Lovelessnaru-chan : Merci beaucoup ! Ton commentaire m'a fait super plaisir ( j'espère que la suite de cette petite histoire continuera à te plaire ). Pour tout te dire, je suis un peu émue que tu m'écrives… J'ai lu pas mal de fics écrits par toi et je voulais de dire un grand merci pour les écrire et égailler de temps en temps à vie d'une pauvre étudiante. Bisousss

PrincessEternityss : ça me fait super plaisir que ce chapitre t'ai plu et encore merci pour ton commentaire. C'est vrai qu'il manquait plusieurs mots ( je m'en suis rendue compte plus tard. Etant nouvelle sur ce site, j'ai eu beaucoup de mal à publier mon chapitre et je me suis trompée de fichier en le joignant. Raaa… L'informatique et moi ça fait deux ). J'espère que la suite de plaira… Je te fais plein de bisoussss

BlackNell : Hihihihi… J'aime bien ton rire. Effectivement, Naruto dans un merdier avec Sasuke en bourreau ça fait rêver. ( Moi je dis, ça sent les tortures sexuelles… Pauvre Naruto, il a pas de chance d'être tombé entre les mains de personnes aussi perverses ). Qu'est-ce que c'est que Haou Airen ? Je fonce sur google pour me renseigner ( si c'est du pervers yaoi, tu auras droit à tout de ma part ! ).

A tout ceux à qui je n'ai pas répondu… Je maîtrise encore mal les subtilités de ce site mais je m'appliquerai à répondre à tout le monde ( surtout que vos coms m'ont fait tellement plaisir :3 )

Bonne lecture…


Kureinai Yuhi, Lockson River… Deux minutes avant sa mort.

Elle avait été conne. Tellement bête. Maintenant c'était trop tard. Personne ne viendrait à son secours… Elle allait mourir. Pourtant, elle espérait toujours. Itachi lui avait promis qu'en travaillant pour eux, il ne lui arriverait jamais rien. Elle avait mis tous ses talents à leurs dispositions… Et même davantage. Son corps également. Des hommes l'avaient baisée pour leur intérêt. Elle c'était prostituée pour leur clan car les triades étaient un cancer. Une fois qu'on y était, on ne pouvait en sortir que d'une manière… Mort. Elle l'avait toujours sue mais cette vie était une drogue dure. Le sentiment d'une impunité totale conduisant au crash. Elle avait joué et elle avait perdu.

Une nouvelle gifle puissante s'abattit sur sa joue fendant sa lèvre inférieure. Elle n'émit aucune plainte dans une sorte de résignation indifférente et se contenta de lécher la fine trainée de sang qui venait de naitre. La poigne de son agresseur se raffermit douloureusement dans ses cheveux lui arrachant le crâne et la forçant à le regarder droit dans les yeux. Il était furieux. Elle avait tout fait foiré. Le sceau n'était pas sur elle. Il n'aurait jamais dû avoir confiance en elle.

- Tu les as prévenus ?

- Je n'en ai pas eu le temps. Je voulais vérifier ma théorie… Je t'aimais tu sais ?

Cette phrase le fit exploser et d'un geste brusque, il la força à s'agenouiller devant lui.

- Pauvre conne ! Elle entendit le bruit strident du chargeur et sentit la pointe froide du canon se poser sur son front. Sa gorge se noua en même temps que les larmes lui monta ient aux yeux. « Ne crois pas que ça me fait plaisir d'être obligé de faire ça. C'est de ta faute et ça me rend furieux !

Ses yeux azel qu'il aimait tant étaient emplis de larme. Elle déglutit bruyamment tentant désespérément de reprendre contenance mais ne réussit au final qu'à émettre un son pitoyable de douleur. C'était la première fois qu'il la contemplait avec ce visage déformé par la tristesse et il se surprit à la trouver toujours aussi désirable.

- Ne fait pas ça… S'il te plait… A…

Sa voix fut étouffée par le bruit sourd d'un coup de feu suivi de deux autres.

- Quel gâchis ! Soupira-t-il en regardant le corps de Kurenai sans vie baignant dans son propre sang.


Chapitre 2 : Bienvenue en enfer

Naruto hésita avant de sonner à l'interphone. Les frères Uchiwa avaient décidé de loger dans leur immense appartement de Manhattan situé juste en face de centrale Park. Le cœur du blond tambourinait à toute vitesse… Il n'avait jamais été bon pour mentir ni pour jouer la comédie. Iruka l'avait d'ailleurs regardé avec un air suspect quand il lui avait expliqué que la raison de son énorme retard hier soir était dû à une crevaison et qu'il avait dû attendre des heures les dépanneurs sur le bord de la route. Asuma lui avait interdit de raconter leur accord à d'autres personnes. Autrement, il serait immédiatement annulé et il mettrait sa menace à exécution. Cette histoire devait rester secrète... La vie de plusieurs personnes était en jeu à commencer par la sienne et celle d'Iruka.

- Oui. La voix qui répondit était glaciale et impatiente… Naruto avala difficilement sa salive.

Asuma l'avait équipé de micros. Trois petits bouts métalliques concentrés de technologie et invisibles tant ils étaient minuscules. Il lui avait aussi demandé d'en placer quelques-uns quand il le pourrait dans les recoins de l'appartement des Uchiwa. Il était tellement terrifié à l'idée de se faire démasquer qu'il n'en avait pas dormi… Pourquoi cette merde lui tombait dessus alors qu'il n'avait rien demandé.

- Je suis le cuisinier. Je remplace Iruka.

- Trente neuvième étage. Indiqua la voix sèchement.

Naruto se précipita dans l'ascenseur après avoir jeté un regard ébahit par le luxe du hall de l'immeuble tapissé de marbre et d'immenses miroirs. Lorsqu'il arriva, il fut surpris de ne trouver qu'une seule porte dans tout le couloir gardée par deux hommes en costume cravate noire. Ils lui lancèrent un regard dur qui le fit déglutir.

- T'est qui toi ? Cracha un des deux gaillards avec une mine méfiante. Le regard de Naruto glissa sur les portes flingues qu'ils portaient tous les deux à leurs ceintures et manqua de s'étouffer en déglutissant à nouveau.

- Je suis le cuisinier… Je remplace Iruka. Sa voix était faible presque suppliante. Il avait compris à leur regard qu'ils étaient des tueurs et qu'ils pouvaient se débarrasser de lui en claquant des doigts… Cela ne les empêcherait jamais de dormir !

- Pas au courant.

La lèvre de l'homme qui lui avait posé la question se retroussa dévoilant une canine menaçante alors son bras alla effleurer son arme. La respiration de Naruto se comprima dans ses poumons quand l'unique porte de l'étage s'ouvrit.

- C'est quoi tout ce raffut ?

Le timbre de la voix bien que bas était sec. Elle n'était pas trop féminine mais pas assez rauque pour être masculine ou du moins virile. Les hommes se raidirent brusquement embarrassés par la situation. Une lueur affolée venait d'apparaître dans leurs regards et le faite qu'ils avaient peur de la personne qui venait d'ouvrir la porte rendit Naruto méfiant. Les yeux turquoise du nouveau venu se mirent à le fixer comme s'il avait été une cible attendant avec une certaine hostilité les explications des deux hommes.

- Il dit être le cuisinier et remplacer Iruka. Leurs voix tremblaient.

- Naruto Uzumaki ? Fit-il en ouvrant un peu plus la porte l'invitant ainsi à entrer. « Tu es en retard. » Les perles aqueuses du blond s'écarquillèrent en détaillant la personne qui faisait trembler les deux tueurs. Il n'avait pas l'air effrayant et allait chercher dans les un mètre soixante comme lui d'ailleurs. Il était très fin mais ce qui attirait le plus l'attention était la couleur de ses cheveux. Ils étaient d'un rouge vif sans concession et le contraste avec ses yeux bleus verts glacés était saisissant. Il ressemblait à une petite poupée. Ses sourcils se froncèrent en remarquant que le blond le détaillait et son regard se fit menaçant.

- Euh… Désolé… Je…

- Suis-moi. Trancha-t-il indiquant le chemin en penchant sa tête légèrement sur la droite. Le mouvement fit voltiger ses cheveux rouges dévoilant un tatouage sur son front. Un kanji japonais signifiant amour. « Ils n'ont pas l'habitude d'être très ponctuels. Iruka met souvent les repas dans des boites en plastique qu'ils réchauffent au micro-onde. » Déclara-t-il en guidant Naruto dans l'immense appartement. Tout ce luxe ! Pensa-t-il, s'en était insolent ! L'immense baie vitrée donnait une vue imprenable sur central park. Les meubles étaient très contemporains et des sculptures ethniques asiatiques donnaient une allure sophistiquée aux lieux. En tout ils avaient traversé trois salons et deux salles à manger pour arriver dans la cuisine qui étonnement était de taille normale comparé à la démesure de l'appartement bien que formidablement équipée. Naruto ne put réprimer un petit sourire de satisfaction. Aimant faire la cuisine, il appréciait le matériel de qualité qui était mis à sa disposition. Comme un gamin, il se précipita vers le frigidaire pour voir les produits qui s'y trouvaient imaginant déjà plein de recettes mais n'y trouva au final pas grand-chose.

- Excusez-moi… Le jeune homme se retourna vers lui en croisant les bras contre son torse. Ce ne fut qu'à ce moment que Naruto remarqua qu'il était vêtu d'un simple legging noire lui arrivant aux mollets et d'un Hanfu* rouge. Il devait probablement être chinois pensa-t-il brièvement. « Il n'y a quasiment rien à manger dans ce frigidaire… Il y en aurait-il un autre ? »

- C'est ton job de le remplir ! La prochaine fois prévient moi, je t'enverrai Juugo pour t'accompagner.

Naruto cligna bêtement des paupières ne comprenant pas tout et quand l'autre vit sa tête de demeuré, il soupira bruyamment, agacé… ça ne faisait pas parti de son job de s'occuper des cuisiniers remplaçants.

- Itachi, tu me le paieras… Dit-il pour lui-même avant de lancer un regard meurtrier au pauvre petit blond. « On a déjà essayé d'empoisonner ces deux connards quatre fois. C'est pour ça que ton parrain est payé aussi cher et qu'on lui envoie faire les courses avec un garde armé. »

- Hein ?

- Ne me dit pas que tu ne comprends rien où je te bute ! Naruto le regarda avec stupeur tremblotant un peu et hocha la tête pour lui répondre même si il n'avait pas tout saisi. « Bien. Pour le repas, débrouille-toi. Fais leur des pâtes si il n'y a rien d'autres. De toute façon, je n'en ai rien à foutre ! »

La porte s'ouvrit avec fracas laissant entrer un homme habillé avec un costume et un air grave au visage qui mit de suite l'homme aux cheveux rouges en alerte.

- Maître Gaara, on l'a retrouvé… Il est dans la salle de billard avec tout le monde.

- Bien joué Ryûsa. Où était-il allé se terrer ? Dit-il alors qu'un sourire diabolique lui donnant des airs de psychopathe déformait les traits de son visage de poupée.

- Il était chez les serpents mauves. Apparemment, il voulait rentrer à Hong Kong. Il pensait que les Senju lui accorderaient asile en échange de quelques renseignements sur notre business.

Naruto avait l'impression d'être dans un mauvais film d'action. Il eut un long frisson de terreur quand le regard du dénommé Ryûsa se posa sur sa frêle personne, méfiant.

- Maître Gaara ? Fit-il faisant se retourner Gaara dans la direction de son regard.

- C'est le nouveau cuisinier. Il saura tenir sa langue… N'est-ce pas Naruto ?

Le sourire que Gaara lui adressa le terrifia et une fois de plus, tout en hochant la tête il sentit son souffle se bloquer dans ses poumons formant un douloureux point de côté. Naruto réalisait peu à peu et amèrement qu'il était loin de savoir ce que son parrain endurait et surtout pour qui il travaillait. Rien que les quatre personnes qu'il avait rencontrées jusqu'ici l'avaient vraiment fait peur. Il appréhendait de rencontrer ses véritables employeurs qu'on décrivait comme des monstres.

La porte claqua à nouveau laissant entrer un autre homme qui se dirigea d'un pas pressé vers un placard. Il saisit le couteau le plus aiguisé.

- Il compte lui couper un doigt ? Demanda Gaara avec un sourire amusé et sadique. Ses pupilles étaient dilatées excitée par les sévices qu'on était vraisemblablement en train d'infliger un à traitre. Naruto eut la nausée tant son ventre se retourna.

- On ne sait pas encore. Jusqu'ici il n'a pas craché le morceau. S'il ne raconte pas tout, tout de suite il pourrait perdre sa main. Les boss sont très remontés.

Sur ces paroles, ils partirent tous en claquant la porte laissant seul Naruto dans la cuisine et en plein malaise.


Il allait mourir. Son corps ne pouvait plus supporter la douleur mais s'il parlait, il savait qu'il se ferait tuer. Les perles noires des frères Uchiwa le fixaient avec amusement… Comment des êtres aussi machiavéliques et cruels pouvaient –ils être aussi beaux ? C'était donc vrai, les démons avaient des visages d'ange.

- Kisame… Encore une fois. La voix était lente d'un son rauque qui faisait frémir. Le plaisir qu'il décela dans le ton lui fit terriblement peur et il recommença à leur supplier de l'épargner. A pleurer même se fichant complètement de sa dignité. Il ne savait pas depuis combien de temps on le torturait… Son corps n'était plus qu'une masse de douleur hurlante. Ils avaient commencé par le frapper jusqu'au sang fracturant quelques membres avant de passer à un jeu plus sadique. La simulation de la noyade. Il n'en pouvait plus… A chaque fois, il avait cru mourir, buvant la tasse, se débattant en vain pour reprendre de l'air, sentant ses poumons se remplir d'eau. Ce n'était que lorsqu'il sentait la mort arrivée qu'on lui faisant reprendre de l'air en lui tirant violemment par les cheveux pour replonger sa tête dans une bassine pleine d'eau quelques secondes plus tard.

- Itachi, si on continue il va faire un arrêt cardiaque. Ce sera chiant de le réanimer. Déclara un homme grand et baraqué au teint étrangement bleuâtre. La forme de son visage et ses dents pointus lui donnait l'apparence d'un requin ce qui créait un certain malaise à toutes les personnes qui le voyait pour la première fois. Les regards des hommes dans la salle emplis de mépris se posèrent une nouvelle fois sur le spectacle pathétique que leur offrait Stefen. Il ne devait pas chercher dans les plus de vingt-cinq ans et était originaire du Nebraska. Une magnifique région où il ne retournerait que dans un cercueil au train où allaient les choses.

- Et alors ? Répondit Itachi en s'adossant contre la table de billard tandis que son petit frère, imperturbable se faisait une petite partie en solitaire.

- Pitié… Si je les balance, c'est comme si je me tirai une balle dans la tête. Ils… Ils savent pour Rebecca. Ils la tueront elle aussi… Des larmes dévalaient ses joues et le désespoir déformait les traits anguleux de son visage typiquement irlandais. Mais cela n'attendrit en rien les deux frères qui donnèrent à nouveau l'ordre à Kisame de continuer leur petit jeu. Sa tête fut à nouveau plongée dans la bassine. Il se débattit, fatigué, effrayé sentant à nouveau l'eau s'infiltrer dans ses narines et dans ses poumons. L'eau de la bassine débordait sous les tentatives désespérées de Stefen de reprendre de l'air faisant étirer le sourire sadique d'Itachi, l'aîné des frères Uchiwa. Il avait toujours eu un goût prononcé pour la torture par la noyade… Il trouvait la technique hygiénique et psychologiquement intéressante. Il aimait briser la volonté d'une personne pour la soumettre entièrement à ses désirs. Mais avec Stefen, il ne regrettait qu'une chose… Il avait cédé trop vite, ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'il abandonne et qu'il crache le morceau. Kisame allait recommencer quand une voix autoritaire l'arrêta surprenant Itachi.

- Je me lasse. Et si on faisait plus traditionnelle et qu'on lui coupait les doigts ? Proposa Sasuke le plus jeune des frères en cessant un instant sa partie. « Il faut que tu saches quelque chose… Qui te dit que Rebecca sera plus en sécurité quand tu seras mort ? »

Les yeux délavés de Stefen s'écarquillèrent n'osant pas comprendre les sous-entendus de la question. Sa respiration déjà bruyante et anarchique s'accéléra davantage en même temps que Sasuke s'approchait de lui. Si le sourire d'Itachi trahissait le plaisir qu'il ressentait en le torturant, la lueur malsaine qui brillait dans les yeux du plus jeune frère en disait tout autant malgré son visage impassible. Il redoutait le pire et quand ce dernier se pencha pour se mettre à sa hauteur son souffle se coupa. Sasuke avait des jeux plus sanglants que son frère même s'ils s'égalaient en sadisme.

- Je me ferai un plaisir de lui couper chacun de ses doigts comme je vais le faire tout de suite avec toi après l'avoir violée bien sûr. Susurra-t-il d'une voix lente.

Un rire effrayant ressemblant plus à un toussotement d'un dragon empli la salle créant un malaise même auprès de leurs hommes. Ça les filait toujours la trouille de voir leurs bosses dans cet état d'excitation meurtrière. Eux plus que quiconque savait de quoi ils étaient capables…

- Tu partageras j'espère. J'ai toujours voulu me la faire. Son petit air de sainte ni touche m'a toujours donné envie d'abîmer son cul.

Les dents de Stefen grincèrent. La colère lui monta à la tête comme un mauvais alcool et retrouvant quelques forces par la rage, il donna un coup de tête à Sasuke qui pourtant ne bougea pas d'un iota. Son regard était devenu plus noir, plus glacial que tout à l'heure. Une aura meurtrière et dangereuse s'installa dans le plus grand silence. Un silence effrayant. Puis un sourire carnassier étira les lèvres parfaites du cadet.

- Kanata… Va me chercher un coteau. De préférence un pas trop aiguisé.

L'homme décampa à toute vitesse pour effectuer la commission laissant la pièce dans un silence effrayant troublé de temps à temps par les ricanements fous d'Itachi. Il aimait voir son frère dans cet état. Sasuke avait la passion des détails et quand il maniait une arme, la torture devenait presque de l'art. Surtout une arme blanche et cela toujours sans se salir. Même un chirurgien ne pouvait pas faire mieux fusse-t-il le meilleur.

Stefen était en train de s'étrangler d'angoisse. Des gouttes de sueur perlaient son front anticipant les futurs sévices en se demandant combien de temps il pourrait encore tenir. Il faillit presque s'évanouir quand il vit Kanata arriver un couteau à la main. Les perles anthracite de Sasuke glissèrent aux coins de ses yeux pour le regarder trembler de peur.

- Si tu n'as pas craché le morceau à trois, je commence par petit doigt. Déclara-t-il sans aucune once de compassion avant d'ordonner d'un bref mouvement de la tête qu'on l'immobilise. Ils s'y mirent à trois et le plaquèrent ventre à terre. « Un… »

- Pitié… Je n'avais pas le choix. Si je vous parle Rebecca va mourir.

- Deux…

- C'est la seule famille qui me reste. Pitié… Je vous en supplie…

Sa voix était broyée dans ses larmes.

- Trois.

La lame tranchante du couteau s'abattit sur sa dernière phalange et d'un geste net sans forcer, son doigt fut tranché. Un cri épouvantable, presque animal sortit du fond de sa gorge. Il n'avait jamais eu aussi mal. Des larmes dévalaient ses joues sans même qu'il s'en rende compte. Il avait tellement mal qu'il ne savait plus comment il fallait faire pour respirer… ça lui brûlait. Lui piquait… Tout.

- Non…Mon doigt… Sanglota-t-il comme un gosse de quatre ans se noyant dans ses larmes… « Merde ! Merde ! »

- Je n'ai pas fini Stefen… Parle ou je recommence. Menaça Sasuke en posant à nouveau la lame sur l'annuaire cette fois.

- Pitié… Pitié boss… Tenta-t-il la voix cassée et essoufflée.

- Un…

- Non… Non… Je vous en prie… Sanglota-t-il

- Deux…

- Vous allez me tuer après… Pitié…

- Trois…

Il sentit la lame froide appuyer sur son doigt et avant que Sasuke n'ai eu le temps de le lui sectionner il cria à s'en pêter les cordes vocales.

- Kabuto ! C'est un type qui disait s'appeler Kabuto qui m'a demandé de faire la taupe pour lui. Avoua-t-il enfin les larmes aux yeux. Epuisé, brisé et signant certainement sa condamnation à mort.

- Continu. Fit Sasuke d'une voix impassible.

- Je devais juste lui dire où vous vous rendriez quand vous seriez à Hong Kong. Il m'a filé trente mille dollars et devait m'en repassez trente mille à votre retour. Il recommença à pleurer s'attendant à être tué. « Il faut que vous me compreniez… J'avais des dettes et Rebecca… »

- La ferme ! Gronda Itachi lui flanquant un coup de pied dans les côtes avant de se pencher vers son visage qui était toujours plaqué contre le sol. « Ça n'explique pas pourquoi tu es allé chez les serpents mauves pour te réfugier. »

- Il m'avait dit que si je me faisais prendre, je pourrai me réfugier chez les Hyuga. Dans l'enveloppe qui contenait le fric, il y avait l'adresse d'un des membres de leur clan à New-York et j'y suis allé.

Itachi fronça les sourcils un brin contrarié. Si Stefen disait la vérité, cela voulait dire qu'il y avait des querelles au sein du clan des Hyuga et que l'alliance qu'ils avaient conclu pouvait rompre à tout moment. Décidément prendre un américain abruti à leur service n'était pas l'idée la plus brillante qu'ils avaient eue… Un pauvre type de Nebraska ne pouvait pas comprendre toutes les subtilités du clan d'une triade.

- Pauvre Stefen… Tu es vraiment un demeuré. Lança-t-il en se redressant avant d'ordonner qu'on appelle leur cuisinier. Iruka avait l'habitude de gérer ce genre de situation. Il fallait que le doigt de Stefen soit recousu. A présent qu'ils savaient qui était derrière tout ça, ce petit con allait leur être utile pour remonter jusqu'aux véritables commanditaires du meurtre de Kurenei.


Naruto marcha mollement ne comprenant pas pourquoi on était venu l'agresser alors qu'il s'efforçait à faire un plat correct malgré les ingrédients dont il disposait. Gaara était distraitement adossé à l'encadrement de la porte visiblement très intéressé par ce qu'il se passait à l'intérieur de la petite salle de billard. Son regard bleu vert rencontra les perles céruléennes du blond et sans se presser, il se poussa pour le laisser entrer.

Naruto eut un haut le cœur violent et manqua de vomir sur lui-même. Il y avait une énorme flaque de sang par terre, juste à côté de la table de billard et un doigt amputé en plein milieu. Un homme à plat ventre était en train de pleurer d'une manière insoutenable. Sa main était couverte de sang. Il posa ses mains sur sa bouche par réflexe mais la nausée fut trop forte et il tenta de faire demi-tour pour sortir. Les deux gaillards qui l'avaient traîné jusqu'ici le stoppèrent dans son élan en l'agrippant par l'épaule.

- Il a besoin de soin. Firent-il larguant complètement Naruto qui ne comprenait pas de quoi il parlait. Ses grands yeux bleus s'ouvrirent en grand, incrédule.

- Quoi ? Il déglutit difficilement luttant contre son malaise. L'odeur ferrique du sang accentuait sa nausée. « Je ne suis pas médecin. »

- Nous le savons bien ! D'habitude c'est Iruka qui s'occupe des soins de premières urgences. Expliquèrent –ils brièvement en le traînant de force vers l'homme baignant dans son propre sang qui sanglotait encore malgré son épuisement et la douleur.

- Qui est-ce ?

Ce fut en entendant le son de la voix grave qui le fit étrangement frissonner que Naruto remarqua enfin les deux regards curieux et perçants qui le fixaient depuis son entrée.

- Votre nouveau cuisinier. Répondit Gaara toujours adossé négligemment contre l'encadrement de la porte. « Iruka nous le confie pour quelque temps ».

Les perles anthracite de Sasuke brillèrent d'un nouvel éclat et un sourire à peine décelable se dessina sur ses lèvres.

- Voyez-vous ça ? Iruka nous avait caché ce petit trésor. Naruto lui lança un regard méfiant et recula d'un pas lorsqu'il s'approcha dans sa direction. La lueur étrange qu'il décelait dans ses yeux lui faisait peur et malgré lui, cette lueur ne faisait que s'intensifier. « Je ne m'attendais pas à ce que tu sois aussi… mignon. Naruto. » Ajouta-t-il en choisissant ses mots créant un malaise plus profond chez le petit blond. Comment connaissait-il son prénom ? Une boule se forma dans son ventre et son stresse grimpa en flèche. Ils devaient surveiller Iruka. Et à présent qu'il était leur cuisinier, il allait se faire surveiller à son tour. Il n'aimait pas ça… Plus ça allait et plus cette histoire s'empirait.

Le gémissement plaintif de l'homme au sol attira à nouveau son attention et tout en se ressaisissant, il se pencha vers lui.

- De la glace… Il me faut de la glace, plusieurs compresses et de la Bétadine. Lança-t-il mécaniquement. « Et appelez les pompiers. »

Les hommes qui l'avaient accompagné se précipitèrent à l'extérieur pour apporter ce que le petit blond venait de demander. Il fallait désinfecter le moignon et le mettre au plus vite dans de la glace au cas où les chirurgiens voudraient le réimplanter. Il lui fallait aussi des sacs en plastiques… En cas d'amputation le moignon ne devait jamais rester en contact avec la glace. Iruka lui avait rabâché les consignes de sécurités et les réflexes à avoir en cas d'accident tellement de fois qu'à force il les savait par cœur. Les coupures aux doigts et les brûlures étaient des choses courantes pour un cuisinier. Tout en passant outre les regards qu'il avait sur lui, Naruto désinfecta le moignon et la plaie de Stefen qui saignait toujours. Il plaça le bout du doigt amputé dans un sac en plastique qu'il mit à son tour dans un autre sac plein de glaçons.

- Appelez les pompiers ! On va peut-être pouvoir le lui réimplanter.

- Non. Nous ne tenons pas que ce petit accident soit révélé. Trancha Sasuke en ordonnant d'un signe de la main à ses hommes d'aider Stefen à se lever.

- Mais…

- Ce sera tout. Tu peux retourner dans ta cuisine.

Naruto faillit s'étouffer. Lui qui était considéré comme une grande gueule par tous ses amis restait là… Muet… Stupéfié et surtout apeuré. Il les aurait bien dit deux ou trois mots bien choisis mais là, il sentait qu'il ne pouvait pas. L'atmosphère était trop dangereuse et bien trop violente. La situation lui échappait totalement et il se demandait comment Iruka avait fait pour lui cacher aussi bien qui étaient véritablement ses employeurs.

Quand il sortit enfin de leur salle de jeu, il alla vomir dans le levier de la cuisine réalisant à peine ce qu'il venait de se passer. Ses employeurs venaient de sectionnés un doigt à type et lui, Naruto Uzumaki leur avait prêté assistance. Il venait de se rendre complice de ses malfrats. Sa nausée redoubla et il continua de vider son estomac complètement perdu.


Je vous montrerai un doux rêve dans dix jours…

Note de l'auteur :

Bon, j'ai craqué… C'est de la faute de vos si gentils commentaires. Du coup, j'ai décidé de publier plus souvent ( disons trois fois par mois… Il va falloir que je tienne le rythme ). Sinon… Oui, j'ai vraiment honte d'avoir laissé autant de fautes dans le chapitre 1 ( je m'étais battue toute la nuit pour comprendre comment on faisait pour publier sur ce site… A tel point que j'ai dû effacer cinq fois la fic parce que je ne comprenais pas comment joindre le texte. Bref, que des malheurs qui m'ont fait publier la version non corrigée ). Déboires nocturnes d'une fille qui ne comprend rien à l'anglais…

Ps : hanfu *: vêtement traditionel chinois

Voilà et merci de m'avoir lu…