Tout d'abord, je voudrais remercier très chaleureusement toutes les personnes qui m'ont écrit une review. Je dois dire que cela m'a vraiment fait très chaud au cœur, et que ça m'a inspirée et influencée pour écrire le reste de cette fic.

D'après ce que j'ai cru comprendre, on n'a désormais plus le droit de répondre aux reviews dans ses fics. Ca m'embête bien, étant donné que j'ai toujours rêvé de faire mes RARs, mais bon, y faut pas chercher à comprendre... Hé ! Je tiens pas à m'attirer d'ennuis, moi ! (lecteurs : Tss, complètement parano celle-là !...)

Ce qui m'énerve bien, c'est que du coup je ne pourrais pas répondre aux gentilles reviews de Ellada, Dark Diamond, Simbelmude et Alma77 et que je ne pourrais pas leur dire à quel point cela m'a fait plaisir de lire tous ces compliments...

Alors j'en profite pour faire passer ce message : j'aimerais beaucoup que les personnes qui n'ont pas de compte sur le site m'envoient leur adresse mail pour que je puisse leur répondre, please ! ;) Cela est valable pour ce chapitre comme pour les suivants, mais bon, vous êtes libres aussi de ne pas donner d'adresse, c'est vous qui voyez ! ;)

Bref bref bref, je voudrais juste signaler que je dédicace ce chapitre à NIMRODEL DE LA LORIEN, qui fut la première à m'envoyer une review ! Par ailleurs, je vous conseille de lire ses fics Histoire d'Amroth et Nimrodel ainsi que Toujours subsistera une nouvelle aube, qui sont incroyablement proches de l'histoire de la Terre du Milieu tel que l'a vu Tolkien, et qui sont en plus vraiment intéressantes et bien écrites ! ) Je te fais de gros bisous Nim', et je te souhaite une agréable lecture ! ;)

Et bonne lecture aussi à tous !

ooooooo

Chapitre 2 : Imladris... Enfin...

Cela faisait de nombreux jours que Sidawethiel cherchait à rejoindre Imladris. La voie la plus directe étant celle qui traversait le col de montagne, Sidawethiel décida que ce serait là sa route. L'elfe ne savait absolument pas combien de jours d'avance le Prince de Mirkwood avait, c'est pourquoi il lui fallait perdre le moins de temps possible pour pouvoir rattraper son éventuel retard.

En dépassant la lisière de la forêt, Sidawethiel prit tout de même le temps de se retourner et de regarder une fois encore la Forêt Noire. L'elfe ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur. Cela faisait des centaines et des centaines d'années que l'elfe avait habité ici, sans jamais en sortir. Cette forêt, toute maudite soit-elle, restait sa demeure.

- « ... Et c'est là où se trouve toute ma famille... »

Mais il ne fallait pas penser à cela. Se venger, c'est tout ce qui comptait. Et tant pis pour les autres...

Bien des jours s'écoulèrent, gris et monotones, jusqu'à ce matin d'automne, alors que le soleil venait à peine de naître dans le ciel. Grimpant sur un rocher avec toute la souplesse dont seuls les elfes savent faire preuve, Sidawethiel scruta l'horizon, cherchant où se continuait sa route. C'est alors que son regard s'arrêta sur un minuscule point, situé tout en contrebas, à l'ouest.

- « ... Imladris... Enfin... »

Alors Sidawethiel força l'allure, se déplaçant avec une vitesse et une adresse surprenantes entre les rochers. Avec un peu de chance, il lui serait possible d'atteindre la cité avant la tombée de la nuit... Une fois au bas de la montagne, Sidawethiel s'enfonça avec délice dans la petite forêt qui entourait et protégeait la cité. Tous ces jours à voyager parmi ces rocs, nus et glacials, avaient de quoi lasser et rendre nostalgique l'elfe sylvestre, qui ne peut trouver un semblant de paix que parmi les arbres et l'herbe verte. Et la forêt d'Imladris paraissait tellement paisible et accueillante comparée à la Forêt Noire ! On pouvait presque en oublier nos peines et toutes ces douleurs qui empoisonnent le cœur...

Le soleil déclinait doucement en un crépuscule flamboyant alors que Sidawethiel parvenait enfin en vue directe de la cité. Imladris. Beauté d'une cité elfique à l'automne de sa gloire...

Mais sa contemplation de la forêt fut malheureusement stoppée net :

- Halte !

Sidawethiel s'arrêta aussitôt, les membres crispés, non que la menace lui fasse peur, mais parce que c'était l'une des premières fois de sa longue vie d'elfe qu'une personne avait réussit à surprendre sa venue. L'elfe se disputait mentalement. Comment pouvait-on se faire repérer aussi facilement ? C'était si bête ! Si seulement son attention était restée aussi vive que d'habitude, sans se faire détourner par la contemplation de ce stupide paysage, ce jeune garde n'aurait rien repéré...

En effet, un garde elfe venait de faire irruption depuis un grand arbre, légèrement en retrait à sa gauche. Il s'approcha à pas feutrés alors que plusieurs autres gardes se découvraient et commençaient à encercler Sidawethiel, tenant l'elfe en joue avec leurs arcs.

- Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? Répondez !

Sidawethiel hésita longuement avant de penser que le mutisme ne mènerait probablement à rien. En effet, même si cela répugnait l'elfe, il lui faudrait sûrement justifier sa présence en ces lieux.

- On me nomme Sidawethiel, Sidawethiel de Mirkwood.

- « ... de Mirkwood » ? Alors vous faites partie de la délégation en provenance de la Forêt Noire, c'est cela ?

Il n'est pas dans la nature des elfes de mentir, même pour se sortir de situations délicates, mais enfin, par Eru ! ne pas mentir... ce serait dommage, avec une si belle opportunité !...

- Oui, en effet.

Le garde échangea un rapide coup d'œil entendu avec les autres elfes, qui campèrent plus que jamais sur leurs positions, leurs flèches braquées sur Sidawethiel, puis il ajouta :

- Alors peut-être pouvez-vous m'expliquer la raison pour laquelle vous avez... plus de cinq jours de retard sur vos compatriotes ?...

L'espace d'une seconde, on aurait pu discerner une once d'inquiétude sur le visage de Sidawethiel.

ooooooo

Un frisson lui parcouru l'échine.

- Alors, vous ne répondez rien ? s'impatienta le chef des gardes.

- Je suis Sidawethiel de Mirkwood, et les raisons pour lesquelles je suis ici ne vous regardent en rien ! tenta Sidawethiel, une lueur de défit suicidaire dans les yeux.

- ... Tout ce que je vous demande, reprit calmement le chef des gardes, c'est de nous dire les raisons pour lesquelles vous désirez pénétrer dans le domaine du seigneur Elrond. Est-ce là une question si compliquée pour vous ?

Sidawethiel ne répondit rien à cette remarque ironique, se contentant de regarder le chef dans les yeux, d'un œil fixe et déterminé, exprimant clairement qu'aucune parole ne sortirait de sa bouche contre sa volonté.

- Quelles raisons peuvent donc vous pousser à nous mentir ?

- ...

- Très bien, céda finalement le capitaine des gardes, non sans être blessé dans sa fierté, puisque vous ne daignez pas répondre à nos questions, nous sommes obligés de vous conduire devant le Prince de Mirkwood. Peut-être serez-vous alors plus loquace devant lui...

- ... Et si je refuse ? avança tout de même Sidawethiel, d'une voix plus timide que l'elfe n'aurait voulut.

- Ce n'est pas une invitation, mais un ordre. Gardes ! Accompagnez cet individu jusqu'à Imladris et menez-le au Prince Legolas !

A cette demande, deux gardes baissèrent leur arc et encadrèrent Sidawethiel.

- « C'est pas vrai ! s'offusqua silencieusement Sidawethiel. Je n'aime pas du tout la tournure que prennent les événements... Et il aura fallu que je tombe nez à nez avec cette patrouille d'elfes ! D'où sort-elle, d'ailleurs ? Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais vu de gardes devant cette cité elfe !! On se croirait en temps de guerre !... Serait-ce donc le cas ? ... »

Aussitôt, les gardes intimèrent à Sidawethiel l'ordre d'avancer en direction de la cité. Il aurait peut-être été possible à Sidawethiel de se débarrasser de ces deux elfes une fois hors de vue du chef de la garde, mais il lui sembla que ce n'était vraiment pas la meilleure chose à faire pour démontrer sa sympathie au seigneur de ces lieux. Alors l'elfe décida finalement de se replier derrière un profond mutisme et de laisser les choses se dérouler, par la grâce des Valar. Sidawethiel se sentait d'ailleurs complètement mal-à-l'aise en présence de ces deux gardes, cela faisait tellement longtemps que l'elfe n'avait pas côtoyé ni adressé la parole à d'autres personnes que le fait d'avoir échangé quelques mots avec eux lui donnait l'impression d'avoir mis à nu tout son être, involontairement. Cela lui fit rapidement développer une certaine antipathie envers ces gardes qui entravaient de la sorte sa liberté.

Les deux elfes menèrent Sidawethiel par un petit sentier jusqu'à la cité. En dépassant le mur d'enceinte d'Imladris, Sidawethiel ne put s'empêcher de lever les yeux et d'observer encore la cité elfique. Celle-ci était d'ailleurs tout simplement magnifique. Ici, la nature et les pierres se mariaient avec harmonie. C'était comme si la nature les avait placées là depuis la nuit des temps. L'atmosphère y était pure et calme, et les oiseaux et autres animaux ne fuyaient pas la compagnie des hommes...

Sans lui laisser plus de temps pour s'émerveiller devant la cité, on conduisit Sidawethiel jusqu'à une grande bâtisse, élégamment recouverte par de la végétation. Après avoir gravit quelques hautes marches, le petit groupe s'arrêta devant une des innombrables portes alignées le long d'un immense couloir. Le garde à la droite de Sidawethiel, un jeune homme aux cheveux noirs et aux profonds yeux verts, frappa délicatement à la porte. Celle-ci s'ouvrit, et le stress ainsi que la respiration de Sidawethiel s'accélérèrent, alors qu'un elfe se découvrait à l'encadrement de la porte.

Ce dernier, avec ses longs cheveux blonds et ses yeux d'un noir pénétrant, n'était clairement pas un elfe d'Imladris, ce que Sidawethiel remarqua rapidement à la teinte et à la forme de ses vêtements. De plus, son visage, bien que d'une grande beauté, reflétait une certaine sagesse que l'on ne pouvait acquérir qu'après bien des années d'existence, et cet œil vif qu'après bien des années de dur combat. Il ne pouvait être qu'un elfe de Mirkwood.

- Nous voulons parler à votre Prince, le seigneur Legolas de Mirkwood, commença le garde brun d'une voix calme et élégante.

- Notre prince s'est absenté, répondit alors l'elfe sur le même ton. Mais peut-être pouvez-vous me transmettre le message, je lui ferais parvenir dès que possible.

Les deux gardes restèrent immobiles quelques secondes, probablement indécis sur ce qu'ils devaient maintenant faire, puis le jeune garde de droite reprit finalement la parole :

- Non, ce n'est pas la peine, s'excusa-t-il. Nous attendrons le retour du Prince.

Et après un ultime salut courtois, la porte se referma doucement.

Sidawethiel jubilait intérieurement, les Valar semblaient être de son côté. En peu de temps, une foule de pensées se succédèrent dans son esprit. Tout ne se passait pas comme prévu pour eux non plus, n'est-ce pas ? Tout aurait été bien plus simple s'ils ne s'étaient pas occupés de ses affaires ! N'étaient-ils donc pas capables de reconnaître une personne innocente quand ils en voyaient une ? Et depuis quand les elfes étaient-ils devenus une menace pour les elfes ? Prendront-ils finalement la décision la plus sage et la plus sensée, libérer leur « hôte » ?

- Venez, décida soudain le jeune garde brun.

Sidawethiel suivit alors les deux elfes, la tête haute, un air de défi dans le regard. Quel que soit ce qu'ils lui réservaient, l'elfe garderait sa fierté, même si ces deux gardes ne trouvaient rien de plus intelligent à faire que de l'envoyer dans une des geôles, depuis longtemps inutilisées, d'Imladris. Le petit groupe longea le couloir, grimpa plusieurs escaliers pour aboutir à un couloir de la même configuration que le premier, puis il s'arrêta un peu plus loin, devant une porte d'aspect similaire à la précédente.

- Entrez, lui ordonna d'une voix douce mais ferme le garde qui avait pris la parole précédemment. Vous resterez dans cette chambre jusqu'au retour de votre Prince. Je ne vous conseille pas de tenter de vous échapper, nous vous surveillerons étroitement. En espérant que ce séjour vous sera agréable...

Sur ce, les deux gardes refermèrent la porte, laissant Sidawethiel enfin libre de ses mouvements... du moins dans cet espace réduit. En collant l'oreille contre la porte, l'elfe comprit vite que les deux gardes feraient le gué devant la chambre le temps qu'il faudrait. Après avoir poussé un soupir d'agacement, Sidawethiel examina d'un peu plus près sa chambre. A cause de la pénombre qui venait de suivre le couché de soleil, deux bougies étaient posées sur une petite table, juste à côté d'un lit aux draps d'aspect chauds et soyeux. A la droite du lit se trouvait une grande armoire, richement travaillée tout en gardant la délicatesse de la sobriété. La décoration de la pièce était assez simple, bien que d'une rare élégance. Les couleurs dans les tons de camaïeu donnaient un aspect serein et reposant à la pièce. L'extrémité de la chambre donnait sur une magnifique petite terrasse, séparée du reste par un fin drap blanc crème qui se soulevait délicatement, suivant le souffle du vent. Sidawethiel ne pouvait malheureusement pas se rendre compte de la vue, étant donné que la cité se trouvait désormais plongée dans le noir le plus total, bien qu'éclairée de temps à autres par une timide lune qui perçait difficilement à travers les nuages. Malgré cela, Sidawethiel pressentait un vide important juste sous la terrasse, c'est pourquoi il serait tout bonnement suicidaire de tenter de s'échapper par ici...

Malgré la beauté des lieux, cela faisait tellement longtemps que Sidawethiel n'avait pas séjourné dans une demeure en pierre que l'elfe ne pouvait s'empêcher de ressentir involontairement un sentiment de malaise, d'inconnu. En essayant de chasser ces idées inconfortables de sa tête, l'elfe retourna lentement jusqu'au milieu de la chambre. Puis, en ouvrant négligemment le battant de la grande armoire, Sidawethiel s'immobilisa de stupéfaction.

L'armoire était remplie de robes, plus belles et plus fines les unes que les autres.

- Que veulent-ils donc que je fasse de ça ? se demanda Sidawethiel avant de refermer brutalement le battant.

Au même moment, les murmures des gardes se firent entendre, suivis du bruit de leurs pas s'éloignant, et ainsi Sidawethiel en déduisit qu'ils venaient d'apercevoir le Prince et allaient le chercher. Alors le cœur de Sidawethiel commença à s'accélérer et l'elfe chercha fébrilement dans la pièce un endroit où se dérober aux regards.

Puis soudain, la porte s'ouvrit d'un coup net.

ooooooo

COUPÉÉÉÉÉÉ !

Et oui, j'ai coupé là, mais vous auriez dû vous en douter, la plupart des auteurs de fics adoooooorent couper au moment où il ne faut pas, alors j'ai pas pu m'empêcher de faire pareil... Niark niark niark, VENGEANCE !!! ;p (Lecteur : Décidément, elle est obnubilée par les vengeances celle-là !)... Mouais, y a du vrai... ;D

... M'en voulez pas trop ? Allez, je vous permets de m'insulter de tous les noms si vous voulez, mais pour ça il faut déjà m'envoyer une ch'tite review, hé hé hé ! ;D

Juste un détail : N'hésitez pas à me dire dans une review ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas dans ma fic, de façon à ce que je puisse écrire un récit qui vous intéresse, tant qu'à faire :p

Allez, j'vous embête pas plus, j'vous fais juste de grooos bisousss !!!A+

Caladwen