[Résumé rapide] Harry Potter, ou Harry Just comme il est appelé ici (résultat d'un stupide jeu de mot de ma part), a perdu la mémoire. Il se retrouve mystérieusement dans la maison familiale des Black en 1976. Il découvre dans la foulée qu'il est immortel, et, après un concourt de circonstances plus ou moins douteuses, séjourne à Azkaban. Après ces 'vacances', il rencontre Poppy Pomfrey qui se prend d'affection pour lui et décide de l'aider. Il sera alors introduit à Dumbledore, qui décidera de lui accorder le travail dont Harry a besoin.
Special Thanks to: Azther, ma beta lectrice de toujours. Nous nous excusons d'avance si quelques fautes sont passées au travers des mailles de notre filet, et nous nous engageons à les corriger dans les plus brefs délais. C'est également valable pour le premier chapitre, toujours sous rénovations. Merci à ceux qui en ont pointé les fautes; d'ailleurs.
NUANCES.
.
.
.
02.
Les nuances d'une reconnaissance.
.
.
.
« C'est le moment de s'amuser un peu, » pensa avec délectation Avery Senior.
Le Seigneur des Ténèbres était d'une humeur noire, à raison. La stupidité de la famille Black était sans borne.
De la part d'une famille de consanguins et de fous, cela n'était guère surprenant. Ce qui l'était davantage, était que cela ai prit autant de temps au Lord pour le découvrir. Il fallait en remercier, assez ironiquement, Bellatrix nouvellement Lestrange. Et la concernant, malgré sa stabilité mentale questionnable, Avery ne pouvait qu'approuver le choix de son Lord de l'avoir prise comme apprentie. Cette petite était tout simplement délicieuse… Une vraie sirène.
Le vieil homme laissa distraitement ses yeux épouser la poitrine délicate de la jeune femme, ses fesses fermes mais rebondies, ses jambes aussi longues qu'une journée sans pain.
Une vague de magie noire pure le fit néanmoins revenir à la réalité. Réprimant un doux frisson de plaisir, il redirigea son attention vers la scène qui se jouait devant lui.
Dominant de toute sa haute stature l'assemblée, le Seigneur des Ténèbres faisait trembler la salle entière par la seule force de sa colère. Quand il était dans cet état là, il était tout simplement impossible pour quiconque de détourner le regard. Car, indéniablement, cet homme là était puissant. Extrêmement, même. Avery doutait fortement qu'un jour Gellert Grindelwald n'ai pu approcher ne serait-ce que la moitié d'un pouvoir comme celui-ci. C'était d'ailleurs pour cette raison que son Lord allait réussir là où l'autre avait échoué.
- « Orion Black… »
La magnifique voix grave réussie à lui arracher un autre frisson sans même essayer. Après toutes ces années, il ne s'y était toujours pas habitué. « Et comment le pourrais-je bien un jour… ? » se demanda-t-il.
Tentant vainement de rester digne aux pieds du Seigneur des Ténèbres, Black crispa ses poings.
- « Mon Lord, » croassa-t-il difficilement, une goutte de sueur coulant le long de sa tempe. « Ma femme et moi avons fait ce que nous estimions nécessaire et… »
Le maléfice de douleur fusa. Lorsque les cris éclatèrent enfin, le cœur d'Avery se remplit d'approbation. Black était clairement un idiot. Aucune de ses veines paroles ne pourraient raisonner un Lord en colère.
- « Votre rôle n'est pas d'estimer, » claqua la voix. « Chasser un tel potentiel d'immortalité… »
Walburga Black, située plus en retrait de son mari, osa s'avancer.
Avery laissa échapper un petit ricanement. Cette femme était folle.
- « Mon Seigneur… »
Dans un souffle elle se laissa tomber à genoux, et entrepris de baiser le pan de robe de leur Lord. Avery écarquilla légèrement les yeux à la vue de cette vieille coutume. L'étonnement se fit lire sur les quelques visages à laissés à découvert.
- « Nous avons faillit, mon Seigneur... Nous implorons votre grande mansuétude… Laissez-nous racheter notre erreur. Nous vous ramènerons le garçon, vous ne serrez pas déçu. »
Sa voix ne trembla pas une seule fois, et c'est cela qui gagna le respect d'Avery. Walburga, autrefois si belle, n'avait cependant rien perdu de son charisme. Néanmoins, il doutait que cela suffise pour apaiser le Seigneur Noir. Et comme il l'avait attendu de son Lord, la Black se tortilla bientôt au sol, des cris déments s'échappant de sa gorge. Devant l'étalage de puissance, Avery ne pu s'empêcher d'être soufflé, ses yeux bleus s'emplirent de concupiscence
Dans un mouvement gracieux, le Lord Noir sembla glisser jusqu'à son trône. Et bien qu'il semblait prendre plaisir des souffrances des deux Black, Avery discerna également au fond de ses prunelles une once d'ennui.
- « Tout ceci m'attriste… La vieille et honorable famille des Black est tombée bien bas. »
De nombreux ricanements traversèrent la foule.
- « Cet aperçu de ta soi-disant efficacité m'a suffit, Walgurga. »
D'un mouvement indolent du poignet, il libéra les Black du doloris.
Devant le spectacle pitoyable qu'offrait Walburga et son incestueux mari, le Seigneur des Ténèbres renifla avec dédain.
- « Qu'ils disparaissent de ma vue, » ordonna-t-il.
Aussitôt que les mots eurent quitté ses lèvres, des dizaines de mangemorts, pressés de lui plaire, se précipitèrent sur les Black, attrapant ce qu'ils pouvaient attraper, griffant, déchirant indifféremment vêtements et chaires au passage.
« Des charognes, » pensa Avery Senior avec un sourire méprisant. Ils étaient pitoyables. Rien que de piètres excuses de sorciers, incapables de résister au doux appel de la magie noire et du Lord, incarnation vivante de celle-ci. Enfin, non pas qu'Avery prétendait y résister… Des années d'expérience à côtoyer son Seigneur lui permettait de le cacher mieux que certain, à n'en pas douter.
La voix doucereuse et impérieuse de son Lord s'éleva à nouveau, attirant l'attention de la pièce.
- « Je veux ce garçon. Qui m'en honorera ? »
Immédiatement Avery se leva, prenant de cours les autres mangemorts.
- « Mon Seigneur, j'en serais honoré. »
Les prunelles sanglantes scintillèrent, et un lent sourire, au combien envoûteur, ourla ses lèvres.
- « Alors va, et ne me déçois pas. »
Et les jours passent.
.
.
.
Harry regarda longuement la vieille horloge de grand-père avec un semblant de fascination. L'oscillation du pendule et le son que celui-ci produisait avait un côté hypnotique fort plaisant.
- « Monsieur Just ? », l'interrompit une voix.
C'était Pomfrey.
-« Vous êtes…prêt ? Oh, ça, » fit-elle en s'approchant. « Il s'agit juste d'une petite babiole, l'horloge du grand-oncle Eustache. Un français, avec une obsession plus que douteuse pour les moldus. Enfin, c'est ce que ma mère disait de lui, moi je ne l'ai jamais vu. »
Pas encore totalement habituée à son silence, l'infirmière marqua une pause avant de reprendre aussi subitement qu'elle ne s'était tue.
-« Enfin, j'imagine que l'horloge, pour le peu que l'on s'y connaisse, peut être…intéressante. Oh mais ! », s'écria la jeune femme, comme prise d'une illumination. « Peut-être que vous vous y connaissiez en horloge… ? Nous pouvons toujours explorer les registres pour trouver un horloger, qu'en pensez-vous ? »
Silence pesant.
-« Hm, hm, » dit-il quand-même.
-« Cela ne devrait pas être trop difficile il n'y doit pas avoir cent horlogeries magiques en Angleterre ! A moins que… »
Pomfrey se rapprocha désagréablement de lui, le fixant avec attention.
-« Bien que vous m'ayez l'air anglais monsieur Just, vous avez d'étonnants cheveux noirs. Et votre peau reprend facilement des couleurs. Vous pourriez venir de la péninsule ibérique ! De ce que j'ai remarqué, enfin ! »
Un curieux rougissement s'était installé sur les joues de la jeune nubile, remarqua Harry avec détachement. Son interlocutrice se tordit les mains nerveusement.
-« Et puis, » reprit-elle. « Vos yeux…C'est sûr que des yeux comme les vôtres, on n'en voit pas tous les jours…Peut-être…Irlande ? Ou bien, vous savez, l'un de ces pays nordiques ? Vous sentez-vous particulièrement suédois, monsieur Just ? Non, non, je ne vous y vois pas. Des ancêtres à la rigueur. Et encore. Remarquez, monsieur Just. Ce n'est pas comme si l'horlogerie allait bien avec votre teint… »
Après quelques secondes de silence contemplatif, elle sembla se reprendre.
-« Bon. Est-ce que vous êtres prêt à partir ? Si nous tardons encore, le chemin de Traverse va être noir de monde, vous savez, à cause de la rentrée des classes qui approche, tout ça…»
Devant le regard vide d'Harry, l'infirmière poussa un petit soupir.
-« Oh, vous avez oublié ! Bien sûr que vous avez oublié. Le chemin de Traverse vous dit-il quelque chose au moins ? Votre baguette, enfin ! Monsieur Ollivander est quelqu'un de remarquable : c'est un vrai géni dans son domaine. Vous avez besoin d'une baguette en tant que sorcier, et puis, s'il se souvient de vous ou de quelqu'un vous ressemblant… Cela ne peut qu'être bon à prendre ! Il a vraiment une mémoire d'éléphant !»
Ainsi, ce fut le chemin de Traverse.
Un endroit sinueux et encombré, qui réussissait néanmoins à avoir un agencement clair et logique tout en profitant d'une lumière qu'Harry ne pensait pas être naturelle pour un lieu aussi étriqué. Ah, la magie.
Et même par l'horaire matinal, les sorciers et sorcières grouillaient déjà, vaquant à leurs occupations sans se soucier de la physique de l'endroit qui rendait la présence d'une foule compliquée.
Ajoutez à ça un brouhaha constant aggravé par les marchands à la criée, les enfants turbulents, les animaux en tout genre ayant des velléités révolutionnaires, vous avez un cocktail…détonnant.
Devant les yeux étrécis du jeune homme, Pomfrey eu un sourire plein de dents.
-« Ah, je sais ce que vous pensez. Ça vous dit quelque chose, hein ? Comment pourrait-on oublier une vue pareille ! »
Sur ce, elle lui prit la main et le tira vers la foule épaisse. De manière étonnante, leur cheminement jusqu'à la vieille boutique se fit sans qu'ils ne soient absorbés par le grouillement de sorciers, bien qu'ils durent jouer des coudes à plusieurs reprises, tout en esquivant stratégiquement les divers marmots qui se frayaient un chemin entre les jambes des adultes.
Lorsqu'ils entrèrent, le tintement joyeux d'une clochette et les regards curieux de ce qui ressemblait à une famille sorcière les accueillis.
Les formalités d'usage furent échangées (bonjour messieurs dames ! - bonjour à vous aussi, vous venez pour votre fils ? - Oh oui, il rentre enfin à Poudlard, comme ça fait étrange de le savoir en âge, etc.), mais Harry n'y prêtait pas attention : il avait d'autres préoccupations. La boutique en elle-même était fascinante. Les murs étaient couverts de boites de la taille d'un avant bras, dans un désordre plus au moins important, bien que chaque chose semblât à sa place. Et au milieu de ça, un petit vieux aux cheveux blancs le fixait, intrigué. Légèrement agacé d'être ainsi dévisagé, il s'autorisa un hochement de tête sec en direction du sorcier, qui leva un sourcil en réponse.
-« Vous me semblez bien vieux pour intégrer Poudlard, jeune homme, » lui-dit avant de se désintéresser de lui. « Oh, et quelle charmante compagnie, mademoiselle Pomfrey, quelle joie de vous revoir ! Je me souviens très bien de votre venue. Une bien belle baguette que vous avez, très fidèle : bois de hêtre, crin de licorne, 12 centimètres de flexibilité. A ce que m'a dit, vous avez été acceptée comme infirmière à Poudlard, mes félicitations ! »
La jeune femme émit un petit cri de plaisir face à ces mots, tandis que la famille sorcière quittait la boutique avec des petits 'au revoir' discrets. Il y avait quelque chose de confortable ici. Mais cela était sans doute dû au fait qu'après le monde du chemin de Traverse, la petite pièce représentait un contraste bienvenu. Le silence (tout relatif), surtout. Mais les hommes avaient horreur du vide, et ils s'empressaient de le combler.
-« Oh, vous êtes gentil Monsieur Ollivander, merci beaucoup ! »
-« Ha, n'y pensez plus, » lui dit-il avec un clin d'œil avant qu'un air soucieux ne s'installe. « Et que me vaux le plaisir de votre visite ? Un problème avec votre baguette ? »
-« Non, non, pensez-vous ! Rien de tout cela ! »
Timidement, elle ce retourna vers Harry, un léger rouge colorant ses joues.
-« Je vous présente Harry Just, le futur second gardien de Poudlard. »
Ollivander eu un sourire chaleureux, ses yeux gris brillaient d'intelligence et de curiosité.
-« Ah, quel bon homme ce Dumbledore, vous permettre ainsi de rester ensemble à Poudlard. »
Et quel curieux spectacle de voir Pomfrey rougir si soudainement, les yeux larges et la bouge ouverte. Cette femme était vraiment étrange. Quoique, Harry la trouvait plus polie et de meilleure volonté que la majorité des sorciers qu'il avait eu l'honneur de rencontrer. Il fallait dire qu'elle n'avait pas (encore) essayé de le tuer, ce qui en soit, était une bonne chose.
-« Mais ! Enfin ! Monsieur Ollivander ! Ce n'est pas ce que vous croyez ! »
-« Oh, mais je ne crois rien, j'observe. »
Nouveau clin d'œil du vieux sorcier, alors que l'infirmière semblait se consumer sur place. Harry ne tenta même pas de les comprendre.
-« Mais reprenons nos affaires. Je crois comprendre que si vous ne venez pas pour vous, cela doit être pour ce charmant jeune homme. Vous avez perdu votre baguette ? Gregorovitch ? Ou la teniez –vous de l'un des membres de votre famille ? » demanda-t-il à Harry.
Soupirant silencieusement, ce dernier s'obligea à sortir de son mutisme. Aussi, il alla droit au but (les sorciers s'embarrassaient souvent de longues phrases inutiles).
-« Je ne sais pas. Je ne le connais pas. Je ne sais pas. »
Le vieux sorcier arqua un nouveau sourcil blanc, quoique cela veuille dire. Comme la jeune femme adorable qu'elle était, Pomfrey vint à son secours.
-« Il a perdu la mémoire, Monsieur Ollivander. Il ne se rappelle que de son nom, et n'était pas présent dans les registres du Ministère, c'est comme si il était sorti de nulle part ! Pour vous dire la vérité, j'espérais que vous le reconnaitriez. Vous êtes sûr qu'il ne vous dit rien ? Un air de ressemblance avec des parents peut-être ? »
Marmonnant, le sorcier prit un air d'intense concentration avant de contourner le comptoir et de se rapprocher d'Harry qui lui, fit un pas en arrière. Il avait eu sa dose de vieillards étranges.
-« Je peux vous dire que je ne l'ai jamais vu. Cependant, il est vrai que ses traits m'ont l'air familier. Mais, » ajouta-t-il en voyant le sourire de Pomfrey, « la grande majorité des sorciers de la Grande-Bretagne viennent me voir, sans compter des européens, américains ou autre. »
Un pli orna le front de l'infirmière.
-« Ils doivent bien éveiller en vous, je ne sais pas, un sentiment, une image, un souvenir, quelque chose ? »
Semblant ne pas l'avoir entendu, Ollivander marmonna de plus belle. Sa réflexion eut l'air de payer, car lorsqu'il releva la tête, il souriait.
-« Laissons les baguettes parler, » dit-il alors en se tournant vers Harry. « Droitier au gaucher ? »
-« Droitier. »
Mais déjà, le vieux sorcier était parti, inspectant furieusement une boite avant de la reposer et de passer à une autre. Et le voilà qui revenait, et qui lui en présentait une. Toutefois, Harry doutât que la baguette lui convienne, car dès qu'il la toucha, elle jaillit littéralement de sa main, et vint se planter à travers une fenêtre de la boutique.
Retour des marmonnements, le sorcier âgé disparait aussitôt et Pomfrey a la bouche grande ouverte. La petite clochette de l'entrée teinte, de nouveaux clients entrent dans le magasin, mais ni Ollivander ni la jeune femme n'y semblent prêter intention.
-« Essayez celle-ci », lui dit-on en lui forçant une autre baguette en main. Harry fut d'ailleurs légèrement agacé lorsque cette dernière le brûla. Le jeune sorcier l'envoya par pur réflexe valdinguer vers les nouveaux clients, qui l'esquivèrent avec des cris surpris.
-« Oh Merlin, le creux de votre main est plein de cloques ! » s'horrifia Pomfrey, en profitant pour tirer sa propre baguette et le soulager de la brûlure.
-« Et bien jeune homme. Je dois dire qu'avec toutes ces années de métier, j'en ai vu des réactions étranges, mais les vôtres sont d'un tout autre niveau. C'est comme…Comment dire. C'est comme si votre corps rejetait purement la magie des baguettes… C'est comme si, pour vous, pour votre magie, elles étaient des présences étrangères… Je ne saurais dire. Tout cela est fort singulier. Il doit y avoir une explication logique. Il y en a toujours une. »
Et revoilà le vieux sorcier repartir dans l'arrière boutique, marmonnant plus fort que jamais, sous les regards très étonnés des nouveaux venus toujours ignorés.
-« Mais ne vous inquiétez pas Monsieur Just, » cria Ollivander au dessus du vacarme produit par sa fouille. « Je suis fabriquant de baguettes, pour moi il n'y a pas de problèmes, que des solutions ! »
Mais rien n'y fit.
Le vieux sorcier eut beau se creuser les méninges comme jamais, apporter des choix de baguettes de plus en plus farfelus, aucunes d'elles ne convint à Harry. La boutique était sans dessus-dessous, et les autres clients avaient fuit depuis longtemps. Pomfrey était dans un coin, et bien qu'elle ne comprenait pas non plus la situation dans laquelle elle s'était retrouvée, elle tapotait le dos d'un Ollivander, qui lui, semblait inconsolable.
-« Jamais dans m'a carrière je n'ai pu trouver à un sorcier sa baguette. Jamais ce ne m'était arrivé, » répétait-il encore.
Et après avoir subit sans broncher les essayages pendant ces longues minutes qui s'étaient transformées lentement en heures, Harry prit enfin la parole.
-« Ça m'est bien égal. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu besoin de baguette pour me débrouiller ici, et je suis certain que même si vous m'en aviez trouvée une, je n'en aurais, moi, pas trouvé d'utilité. »
Pomfrey se releva alors, comme si la diatribe qu'Harry voulait apaisante l'avait de quelque façon offensée.
-« Mais enfin Monsieur Just ! Vous êtes un sorcier ! Vous ne pouvez pas abandonner à pan de votre existence, de ce que vous êtes, comme ça ! Un sorcier sans baguette, ce n'est pas un sorcier ! Vous en avez besoin ! Peut-être que celles de Monsieur Ollivander ne sont simplement pas faites pour vous, nous pourrons bien aller voir Gregorovitch ! »
Ollivander secoua lentement la tête, le regard lointain.
-« Cela ne fonctionne pas comme ça, Mademoiselle Pomfrey. Les baguettes magiques des sorciers obéissent à des lois, et celles-ci ont été franchies. Jamais mon stock entier, avec des personnalités si différentes, ne peut rejeter de façon si catégorique la magie d'un sorcier, et inversement. C'est tout simplement du jamais vu. Pire : c'est totalement illogique. Ce sont des baguettes pour sorcier : ce n'est pas possible ! Que vous alliez chez Gregorovitch ne changera rien. J'ai peur que le résultat restera le même. »
S'ensuivit un silence, duquel Pomfrey eut l'air à la fois très triste et très perdue. Mais il fut vite de nouveau coupé par Harry, étonnamment.
-« Alors, c'est que je ne suis peut-être pas un sorcier », dit-il. « Vous vouliez laisser les baguettes parler, et elles l'ont fait. »
-« Ne dites pas ça, Monsieur Just, » intervint dramatiquement Pomfrey. « Qu'est-ce que vous voulez être d'autre ? Vous n'êtes surement pas un moldu, et, depuis que nous nous connaissons, je n'ai aperçu aucuns traits propres à une quelconque créature. Vous êtes un sorcier, même si ne nous ne vous avons pas trouvé de baguette pour l'instant. »
Cette réflexion eut l'air de faire sortir Ollivander de sa torpeur, qui se leva à son tour.
-« Votre détermination est admirable. Mais, ce n'est pas si simple. Il y a des créatures qui sont beaucoup plus douées que vous ne le pensez pour la dissimilation», fit-il à la jeune femme avant de tourner son regard d'aigle vers Harry. « Si aucune baguette ne vous convient, l'explication doit être ailleurs. Il y a une manière très simple de vérifier si, oui ou non, vous êtes bien un sorcier : Gringotts. Les gobelins sont des créatures très intelligentes, leurs analyses très précises. Ainsi, vous pourrez même découvrir si vous venez d'un lignage, jeune homme, » ajouta le vieil homme avec un sourire fatigué.
Harry releva alors la tête, et se trouva comme débordant d'énergie.
-« Ça serait parfait. Gringotts ? »
-« Oh, voilà qui est intelligent, Monsieur Ollivander, je n'y avais pas du tout pensé, » s'enthousiasma la sorcière avant de répondre à Harry. « Oui, Gringotts ! C'est la principale banque du monde sorcier. Vous pouvez en trouver des branches dans presque tous les pays ! Elle est tenue par les gobelins, des sortes de petites créatures très laides, très vicieuses aussi. Mais, ne vous inquiétez pas, » sourit-elle. « Je vais venir avec vous. Oh, comme c'est excitant ! »
L'idée se fit rapidement une niche chez chacun. Ollivander soupira profondément, et les âges se firent voir sur son visage. Il se reposa sur son comptoir, et agita une main indolente vers les deux jeunes gens.
-« Oui oui, allez donc à Gringotts, et laissez le vieil homme récupérer ses esprits. Vous me donnerez nouvelles de cette affaire un autre jour, » ajouta-t-il, avant de soupirer de nouveau devant l'état de sa boutique.
Il fallait dire qu'Harry avait causé un vrai capharnaüm. Enfin, ce n'était pas son affaire, il avait l'énigme de son existence à résoudre. Et ce fut avec grande satisfaction qu'il remarqua qu'il n'avait jamais été aussi près d'en avoir la réponse.
Il dirigea vers Ollivander un nouvel hochement de tête, et se retourna vers Pomfrey pour qu'elle écourte ses adieux. Elle se confondait en excuses, et cela ennuyait Harry. Le voyant ainsi animé, la jeune femme rougit légèrement, et promis au sorcier qu'elle lui enverrait bientôt un hibou. Enfin, ils purent quitter le magasin.
Le soleil encore frais de la matinée avait laissé la place à celui écrasant de midi, et bien que le chemin de Traverse offrait de nombreuses zones d'ombres, la chaleur se faisait fortement ressentir. Ah, et il y avait surtout toujours autant de monde, si ce n'est plus. Et, en plus des odeurs désagréables des divers animaux, il fallait maintenant rajouter à cela une odeur tenace de transpiration. Que de raisons de plus pour aller à cette fameuse banque sorcière.
Semblant avoir pensé la même chose que lui, Pomfrey saisit son poignet, et Harry se fit une fois de plus trainer dans la foule opaque de près-rentrée. Leur cheminement ne fut pas long, cependant.
Un bruit assourdissant, une explosion.
Les oreilles vibrent.
La foule et le temps semblent se figer, les respirations sont retenues.
Et puis, on cligne des yeux, on expire, et tout part comme au ralentis.
Le verre des devantures se brise, les premiers cris retentissent.
Certains s'accroupissent, couvrent leurs enfants de leurs corps.
D'autres tentent de courir, bousculent aveuglement sans aucune direction en tête.
Harry, resté immobile, tombe. Pomfrey a des traits crispés, et il comprend bien vite que ce sont ceux de la terreur.
Il cligne des yeux, elle lui lâche le poignet, entrainée en arrière par la course des fuyards.
Le sol de pierre est chaud, quoique sale.
Les enfants pleurent, les parents aussi.
Devant lui, des corps chutent comme des dominos.
La compréhension se fait jour dans l'esprit d'Harry, en même temps qu'il aperçoit des sorciers habillés de grandes capes noires avancer.
Leurs pas sont rapides, la pointe de leur baguettes illuminées, et leurs visages cachés.
Non.
Pas tous.
Une silhouette haute, longiligne, se dessine.
Sans qu'Harry ne comprenne, une main glacée semble venir enserrer ses entrailles.
Le temps ralentit encore, et il sent presque le poids des secondes sur son visage.
Cette silhouette avance, le pas lent, le visage à découvert.
Et ce visage ! Il le connait !
Harry se lève et se met à marcher. Il veut voir de plus près, il veut comprendre !
Là, l'apothéose : les deux regards se croisent.
Les mots se bousculent dans sa tête - car Harry sait - mais qu'un seul semble réellement l'emporter :
-« Tom. »
Tom qui avait esquissé un lent sourire, a maintenant les yeux qui brillent de colère.
D'un geste élégant, il sort sa baguette, et pivote vers le jeune sorcier.
Harry cligne des yeux. Il croit entendre Pomfrey cri au loin, mais il n'est pas sûr.
Dans un souffle, un rayon vert vient le faucher, et le monde devient noir. Et quand Harry rouvre les yeux, c'est un long rire qui l'accueille.
-« Vraiment, quelle heureuse coïncidence, » Tom se contenta-t-il de dire avant qu'il n'assomme Harry avec un nouveau sort.
.
.
.
Cela faisait bien longtemps que le Seigneur des Ténèbres n'avait pas ressentit cela.
C'était plus des sentiments conflictuels. En cela, lui, Lord Voldemort, avait échoué. Il avait pensé -naïvement en plus !- que ce qu'il était devenu avait dépassé depuis longtemps l'affliction, pour faute de synonyme. Et tout cela semblait s'entrechoquer : la haine –toujours présente-, la curiosité, mais aussi cette jalousie intense couplée avec une admiration qu'il ne supportait pas. Tout cela était réuni autour de cette étrange créature qu'il refusait d'appeler Harry Just : un nom si simple, si banal pour quelque chose comme elle. Cette chose qui l'avait appelée Tom et qui avait semblé le reconnaitre. Conflit ici : que faire de cette information ? Le sang-mêlé Tom M. Riddle était depuis longtemps mort et enterré, et il devait le rester. Oui, il devait le rester : effacer ce passé, ce passé de souffrance et de faiblesse qui semblait –horreur, horreur, horreur- ressusciter avec tous ces sentiments dont le grand Lord Voldemort n'avait pas besoin, dont il ne voulait pas.
Mais curiosité : cette chose était immortelle ! Comment cela se pouvait-il, par quel sortilège, quelle magie, avait-elle pu accomplir un résultat aussi parfait ? Jalousie, infâme et lourde jalousie. Lord Voldemort, Seigneur des Ténèbres, n'aurait dû en aucun cas la ressentir : il était le premier des hommes sur cette terre. Il avait trouvé sa propre voie vers l'illumination : les horcruxes. Il s'était élevé au dessus des hommes parmi les dieux immortels et immuables de cette terre. Mais voilà qu'il trouvait cette…cette créature, et son immortalité était si parfaite qu'il ne pouvait qu'avoir honte de ses horcruxes. Cette créature semblait lui avoir été envoyée comme tourment personnel, pour montrer d'un doigt accusateur les imperfections et les faiblesses qu'il avait cru –naïvement encore une fois- tuer.
Ou bien… ou bien voyait-il tout simplement cela de travers. Cette créature ne lui avait pas été envoyée pour faire éclater son dessein, mais pour le consolider, l'améliorer ! Il devait faire ce qu'il avait toujours fait : analyser, étudier, comprendre, et dépasser sa condition.
C'était dur de venir à une telle réalisation. Il se revoyait, enfant, si faible et si confiant dans son inexpérience, découvrant le monde sorcier. Il avait cru s'élever au dessus des moldus pour rejoindre les sorciers. Quelle déception, quelle infamie cependant, quand il apprit la vérité. Lui qui s'était élevé, n'était qu'un moins que rien pour les sorciers, un à-peine-plus-que-moldu : un vulgaire sang-de-bourbe. Mais ce n'avait pas arrêté Lord Voldemort. Il les avait dépassé, et était devenu immortel. Et voilà que le destin cruel se rappelait à lui : il n'était qu'un immortel imparfait, un raté. La créature n'avait pas besoin de horcruxes, c'était impossible. Elle disposait donc d'autre chose, une autre chose qui faisait qu'elle était en cela supérieure à Lord Voldemort. Et bien soit : si elle avait pu le faire, lui aussi. Et comme il fut le premier des sorciers, il serait les premiers parmis les immortels, les dieux. C'est là une opportunité que lui avait en fait donné le destin, et il allait la prendre, découvrir ce que cachait la créature, son secret.
Et déjà, son géni se mettait à bouillir, les idées à germer. Trouver ne serait pas chose facile, mais, la vie lui avait-elle déjà été accommodante ? Les épreuves étaient faites pour être surmontées. Celle-ci n'était nullement différente des autres, juste l'accomplissement de son destin.
Alors, non, il n'était pas perdu, son avenir grandiose semblait même lui apparaitre plus clairement qu'auparavant.
.
.
.
C'était comme après une nuit d'un sommeil inconstant qu'Harry se réveilla. Il était au-delà de fatigué, sa mâchoire était toute engourdie, et il ne sentait également plus ses dents. Ce fut avec détachement -et un peu de retard- qu'il se rendit compte qu'il était attaché sur une chaise de fer. Devant lui, de l'autre coté d'une table, Tom se tenait debout, un noir sourire aux lèvres dont Harry n'arrivait pas à comprendre le sens.
Il n'avait pas peur : il savait qu'il ne risquait absolument rien. Harry était…content, en vérité. Les choses ne s'étaient pas déroulées comme il avait voulu ; mais il sentait que le secret qui lui était caché était proche de céder. Et que Tom en était la clé.
C'est alors tout librement, nullement intimidé et avec une grande curiosité, qu'il prit la parole.
-« J'ai…perdu la mémoire. Je ne sais pas comment, ni pourquoi. Mais je sais, au fond de moi, que c'est lié à toi. »
Tom parut, dans sa mesure, surprit qu'il parle spontanément. Il détailla alors Harry comme s'il était la chose la plus fascinante qui lui était donné de voir.
-« Je ne t'ai pas encore donné le véritaserum, et voilà que tu ne mets déjà à parler. Tu es vraiment une très étrange créature, Harry Just. »
Harry sourit, en entendant son nom.
-« C'est juste que je sais que c'est dans mon intérêt de coopérer. Je sais…je sens presque les fils du mystère se délier. Et je sais que tu dois aussi le sentir. D'ailleurs, je ne m'appelle pas Harry Just, mais juste Harry, tout simplement.»
De façon presque distraite –mais c'était une impression trompeuse, Harry le savais, car Tom n'était pas le genre à être distrait- que Tom fit jouer sa baguette entre ses longs doigts. Il garda le silence un instant, avant de tendre une main, main que se précipita de rejoindre une fiole de potion. Il reconnu le véritaserum.
-« Harry est beaucoup trop banal pour une chose comme toi, » fit alors Tom. « Si tu veux parler, bois ceci avant que je ne te force à le faire. »
Et tout comme il avait obéit aux Black et au Ministère, il ne pensa même pas à contredire l'autre sorcier, et vida d'un trait le contenu de la fiole.
Le sourire de Tom se fit sinistre, prédateur. Ses yeux avaient l'éclat de la détermination.
D'une démarche liquide, il s'approcha d'Harry jusqu'à ce qu'il n'effleure sa joue d'un de ses longs doigts. Etonnamment, cette proximité soudaine ne dérangea pas Harry comme elle l'avait fait avec Dumbledore, Pomfrey ou Black. Un étrange sentiment lui étreignit la poitrine, un sentiment proche de l'appréhension. C'est surprenant, car Harry ne se souvenait pas avoir autant ressentit, et si fortement, depuis qu'il ne s'était éveillé chez les Black.
-« Commençons simplement, petit être. » Les yeux rouges étaient fixés dans les siens, qui ne semblaient plus pouvoir détourner le regard. « Es-tu bel et bien immortel ? »
La réponse fusa, la lourde et dure vérité fut exposée.
-« Oui, » sembla alors comprendre Harry. « Oui, je le suis. » Et il l'avait toujours été.
Il y avait une faim réelle dans ces yeux rouges.
-« Et comment l'es-tu devenu? »
La question causa une sourde douleur dans sa tête. Il sentait, non, devinait un voile qui l'oppressait, l'empêchait de répondre. Il…savait, mais ne savait en même temps pas. La douleur était signifiante, presque aveuglante, et il fut obligé de répondre.
-« Je… je-je l'ignore ! »
C'était un cri de douleur adressé au ciel, à qui pouvait l'entendre.
L'éclat dans ces yeux ardents se fit plus brûlant encore, la colère se montra dangereusement sur les traits pâles.
En un instant, Tom était sur lui, lui empoignait la gorge, et sa baguette était sur son front.
Un semblant de grognement lui échappa, et Tom, emporté par la colère, lança un doloris.
La douleur était infâme pour Harry. Elle s'insinuant partout, chauffait à blanc muscles, tendons, organes, fit bouillir son sang, la lymphe et tout autre liquide qu'hébergeait la désolation que semblait être devenu son corps.
Puis, tout aussi soudainement qu'elle avait assaillit, elle cessa, le laissant essoufflé et endolorit.
La main de Tom était toujours présente sur sa gorge, et sa présence lui fit reprendre conscience d'où et qui il était.
-« Tu dois savoir, » fit l'autre. « Tu ne peux pas l'ignorer, c'est impossible. Tu as trouvé un moyen, et Lord Voldemort se doit de le connaitre.»
La pression sur son cou s'accentua.
-« Dis. Le. Moi. »
Harry ne pouvait pas respirer, il étouffait. La potion voulait qu'il réponde, mais alors que les muscles de sa gorge se mettaient en marche pour parler, il s'étouffa davantage. Des petits points blancs dansèrent devant sa vision, et un voile noir l'engloutit.
Lorsqu'il reprit une nouvelle fois connaissance, il se sentait de nouveau en pleine forme. Et il y avait une réelle haine dans le regard de Tom, un sentiment si fort qu'il réveilla quelque chose qu'Harry ignorait en lui, quoi que cela soit.
Un rictus ourlait les lèvres de Tom, et il n'était pas beau à voir.
-« Et te voilà déjà debout, en parfaite santé, comme si tu ne venais pas de mourir, » cracha Tom. « J'ai vu la magie s'afférer sur toi, » continuait-t-il, « elle recousait tes tendons, renouvelait la chaire tendre de ton cou, s'afférait à réparer les dégâts internes du doloris. Et toi, tu étais là, dans cette chaise, complètement ignorant de ce qu'elle faisait de toi. Et pire que ça, tu sembles complètement ignorant de ta propre perfection. C'est pathétique. »
Cette dernière déclaration fit naitre chez Harry un frisson de colère qui le surprit lui-même dans son intensité.
Il releva férocement la tête, fixant directement l'autre sorcier dans les yeux.
-« Je n'ai pas choisi d'être immortel. D'ailleurs, je ne veux même pas l'être, » fit-il avec une conviction si grande qu'elle fit reculer d'un pas Tom. « Mais, si il a une chose que je veux découvrir, c'est ma mémoire. Et si je la retrouve, je saurais ce qu'il m'est arrivé pour être ce que je suis aujourd'hui. »
Un rire froid lui répondit.
-« Tu espères vraiment berner le grand Lord Voldemort avec des paroles si vaines ?! Qui ne voudrait pas l'immortalité ?! »
En un mouvement, Tom était à nouveau sur lui.
-« Les Black m'avaient prévenu de cette étrange capacité à déjouer le sérum de vérité. Mais tu ne peux pas me mentir si je suis à l'intérieur de ton esprit ! »
Harry ne pouvait pas détourner le regard, les yeux rubis semblaient briller d'un éclat nouveau, et il sentit comme une pression énorme s'exercer sur son crâne. Et il fut projeté… ailleurs.
L'endroit –bien qu'il put difficilement le qualifier comme tel, car il n'avait jamais vu quelque chose comme cela- dans lequel Harry se trouvait était bien étrange.
C'était un monde blanc. D'apparence, il semblait bien vide, mais le sorcier se rendit compte bien vite que ce n'était pas le cas quand le vent se mit à souffler. La brise était assez douce pour lui être agréable, et elle chargeait avec elle quelques nuages, tous aussi blancs.
Une voix juvénile interrompit le fil de ses pensées.
-« C'est impossible, » statuait-elle, semblant totalement prise de court.
C'était Tom, et l'incrédulité pouvait aisément se voir sur son visage, qui avait aussi changé que sa voix. Terminés le teint d'une blancheur immaculée et maladive, les yeux rubis luisant. L'homme qui se tenait devant Harry était plus un adolescent. Un adolescent aussi étrange que leur location. Sa poitrine était comme brisée par endroits : il manquait clairement quelques pièces au puzzle qu'il semblait être devenu.
-« Ce n'est pas possible, » répéta Celui-qui-était-vraiment-devenu-une-énigme [*1]. « Un esprit, même si on lui a enlevé ses souvenirs, ne peut pas être aussi…blanc ! Ce n'est pas possible, ce genre de choses peut seulement être observé chez ceux qui ont été Embrassés, ceux qui ont perdu leur âme… »
Quelque soit la conclusion à laquelle était arrivé Tom, la lumière sembla faire jour dans son esprit. Il darda ses yeux noirs dans ceux d'Harry, qui recula instinctivement d'un pas, bien qu'il ne sut pas pourquoi. Peut-être appréhendait-il la vérité, finalement.
-« Qu'es-tu au juste ? »
Harry lui sourit.
-« Je l'ignore. »
[*1] Quelqu'un de sage m'a dit un jour que les blagues, lorsqu'elles ont besoin d'être expliquées, sont vraiment nulles. Jugez par vous-même, les non-anglophones : énigme, énigme, Riddle, riddle…Haha. Jeu de mot. Oui. Et je l'assume !
Enfin bref, merci pour votre patience concernant cette histoire, et je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année! Merci également à tous ceux qui ont pris le temps de laisser une review, sachez que je les lis toujours attentivement.
Et merci, enfin, à vous qui êtes assez nombreux à apprécier et suivre cette histoire (compliquée, il faut le dire), ça me fait très plaisir. N'hésitez surtout pas à être franc quant aux retours sur ce chapitre!
Nunaat.
