Malgré l'absence de commentaire, je poste le second chapitre. Avec un aperçu de l'apprentissage d'une chasseuse de reliques.

Bonne lecture ^^


Le train s'arrêta à la gare de Central. Samantha et Dark descendirent quelque peu fatiguées par ce très long voyage. Alors qu'elles sortaient, le ciel se couvrit.

« C'est moi où ces nuages ont une teinte rouge ?» demanda Dark.

Effectivement, on distinguait une nuance couleur sang de temps à autre. Samantha plissa les yeux.

« Tu disais quoi déjà, à propos de l'urne ?»

Sa camarade se contenta de lui jeter un regard en coin. Elles appelèrent un taxi qui les ramena chacune à son domicile. Elles prendraient la journée de repos avant de retourner au musée rapporter leur découverte. Pour le moment, l'urne restait avec Samantha, qui ne put s'empêcher de lui jeter un regard circonspect. Enfin. Mieux valait penser aux retrouvailles avec son mari. La brunette s'activa en rangeant sa valise et en inspectant le coin. Elle et Jean habitaient en périphérie de la capitale, dans une douillette maison. La jeune femme constata avec plaisir qu'il n'y avait eu aucun laisser-aller durant son absence. Monsieur Havoc avait fini par intégrer que sa femme n'était pas la bonniche. Cela n'avait pas été sans mal, et Sam avait dû être ferme. Le linge sale traînait par terre ? Tant pis. Il y restait.

L'aspirateur ? Chacun son tour ou rien. Enfin, le plus efficace des stratagèmes était la grève affective. Plus aucune marque de tendresse de quelque nature que ce soit tant que la tâche ménagère n'était pas faite. Finalement, le résultat était là. Non mais. Le rangement terminé, il fut temps se remplir le ventre. Le soir arriva lorsque Samantha entendit la serrure s'ouvrir.

« Samantha !» s'exclama joyeusement Jean lorsqu'il la découvrit.

Elle se leva pour courir dans ses bras. Elle respira avec bonheur son odeur si rassurante. Comme à son habitude, le grand blond la gratifia d'une étreinte à prendre une carte de fidélité chez l'ostéopathe.

« Ça s'est bien passé ?» questionna le militaire en s'écartant pour la regarder.

« En dehors du fait qu'on a découvert les joies d'un bain de sable, oui.»

Jean haussa un sourcil. Les histoires de son épouse étaient rarement banales. Toutefois, il était rassuré de savoir que Dark était dorénavant de la partie. Au moins elle n'était plus toute seule à crapahuter de par le vaste monde. Il commença par aller ôter son uniforme, puis demanda de plus amples détails sur cette expédition pendant qu'il cuisinait.

De son côté, Dark avait ouvert une fenêtre et fixait le ciel. Le rouge se voyait toujours, il paraissait même plus soutenu. Elle n'aimait pas ça. Cette atmosphère … elle était pesante. Elle sentait la mort. Le cliquetis de la porte d'entrée la distraya un instant. Elle se rendit auprès de la porte. Lorsqu'elle-ci s'ouvrit, elle lança un coup de poing en direction de l'arrivant. Ce dernier bloqua aussitôt tout en pointant son arme à feu.

« Bien petit chiot. Je constate que tu as toujours de bons réflexes.» sourit-elle.

« Chérie, soupira Kain en rangeant son arme. Ce n'est pas une façon d'accueillir son homme.»

Il referma la porte, puis l'enlaça tendrement. Dark avait prit l'habitude de tester les réflexes défensifs de son mari. Kain avait jugé utile de lui demander quelques tours pour se défendre. Autant dire que les premiers tests avaient été épiques.

« Alors, comment c'était ?» questionna-t-il en la suivant au salon de leur appartement.

« Mouvementé comme je m'y attendais. Nous avons eu droit à une avalanche de sable.» commença Dark en se laissant tomber sur le divan.

L'inquiétude passa aussitôt sur le visage de l'adjudant. Dark qui avait clos les yeux un instant, les rouvrit. Elle sourit, puis lui caressa le visage.

« Relax, ce n'était pas grand-chose.»

« Tu dis toujours ça.»

« Inutile de t'inquiéter pour moi, mon amour. Tu sais bien que je suis du genre coriace.» ajouta Dark.

« Je m'inquiéterais toujours pour toi. Et ouais, je suis au courant. Tâche juste de ne pas devenir avariée.» répliqua Kain avec un sourire.

Sa femme arrondit les yeux. Oh lui hé ! Puis elle se leva d'un bond. Faussement paniqué, Kain se sauva aussitôt.

« Viens ici que je t'apprenne la politesse !» lança Dark.

« Me dit celle qui m'accueille à coup de poing.»

« Purée mais il est bien comme sa soeur celui-là. Viens là !»

« Non !»

« Viens ici !»

« Non plus !»

Seulement le soldat ne pouvait pas fuir éternellement. Il finit par se retrouver au pied du mur. Il fit face à son épouse, derrière. Dark avança doucement, visage impassible. Lorsqu'elle fut tout près, le brun prit les devants. Saisissant les poignets de sa femme, il s'attaqua directement à son cou.

« Kain … c'est pas loyal ça.» sourit Dark.

« Ben zut alors.»

Elle passa ses bras autour de sa taille.

« Tu m'as manqué.» souffla Kain.

« Toi aussi mon petit chiot.»

« En attendant j'ai gagné !» s'exclama-t-il gaiement en la relâchant.

Dark ferma les yeux avec un soupir pendant que son mari s'éloignait. Le petit … ! Mais bon, c'était aussi comme ça qu'elle l'aimait.


Le jour suivant, les deux brunes se retrouvèrent au musée Dooley. Samantha déposa l'urne sur le bureau de son patron.

« Excellent mesdames. J'avertis sur-le-champ notre commanditaire. Et madame Fuery, puis-je savoir si nous pouvons vous compter parmi nos employés définitifs ?» interrogea le directeur.

« Moui vous pouvez.»

« Dans ce cas, je vous verrais plus tard dans la journée pour votre contrat.»

Les filles sortirent du bureau. Samantha décida de poursuivre les leçons de son élève. Ces dernières se passaient dans le bureau de la chasseuse de reliques. Pour le moment, elles en étaient à une ancienne civilisation aerugolaise. Sam tâchait de rendre ces leçons, au demeurant pas forcément plaisantes, aussi attractives que possible. Cela se traduisait par des pointes d'humour, mais par aussi par des exemples concrets comme des visites sur le terrain, ou des fouilles. Par fois même, elles sortaient de leur bureau pour réviser un simple chapitre. Du reste, Dark n'était pas une élève difficile : elle avait fait son choix en sachant qu'il n'y avait pas que des bons côtés. Elle s'appliquait dans ses leçons et se révélait curieuse de tout.

« … donc là tu vois, c'est une des pièces d'orfèvrerie de cette époque. » annonça Samantha en déposant une coupe en argent devant son élève.

« Comment tu arrives à dater tous ces objets ? » interrogea Dark en examinant la coupe.

« Avec l'expérience. L'histoire ce n'est pas que des dates, c'est aussi connaître son passé et en tirer des leçons. C'est apprendre à connaître le mode de fonctionnement d'autres peuples. » répondit Samantha.

« Je te remercie encore de te donner tout ce mal pour moi. Tu aurais pu m'envoyer prendre des cours dans une université.»

« De rien c'est un plaisir, sourit Samantha. Et pourquoi l'aurais-je fais, tu es de ma famille et rien ne vaut l'enseignement sur le terrain.»

Dark lui sourit avec reconnaissance.

« Oui, ma famille. Je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour prononcer ces deux mots, et encore moins les appliquer à des personnes. » soupira Dark en reposant la coupe.

Sam eut un sourire compatissant. Elle n'osait même pas imaginer ce que la brune avait dû traverser dans cette maudite société secrète. Elle changea de sujet en reprenant la leçon. Plus tard dans l'après-midi, Dark se rendit au bureau du conservateur pour signer son contrat définitif. Il était convenu que tant que sa formation ne serait pas achevée, elle ferait équipe avec Samantha. La formalité accomplie, les jeunes femmes le laissèrent recevoir le commanditaire de leur dernière mission. Il était en plus l'heure de déjeuner, et elles avaient prévu de retrouver leurs conjoints devant le Q.G.

« Tiens c'est qui les deux brunes mignonnes là-devant ? » lança un soldat depuis l'entrée.

« Ça ? Ce sont les femmes au lieutenant Havoc et à l'adjudant Fuery, des subordonnés à Mustang. » répondit un collègue.

« Hé ? Havoc le champion des râteaux est marié ? Et Fuery aussi, celui qui a l'air timide ? Et avec ces canons ? »

« En effet. » fit une voix agacée derrière eux.

Les soldats se retournèrent, pour découvrir Jean accompagné de Kain. Tous deux toisèrent leurs collègues.

« Au revoir. » reprit le blond.

Les concernés décampèrent, sentant le regard brûlant des deux gradés. Havoc et Fuery ne reprirent leur route que lorsqu'ils eurent disparu de leur champ de vision. Ils saluèrent leurs épouses par une étreinte.

« Kain ! Tu te crois chez le marchands de fruits et légumes ?» demanda Dark.

Le jeune adjudant tâtait en effet allègrement le postérieur de la brune.

« T'as les fesses plus musclées non ? » questionna-t-il.

« Je t'ai déjà dit pas en public bon sang ! » s'exclama l'intéressée.

« Roooh oui pardon ! Mais j'ai juste cru remarquer. »

« T'as raison beau-frère te laisse pas faire ! Où va le monde si on peut plus tâter du melon ! » intervint Jean en plaçant sa main où il fallait chez son épouse.

Samantha échangea un regard blasé avec Dark. Ils ne changeraient pas.

« Pour répondre à ta question petit frère, nous avons un entraînement physique Dark et moi, donc c'est possible. JEAN ! » intervint Samantha en ressentant une pression.

« Et il porte ses fruits. » fit le grand blond avec un sourire.

« Bon maintenant que vous savez qu'on est bien mûres, on peut aller manger s'il vous plaît ?» questionna Dark.

« Bien mûre ça je demande à voir ! » sourit Kain.

Dark soupira. Elle s'écarta de lui, attrapa sa main et commença à marcher. Autrement ils n'allaient jamais y arriver à ce restaurant. Une fois à table, les uns prirent les nouvelles des autres.

« J'ai signé mon contrat définitif ce matin. » annonça Dark en consultant la carte.

« Oh c'est super ça ! Te voilà officiellement chasseuse de reliques alors. » sourit Kain.

« Eh oui ! Bon c'est encore qu'une fillette mais bon. » lança Sam.

« Qui tu traites de fillette espèce de vieille momie ? » rétorqua Dark.

« Oooh une pique avec les termes du métier. Pas mal tête de ruine branlante. » riposta Samantha.

« On se calme les filles. » tempéra Jean, amusé malgré tout.

Une serveuse arriva pour prendre commande.

« Tronche de vieux parchemin puant. » lança Dark.

« Tas d'asticots à viande. » répliqua Sam sans se démonter.

« Oh non pitié ! » fit Jean avec une mimique dégoûtée.

« Au fait, vous avez vu qu'il y a du melon en dessert ? » lança innocemment Kain.

Il s'attira un regard en billes de la part de ces dames, ainsi qu'un pouce levé de Jean qui salua l'ironie de la diversion.

« Bah quoi ? Faut manger cinq fruits et légumes par jour. » reprit le soldat.

« Oui mais si tu continues avec tes melons, tu risques d'avoir aussi droit aux châtaignes. » avertit Dark, faussement menaçante.

Kain plissa les yeux, puis se pencha à son oreille. Elle rougit à ce qu'il lui chuchota.

« Dark tu me déçois. Tu perds la main. » commenta Samantha.

« Mais non ! C'est juste que … euh ... »

La concernée jeta un regard à son époux, qui haussa les sourcils en la fixant tout sourire. Dark détourna rapidement la tête, les joues toujours rouges.

« T'en fais pas Dark, c'est juste qu'ils savent en jouer de leur charme dans cette famille. » fit Jean en soulevant le menton de sa femme.

Cette dernière sourit. Le repas arriva sur cette bonne note. Le reste de la conversation se poursuivit sur un ton plus banal. Les dames raccompagnèrent ensuite les soldats qu'elles quittèrent pour se rendre au gymnase.

« A ce soir Dark ! » lança Kain avec un regard équivoque.

Celle-ci rosit, puis s'en alla suivit de Samantha.

« Mais comment est-ce qu'il a pu se dévergonder à ce point celui-là ? » se demanda Dark à haute voix.

« Je ne veux pas le savoir. »


Une fois arrivées au gymnase, elles prirent place à quelques machines. Leur entraînement se composait de renforcement musculaire, d'une part réservée au combat ainsi qu'à l'agilité. En tout il leur fallait bien trois heures, à raison de deux fois par semaine. Dans le vestiaire après une bonne douche, Dark remarqua que sa camarade passait son éternel fouet à la ceinture.

« Quoi ? » fit Samantha.

« Rien, je me demandais si je devrais pas me trouver un accessoire comme le tien. D'où t'es venu cette idée du fouet au fait ? » répondit Dark en enfilant un t-shirt.

« Eh bien, mon mentor en avait un. J'ai trouvé ça plutôt pratique pour mes expéditions. T'en voudrais vraiment un ? » répondit Samantha en refermant son sac.

« Oh je ne crois pas. Pas pour l'instant. »

Elles retournèrent au musée. Dark demanda quelle était la suite du programme.

« Un petit exercice pratique.»

Samantha la fit patienter une petite heure, puis entraîna son élève dans un chantier vide. Elle lui annonça qu'elle irait y cacher un objet, que Dark devrait retrouver grâce à divers indices. Sam entra la première. Elle revint après avoir mis en place son décor.

« A toi de jouer ! » fit la brune depuis l'intérieur.

Dark entra par l'espace dans une palissade. Sam s'adossa contre le bois. Elle tendit un papier entre deux doigts. Premier indice. Dark y jeta un oeil, avant d'avancer plus avant dans le chantier. Elle se demanda si son prof avait prévu des pièges histoire de faire plus réaliste. Elle en était bien capable. La jeune femme découvrit un second papier caché sous une pelle. Ah, une énigme. Dark farfouilla un peu près des parpaings.

« Bien jusque là, pas de soucis. » pensa-t-elle en récupérant son troisième indice.

Elle entra dans le bâtiment en construction. L'indice suivant se trouvait enroulé autour d'une barre de fer, au second étage et bien au milieu. Bref, de quoi faire un peu de gymnastique. L'apprentie chasseuse de reliques escalada donc l'échafaudage métallique. Il lui fallut ensuite s'accrocher à la barre qui traversait tout l'espace. Elle tourna le dos au vide, puis se déplaça suspendue par les mains et les pieds. Arrivée à son indice, Dark coinça la barre entre ses genoux puis déplia son papier.

« OÙ ÇA ? » s'exclama-t-elle.

Elle soupira puis mit le papier dans sa poche. Allez on est parti. Son mentor lui demandait d'aller voir sur le toit ce qui se passait. Dark passa en équilibre sur une poutre, escalada un mur puis dut franchir un trou. La voici à présent tout en haut de l'édifice, soit trois étages au-dessus du sol. Sa relique, la coupe en argent qu'elles avaient étudiées plus tôt dans la journée se trouvait sur un rebord. Bon ben y'avait plus qu'à. Dark avança près de l'objet. Il lui fallait passer la main par une petite ouverture pour l'atteindre.

« AOUCH ! »

Elle retira aussitôt ses doigts, pour les trouver pris dans une tapette à souris.

« Ah la garce ! Je savais qu'elle allait me faire un coup pareil ! » fulmina Dark.

Elle ôta ses doigts du piège, vérifia qu'il n'y en avait pas d'autre puis prit la coupe. Dehors, Samantha vit soudain l'objet lui arriver en pleine figure. Elle eut le réflexe de l'attraper en vol.

« J'imagine que t'es tombée dans le piège. » dit-elle avec un léger sourire.

« Ouais ! Attends un peu toi, on va s'expliquer. » s'exclama sa collègue en approchant.

« Rien du tout. Il y a souvent des pièges quand on déniche un trésor. Ça fait partie de l'entraînement. » répliqua Sam en rangeant la coupe dans une sacoche.

« Mais est-ce que t'as une idée d'à quel point ça fait mal cette saloperie ? » lança Dark en montrant la tapette.

« Non, moi je regarde où je mets mes doigts.»

« JE VAIS LA TUER ! »


Lorsque Kain et Jean arrivèrent au musée ce soir-là, ils découvrirent les deux femmes en train de se courir après. Elles stoppèrent autour d'un meuble, se jaugèrent du regard puis repartirent.

« Tu crois que ça fait partie de la formation ça ?» demanda Kain en les montrant.

« Aucune idée. Hé ! » appela Havoc.

Samantha le vit. Elle esquiva Dark qui tâchait de l'attraper, prit appui sur une vitrine pour passer par-dessus en une pirouette et fonça se réfugier derrière son homme. Kain se chargea de stopper sa femme.

« Deux secondes petit chiot, j'étrangle ta soeur et je suis à toi. » lança l'intéressée.

« Vous vous êtes disputées ? » voulut savoir Jean.

« Non non. Dark a juste fourré ses doigts où il ne fallait pas. » répondit Sam en sortant la tête.

« Dans un piège à souris ! Gracieusement mis en place par madame ! » s'écria Dark.

« Ben fallait faire attention c'est tout. »

Dark tendit les mains dans l'intention de la saisir, pendant que Kain la retenait. Enfin essayait, car sa femme était plus rapide. Jean se positionna en face.

« Une minute Dark, c'est quoi cette histoire de piège à souris ? »

« Un exercice pratique. Sam avait caché un objet dans un chantier que je devais retrouver avec divers indices. Mais à la fin, elle avait piégé le coin. » expliqua-t-elle.

Jean tâcha de réprimer le sourire qui lui venait.

« Je t'ai dis que ça faisait partie du jeu. La prochaine fois tu vérifieras. » se défendit Samantha.

Dark prit une inspiration tout en lui faisant les gros yeux.

« Désolé belle-soeur, mais même si je comprends ta réaction je ne peux pas te laisser la bousiller, j'en ai encore besoin. » sourit Jean.

« T'inquiètes juste une chiquenaude ! »

« Jeannot ! » gémit Sam derrière.

« Bon allez suffit. Je crois que vous en avez assez fait toutes deux. » intervint Kain.

Du reste, Dark n'en était pas au moins de vouloir réellement blesser Samantha. Aussi accepta-t-elle aisément de renoncer. Chacun s'en retourna chez lui.

« T'as ptêt un peu exagéré avec ce piège non ? » fit Jean.

« Ben quoi ? Moi j'ai souvent eu affaire à des chausses-trappes, c'est pour lui apprendre la méfiance. » répondit la brunette.

« Samantha ! »

« Bon bon, d'accord. Je m'excuserais. »

Jean lui sourit avec tendresse. Quel numéro quand même. Il se demanda si elle lui aurait fait le même coup s'il avait été à la place de Dark. Oui, sans doute. Havoc décida de lui poser directement la question. Samantha se figea. Houlà, question piège. Pour rester dans la note …

« Je ne sais pas. » dit-elle pas convaincue.

« Tu l'aurais fait ! » s'exclama le blond.

« Rooooh ! Écoute, c'était précisé dans les indices, elle a déjà vu en vrai ce que ça donnait par conséquent c'était parfaitement prévisible. Et c'était juste une tapette à souris ! Moi j'ai eu le droit d'être suspendue par les pieds durant ma formation, et même à un bain de vers de terre ! Alors on se détends ! » s'énerva Samantha.

« Ah bon ? » s'étonna Jean.

« Oui ! »

« D'accord. Je suis désolé. Je crois que t'as raison, vu les risques du métier autant être bien préparé. » concéda-t-il.

« Merci ! »


De son côté, Dark n'était plus en colère. Elle avait pourtant pressenti qu'il y aurait un coup de ce genre. Enfin.

« C'est bon, on peut s'approcher sans risquer la morsure ?» demanda Kain en passant la tête à la porte de la chambre.

« Ouais, t'en fais pas. Me suis juste agacée plus pour le principe qu'autre chose. Ça fait peut-être mal, mais ç'aurait pu être pire. Disons plus vicieux.» répondit Dark sur le lit.

« N'exagère pas, ma soeur n'est pas sadique.» contredit Kain.

Dark lui retourna une expression peu convaincue. L'adjudant savait pourtant que sa grande soeur n'hésitait pas dans certaines situations à employer les grands moyens.

« Ouais t'as raison. Ç'aurait pu être pire.»

Il vint la rejoindre sur le lit, sa femme se pelotonna contre lui, un bras autour de sa taille.

« L'avantage, c'est que tu ne t'ennuieras pas. Et au moins c'est réaliste. » reprit l'adjudant.

« Ça c'est sûr. »

« En attendant, je vais me charger de te présenter des excuses en son nom qu'en dis-tu ?» proposa Kain en passant une main sous son t-shirt.

« Ma foi, ça fera un dédommagement. » sourit Dark en levant la tête vers lui.