YO ici J'men! Voici donc enfin le tant attendu chapitre 2. Je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par vos réactions. On ne le dit jamais assez mais les retours sont vraiment important pour un auteur. Cette histoire est assez éloignée de ce que je fais d'habitude, le ton est plus grave même si cela ne se voit pas encore.

Concernant les reviews, il y a beaucoup de vrais dans ce que vous dites et pas mal de points intéressant ont étés soulevés. Toutefois je ne dirais rien ^^

Bonne lecture , j'espère que cela vous plaira.


Chapitre 2

Une soirée mémorable

La mère et ses deux enfants étaient à présent de retour à la maison. Il était déjà plus de quinze heures. Boruto s'était empressé d'aller se changer et de récupérer son « blue Kit ». C'était le sac bleu qu'il prenait à chaque fois qu'il allait dormir chez son « Papy salopette », à l'intérieur il y avait le strict nécessaire à emporter selon le jeune garçon. Il contenait : un pyjama, deux tenues de rechange, sa trousse de toilette, des gâteaux au chocolat fourrés et quelques briques de jus d'orange. Une fois son blue Kit en sa possession, il descendit les escaliers à vive allure et alla attendre sa sœur dans la voiture avec son papy.

Comme d'habitude, Himawari mettait du temps à descendre. Tout comme son frère, elle possédait un petit sac contenant tout ce dont elle avait besoin pour passer un séjour confortable dans le petit chalet de son grand-père. Seulement sa mère avait toujours des tonnes et des tonnes de choses à rajouter à la dernière minute. Elle avait tendance à imaginer tout un tas de scénarios improbables qui la poussait à mettre d'autres éléments, pas tout à fait utiles, en supplément. Une fois, la maman avait même obligé ses enfants à prendre un kit de survie antiradiation après avoir vu un documentaire sur une possible fin du monde. C'est suite à cela que le fils avait décidé de préparer lui-même ses affaires.

Après un long moment d'attente la petite fille arriva enfin, suivie de près par sa mère, telle une lionne affectueuse protégeant sa descendance.

« C'est bon je suis là pépé ! exulta la jeune fille pleine d'entrain.

- Oh, te voilà enfin ma princesse ! fit le grand-père guilleret. Tu t'es changée toi aussi ! constat-il, conquis.

Effectivement, Hima abordait à présent une robe noire mais qui ne parvenait guère à assombrir la clarté de son sourire. Elle fit un câlin à sa maman, un câlin dont la durée semblait interminable.

Hinata enroulait Hima de son amour comme si c'était la dernière fois qu'elles se voyaient. La mère avait du mal à laisser ses oisillons quitter le nid. Après avoir respiré un bon coup, elle prit son courage àdeux mains pour les enlever autour de sa fille. Elle ouvrit la portière arrière gauche de la voiture de Minato et installa Hima dans son fauteuil enfant. Elle lui fit un baiser sur le front avant de se retirer pour aller faire de même à son frère. Comme toujours, son « p'tit homme » pesta, mais juste pour la forme. Le marmot avait beau se plaindre des bisous de sa maman, il avait à chaque fois ce petit sourire en coin quand il en recevait un. La romancière, sa distribution de bisous terminée, se dirigea vers la fenêtre du côté conducteur, pour faire un rappel des règles à son beau-papa.

- Oui, je sais : pas de bonbons, pas de programmes violents, pas de boissons sucrées avant de dormir, pas de grignotage et ils doivent être au lit, lavés et dents brossées à 20h30 tapantes.

- Vous n'avez pas oublié, déclara-t-elle la mine rassurée.

- Je ne suis pas encore sénile, plaisanta le vieil homme. Et puis tu me le répètes à chaque fois qu'ils viennent me voir au chalet, j'ai fini par connaître la chanson. Tout va bien se passer Hinata, alors pour une fois dans ta vie, sois égoïste et pense un peu à toi.

- Je suis une maman, c'est difficile de lâcher prise, beau-papa, dit-elle avec le sourire.

- Alors force-toi, tu as beau être une maman, tu es avant tout une humaine. Tout le monde à besoin de repos de temps en temps. Je m'occupe de tout, donc fais moi confiance et amuse-toi comme une folle, c'est ta soirée.

- Merci, je vais essayer. Ah, et j'oubliais, plus de café !

- C'est arrivé qu'une seule fois, se justifia-t-il.

- C'est une fois de trop, je ne veux pas que mes choupinours deviennent accro à la caféine. Et puis quel idée de donner du café à des marmots de cet âge ?

- Quoi, je faisais pareil avec leur père et il n'a pas mal tourné.

- Hum…, soupira la maman de lassitude. Au revoir beau-papa.

- Oui, à demain et n'oublie pas de bien t'amuser.

Hinata prit acte de ce conseil bien avisé, regardant le véhicule qui transportait la chair de sa chair descendre la colline et s'éloigner de plus en plus. Elle envoyait des milliers de baisers à Hima qui lui faisait de grands signes des mains tout en risquant le torticolis.

La brune était maintenant seule, seule face à elle-même et l'immensité de sa grande demeure. Naruto n'était toujours pas rentré. Il était pourtant seize heures passées mais aucun signe du blond. Tout cela était étrange, il avait beau être tête en l'air et très pris pas son travail au restaurant, il ne manquait jamais à sa parole. Et pourtant elle était seule.

Être seule l'obligeait à faire face à ses tourments et aux souvenirs douloureux qui la harcelaient. Pour échapper aux ombres de son passé, la jeune maman écrivait. Son imagination avait toujours été un refuge chaleureux qui lui permettait de se soustraire à la réalité. Dans ces moments là, elle se rendait au bord du lac près de la « cabane père-fils ». C'est là bas, dans ce paysage, calme, isolé et mystique, qu'avait fleuri sa première histoire publiée : « L'épopée du Chunin ».

Avant de se rendre dans son petit coin de paradis, elle devait se changer. Elle se rendit dans sa chambre et enfila une tenue plus confortable : un jean noir, un débardeur gris et des tongues. Elle en avait des tonnes et des tonnes, elle les trouvait agréables. Plus agréables que ses baskets et bien évidemment, ses talons. D'ailleurs, elle n'avait que deux paires de talons qu'elle ne portait que très rarement.

Sa tenue une fois mise, elle se munit d'un stylo ainsi que de son « Sakka's Note » et dévala les escaliers, bien qu'elle l'interdisait fermement à Boruto. Une fois en bas, elle sortit par la porte qui débouchait sur le jardin principal situé à l'arrière de la maison. Une étendue de verdure qui donnait sur une monumentale forêt. Elle emprunta le petit chemin qui serpentait entre les innombrables arbres titanesques. Après une dizaine de minutes, elle arriva enfin à destination.

Elle remonta les bas de son jean et enleva ses tongues pour laisser ses pieds se délecter de la chaleur de ce sable crémeux. Puis elle alla s'asseoir au bord de l'eau. Tout ici lui plaisait : l'alliance fusionnelle de l'odeur de la forêt et du lac ou encore les animaux des bois qui continuaient leur vie sans se cacher. Oui, tout dans ce panorama champêtre et féérique lui plaisait et l'apaisait. Elle sentait déjà l'inspiration monter. Elle se saisit avec ardeur de son stylo et commença à noircir les pages de son cahier.

Dans ces moments là, la jeune maman était dans un état second. Sa main bougeait toute seule, comme habitée par un esprit créatif venu des cieux. En ce moment, elle travaillait sur sa nouvelle histoire : « Wonder Yasei ». Un récit qui relatait les aventures d'une jeune super-héroïne luttant contre « El Mugu », un trafiquant de drogue infâme, cruel et cupide, un homme qui était l'incarnation de ce que l'humanité avait de plus sinistre.

Les minutes, puis les heures passèrent sans qu'elle ne quitte son cahier des yeux. Puis son attention fut perturbée par un son nostalgique. Elle arrêta tout ce qu'elle faisait et tourna alors sa tête dans tous les sens, recherchant l'être qui était à l'origine de ce son, ou plutôt de ce chant. Son regard se posa sur le toit de la base secrète des deux hommes de sa vie. Il était là, le Guêpier, ce petit oiseau dont on ne se lasse jamais d'observer. Ce chasseur venu d'Afrique, arbore un plumage rouge, bleu, jaune, vert, blanc et noir. Des couleurs flamboyantes qui ne laissaient personne indifférent.

- Quel magnifique spectacle !

En effet, voir cet oiseau était en spectacle rare, ce dernier ne restant en Corse que quelques mois de l'année avant de repartir pour l'Afrique.

- Déjà 19 heures ! Il commence à se faire tard, je devrais peut-être rentrer. Naruto doit être revenu.

Oui, le soleil commençait à se retirer pour faire place à la dame blanche. Elle remit ses sandales et prit la le chemin en direction de sa maison. Elle fit à peine quelques mètres avant de s'arrêter de nouveau, surprise et contemplative. Elle aperçut une lumière orangée. Elle fut d'abord apeurée, croyant qu'il s'agissait d'un incendie mais cette lumière couleur navel ne provenait pas d'un feu de forêt.

Le chemin qu'elle avait l'habitude d'emprunter était illuminé par une infinité de bougies en forme de cœur, arborant la couleur de l'amour. D'innombrables bougies, qui bizarrement ne faiblissaient guère malgré les attaques d'un vent très puissant.

- Est-ce que c'est Naruto ?

Intriguée et désireuse de savoir le pourquoi du comment, elle se précipita vers son foyer d'un pas décidé. Le couloir de feu s'arrêta devant l'entrée du jardin principal, pour laisser place à une traînée de pétales de roses rouges. Cette piste fleurie l'emmena jusqu'à une grande nappe blanche posée au milieu de l'herbe. Sur cette nappe, il y avait une carte avec une inscription : « assied-toi ».

Elle fit donc ce qui lui était demandé. Dés que son fessier toucha le sol, une musique retentit dans tout le jardin : « Just the two of us » de Bill Whithers. C'était sa chanson préférée, la chanson sur laquelle, elle avait dansé avec Naruto à leur mariage.

- Okaerinasai, l'accueillit sa moitié, une rose dans la bouche et deux verres de champagne dans ses mains.

- Naruto ! Tadaima, mon cœur.

Son homme avait revêtu son plus beau sourire et un smoking noir et blanc pour l'occasion.

- Alors, prête à passer une soirée de rêve ?

- Oui, et elle commence très bien.

Naruto vint s'asseoir près d'elle et lui donna l'une des coupes de champagne ainsi que la rose. Elle le remercia se saisissant de ce présent écarlate avec passion pour le humer.

- Ah, on va enfin pouvoir passer du temps sans ces deux petits monstres ! se réjouit-il.

- Tu ne le penses pas sérieusement ? déclara-t-elle avec sourire.

- Bien sur que si, affirma-t-il hilare. J'étais sérieux ce matin quand je disais d'adopter des chiots.

- Je suis allergique aux poils de chats, lui rappela-t-elle amusée.

- Bon beh, dans ce cas on prendra des peluches.

- Des peluches ?

- Oui, on prend un lapin rose pour remplacer Hima et un cochon à la place de Boruto.

- L'idée n'est pas mauvaise mais je préfère garder mes choupinours.

- Dommage, tu ne sais pas ce que tu rates, mon amour. Hinata ?

- Oui …répondit la jeune maman sur un ton hésitant.

- Merci.

- Pour quoi ?

- Merci de m'avoir choisi. Merci de m'avoir donné un fils aussi énervant qu'attachant. Merci de m'avoir donné une fille aussi formidable, même si elle m'a fait passer beaucoup de nuits blanches quand elle faisait ses dents.

- C'est vrai qu'il nous a fait passer de sacrés moments, mon petit lapin.

- Oui, mais si on me demandait si je voulais changer quoi que ce soit dans mon passé, la réponse serait : non. Avant de te connaître je n'étais rien. Je suis né quand je t'ai rencontrée. Je suis devenu un homme grâce à toi, un père grâce à toi. Merci pour ces nuits blanches et toutes ces couches sales que j'ai changé, merci pour tout. Je t'aime.

Hinata était émue, tellement émue qu'elle ne savait quoi répondre. Les mots de son homme faisaient trembler son cœur, elle était au bord des larmes. Naruto lui prit sa main « sage » comme il l'appelait, et leva son verre pour porter un toast.

- A quoi levons-nous nos verres ?

- A nos deux années, puissent être les deux premières d'une longue épopée, clama-t-il solennellement.

- Amen ! Les deux tourtereaux finirent d'une traite leurs coupes de champagne. Alors, quel est le programme ?

- Je t'ai concocté un repas aux petits oignons, annonça-t-il fier.

- Oh, grimaça-t-elle.

- Quoi ?

- Je n'aime pas les oignons.

- Quoi ! Et merde, j'en ai mis pour assaisonner le plat principal ! s'écria-t-il angoissé.

- Je rigole gros bêta, le rassura-t-elle. Et mis à part ce repas somptueux qui chatouille déjà mes narines, tu as prévu autre chose ?

- Certainement ! D'abord un petit jeu qui te rendra nostalgique, ensuite un bain chaud parfumé par des huiles essentielles et enfin, pour clôturer cette soirée, une nuit torride et inoubliable. Si tu veux on peut esquiver le dîner et passer tout de suite au lit ? proposa le blond le regard lubrique. La maison serait encore plus joviale avec un troisième enfant.

- J'ai trop faim pour manquer ce repas à l'odeur si alléchante. Et puis, désolée mais l'usine et fermée.

- Mais jamais deux sans trois, argua-t-il.

- Oui mais non.

- Mais tu avais promis que c'est moi qui choisirais le prénom du troisième !

- Une femme est prête à dire n'importe quoi pour protéger ses enfants.

- De quoi tu parles ?

- As-tu déjà oublié le prénom que tu voulais donner à Hima ?

- Hum… Juliette je crois.

- Non mon cœur, tu voulais l'appeler Guenièvre et encore, c'était ton second choix. Le premier c'était Bulma.

- Oui mais les prénoms pour filles, il y en a pas beaucoup, se justifia le papa.

- Parlons du prénom que tu voulais donner à Boruto.

- Quoi ? Moi je trouve que Pikachu c'est un prénom du tonnerre.

- Je t'aime Naruto mais j'aurais été une mère horrible si j'avais laissé mon fils porter le même prénom qu'un Pokémon. Quoi qu'il en soit, deux enfants c'est déjà très bien, je n'en désire pas d'autres pour le moment.

- Et que fais-tu de mes rêves ? s'écria-t-il presqu'en larmes.

Hinata déposa sa main sur l'épaule musclée de son homme pour le consoler.

- Ne t'en fais pas pour tes rêves, rien n'est gravé dans le marbre. Mais actuellement je suis heureuse comme ça et je veux me consacrer à mes deux enfants et ma carrière.

- Promis ?

- Promis juré !

- D'accord.

- Sinon, quand est-ce qu'on mange ?

- Tout de suite, ne bouge pas je reviens.

Naruto se leva et se précipita dans la maison sous le regard médusé de sa belle. Le blond revint dans la seconde avec deux plateaux repas en bois.

- Wow, oh mon Dieu !

Telles ont étés ses premières impressions. Évidement elle connaissait les talents culinaires de son mari mais elle ne pouvait cacher son émerveillement.

Sur le premier plateau étaient disposés : un pain fait maison encore fumant ainsi qu'une assiette contenant une terrine de foie gras au four. Le second était garni de nombreuses tartines de pain d'épices au jambon de parme, un mariage étonnant aux saveurs sucrées et salées.

- Appelle-moi juste Naruto, ça ira, plaisanta-t-il.

- Que tu es bête…

- Alors, par quoi tu veux commencer ?

- La question ne se pose même pas, tu sais bien à quel point j'adore le foie gras !

- Vos désirs sont des ordres, ma reine.

C'est sous une nuit obscure, illuminée par une lune timide et une infinité d'étoiles, que la mère et le père savourèrent cette entrée avec un plaisir non feint. Hinata trouvait déjà le foie gras qu'elle achetait à épicerie très bon, mais là, c'était tout simplement succulent. Quant à la seconde entrée, bien qu'elle ne raffole pas des mélanges sucrés-salés, elle la trouvait tout aussi bonne.

Après ces hors-d'œuvre de haute qualité, le couple fit une pause dans leur repas. Caressée par un vent chaud et amical, la brune écoutait les pitreries de son homme hilare. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés en tête à tête.

- Je suis heureuse de te revoir, lui confia sa bien-aimée.

- Tu es « heureuse » de me revoir ? Je ne comprends pas, tu parles comme si j'étais parti en voyage.

- Ces derniers mois ont étés assez difficiles, commença-t-elle en lui saisissant les mains. Entre l'ouverture du second restaurant et ton projet de franchise, on ne t'a pas beaucoup vu.

- Je suis désolé, je n'avais pas remarqué, déclara l'homme se sentant indigne.

- Tu n'as pas à te sentir désolé, je ne suis pas en train de te faire des reproches.

- Tu serais dans ton bon droit, pourtant.

- Naruto, je sais que tu te tue à la tache pour offrir à tes enfants tous ce que tu n'as pas eus et je t'en remercie. Mais je pense qu'ils n'en attendent pas autant. Ce qu'ils veulent ce n'est pas que tu travailles plus de soixante heures par semaine, même si tu leurs offre de belles sorties au ciné ou à Disneyland Paris. Ce qu'ils veulent, c'est toi.

- Tu as raison, admit-il humblement. Dès le mois prochain, je ferais mon possible pour ne faire que quarante heures par semaine. Je dois prendre le temps de vivre ma vie, avant qu'il me la prenne.

- C'est beau, sourit-elle.

- C'est mon côté poète. Bon, je débarrasse et j'envoie la suite.

Son homme se saisit des deux plateaux et amena le plat principal dans la minute.

- Tadam !

- Hum, ça sent bon ! déclara-t-elle en agitant ses narines dans tout les sens.

- Pour vous ma tendre moitié, un magret au miel et au vinaigre balsamique sur son lit de douceur orangées.

- Son lit de « douceur » ? Tout ce tumulte pour quelques frites en accompagnement, tu en fais pas un peu trop ?le taquina son âme sœur.

- Ce ne sont pas de simples frites ! Elles ont étés faites avec amour et avec des patates douces- des patates douces qui m'ont coûtées sept euros l'unité.

- Sept euros ?

- Oui , je suis allé au « bio Charitable » chez Abdoul. Charitable mes fesses ! Et encore, tu n'as pas vue à quel prix il vent ses poires : dix euros le kilo ! P'tain à ce prix-là j'espère qu'elles guérissent le Sida ou au moins le cancer. Bref tu as intérêt à tout manger.

- Tu plaisantes j'espère ? Tu as vue la taille de cette assiette ? Je viens juste de retrouver ma silhouette de jeune femme, je n'ai pas envie de reprendre mes kilos, vil tentateur.

Naruto posa les deux plateaux qu'il avait dans les mains au sol et s'assit en face d'Hinata. Il lui caressa alors le visage, lui faisant ainsi perdre tout ses moyens.

- Hinata ?

- Ou-oui…balbutia-t-elle.

- Mange autant que tu le veux, car tes kilos ne seront jamais aussi lourds que le poids de l'amour que j'ai pour toi.

- Naruto…

Une fois encore, elle avait les larmes aux yeux.

- Oi, retiens toi un peu la « pleurnicharde », tes larmes vont saloper mon repas, dit le chef en riant.

- Je ne pleure pas encore gros bêta, et on ne m'a plus appelé comme ça depuis des années. Sinon, c'est bien ce que je crois dans ce plateau, pointa-t-elle du doigt le plateau à la droite du blond.

- Oui, c'est de la guacamole !

- J'adore ça !

- Et bien, à table.

Le plat principal lui semblait encore plus savoureux. Mais tout de même trop copieux pour elle.

- Je suis repue, confessa-t-elle.

- Déjà ?s'étonna son mari. On n'a encore le dessert à déguster.

- Cela sera pour demain.

- Bon, ok. Tu veux qu'on joue à un jeu avant de passer au vrai dessert ?

- Quel jeu ?

- « J'épouse, je couche, je tue ».

Que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu ce titre ! « J'épouse, je couche, je tue », elle y jouait souvent avec Hanabi. Sa défunte petite sœur adorait ce jeu. Le principe était simple. Tout d'abord, il fallait proposer trois personnalités. Enfin il fallait choisir qui on souhaiterait épouser, avec qui on voudrait coucher et pour terminer, laquelle de ces trois personnalités on choisirait de tuer.

- Je ne pensais pas rejouer à ce jeu un jour.

- Tu es triste, Hinata ?

- Non, pas du tout, clarifia-t-elle. Au contraire, tout cela me remplit de joie. J'ai l'impression qu'Hanabi est encore là. C'était son jeu préféré, tu sais. On pouvait passer des heures à y jouer, rit-elle.

- J'espère être à la hauteur. Mais, je te préviens, ma version est un peu différente.

- Ok.

- Bien, on commence ?

- Oui, je suis prête.

- Alors on va commencer doucement. Eric Zemmour , Benjamin Slade ou Hitler, « J'épouse, je couche, je tue ».

- Ah oui, quand même.

Autant elle connaissait l'humour assez particulier de son homme, autant là il commençait fort.

- Alors ?

- Eh bien, ce n'est pas facile mais je vais jouer le jeu. Je me mari avec Benjamin Slade , je couche avec Zemmour et je tue Hitler.

- Ah ouais quand même, tu te fais Zemmour. Je n'aurais jamais pensé ça de toi, déclara-t-il amusé.

- Je n'avais pas beaucoup d'options aussi, se défendit la maman.

- Oui, tu n'avais pas le shoah.

Un silence s'installa.

- Cette blague est limite, même pour toi mon cœur.

- Je n'ai pas de leçon à recevoir d'une femme qui couche avec Eric Zemmour, l'affubla le blond.

- Ah ouais, tu te la joues comme ça ?

- Ouep.

- D'accord, c'est à mon tour !

- Une seconde chérie.

Naruto se saisit de son téléphone puis prit une photo de lui.

- Encore une photo pour ton compte amstramgram ?

- Mon quoi ?

- Oui, ton compte amstramgram, persistât-elle dans l'erreur. D'ailleurs tu devrais mettre un coup de frein, on dirait une adolescente.

Naruto eut un fou rire.

- Oh mon Dieu, j'en peux plus !

- Qu'est qu'il y a ? Pourquoi tu rigoles ? J'ai dit quelque chose de marrant ?

- Hinata mon amour, c'est Instagram.

- Ah bon ?demanda-t-elle confuse.

- Ah si si, je t'assure. Amstramgram est une comptine pour enfants.

La brune était gênée au possible.

- Bref, passons. Bien, c'est à ton tour.

- Madame Rossignol, La reine d'Angleterre et Roselyne Bachelot, « J'épouse, je couche, je tue ».

Bien qu'il détestait Madame Rossignol, son ancienne prof de français, Naruto aimait encore moins l'ancienne ministre. Toutefois il ne mit pas longtemps à répondre.

- J'épouse Bachelot, je couche avec Elizabeth et je tue ma prof.

- Quoi, tu coucherais avec la reine d'Angleterre ?

- Eh bien, au départ je songeais à l'épouser et attendre qu'elle meure pour diriger le royaume mais je devrais gérer tous ses héritiers. Du coup, coucher avec elle me semble le choix le plus judicieux.

- T'es au courant qu'elle a 92 ans ?

- J'aime les femmes d'expérience. Bien, c'est encore à moi, très chère.

- Vas-y, je suis prête ! »

Les deux tourtereaux s'amusèrent à ce jeu en proposant des choix toujours plus extravagants. Ce jeu était sans doute bien trop immature pour des parents et des gens de leurs âges. Mais cela leur importait peu. Ce soir ils n'étaient pas un père et une mère, non. Ce soir ils étaient juste un homme et une femme qui s'aimaient et souhaitaient passer un bon moment, un moment heureux rien que tous les deux.

Tandis que l'obscurité se faisait de plus en plus présente, les deux amants décidèrent qu'il était temps de rentrer. Par réflexe,elle se saisit de son assiette, elle comptait débarrasser la nappe. Mais son homme ne l'entendait pas de cette oreille. C'était son jour, il était absolument hors de question qu'il la laisse agir ainsi. Il la congédia et lui dit qu'il la rejoindrait sous peu.

Hinata se rendit dans leur chambre conjugale, là où allait se poursuivre leur soirée. Là bas l'attendait leur splendide salle de bain maquillée pour l'occasion. Qu'elle était ravissante, ses murs habillés de rouge et sa grande et spacieuse baignoire balneo parfumée d'huiles essentiels et de bain moussant.

« Tu es vraiment un époux attentionné, éclata-t-elle de joie. Oh, il est déjà 20h15 !

En effet, il était 20 heures passé. Elle s'empara de son Smartphone et composa le numéro de Minato.

- Hinata ! Je ne m'attendais pas à avoir un coup de fil de ta part, fit le vieil homme surpris. La soirée ne se passe pas bien ? Ne me dit pas que ce petit imbécile ne t'as pas offert la soirée que tu mérites ? Moi qui pensais que vous alliez me faire un troisième petit bout de chou, maugréa-t-il.

- Non , tout va pour le mieux, beau papa. Votre fils m'a offert une soirée extraordinaire, et elle n'est pas encore terminée.

- Voilà qui est mieux. Alors pourquoi cet appel ?

- Je tenais juste à souhaiter bonne nuit à mes choupinours.

-Ok.

- Passez-moi Boruto.

- Il est encore dans la douche, mais Hima est dans son lit. Elle attendait justement ton appel. Apparemment elle ne peut s'endormir sans entendre la chanson du lapin.

- Oui, je lui chante ça toutes les nuits pour la border. Ma mère en faisait autant avec moi, vous savez ?

- Je vois, c'est une sorte de petite tradition mère-fille.

- Oui, on va dire ça.

- Bon, ne quitte pas, je te la passe.

Pendant que Minato marchait nonchalamment vers la chambre de sa petite-fille, Hinata était songeuse, « une sorte de petite tradition mère-fille ». Cette comptine nippone était bien plus que cela. Son ancienne demeure ayant brulé, elle n'avait plus aucun souvenir de sa mère, son frère, son père et sa sœur . Rien si ce n'est ses souvenirs et cette chanson.

- Maman !

- Hima, tu vas bien mon cœur ?

- Oui !

- Tu as passé une bonne journée ?

- Oui, c'était trop bien ! On a fait du cheval, de la pêche et on a mangé pleins de gâteaux. Ah, et Boruto et pépé ils se sont entraînés.

- Entraînés ?

- Oui, mais tu ne dois pas le dire, c'est un secret.

- Ok, je vois. Bon qu'est-ce que je te chante aujourd'hui ?

- La chanson de papa ! s'écria la chair de sa chair avec envie.

- La chanson de papa ?

- Mets le haut-parleur, tu vas comprendre, surgit la voix rauque de sa moitié dans son dos.

- Ok.

- Un jour je serai le meilleur dresseur, je me battrai sans répit.
Je ferai tout pour être vainqueur et gagner les défis.
Je parcourrai la terre entière, traquant avec espoir.
Les Pokémon et leurs mystères, le secret de leurs pouvoirs.

C'était donc ça « la chanson de papa », la maman sourit puis chanta en cœur avec le fan de Pikachu qui lui servait de mari.

- Pokémon !
Attrapez les tous
C'est notre histoire
Ensemble pour la victoire
Pokémon !
Rien ne nous arrêtera

Notre amitié triomphera
Pokémon !
Attrapez les tous
Même à notre âge !

Un voyage d'apprentissage
Ça demande du courage !
Po-ké-mon !
Attrapez-les tous ! Attrapez-les tous !
Yeah !

-Fais de beaux rêves mon trésor, prononcèrent les deux parents d'une seule voix. »

Ce coup de fil maintenant passé, la mère était satisfaite et rassurée. Elle mit de côté quelques heures sont costume de maman pour laisser place à ses envies de femme. Elle et lui se mirent en habits d'Eve et d'Adam avant de plonger dans l'eau. Tout deux allongés dans cette grande baignoire romantique, les bras du blond posés avec douceur mais fermeté sur la poitrine de la brune. Pour eux, le temps sembla être comme figé. Plus que sexuel, c'était un moment intime et calme.

Après avoir passé deux heures à barboter tous les deux dans la mousse, il était maintenant temps de passer au dessert. L'homme et la femme, le corps encore ruisselant d'eau et brillant de mousse, s'apprêtaient à déguster un dessert des plus charnel.

Naruto commença par lui caresser du bout des doigts son dôme des invalides, la faisant trembler d'excitation. Il continua à faire virevolter ses doigts sur son corps jusqu'au creux de son dos. Ce soir, Hinata n'affichait pas complet au grand Guignol, rien ne pourrait gêner leur ébat. Elle avait la praline en folie, elle attendait avec hâte son entrée. Le blond ne se fit pas prier, coiffé de son plus beau chapeau, Naruto envahit la salle des plaisirs d'Hinata de tout son concombre galant.

Succombant à ses pulsions les plus primaires, la brune se mordait les lèvres de désir, ce qui excitait encore plus le blond. Leur chorégraphie lubrique dura plusieurs dizaines de minutes avant de tous deux voir les anges.

Après avoir emmené le Pape à Rome, le couple resta un moment allongé. Elle, la tête posée sur son torse, bercée par les battements de son cœur. Lui, les mains se noyant dans ses longs cheveux noirs de jais, en observant le plafond.

« Alors, qu'est-ce que tu penses de cette soirée, Hinata ?

- C'était une soirée inoubliable, oui une soirée mémorable.

- J'en suis heureux. Bonne nuit Hinata.

- Bonne nuit mon amour. »

Le lendemain, suite à cette nuit inoubliable- que dis-je, mémorable. Hinata se réveilla seule. Naruto n'était plus là, à sa place il y avait une lettre et un coffret à bijoux.

« Salut mon trésor ! J'ai une affaire urgente à régler ce matin, mais je serais de retour pour midi. Je te dis à toute, et j'espère que mon cadeau te plaira. »

Elle rangea le coffret, cette simple lettre avait déjà trouvé grâce à ses yeux. Elle l'ouvrirait ce midi, avec tout le monde. Et puis elle était aussi un peu gênée car Naruto avait catégoriquement refusé qu'elle lui achète un cadeau. « Tu m'as déjà donné les deux plus beaux cadeaux qu'un homme puisse rêver, je ne suis pas aussi avare », qu'il disait.

Elle se leva, fit sa toilette et descendit faire un peu de ménage en mettant un peu de musique. Quand il fut 11 heures, on sonna à la porte.

« Maman ! hurla Hima en lui sautant dans les bras.

- Moi aussi je suis contente de te revoir mon lapin d'amour, lui dit-elle en la serrant dans ses bras.

- Salut Maman, fit son entrée Boruto.

- Pas de ça avec moi mon p'tit homme, viens faire un câlin !

Elle lui sauta dessus et le bombarda de baisers.

- Arrête maman ! Cela fait juste une journée qu'on ne s'est pas vus !

- Oui, mais vous m'avez manqué.

- Toi aussi maman, avoua son fils, mais tout cet amour ça fait trop d'un coup.

- Bonjour ma belle, arriva à son tour Minato.

- Bonjour, beau papa.

- Tu as l'air en forme.

- Oui, je pète le feu comme dirait quelqu'un. Vous restez pour manger ?

- Non, j'ai des affaires à régler.

- Dommage.

- Bye papy salopette, le congédia le fils.

- Au revoir pépé, fit de même la fille.

Le vieil homme sorti et referma derrière lui. Soudain, alors qu'il se dirigeait vers son gros véhicule tout terrain, un buisson attira son attention. Il resta immobile un instant.

- Non, ça doit être mon imagination.

Minato entra dans sa voiture et parti aussitôt. Malheureusement son instinct ne l'avait pas trahi.

Tandis que les enfants se chamaillaient, la cloche de 17 heures sonnait, puis la porte. Perturbée par l'agitation de ses enfants et persuadée que s'était son homme qui n'était toujours pas rentré, la mère ne prit pas la peine de regarder dans l'œil de Judas. Sans savoir qu'elle venait de sceller son destin ainsi que celui de ses enfants, elle ouvra la porte.

« Mais qui êtes vous ?

Devant elle se tenait trois êtres aux cœurs aussi sombres que les habits qu'ils portaient. Des êtres qu'elle ne pensait pas réels, mais bien qu'inconsciente de cela, elle connaissait parfaitement bien. L'un d'eux s'avança alors.

- Merci de nous avoir invités, héritière du Soleil. Nous sommes les artisans de la Mort, mais, vous autres nous appelez : Vampires.