Yup! Pour ceux que ça interesse, voila le deuxième chapitre de ma fic'! J'espère que m'améliore ;-P


2. Exécution

22h30. (faut que j'arrête la, on dirait 24hchrono ! Haaa mon dieu, c'est horrible, à la tv, une pub pour kinder bueno ! ok, ok retour à l'histoire !)

Le moment approchait. Joey était sur place depuis un bout de temps et était fin prêt. Il avait tout d'abord repéré les lieux avec précaution, en accordant une attention particulière à l'emplacement des caméras de surveillance. Il connaissait à présent l'aéroport comme sa poche : les lieux fréquentés, les lieux déserts, l'emplacement et le nombre de vigiles et bien sûr (le plus important), les issues de secours. Son matériel était déjà installé sur une sorte de terrasse surplombant un gigantesque hall, passage obligé pour les passagers de l'avion de 22h50 qui n'allaient plus tarder à arriver.

Pour avoir consulté les gigantesques panneaux d'information, Joey savait qu'il s'agissait d'un vol privé. Effectivement, ça allait être du « gros gibier » comme disait l'autre. En témoignait également l'agitation qui avait lieu en bas. Après avoir évacué l'ensemble des civils, une vingtaine de gardes armés étaient maintenant occupés à fouiller minutieusement la place.

'Mon dieu que ces gens sont incompétents ! Je me demande combien ils sont payés pour un bâclage pareil !' ne put s'empêcher de penser Joey, remarquant que les gardes se contentaient d'inspecter le sol, sans même chercher si une fenêtre ou un quelconque endroit en hauteur représentaient une menace potentielle. Ok, « sa » terrasse était visiblement abandonnée (à en croire le nombre de débris et la poussière) et située très haut, mais quand même…'Merde, je commence à penser comme Kaiba, ça craint ! Et puis de toute façon, ça me facilite la tâche, alors autant ne pas me plaindre !'

22h45. Il ne pouvait plus reporter à plus tard (ces foutus avions privés ne sont jamais en retard !). Il allait devoir ouvrir l'enveloppe. Il enleva le cachet qui la scellait et sortit tout doucement le dossier qu'elle contenait. Il jeta un rapide coup d'œil à la photo de la première page et gela sur place. C'était Seto Kaiba.

'Non… c'est impossible…'

Pourtant, en y réfléchissant un peu, c'était très possible. En fait, ça semblait même assez logique. Après tout, c'est toujours de ceux qui ont beaucoup d'argent ou de ceux qui traînent dans des affaires louches dont on veut se débarrasser. Rien ne permettait de dire que Kaiba traînait dans quoi que se soit (même si Joey avait souvent suggéré le contraire, pour le faire enrager), mais il était de notoriété publique qu'il était très, très, TRÈS riche, et il devait certainement être détesté par un grand nombre de personnes. Mais Joey n'y avait jamais réfléchit. Il n'avait jamais penser avoir affaire à quelqu'un qu'il connaissait. Surtout pas a LUI.

Juste au cas où, il regarda le nom au bas de l'image. Pas d'erreur, c'était bien Kaiba. Suivaient quelques pages fournissant des informations sur ce dernier ainsi que sur son groupe de sécurité personnel et des plans de l'aéroport. Mais Joey n'était pas en état de lire. Il ne pouvait pas détacher ses yeux de la photo.

Du bruit dans le hall le sortit de ses pensées. Ils arrivaient. Il se força à lever les yeux. Son cœur commença à battre plus vite. Il essaya de se calmer.

Il aurait vraiment voulu pouvoir faire autrement. Mais il n'avait pas le choix.

S'accroupissant à coté de son arme, il se força à régler le viseur, muni d'un puissant zoom grâce auquel il voyait très clairement la tête du PDG. Il avait exactement la même expression que sur la photo –la même expression que toujours– un ennui profond et total, qui ne l'empêchait pas d'être toujours aussi atrocement sexy.

''faut pas que je pense à ça. C'est pas le moment. 'faut que je pense à rien. Juste que je respire. Ce n'est pas Kaiba ! C'est une mission ! Ce n'est pas Kaiba ! Ce n'est pas Kaiba ! Ce n'est pas Kaiba ! Ce n'est pas Kaiba !'

Il prit une profonde inspiration et appuya sur la détente. Le coup de feu parti.

Joey se figea, osant à peine respirer.

'Raté… Je…je l'ai raté… Co-comment j'ai pu le raté ?' C'était tellement étrange. Au moment crucial, ses doigts n'avaient plus répondu. Ça ne lui était jamais arrivé. Il n'avait jamais, jamais raté. Personne. Mais apparemment, comme à son habitude, Kaiba rendait tout compliqué.

'Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je suis censé faire ?!' après les doigts, c'était au tour du cerveau de le lâcher.

'Réessayer… C'est ça, je dois réessayer !' Ses mains étaient toujours posées sur l'arme. Mais dès qu'il tenta de les crisper sur la détente, elles se remirent aussitôt à trembler. Il avait beau raisonner, se dire que c'était idiot et se concentrer de toutes ses forces pour les immobiliser, rien n'y faisait. En fait le seul effet fut d'amplifier les secousses, qui finirent par se propager à tout le corps.

C'en était trop. Il devait laisser tomber. De toute manière, c'était foutu. Il avait trop attendu, et maintenant la « cible » n'était plus atteignable. Des gardes du corps l'entouraient, empêchant d'en avoir une vision correcte. De plus, gardes et vigiles commençaient à s'agiter et venaient de localiser l'endroit d'où provenait le coup de feu. Heureusement pour Joey, ils semblaient ne pas vraiment savoir quoi faire et restaient à se regarder bêtement.

-« Qu'est-ce que vous attendez ! Attraper cet homme, ne le laissez pas s'enfuir ! C'est pour ça que je vous paye oui ou non ?! » cria Kaiba, qui avait l'air bien plus furieux que traumatisé par cette tentative de meurtre.

Encore confus, Joey sauta sur ses pieds et se prépara à filer. Il ne devait pas s'embarrasser du lourd et encombrant matériel. De tout façon, il était spécialement traité pour pouvoir être abandonné en cas d'urgence, de sorte qu'aucune trace ou numéro de série ne permettait de revenir jusqu'à eux. Il y avait cependant une chose à ne pas oublier.

'L'enveloppe, où est l'enveloppe ?' Après avoir attraper le document compromettant, Joey se rua vers la porte.

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Seto Kaiba attendait, confortablement installé dans sa limousine, qu'un responsable vienne lui faire son rapport.

-« Alors ? »

-« Alors…et bien…on l'a perdu… » déclara le garde qui venait d'arriver.

-« Ça, je l'avais deviner à votre tête ! Ce que je me demande, c'est quelle excuse minable vous allez inventer pour justifier cet échec. »

-« Je… Désolé Mr. Kaiba. Nous avons fait tout notre possible, mais apparemment, c'était un professionnel… »

-« Et vous, vous êtes quoi ?! »

-« Il…Il était vraiment trop bien préparé. Il connaissait les lieux mieux que nous, et il était trop rapide. Et comme il avait de l'avance… »

-« Dites-le simplement : il est plus fort que vous. Si il ne voulait pas ma mort, je devrais l'engager pour qu'il vous remette à niveau ! »

Le pauvre homme ne savait plus ou se mettre.

-« Enfin, heureusement, il n'y à rien eu de grave… »

-« Génial !! Merci beaucoup à vous tous !!! Maintenant, laissez moi, j'en ai assez entendu et j'ai autre chose à faire ! » Sur ce, il ferma rageusement la portière et ordonna de démarrer la voiture.

Quand elle se mit en route, le garde poussa un profond soupire de soulagement. Finalement, il ne s'en tirait pas trop mal. Kaiba en avait déjà renvoyer pour moins que ça.

Le PDG lui-même jugea, en y repensant, avoir été beaucoup trop coulant. Il ne savait pas pourquoi, mais il n'était pas tellement contrarié par le fait que ses hommes aient laissé filer le tireur. C'était certainement dû à l'agitation et à la perte de temps qu'aurait créé une arrestation. Et à ce moment précis, tout ce que désirait Kaiba, c'était de rentrer chez lui le plus vite possible.


Voila! Alors?? En tout cas, moi j'ai bien pris mon pied avec Kaiba. Sérieux, c'est trop génial d'imaginer toutes les vacheries qu'il va direXD!!!