Comme son nom l'indique, cela se passe 6 ans après "Douces Vengences"... Donc à l'époque de FFVII. Les persos de BC sont morts. Il ne reste plus que 3 Turks et une nouvelle intégrée. C'est l'occasion pour nos deux compères de se retrouver...

Ca n'a pas changé, les persos ne sont toujours pas à moi T.T

Bonne lecture !


Ce fut une journée très chaude. Le soleil cognait à travers les baies vitrées. Plein sud. La chaleur montait dans les bureaux. Notamment, celui des Turks, explosé plein sud-ouest, là où il fait le plus chaud durant l'après-midi.Il n'étaient que deux dans le bureau, à s'occuper de la paperasse. Officiellement, les Turks sont le « département de recherche administrative » de la Shinra. Et Tseng en était le parfait représentant, de cette « recherche administrative ». Reno, beaucoup moins. Mais il avait été forcé de s'occuper de ses rapports en retard, d'autant plus qu'il s'était fait éclater la tronche il n'y a pas si longtemps que ça et qu'il fallait qu'il se rétablisse encore.

Il faisait chaud. Reno avait fait tomber la veste, et travaillait chemise grande ouverte, sous l'oeil légèrement courroucé de son supérieur. Même si ledit supérieur avait aussi enlevé sa veste, il avait gardé cravate et chemise fermée par l'étouffante chaleur. Le soleil donnait très fort et Reno finit par travailler torse-nu et Tseng n'osa pas le réprimender. La chaleur était atroce, et la climatisation interdite en raison de nombreux dispositifs technologiques qui ne le supporteraient pas. Les gouttes de sueur perlaient sur les fronts. Au bout d'une heure de torture, Tseng se força à enlever se cravate, à retrousser ses manches et à déboutonner les premiers boutons de sa chemise. Reno lui sourit : enfin il acceptait de se mettre à l'aise. Pour le récompenser, le roux se leva et lui proposa.

« Je vais te chercher une bière fraîche à la cafèt' ? C'est moi qui offre, c'est rare, profites-en.

Pas d'alcool, Reno...

Tu veux quoi, alors ?

Un thé.

Chaud !?

C'est désaltérant. Plus qu'une boisson fraîche.

...Bah... D'accord. Je vais te chercher ça. »

Quelques minutes plus tard, Reno revint avec une bière dans chaque poche et un grand mug fumant dans ses mains.

« Comme si j'avais pas assez chaud !!

Tu te sentais obligé de prendre... Deux bières...?

Bah... Une pour mon cerveau droit, une pour mon cerveau gauche.

Il faut déjà prouver que tu aies déjà un cerveau.

Arrête de me charrier, je suis plus un gamin !

Ah...?

C'est toi qui détiens mes vrais papiers d'identité, tu devrais savoir !

Tu restes de toute façon un gamin dans ta tête.

J'ai 25 ans !

J'en ai cinq de plus que toi.

Vieillard.

En quoi ça te dérange ?

Tu me fais chier. Tiens, bois ton truc. Ca m'brûle les doigts. »

Reno posa la tasse un peu violemment sur le bureau, faisant gicler quelques gouttes ambrées sur des documents sous le regard consterné de l'Utaïen. Avec son briquet, le roux décapsula une de ses canettes et la but quasiment cul-sec.

« Aaaaaaaaaaah ça fait du bien. »

Tseng ne répondit pas et se contenta de soupirer.

La journée passa. Reno était de garde cette nuit à la tour. Tseng, lui, bossait encore et toujours dans son bureau pendant que Reno patrouillait dans les 70 étages pratiquement déserts. A 22h, lorsque Tseng referma ses dossiers, posa ses lunettes de travail dans leur étui et quitta son bureau, il descendit au 64ème étage. La salle de sport des employés de la Shinra le jour, son lieu d'entraînement la nuit. Il aimait être seul pour s'entraîner. Il n'aimait pas être avec des autres personnes dans les vestiaires, il n'aimait pas se dévoiler. Il n'y avait que la nuit qu'il pouvait être tranquille, faire des haltères, courir, taper sur un punching-ball, faire des assouplissements, des tractions, des pompes, des rameurs... Et surtout, après l'effort, prendre une douche seul. Il avait horreur des douches collectives. Mauvais souvenirs de l'académie de Junon...

Reno avait été attiré par du bruit et entrouvrit silencieusement la porte dans le but de prendre un quelconque malfaiteur la main dans le sac. Mais il vit un tout autre spectacle. Tseng, ses longs cheveux noirs attachés, torse-nu, vêtu uniquement d'un pantalon de toile beige, en train de massacrer un punching ball.

« Eh bien, mois qui croyait prendre un voleur ou un terroriste...

...Tiens. Quel déplaisir de te revoir.

T'es pas très sympa, là.

Moi qui espérait avoir la paix...

Faut pas te cacher comme ça !

Je ne me cache pas.

Menteur, je te connais assez pour ça. C'est sympa de t'entraîner seul?

Oui.

Ca te dit une 'tite baston ? Me suis jamais battu contre toi.

Tu oublies l'an dernier...

Hein ?!

Oui, tu m'avais énervé, je t'avais mis un gros poing pleine face et tu étais resté sur le carreau...

Ah euh... P'têtre... Mais bon, on peu se battre sans trop se faire mal. Le but sera d'immobiliser l'autre ! Ca me dérouillera parce que je m'ennuie monstrueusement.

Comme tu veux... »

Reno enleva ses chaussures, sa veste puis sa chemise, posa son EMR et se mit en position d'attaque. Le brun le regarda foncer sur lui et l'esquiva souplement et ainsi de suite à chaque fois que Reno essaya de le toucher. Soudain, un coup de pied atteignit Tseng sans qu'il n'ait pu le voir venir. Reno triomphait. Tout ce petit manège était fait pour voir où était l'angle mort de son supérieur. Mais lorsqu'il voulu réitérer le coup, sa jambre fut saisie à deux mains. La stupéfaction se lut dans les yeux clairs du roux.

« Co... Comment ?

Moi aussi, je sais apprendre d'un échec. »

Ceci dit, Tseng déséquilibra le rouquin qui chuta au sol tout et essayant de frapper Tseng de son autre jambe. Tseng immobilisa l'autre jambe des siennes tout en encaissant les coups de poing de Reno qui pleuvaient pour se libérer de l'étreinte. Tseng, le corps pesant de tout son poids sur son collègue, lâcha la jambe de Reno pour lui maintenir les bras, les écarta de force et les plaqua au sol. Reno était surpris de la force que cachait l'Utaïen. Souple comme un serpent, puissant comme un tigre et combattif comme un chat sauvage. Reno enserra le bassin de Tseng de ses jambes, les serrant au maximum afin que la douleur de la compression sont forte et aussi dans le but de le faire basculer d'un violent coup de rein mais Tseng les plaquait tous deux au sol, maintenant tant qu'il pouvait Reno, une lueur de défi dans les yeux, le souffle haletant. Reno refusait la défaite et gigotait autant que possible pour essayer de retourner la situation, mais le corps plaqué sur lui l'en empêchait. Il gigota et se frotta tellement, les jambes enserrées comme un boa autour du bassin de l'Utaïen, qu'une érection lui vint, troublante, coupant court à ses envies de fuite. Il réalisa leur position, allongés sur le sol, Tseng lui maintenant les poignets, entre ses jambes qu'il avait enserrées autour du bassin de l'Utaïen. Très sexuelle, comme position. Reno rougit, gêné. Il était loin, le temps où ils avaient batifolé un soir ensemble. Le bon vieux temps...

Tseng s'était aperçu du trouble de son collègue. Comment ne pouvait-il pas sentir contre son propre bassin le sexe durci de Reno ? Comment ne pouvait-il pas remarquer qu'il avait cessé toute résistance ? Comment ne pouvait-il pas voir ses joues rougies et cet air gêné ? Il l'avait là, sous lui, dominé et soumis. Et cela... Commençait à l'exciter lui aussi. Comment aurait-il pu oublier qu'il y a six ans, ils s'étaient délicieusement envoyés en l'air ? Reno était-il prêt à recommencer ? Comme si le roux avait pu lire dans les yeux de l'Utaïen, des lèvres se posèrent sur les lèvres fines du leader des Turks. Tseng lâcha alors les poignets de son subordonné et se colla doucement contre son torse nu en continuant de l'embrasser tandis que les bras de Reno enlaçaient le corps musclé de l'Utaïen. Six ans avaient passé. Reno avait décidé de se laisser pousser les cheveux, Tseng, de se les lâcher. Les corps avaient mûri, avaient gagné en force et assurance. Les mains étaient plus expérimentées. Les langues plus joueuses. Les corps sûrs de leurs désirs. Les bouches se firent plus avides, plus désirantes, les corps en voulaient déjà plus. Reno donnait des petits coups de rein afin de se frotter contre Tseng qui lui, avait entrepris de dévorer le cou pâle et salé de sueur du roux. Ils n'étaient plus des Turks mais des hommes assoiffés de désir qui menaçaient de s'envoyer en l'air sur leur lieu de travail. Reno passa ses mains noueuses à l'intérieur du pantalon de toile fine de son supérieur, il aggripait en douceur les fesses musclées et masculines de Tseng, le pressant tout contre lui, hésitant encore à passer sous le boxer.

Finalement, Tseng se releva, coupant court aux entreprises de Reno.

« Reno... Est-ce une bonne chose ?

Tu ne disais pas ça il y a... 6 ans.

Justement. Six ans ont passé.

Tu y penses encore, pas vrai ?

Comment oublier ?

Moi, j'oublierai jamais la sensation de toi en moi. C'était... trop trop bon.

Toi, tu serais partant.

Je suis partant à chaque fois que je peux m'envoyer en l'air, voyons !

Je vois.

Toi, ça fait longtemps que tu es abstinent, non ?

On ne peut rien te cacher sur ce plan là.

Bah non, je suis un détecteur sexuel !

Je vois ça.

Depuis... Depuis qu'elle est morte, c'est ça ? Au début, je croyais qu'elle était avec Rude, ils étaient toujours collés ensembles, ils s'entrainaient ensemble et puis... C'était son style de nana, les grandes brunes à longs cheveux avec un caractère de cochon. Mais non... Je m'étais gouré, m'en suis aperçu tard.

Ne retourne pas le couteau dans la plaie, veux-tu ?

'Scuse. Allez, pleure pas sur le passé, t'es un Turk, oui ou merde ? Allez, viens faire calin à tonton Reno !

Je suis toujours en train de me demander si tu as réellement 25 ans.

25 ans et toutes ses dents !

Tu ne changeras donc jamais ?

Bah non, c'est comme ça qu'on m'aime !

Mais bien sûr !

Au fait... On fait quoi pour ça ? Ca commence à faire mal, tu sais ?

Tu te débrouilles.

Non mais oh ! C'est de ta faute j'te signale ! C'est toi qui t'es mis sur moi, haletant, en sueur...

C'est toi qui te frottais à moi.

C'est parce que t'es un type excitant !

On y croit tous.

Y a que toi qui t'en rends pas compte. Un mec de trente ans, classe, sévère, avec un corps à damner un saint...

Il n'y a que toi qui dit ça.

Y a Elena aussi. Et quasiment toutes les secrétaires de la tour. Chuis jaloux ! En plus, t'as d'autant plus de vues sur toi que tu es complètement...inaccéssible.

Justement. Tu n'auras pas accès à moi.

J'ai déjà réussi une fois. J'y arriverai bien une deuxième. Si je me souviens bien, t'avais flashé sur mon cul, dans le passé.

Une erreur de jeunesse.

T'avais quasiment mon âge, à l'époque...

C'est ce que je dis.

Et... Si je me foutais à poil ? »

Joignant l'acte à la parole, il défit sa ceinture, enleva le pantalon, le boxer puis les chaussettes et se montra nu à Tseng, son corps laiteux offert, le sexe tendu de désir. Tseng ne put s'empêcher de le regarder de haut en bas et de bas en haut. Reno se retourna et les images du passé ressurgirent dans l'esprit de Tseng. La douche, le lit. Cette peau blanche et douce, ce corps n'aspirant qu'au plaisir... Et ce visage qui en disait long sur le plaisir que lui, Tseng, lui donnait, à ce rouquin... Tseng resta pétrifié quelques secondes, le temps pour Reno de s'en apercevoir et de se recoller contre Tseng.

« Je crois me rappeler que ton dos est très sensible... »

Passant dans le dos de Tseng, il fit courir ses longs doigts, griffant légèrement l'épine dorsale de l'Utaïen qui ne put réprimer un soupir. Le roux enleva l'élastique de ses cheveux pour attacher ceux de Tseng, laissant les siens tomber sur ses épaules en une cascade flamboyante. Une fois les cheveux du brun attaché, Reno put lui mordre le cou et la nuque, tout d'abord en douceur puis de plus en plus fort, s'attirant de petits gemissements de la part de Tseng. Puis, se baissant petit à petit, il descendit mordre au creux des reins d'un Tseng debout, cambré, soupirant de plaisir, les jambes tremblantes. Reno baissa le pantalon de toile. Puis le boxer. Et commença à mordiller doucement les fesses fermes de son supérieur, puis descendit le long des cuisses pour finir par les mollets. Puis remonta jusqu'aux oreilles en lèches violentes qui firent trembler le leader des Turks.

Dorénavant, ils étaient tous les deux nus dans la salle de sport. N'importe quel vigile pouvait les suprendre. Reno n'en trouvait ça que plus excitant, surtout que la porte était toujours entrouverte...

Reno vint se coller au dos de Tseng. Passant ses mains sur le torse glabre de l'Utaïen, il lui caressa doucement les mamelons déjà dressés et tira des sons forts mélodieux selon lui de la part de Tseng. Il décida alors de porter ses mains plus bas et y trouva ce qu'il désirait : un sexe dans le même état que le sien.

« Tu vois que toi aussi tu le veux.

C'est pas moi, c'est mon corps.

Tseng, sache que la chair prime toujours sur la raison !

Toi, tu n'as pas de raison, c'est facile...

Mais même chez quelqu'un d'extrêmement raisonnable comme toi, la chair gagne toujours ! »

Reno commença à caresser fermement le membre de son supérieur, jouant du bout des doigts avec le gland faisant gémir doucement l'Utaïen.

"Des années que je rêve de ce moment...

Fous-toi de moi...

Non... Jamais personne ne fait fait jouir comme tu l'avais fait... Tu es devenu mon grand fantasme, mon cher...

Nnnhh... Je... Je suis flatté.

J'ai envie de tellement de choses...

Raconte-moi donc sur quoi tu fantasmes...

C'est que... Je me venge... Je te mets sous la douche, je te caresse et je te prends. On inverse les rôles. Et toi, tu aimes. Alors t'avise pas de casser mes fantasmes !!"

Reno arrêta ses caresses et murmura à l'oreille de Tseng : "Justement, il n'y a personne dans les douches à cette heure-ci... Sauf toi et moi. J'en ai envie..."

Il prit la main de Tseng et le traîna en direction des douches spacieuses de la salle. Reno s'affaira à allumer toutes les douches et revint se coller à Tseng. L'eau chaude ruisselait sur leurs corps salés de sueur. Le roux reprit les lèvres de Tseng en otage, trop heureux de recommencer comme au temps où ils étaient jeunes et où ils en étaient à l'étape "découverte d'un corps d'homme et du plaisir que l'on peu en tirer". Dorénavant, ils avaient six ans de plus, ils avaient vécu et expérimenté. Ils savaient ce qui leur procuraient du plaisir. Et Reno savaient parfaitement que la bouche et la langue de Tseng étaient un lieu où on pouvait éprouver beaucoup de plaisir. Que se soit dans un langoureux baiser ou que la langue de Tseng se balade sur son corps... Et rien que d'imaginer cela, Reno commençait à se montrer impatient. Ses mains parcouraient le corps de Tseng, sa langue jouant toujours avec celle de l'Utaïen. Il poussa Tseng contre la faïence et s'agenouilla contre lui. Tseng voyait parfaitement où Reno voulait en venir, surtout ce qu'il avait l'intention de faire à l'instant. Reno sourit malicieusement à son collègue, avant de poser ses lèvres sur le bout du sexe de Tseng pour en aspirer doucement le liquide séminal... Tseng soupira longuement, s'appuya contre le mur de la douche, fermant à demi les yeux, s'abandonnant aux lèvres expertes du roux. Il était loin le temps où il faisait le timide ! Reno, accroupi, se tenant d'une main à la cuisse musclée de Tseng, de l'autre, tenant la base du membre gonflé de désir et la bouche remplie dudit membre, s'amusait comme un petit fou des réactions plus que satisfaisantes du mister freeze de la Shinra. Tseng essayait de garder en vain un visage impassible mais ses yeux à demis voilés, sa bouche entrouverte, sa respiration rapide qui se ponctuait de légers soupirs trahissaient le trouble et le plaisir qu'il éprouvait. Puis Reno stoppa son acte, remonta quérir la bouche de Tseng, lui faire goûter combien il le désirait, dans un baiser salé.

"J'ai vraiment envie de te défoncer, Tseng...

Tu... Tu es toujours aussi délicat dans tes mots... Reno."

Les mains de Reno parcouraient le corps de Tseng, se rappelant de toutes les coubes, de tous les plats, les imprimants en lui. Tseng faisait pareil, en douceur avec fermeté, de ses mains calleuses d'homme qui manie souvent les armes. Reno s'aventura une fois de plus sur les fesses fermes de Tseng. Il les aimait ces fesses, mais par-dessus tout, il les désirait atrocement, il voulait l'intimité de Tseng, il voulait s'y glisser dedans, aller et venir en lui et lui faire éprouver le plaisir si intense que ce dernier lui avait procuré il y a six ans... Un plaisir qu'il n'avait jamais retrouvé avec quiconque.

"Tseng, j'ai atrocement envie de toi... J'ai envie de te défoncer et de te rendre le plaisir que tu m'as donné il y a si longtemps... Laisse-toi faire, laisse-toi aller, je t'en prie. J'ai envie de te faire jouir ainsi... Te voir... Offert à moi, t'entendre gémir de plaisir, te laisser gagner par ce feu qui te rongera le corps entier jusqu'à l'assouvissement total... Je te veux..."

Un doigt entra en Tseng. Doucement, lentement, ce doigt s'infiltrait et se retirait.

"Tourne-toi..." ordonna Reno.

Tseng obéit, sans rien dire. Le doigt revint en lui, plus facilement. Il allait et venait, caressait son intérieur, de plus en plus profondément.

"Tseng...?

Mmmh ?

Tu... Tu t'es déjà fait prendre ?

Pas que je sache.

D'accord. C'est sympa de me le préciser. Au fait ?

Oui ?

T'es bien du signe Vierge ?

Oui, pourquoi ?

Bientôt, faudra que tu changes de signe astro."

Un second doigt rejoignit le premier, sans trop de difficultés. Tseng se laissait détendre par Reno docilement. Il avait du mal à se l'avouer mais il appréciait lorsque les doigts du roux étaient en lui, surout lorsqu'ils approchaient d'un point sensible totalement insoupçonné jusqu'alors. Cela lui donnait envie d'en avoir encore plus en lui. Un troisième doigt combla son souhait mental, l'étirant avec une lègère douleur mais l'excitant au possible car il se sentait tellement proche de ce point... Un faible gémissement franchit ses lèvres. Les épaules appuyées contre la faïence, Tseng fit glisser une de ses mains vers son entrejambe très douloureuse de désir afin de la masser. L'effet conjugé des doigts de Reno et de sa main qui allait au même rythme que celui imprimé en lui le rendait ivre de plaisir... A mi-voix, il demanda à Reno : "Je t'en prie... Vas-y..."

Reno n'en croyais pas ses oreilles : Tseng le suppliait de le prendre. Il lui faisait de l'effet, il lui donnait du plaisir ! Reno trouva ça plus délicieux qu'une bière fraîche un soir d'été. Reno retira ses doigts de l'orifice détendu, désirant et désiré, enduit son sexe du mucus qu'il avait après les doigts et entra délicatement, par petits accoups, en Tseng qui soupirait de plaisir de se voir ainsi comblé. Reno passa ses mains autour de Tseng, caressant son torse musclé, soupirant de l'étroitesse délicieuse de l'intimité de son chef.

"Putain Tseng... T'es bon...

Toi aussi... C'est étrange comme... sensation mais... bon...

Ca va être encore meilleur quand je vais m'actionner !

Qu'attends-tu, crétin ! Actionne donc !!"

Reno éclata de rire et commença de lents vas et viens, afin d'habituer Tseng aux mouvements d'un objet de 4cm de diamètre en lui. Cet objet était bien plus long que les doigts de Reno. Et frottait contre ladite zone sensible. Tseng ne put retenir un long soupir à chaque fois que Reno passait à cet endroit. Tseng était plaqué tête et épaules contre la faïence, les bras contre le mur, respiration haletante. Les mains de Reno avaient quitté son torse pour venir stimuler son entrejambre au rythme des coups de rein. Le mélange des sensations faisait tourner la tête à l'Utaïen. Totalement soumis à Reno, tel un objet vivant entre ses mains, il ne faisait plus attention à rien hormis le sexe qui le pénétrait et les mains qui le caressaient. Tout le reste avait disparu de son esprit. Il ne se rendait même plus compte que des gémissements graves avaient remplacés ses soupirs, il n'avait remarqué que le rythme qui s'intensifiait et qui attisait un véritable brasier en lui. Il n'avait plus conscience de ses jambes qui tremblaient de plaisir mais seulement du plaisir qui tremblait en lui. Au bout de très longues et délicieuses minutes de cadence bestiale menée par Reno, Tseng eu un long voile blanc, il sentit tous les muscles de son corps se contracter, sa respiration fut coupée comme le son, son regard se voila, sa bouche s'entrouvrit pour laisser échapper un long râle comme un râle d'agonie avant de souiller généreusement la faïence et les mains de Reno, agité de spasmes, tentant de s'agripper au mur, en vain. Reno sentit sa prison de chair se resserrer fortement autour de lui, intensifiant la pression sur son membre. Après quelques vas et viens à cette pression, il se libéra en Tseng, le remplissant de sa semence, de son désir. Avant de s'effondrer sur le dos de Tseng qui ne tenait plus qu'appuyé contre le mur de faïence. Leurs respirations étaient erratiques, leurs corps étaient dépourvus d'énergie et ils se laissèrent glisser sur le carrelage chaud et mouillé, laissant les douches pleuvoir sur leurs corps inertes de fatigue.

"T'as... t'as vu comme c'est bon...?

pas de réponse

T'as un cul d'enfer Tseng... Trop bon...

Merci...

T'as plus qu'à changer de signe astro, maintenant. Et aussi... 'Faut qu'on recommence un de ces quatre !

Ta... t'abuses... Laisse-moi récupérer...

Chuis bon amant, hein ?

...Je pense qu'il y a pire..."

Reno grogna et se traîna contre Tseng afin de s'en servir comme oreiller.

"Tseng...? On dors ici ?

On va finir noyés.

Ca a l'air de te réjouir.

Pas spécialement. Mais je suis trop fatigué pour me lever."

Ceci dit, Tseng vira Reno de son torse, se leva et se traîna quand même jusqu'à la sortie des douches. Il s'enroula dans sa serviette, se sécha très sommairement, se rhabilla vite fait(boxer, apntalon, chemise ouverte) et s'allongea sur un tapis pour s'endormir aussi sec.

Peu importe ce qu'on lui dira le lendemain matin, ce sera moins humiliant que ce qu'on dira quand on verra Reno endormi nu sous les douches...

FIN


Si j'ai plein de reviews, je vous ponds un 3ème chapitre à l'époque d'Advent Children !

Dites moi ce que vous en pensez !

La review, c'est la raison d'être du fanficker (après l'écriture de ses fics) !