant que le portail soit ouvert. Plus que une dizaines de mètres et...

BADAM !

Kurapika s'était prit les pieds dans quelque chose et s'écrasa littéralement par terre. Il poussa un juron et se releva tant bien que mal. Il avait déjà souffert plus que ça, mais il ne s'expliquait pas comment il était tombé. Il regarda à ses pieds et constata qu'il fil transparent, assez solide pour ne pas être brisé, était étendu. Combien de personnes était misérablement tombées comme lui?! Il maudit le plaisantin et constata soudain avec fureur que le portail était fermé. Il avait donc deux solutions, escalader le portail ou faire un léger détour et passer devant la concierge. D'après Sharnalk elle n'était pas méchante quand on respectait les règles, mais en y réfléchissant mieux, il n'était pas dans les règles. Le règlement indiquait clairement que les retards étaient inadmissibles. Donc il opta pour la troisième solution, sécher. Il s'apprêta à partir quand il se retrouva nez à nez avec la dernière personne qu'il aurait aimé voir au monde.

- Alors on sèche ? demanda une voix moqueuse.

- Léo-chiot ? C'est ça ? lança Kurapika énervé.

- Hého ! C'est M. Léolio ! On n'est pas si proche que ça! Et dis-donc mon invention t'as pas plus ?

Kurapika mit un certain temps à comprendre de quoi Léolio voulait parler.

- Le... le fil de pêche c'était toi ?! s'écria-t-il furieux.

- Bingo, blondinet ! affirma Léolio fier. Mais je suis un homme, alors je vais te refaire ton portrait ici même ! On a le temps, on a une heure avant qu'ouvre le lycée.

Kurapika eut du mal à digérer l'information.

- Une heure avant ? dit-il en fronçant les sourcils. Tu n'es pas bien, on est en retard...

Léolio regarda sa montre et releva la tête pétrifié, comme si on venait lui annoncer le décès de quelqu'un. Il commença à paniquer, et à regarder en tout sens, comme si il allait trouver par magie à la solution de son problème. Kurapika regarda son ennemi avec amusement, c'était agréable de le voir dans cet état de panique.

- Non c'est pas... pas possible, marmonna Léolio saisit d'une véritable crise de panique.

- Être en retard pour un type comme toi ne dois pas poser de problème... dit Kurapika avec amusement. Tu es du genre à sécher les cours non ?

Léolio comme s'il venait de reprendre ses esprits escalada le portail sans répondre et partit en courant en direction de la concierge. Kurapika le regarda partir perplexe en espérant qu'il se fasse réellement renvoyer, cet type avait déjà causé assez de soucis comme ça ! Le jeune blond alla partir quand il entendit un bruit de feuille de papier. Il se baissa alors pour ramasser un prospectus qui était par terre. Il jurait n'avoir rien vu avant. Ce devait être le prospectus de l'autre imbécile qui était partit. Par simple curiosité il regarda et vit qu'il parlait de médecine. En vérité c'était un prospectus pour une université prestigieuse de médecine qui était à un prix exorbitant.

- Non, ça ne peut pas venir de ce triple imbécile... marmonna Kurapika pour lui-même. Pourtant ça doit être tombé de son sac...

Kurapika médita un moment sur le papier avant de se souvenir qu'il n'était pas en cours. Puis finalement il se dit qu'il était préférable d'arriver en retard plutôt que de sécher. Et du coup il suivit les traces de Léolio, escalada le portail et se dirigea vers le bureau de la concierge.

La bonne femme était en train de sermonner Léolio, quand Kurapika arriva, et elle lui parlait du proviseur.

- Bien, mais tu sais parfaitement qu'aucun retard n'est toléré ! Vas en cours, tu ira voir le proviseur à la récréation et arrange-toi pour trouver de bons arguments! Cette fois je ne t'aiderais pas ! C'est ta dernière chance !

Léolio acquiesça et se retourna un peu surpris de voir Kurapika, puis enfin partit en colère en poussant des jurons à tord et à travers.

- Bon alors tu viens où tu vas rester planté là toute la journée ? demanda la vielle concierge.

- Euh... commença Kurapika.

- Tu es en retard, coupa la concierge. Ton nom !

- Kuruta... je...

- Vas vite en cours ! Sinon ça te retardera encore plus !

Kurapika fut surpris que celle-ci ne le sermonne pas comme elle l'avait fait pour Léolio. Il partit d'un pas précipité vers les escaliers pour monter au deuxième étage où était sa salle de classe. Léolio était juste un voyou et qui était connu pour ses infractions aux règles, quant à lui, Kuruta, il était nouveau et c'était la première fois qu'il n'était pas à l'heure... Il arriva finalement devant sa salle ouvrit la porte et fit face au professeur qui fut prit au dépourvu au milieu du cours.

- Je suis soulagé que tu sois venu ! lança Sharnalk dans le couloir du rez-de-chaussé après les cours.

- Ah... fit Kurapika en essayant de paraître surpris ou content.

- Euh, excuse-moi, il faut que j'aille à la bibliothèque pour rechercher un truc, on se verra plus tard, dit précipitamment Sharnalk en apercevant Gon et Kirua.

- D'accord, fit Kurapika en faisant un signe de la main à Gon.

Sharnalk salua les garçons et partit rapidement. Kirua le regarda partir au loin et sortir dans la cour puis soudain donna un coup de coude à Gon et montra du doigt la fenêtre. Kurapika et Gon regardèrent instantanément par la fenêtre et aperçurent Léolio discutant avec un élève qui semblait d'un autre lycée.

- Ce crétin ! lança furieusement Kirua.

- Tiens, ce matin il était en retard, annonça Kurapika en se rappelant du piège où il était stupidement tombé. La concierge l'a sermonné et l'a envoyé voir le proviseur.

- Vraiment ? demanda Kirua intéressé. Espérons qu'il se fasse renvoyer ! Au moins il aura la vie sauve...

- Kirua ! le reprit Gon.

- Je ne sais pas comment tu fait pour garder ton calme Gon ! s'exclama rageusement Kirua. Avoue que si c'était arrivé à quelqu'un d'autre t'aurais les nerf !

- Au fait, interrompit Kurapika qui venait de se rappeler quelque chose. Vous ne devinerez jamais ce que j'ai vu tomber de son sac... Un prospectus pour une université de médecine, et pas n'importe laquelle ! La plus connue et prestigieuse du pays !

Gon sembla poliment surpris mais Kirua afficha une expression d'incrédulité.

- T'es vraiment sûr ? demanda ce dernier en exagérant sa grimace.

- Pas tellement, avoua Kurapika. Je l'ai trouvé par terre en réalité...

Les trois garçons décidèrent de partir dehors pour se poser sur la pelouse et bavarder tranquillement jusqu'à la fin de leurs pose.

Sur un fauteuil délabré, dans une salle plutôt sombre, une fille était assise avec un cutter dans chacune de ses mains. Quelqu'un cria et implorait la pitié au dehors. Une porte sinistre s'ouvrit à la volée et trois personnes entrèrent, les bruits devenaient de plus en plus fort. Deux de ces trois personnes tenaient la troisième qui marchait à peine, les cris provenaient d'elle. On ne pouvait pas voir les deux autres types car ils étaient dans l'ombre, mais ils avaient une musculature plutôt menaçante. Le type du milieu sanglotait. Soudain un des types lui donna un coup de pied qui le fit se taire, mais il continua a renifler et à gémir. La fille quant à elle s'était relevée et abordait un sourire plutôt malicieux et mauvais. Elle s'approcha de l'homme saisit de pleurs et il recommença à crier et à supplier. La fille approcha sa main droite de la gorge de l'homme et l'autre main était en l'air, comme celle d'un tuer qui s'apprête à planter son couteau dans sa victime. Elle releva sa main droite vers le visage de l'homme dont les cris s'était calmés mais qui continuait à supplier la fille. Elle lui murmura des mots à l'oreille et l'homme poussa un hurlement suraigu. De sa main gauche la fille enfonça le cutter dans le bras de l'homme et de l'autre main elle semblait s'attaquer à son visage. Des cris, des pleurs l'odeur et le bruit du sang. Après un moment presque interminable, la fille cessa de trancher l'homme. Bien que l'on ne puisse presque rien apercevoir compte tenu de l'obscurité, l'homme paraissait toujours vivant mais sérieusement amoché. Les deux types musclés embarquèrent l'homme torturé qui continuait à pleurer et à crier. La fille s'était rassisse sur le fauteuil et sembla soudain absorbée par ses ongles.

Léolio tremblait de peur rien que de s'imaginer les autres atrocité que cette fille était capable. Un homme devant lui, lui fit signe de le suivre et cette fois ils ouvrirent bien grand la porte entrebâillée par laquelle ils purent voir tout de l'horrible spectacle. Ils entrèrent dans la grande pièce. Un type devant Léolio dit quelques mots à la jeune fille et celle-ci regarda attentivement le nouveau venu.

- C'est vrai ce qu'il vient de me dire ? demanda la jeune fille avec une voix qui donna des sueurs froides à Léolio.

- C'est à dire... fit Léolio mal à l'aise. C'est que je voudrais changer de... voie peut-être...

- Si tu nous quitte, ça voudrais dire que tu pourras nous dénoncer, dit la fille qui avait ressortit un de ses cutter et l'effleurait avec son index.

- Non, je risquerai même de me faire attraper..., dit Léolio mal à l'aise. Enfin si je... j'aurais eu l'intention de faire ça...

- Mais pourquoi nous laisse-tu exactement ? demanda la jeune fille en insistant sur le "exactement".

- Je... commença Léolio.

- Au début, ça ne te posait aucun problème tout ça ! coupa la fille qui commençait à élever sa voix. Tu peux faire tes études sans aucun problème ! Tu as même ton casier judiciaire vide ! Tout à toujours bien marché, pourquoi veut-tu toujours partir ?!

- J'en ai marre... avoua Léolio d'une voix un peu plus assurée qu'au début. Je vais me concentrer encore plus sur mes études, je... veux me dédier à cent pour cent ! Ce matin j'ai eu mon dernier avertissement pour un retard, si je refais un faux pas c'est finit !

La fille semblait nerveuse et exaspérée. Elle faisait les cents pas et soudain elle enfonça son cutter sur son fauteuil avec un geste violent. Léolio la regarda et dégulit avec peine. Il n'avait pas envie de recevoir le même sort que cet homme qui avait été défiguré à coup sûr.

- Tu n'as qu'a porter cette lettre à une certaine destination et ensuite tu auras des vacances, lança la fille visiblement contrariée. Mais c'est tout! Je n'accepte pas les fuites! Tu restes!

Léolio baissa la tête pour signaler son accord. Il jugea qu'il n'était pas préférable de continuer car elle serait capable de quelque chose de bien pire qu'avait reçut le pauvre malheureux de tout à l'heure. Malgré tout il savait que le jour où il les quitterai réellement avançait à grand pas. Il avait été un bon élément alors il était normal qu'elle ne veuille pas le laisser partir aussi facilement, mais tout ça le fatiguait et le mettais encore plus de mauvaise humeur, du coup il passait sa colère sur les autres. Il songea à ses nouvelles connaissances du lycée, si on pouvait appeler ça connaissance, c'était plutôt des ennemis, mais ils n'étaient rien comparé à elle !

Les lumières du crépuscules éblouissaient trois jeunes lycéens qui marchaient sur le trottoir. Le plus petit racontait au moyen l'attaque spéciale du qui avait utilisé une certaine tactique pour s'emparer du monde, mais malheureusement pour ce dernier Hiroto qui s'était transformé en super Hunter l'avait vaincu d'une façon spectaculaire !

- Tu n'as pas la télé chez toi ? demanda curieusement Kurapika.

- Si, évidemment... fit Kirua d'un ton indifférent. Mais je rentre chez moi tard... et mes parents ne raffolent pas de la télé alors je ne la regarde jamais, donc c'est Gon qui me raconte tout !

- Il a découvert cette série, un jour où on est passé chez Senritsu pour l'aider ! dit Gon d'un ton enjoué.

- Tard ? demanda Kurapika qui n'avait pas trop fait attention à ce qu'avait dit Gon. Tu habites où ?

- A Kukuru Mountain ! dit Kirua comme si c'était évident.

Kurapika regarda à sa gauche et aperçut la fameuse montagne qui était à des dizaines de kilomètres, très loin de la ville.

Comment Kirua pouvait-il faire les allers-retours tous les jours ? Kukuru Mountain se situait à des dizaines et des dizaines de kilomètres !

Kirua en voyant l'expression qu'affichait Kurapika ajouta avec un sourire un peu provocateur, le sourire dont il avait le secret :

- Mais tu sais, je n'ai pas besoin de dirigeables ou d'autres trucs en ce genre pour parvenir jusqu'à chez moi, je cours tout simplement... ou bien je prends mon skate, dit-il après un instant de refléxion.

- C'est impossible... murmura Kurapika surpris. Combien de temps tu mets ?

- Humm, il doit faire exactement soixante-dix kilomètres entre la porte de Kururu Mountain et l'entrée de la ville... dit Kirua avec un ton faussement calculateur. Je mets deux heures tout rond pour aller du lycée jusqu'à chez moi... et inversement.

Kurapika le regarda avec les yeux ronds. Jamais il n'aurait cru qu'un être humain puisse parcourir plus de soixante-dix kilomètres en courant sans s'arrêter et de plus mettre deux heures seulement à parcourir cette distance ! Il avait beau lire tout les livres de record, jamais il ne trouverait une telle performance ! Mais quel était donc cet entraînement que lui faisaient subir ses parents ?!

- Je mets une heure environ si je me dépêche vraiment et quand je suis en grande forme bien sûr, ajouta Kirua comme s'il parlait d'une simple recette de gâteau où il affirmait qu'ajouter plus de sucre rendrait le gâteau plus sucré.

Kurapika regardait Kirua avec une expression de curiosité mais en même temps d'un peu de méfiance. Seulement pouvait-il le croire? Kirua était peut-être un des membres de la légendaire famille Zoldik, la légendaire famille que certains nommaient comme légendaire famille fantôme, mais ils n'étaient quand même pas inhumains !

- Bon, si on reste ici sans bouger, prévint Kirua après un moment, c'est sûr que j'en mettrais du temps pour rentrer chez moi !

Les adolescents se mirent donc en marche, mais Kurapika restait septique, il fallait le voir pour le croire. Gon n'avait rien dit sur ce que Kirua racontait, il y avait peut-être une chance pour que cela soit vrai. Le petit brun semblait toujours reprendre son ami quand il se rendait compte que celui-ci faisait quelque chose qu'il notait comme indécent, comme mentir par exemple.

- AH ! s'exclama soudain Gon en faisant sursauter ses deux autres amis. Kirua il faut que tu demandes à tes parents si tu peux dormir ce weekend chez moi !

- Ce n'était pas le weekend d'après ? demanda Kirua en fronçant les sourcils.

- Euh...

De toute évidence Gon semblait s'être trompé de date.

- Oh non ! fit celui-ci. Je l'ai dit à Mito-san et elle a dû annuler un rendez-vous !

- C'est pas grave, fit Kirua compatissant. Euh... je viendrais ce weekend... Enfin peut-être... ajouta-il sombrement.

Kurapika ne préféra pas demander ni à Gon ni à Kirua pourquoi soudain l'ambiance était devenue lourde et il se contenta de poser une autre question qui lui vint à l'esprit pour essayer de détendre l'atmosphère.

- C'est la première fois que tu ira dormir chez Gon ?

Gon et Kirua s'arrêtent au même moment et se regardèrent.

- Il n'est jamais venu dormir chez moi... dit Gon songeur. D'ailleurs, il n'a jamais vu ma maison, mais il connaît Mito-san.

- Ouais... fit Kirua en souriant. Elle a du caractère ta tante ! C'était en ville non ?

- Oui ! dit Gon qui sourit à son tour.

Kurapika soupira. Gon et Kirua avaient repris leurs sourire. Il en fut soulagé.

Le reste de la semaine se passa sans nouvel incident. La seule chose qui avait changé n'étaient que les devoirs extrêmement durs qu'ils avaient reçut de leurs professeurs. Sharnalk et tout les autres anciens de la classe semblaient habitués au rythme, mais pour Kurapika tout cela était nouveau et il dû s'y adapter tant bien que mal, après tout dans les autres endroit il avait un excellent niveau. Ce qui n'était pas le cas de Gon et Kirua, qui "ramaient". Ils étaient en première année et eux aussi découvraient ce dur labeur, mais contrairement à Kurapika ils n'avaient pas un si bon niveau, ni avant, ni après. Kirua ne cessait de dire que cela lui était complètement égal et que c'étaient ses parents qui avaient insisté pour qu'il vienne dans ce lycée, mais la perspective qu'il se fasse renvoyer mis Gon dans tout ses état et heureusement que Kurapika lui fit remarquer qu'avec de l'argent peu importaient les notes. A part ça, il remarqua un changement d'humeurs chez les deux garçons plus jeunes, apparemment les parents de Kirua n'approuvaient pas trop le fait que leurs fils se retrouve le weekend chez un des ses amis. Et à cause de ça, Kirua cassa son skate préféré.

Le lundi matin Kurapika eut une grande surprise.

- Yoshiaki ! s'écria Kurapika en entrant dans la cuisine.

Un homme aux cheveux noirs qui portait un kimono blanc, assit à table en prenant son petit déjeuner, fit un signe de la main à Kurapika.

- Qu'est ce que... commença ce-dernier, mais Yoshiaki lui lança un paquet qui semblait contenir un tissu.

Yoshiaki regarda attentivement Kurapika ouvrir le paquet et vit son expression encore plus surprise.

- Un kimono ?! s'exclama Kurapika.

- Entraînement ! fit Yoshiaki d'un air joyeux.

- Quoi ?! s'exclama Kurapika en regardant l'homme. Tu reviens par surprise, tu m'apporte un kimono et tu veux qu'on s'entraîne juste avant que je parte au lycée ?

- Je m'occupe de toi... fit calmement Yoshiaki qui semblait craindre que Kurapika ne s'énerve. Je me suis dit que ça faisait un petit moment qu'on ne s'était pas entraîné tout les deux et que si ça continuait comme ça tu finirait par rouiller... et puis ce ne serait pas bon pour ta...

- Ça suffit ! s'écria Kurapika furieux. Je n'ai pas besoin que tu t'occupe de moi plus que ça !

- Je suis ton tuteur...

- Alors soit plus présent ! cria Kurapika en faisant volte-face avec rage.

Yoshiaki soupira. Il s'attendait en quelque sorte à une réaction ainsi venant de la part de Kurapika.

- Excuse-moi ! cria Yoshiaki en espérant que Kurapika ne soit pas partit. Je sais que je ne suis pas un bon tuteur, que quand je t'ai recueillit tu étais trop grand pour que j'espère un jour que tu m'appelles "père"...

- Un VRAI père est présent ! lui répondit une voix dans le hall.

- AH ! s'écria Yoshiaki d'un air triomphant. Tu m'écoutes !

Mais après avoir dit ça, il entendit la porte de dehors claquer. Ça se passait toujours comme ça quand il revenait chez lui. Il entreprit alors d'allumer une cigarette pour fumer tranquillement à l'abri des regard furieux de Kurapika. Il savait que son travail lui prenait du temps et que Kurapika en souffrait. Cela faisait quatre ans qu'il avait recueillit ce petit enfant plutôt colérique.

Le tuteur continua à se souvenir des évènements passés, comme il le faisait toujours quand Kurapika s'énervait comme ça.

Kurapika arriva dans sa classe furieux et jeta son sac sur la table si fort qu'il faillit la renverser, mais heureusement pour lui il y avait beaucoup de bavardage dans la classe. Shanalk le regarda avec une expression de surprise.

- Euh, bonjour, dit prudemment Sharnalk comme en s'attendant à que Kurapika lui lance son cartable à la figure.

- Désolé, s'excusa Kurapika qui s'était rendu compte de ce qu'il venait de faire. Je... euh, suis un peu énervé ce matin...

- Ça se voit, fit Sharnalk en souriant. Tu devrais te contrôler un peu plus...

- Normalement je me contrôle, dit Kurapika déconcerté. Je vais finir par ressembler à ce bourrin de Léolio si ça conti...

- En parlant de lui, l'interrompit Sharnalk, je l'ai vu s'acharner sur Gon.

- Quoi ?! s'écria Kurapika si fort que certains élèves interrompirent leurs conversation pour regarder ce qui se passait.

- Je veux dire, que je l'ai vu...euh menaçant Gon. Il ne lui a rien fait du tout, ajouta-t-il précipitamment en voyant l'expression de Kurapika.

- Il a profité qu'il soit seul ! s'exclama le jeune blond furieux. J'irai voir Gon ! Il ne perd rien pour attendre ce stupide Lé...

Mais il fut interrompu par la sonnerie qui indiquait le début du cours et le professeur entra dans la classe aussitôt.

Comme il l'avait prévu, Kurapika se rendit au premier étage dans la classe de Gon. Les filles semblaient surprises qu'un garçon si beau de deuxième année descende les rendre visites, mais elles furent un peu déçues quand elles virent Gon et Kirua s'approcher du beau jeune blond.

- Qu'est-ce qui y'a ? demanda Kirua jetait un regard noir aux filles qui gloussaient derrière lui.

- Gon, est-ce que je peux te parler seul ? demanda Kurapika en se doutant que Gon n'ai pas dit un mot de cet incident à son ami.

- Quoi ? Je gêne ? demanda Kirua offensé.

- Ce n'est pas ça, dit Kurapika.

- D'accord, dit Gon en regardant Kirua avec insistance.

Kurapika emmena Gon à part et lui demanda si c'était vrai ce que Sharnalk lui avait raconté. Gon baissa les yeux au sol et parut hésiter avant de regarder Kurapika pour lui répondre affirmativement.

- Qu'est-ce qu'il voulait ? demanda Kurapika en fronçant les sourcils.

- Heu... hésita Gon.

Kirua les regardait au loin.

- Eh bien ?

- Il voulait un coup de main, répondit précipitamment Gon.

- Quoi ?! s'exclama Kurapika indigné. Il a osé faire ça après ce qu'il t'as fait la dernière fois ? Et tu lui as dit quoi ?

- Ben, en faite c'était parce que je l'avais surpris à... commença Gon.

- A quoi ? demanda Kurapika avec avidité. Kirua est au courant ?

- Non... avoua Gon.

Kurapika jeta un oeil à Kirua.

- Tu l'as surpris en quoi alors ? demanda Kurapika impatient.

- Il, euh... eh bien voila, se résigna Gon. Il parlait avec un type plutôt louche qui le harcelait et il prétendait dire que c'était la dernière fois. En réalité ils parlaient de faire quelque chose d'illégal.

- Je savais que ce type était un délinquant ! s'écria Kurapika en oubliant qu'ils parlaient à voix basse.

Kirua leurs jeta un regard bizarre.

- Mais... continua Gon. Il a répété qu'il voulait les quitter et c'est là qu'il m'a vu, j'avais oublié de me cacher.

- Et qu'est-ce qu'il t'as demandé alors ?

- Que je n'en parle à personne, et que j'apporte cette lettre à...

- QUOI ?! NON MAIS POUR QUI IL SE PREND ?! cria Kurapika et cette fois tout le monde le regarda surpris en silence. Désolé Gon... reprit-il plus bas. Aujourd'hui c'est pas mon jour alors du coup je suis un peu énervé... mais vraiment... je suppose que tu lui as dit non ?

- Ben... commença Gon.

Kurapika ferma les yeux, comme si en les fermant Gon allait donner la réponse qu'il fallait.

- J'ai dit oui...

- Gon ! reprocha Kurapika. Comment as-tu... Je suppose qu'il t'as menacé non ?

- C'est que...

- Gon tu es trop naïf, se risqua à dire Kurapika. Tu ne lui en veux pas pour la dernière fois ?

- Eh bien, je pense que si il a agit comme ça, c'est qu'il avait des raison d'agir ainsi... il a peut être eu une vie dure...

Cette remarque énerva encore plus Kurapika qui ferma les yeux pour se calmer.

- Gon, non, une vie dure n'explique pas ce comportement ! lança Kurapika furieux. J'ai... il y a des gens qui souffrent et qui pourtant ne s'acharnent pas sur les autres ! Lui, sa famille elle... elle n'a pas été persécutée !

Kurapika ré-ouvrit les yeux. Gon étouffa une exclamation.

- Kurapika ! Tes yeux ! s'exclama Gon. Ils sont rouges !

Kurapika recula d'un pas et sembla effrayé. Il porta sa main à son visage et courut en direction des toilettes les plus proches en laissant les deux garçons derrière lui surpris.

"Non ! Ce n'étais pas vrai !"

Kurapika se regarda dans le miroir des toilettes et vit que ses pupilles étaient écarlates. Heureusement pour lui que personne ne se trouvait dans les toilettes. Mais il n'avait pas réussit à contenir ses émotions. Il s'était laissé allé ! Quand Gon lui avait dit que une vie dure pouvait expliquer un tel comportement il avait pensé à sa souffrance et à sa haine qu'il avait emmagasiné depuis quatre ans. Cela faisait quatre années que son clan avait été exterminé et lui était le dernier survivant. Il repensa à la colère qu'il avait, le moment où il avait trouvé Gon et Kirua, et toute la colère c'était accumulé dans la journée ! Il reprit sa respiration et il se résolu à rester dans les toilettes jusqu'à ce que ses pupilles redeviennent marrons clairs comme à la normale. Il se mouilla le visage pour se rafraîchir. Cela aurait pu être évité s'il avait eu des lentilles de contact ! Et si des gens lui auraient demandé pourquoi il portait des lentilles, il aurait seulement répondu qu'il était myope. Mais le mal était fait, il avait pensé qu'il aurait le dessus sur ses émotions ! Le pire était que Gon l'avait vu ! Et s'il avait pris peur ? Et s'il avait raconté à tout le monde ce qu'il avait vu ? S'il le renvoyaient du lycée pour avoir des yeux comme ça ?

Soudain la porte d'une cabine s'ouvrit en faisant sursauter Kurapika qui se croyait seul. La première chose qu'il fut était de fermer les yeux. S'il les avait ouvert il se serait rendu compte que c'était Léolio, mais ce dernier ne prêta aucune attention à Kurapika trop absorbé par ses pensées, se lava les mains et sortit.

- Tu n'as vraiment pas bonne mine ! s'exclama Sharnalk lorsqu'il le rejoint pour manger.

- Ah... fit Kurapika en faisant semblant d'avoir l'air surpris.

Il n'avait pas cherché Gon pour continuer à le sermonner sur les horribles personnes qui ne méritent pas d'êtres aidées, il cherchait à garder un peu de distance avec ce dernier.

- Tu ne manges pas ? demanda Sharnalk. Pourtant c'est bon...

- 'Pas vraiment faim... marmonna Kurapika.

- Ticano et les autres vont manger avec nous, prévint Sharnalk.

- Ok... fit Kurapika sans joie.

Comme l'avait dit Sharnalk le groupe de Ticano s'avança vers la table où étaient assis Kurapika et Sharnalk. Il y avait quatre garçons et deux filles dont Mayu et son amie la rousse, Sorata.

- Y'a des filles qui nous regardent bizarrement, dit Sorata en s'asseyant à la table.

Ticano s'assit à côté de Kurapika qui regardait son plat comme s'il était infesté de cafards.

- Kurapika, on m'a dit que la dernière fois à la cantine tu avais tenu tête à Léolio ! dit Ticano d'un air joyeux.

- Ça fait un moment que tout le monde le sait ! lança Sorata avec reproche. Tu es toujours le dernier au courant !

- Ne vous disputez pas s'il vous plaît, dit le brun qui était assis à côté de Ticano. Tu as aidé ce garçon de première année ? demanda-t-il en s'adressant à Kurapika.

- Oui, Gon, dit Kurapika en ne voyant pas où il voulait en venir.

- Je l'ai vu qu'il avait des ennuis avec un type, informa-t-il. Il était seul et le type avec lequel il s'est fait embarquer n'étais pas Léolio.

- Quoi ? s'exclama Kurapika. Il s'est fait embarquer ?

- Oui dans une voiture noire, plutôt vielle...

Kurapika se leva d'un bond, alarmé.

- Où ça ?

- Ils semblaient prendre la direction de la décharge... je pense, ça avait l'air d'un gang, une rumeur dit que ça serait leurs repaire...

- Zaku, c'est le gang de Léolio le pervers ? demanda Mayu.

Kurapika resta un moment pour en savoir plus.

- Je ne crois pas qu'il fasse partit d'un gang, dit Zaku. Il n'as pas intérêt s'il veut devenir médecin...

Kurapika fit volte-face et partit en courant à la recherche Gon. Il croisa dans le couloir Kirua qui semblait chercher Gon.

- Kurapika ? Qu'est-ce que... commença Kirua.

- Viens vite ! dit Kurapika sans s'arrêter.

Kirua le suivit et Kurapika lui expliqua tout en route. Kirua était furieux et révéla ce que lui avait dit Gon pour qu'il se retrouve tout seul.

- ...il m'a dit alors qu'il avait un besoin pressent ! Mais jamais j'aurai cru qu'il me mentirait ! s'écria Kirua furieux.

- Tout ça ! C'est la faute de Léolio ! dit Kurapika haletant. Il a demandé à Gon de garder quelque chose ! Je suis sûr que ça a quelque chose à voir avec le gang !

Kurapika lui expliqua alors tout ce que lui avait dit Gon, lorsqu'ils s'étaient parlés dans la salle de classe.

- Quoi ? Et il a accepté ?!

- Malheureusement... soupira Kurapika.

La décharge était dans le quartier voisin dans lequel était situé le lycée. C'était une décharge d'appareils ménagers et dans un coin il y avait petite cabane délabrée.

- Tu pense que le gang se rassemble dans un si petit endroit ? demanda Kurapika inquiet.

- Pour le savoir, on doit vérifier ! dit Kirua qui n'était pas du tout inquiet mais surtout énervé.

Ils ouvrirent la porte à coup de pied, ce qui s'avéra facile, et découvrirent l'intérieur de la cabane. De vielles bouteilles de vins poussiéreuses étaient posée à même le sol. Il y avait des planches de bois un peu partout et une petite table où était posé un vieux micro-ondes sale comme tout le reste. Kurapika inspecta les alentours et Kirua regardait par terre.

- Hé ! fit-il d'un air triomphant. Une trappe !

Kurapika se rendit devant la trappe et l'inspecta.

- Elle a été ouverte récemment, dit-il en touchant le sol. Regarde, il y a nettement moins de poussière.

Ils décidèrent donc d'ouvrir la trappe et virent un escalier qui descendait profondément. Ils descendirent les escalier pendant un moment et accédèrent à un couloir plutôt sombre, puis au fond ils aperçurent une mince lumière. Kirua fouilla dans son sac et prit une lampe de poche.

- Tu te promènes souvent avec ça ? demanda Kurapika un peu surpris.

- Mes parents m'obligent, mais ça se révèle utile ! dit Kirua avec un mince sourire ironique.

Il alluma sa lampe de poche vers le sol, histoire qu'au fond personne ne se rende compte qu'il y avait de la lumière dans le couloir. Le sol et les murs étaient en terre, comme un dans une mine. Au fur et à mesure qu'ils avançaient ils entendaient des voix et des cris. Ils arrivèrent finalement à une porte qui avait une fenêtre. Ils prirent soin d'inspecter ce qu'ils pouvaient voir et ouvrirent doucement la porte, les cris se faisaient de plus en plus fort. Il parvinrent à entrer dans une pièce dont les murs étaient en béton et où il avait une juste une étagère en bois plus très jeune. Devant eux, il y avait une porte en bois à deux pans et elle était légèrement entrebâillée. Kurapika fit signe à Kirua et ils regardèrent à travers l'ouverture, ce qu'ils virent leurs retourna l'estomac. Une tête de boeuf fraîchement coupé était soigneusement posé au milieu d'une immense salle qui laissait à peine passer la lumière par le toit. Autour de la tête de boeuf une grosse flaque de sang, mais le plus répugnant c'était l'odeur. Au fond de salle il y avait une sorte d'estrade où était posé un fauteuil qui avait l'air d'être ramassé à la décharge, une personne était assise sur le fauteuil, on ne percevait que ses cheveux longs. Des bougies fondues étaient posés à droite et à gauche du fauteuil et les quelques personnes qui étaient présentes dans la pièce se tenaient près des murs. Kurapika remarqua que quelques cartons étaient posé adjoints aux murs et qu'ils semblaient contenir des divers objets volés et quelques armes blanches étaient posés sur une table poussiéreuse.

- Ces armes, murmura Kurapika. Ils ne doivent pas en avoir besoin. Je pense que celle dont ils ont besoin sont sur eux.

- C'est bien vrai, affirma Kirua. Mais je vais t'avouer quelque chose, je n'ai pas besoin d'arme particulière pour me battre. Pour tuer non plus.

- Je ne pense pas que Gon soit très content si tu tue, fit remarquer Kurapika. Même si ça ne te pose pas problème, ajouta-t-il en voyant que Kirua s'apprêtait à dire quelque chose.

- Maintenant, où est Gon...

Ils regardèrent et l'aperçurent finalement avec un homme avec une chemise blanche et un jean assez vieux. Il tenait fermement Gon pour que celui-ci ne s'échappe pas.

- Et voila Léolio ! s'exclama Kirua le plus doucement qu'il put. Il va voir...

- Occupons-nous d'abord de...

Kurapika se tut. La personne qui était assise se releva et une fille aux cheveux châtains clairs et bouclés s'était levée. Elle portait une robe noire style gothique-lolita et laissa apparaître ses yeux verts émeraude sous un trait de lumière. Elle était très belle, mais elle dégageait quelque chose de terrifiant.

- Léolio, je voudrais vraiment que tu le fasse ! dit-elle de sa voix froide comme la glace.

Léolio eut un frisson mais se ressaisit.

- Pourquoi as-tu donné à ce garçon la lettre ? Tu sais que ça nous aurait causé beaucoup de problèmes ! continua-t-elle d'une voix toujours aussi froide mais calme.

- Vous n'aviez pas le droit de vous en prendre à lui, c'était dans le contrat ! s'écria Léolio avec un peu de vigueur.

- Tu n'as pas respecté ce que nous t'avions demandé, alors nous ne l'avons pas respecté non plus ! s'écria-t-elle d'un voix plus forte. Tu ne te tireras pas si facilement je te dis !

- On a déjà eu cette discussion non ? rappela Léolio en s'efforçant de paraître le plus courageux possible. Au sujet de mon départ... mais le pire est que maintenant la bande deviens plus qu'un simple gang de quartier ! Ton objectif est d'entrer dans la mafia noire.

Kurapika resta perplexe.

- La mafia noire n'est pas qu'une légende ? demanda Kurapika.

- C'est comme ceux qui disent que la famille Zoldik est une légende, mon père a eu déjà affaire à l'un d'entre eux, ou a plusieurs... Ils ne sont pas si méchants...

Kurapika songea que pour dire ça comme ça Kirua devait être vraiment très fort.

- C'est vrai, dit la jeune fille habillée en noir. C'est pour cela que j'ai besoin de toi ! Tes longues études nous seront d'une grande aide ! Mais, je n'ai toujours pas eu de réponse de ta part sur ce garçon ! Pourquoi lui as-tu donné la lettre que nous t'avions donné ?

- Une erreur... dit Léolio.

- Une erreur ? Je n'y crois pas !

- Quoi qu'il en soit maintenant laisse-le partir, il n'a rien à voir la dedans.

Gon était toujours surveillé par un type qui l'avait capturé. Il ne disait rien et ne faisait que regarder.

- Bien sûr, après avoir lu le contenu de notre lettre on va le laisser partir, surtout qu'il sait où est notre planque, dit la fille ironiquement.

- Vous n'allez pas... commença Léolio.

La fille sortit ses deux cutters un à chaque main. Elle descendit les marches de son son estrade et fixa Léolio avec un sourire sadique qui ne lui convenait pas du tout et qui déformait son joli visage.

- Il aura le même sort que ce boeuf...

- Non ! cria Léolio.

- Si tu te mets en travers de mon chemin, ce sera idem pour toi ! cette fois son visage exprimait la colère noire.

- Il est hors de question qu'il soit impliqué, sinon je devrais t'en empêcher ! menaça Léolio.

- Tu as du cran, mais nous sommes plus nombreux !

Léolio regarda le nombre de personnes présente et se rendit compte qu'il y en avait environ une vingtaine.

- Nous sommes bien plus fort ! fit une voix derrière Léolio.

Il se retourna. Kurapika et Kirua avaient quittés leurs cachettes et se retrouvaient en face de lui.

- Vous ! s'exclama Léolio surpris.

- Grâce à nous tu risque d'avoir la vie sauve ! s'écria Kirua en fronçant les sourcils. Même si tu ne le mérites pas...

- On va t'aider seulement pour aider Gon, ok ? lança Kurapika qui tenait à ce que leurs positions soient claires.

- Faites comme vous voulez, lança Léolio. Mais il faudrait qu'un de vous le délivre, je me charges de la fille, c'est elle qui commande.

- Tu es sûr que tu es à la hauteur ? demanda Kirua d'un air provocateur.

- Tu me prends pour qui ?

- Bon je délivre Gon, coupa Kurapika.

Sur ces mots là, les trois lycéens se séparèrent. Léolio fit face à la fille, Kirua aux autres hommes et Kurapika au type qui tenait Gon en otage.

To be continued...