Merci pour les reviewes. On commence doucement mais surement.

J'espère que ce chapitre 2 vous plaira autant que le premier.

Bonne lecture et rdv en bas de page !

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Chap. II : Si la réincarnation existe, je voudrais être …

L'été indien jouait les prolongations à Washington. Nous étions le 2 octobre, et pourtant la température avoisinait les 23 degrés.
Cette douceur automnale donnait une atmosphère spéciale aux choses. Les arbres du parc avaient changé de couleur, déployant une palette allant du jaune terne à l'orange soutenu, mais pas encore au rouge flamboyant.

C'était le début d'après-midi et il faisait bon.
Nous avions déjeuné au milieu de l'herbe, Bones, Parker et moi. Au menu : salade composée, poulet froid et purée de pommes de terre, quelques chips et une tarte au pomme. Bones avez voulu tout préparer, même la tarte, elle qui détestait ça. Elle l'avait faite pour moi, pour me faire plaisir. En y pensant, je souris sans le vouloir.

J'étais allongé sur la couverture que nous avions apporté pour le pique-nique, regardant Parker jouer avec d'autres enfants.

Mon fils grandissait trop vite, à mon grand désespoir. D'autant plus vite que je ne le voyais que très peu. Trop peu à mon goût.

Parker n'était plus un enfant mais un garçon, avec ses jeux et ses rêves. Et il ne cessait de me surprendre jour après jour.

Quand, un mois plus tôt, j'avais tenté de lui expliquer la nouvelle tournure que prenait ma relation avec Bones, je n'avais pu trouver les mots, m'empêtrant dans des bégaiements incompréhensibles. Et du au haut de ses 6 ans, Parker m'avait simplement demandé si Bones était ma petite amie.

- Hum… Oui, Parker… On peut dire ça comme ça.
- Enfin ! Je le savais de toute façon.

Et il était retourné jouer sans faire plus de cérémonie.

Les enfants sont désarmants par leur capacité à cerner les gens, les choses, les événements et à dire la vérité. Leur vérité.

ooOoo

M'appuyant sur mon coude droit, je me redressais pour regarder Bones.

Elle était allongée tout près de moi, sur le ventre. Elle dormait paisiblement, sa tête reposant sur un livre illustré que Parker avait voulu lui montrer. Mais Bones n'avait pas compris au premier abord comment les animaux de la forêt pouvaient communiquer entre eux, et même être amis alors que le loup aurait du s'attaquer à la biche…

- J'imagine que c'est une métaphore de notre société d'adulte, transposée à l'environnement de la forêt afin de faire comprendre aux enfants la structure étatique de notre société et ses rapports de force entre le dominant et le dominé. Tu vois Parker, dans la vie nous sommes tous différents. La vie en groupe obéissant à une hiérarchisation, nous devons trouver notre juste place en intéraction avec les autres. Mais ton livre ne tient pas compte de l'instinct animal notamment celui de survie. La chaîne alimentaire Parker, c'est quand…

Sacrée Bones… toujours prête à donner un cours.

Elle s'était donc assoupie.

Une légère brise faisait flotter quelques mèches de ses cheveux, découvrant par instant son dos nu. Bones avait mis la robe préférée de Parker "de la même couleur que tes yeux Docteur Bones !". Une robe d'un magnifique vert d'eau qui me faisait penser à celle que portait ma mère dans sa jeunesse. Du style rétro, années 50, au jupon évasé et au dos échancré. Elle avait retiré son gilet et depuis je ne pouvais détacher mon regard de son dos.

Sa peau, d'un blanc quasi laiteux, appelait ma main. Des yeux, je la caressais, descendant de sa nuque délicate, jusqu'au creux de ses reins. Cet endroit si doux où ma main trouvait sa place sans même la chercher.

J'empruntais du regard le sillon que sa colonne vertébrale creusait. J'aurai voulu y déposer un millier de baisers.

Une douce chaleur m'envahit. Ce n'était pas un désir brûlant mais plutôt l'envie de la tenir dans mes bras comme le plus précieux des bijoux. De la protéger de tout. Pour toujours.

Ne pouvant résister, je cueillis un brin d'herbe et j'entrepris de le faire glisser sur sa peau.
Je ne voulais pas la réveiller, mais juste profiter de l'instant.
Je fis glisser avec précaution le brin d'herbe sur ses bras, en partant de ses mains jusqu'à ses épaules. Je guettais sa moindre réaction. Puis je le fis aller et venir sur son dos, par simples effleurements. Je souris lorsque je vis qu'elle avait la chair de poule sous mes subtiles caresses.

J'écrivais des mots d'amour visibles de moi seul sur le plus beau des cahiers : son corps.

Et même si j'avais passé les deux derniers mois dans l'enfer de mes sens, je savais que le jour viendrait où je pourrai à nouveau toucher l'instant avec elle.

Ce n'était qu'une question de temps.


J'entendais Parker rire au loin, de ce rire d'enfant qui n'a peur de rien. De ce rire qui brise tout. Et j'aimais l'entendre.

Tout avait toujours été simple avec Parker. C'était un enfant éveillé et joyeux de nature. Je ne l'avais vu pleurer qu'une fois, celle où Epps l'avait approché, faisant craindre le pire à Booth. Je me rappelais la terreur dans ses yeux ce jour-là. Et la colère qui lui avait succédé.

Avec sa douceur et ses sourires, Parker avait réussi à m'attendrir. M'abreuvant de tendresse, il m'avait apprivoisée, comme l'avait fait son père…

- Docteur Bones, vous êtes la chérie de Papa maintenant alors ?
- Hum… Oui Parker… on peut dire ça comme ça.
- Vous allez prendre soin de lui maintenant, hein ?

Et j'avais fait la promesse à cet enfant d'à peine 6 ans de prendre soin de son père. Tout était si naturel pour lui. Il ne se posait aucune question ni sur ma relation avec Booth, ni sur son propre avenir. Il vivait l'instant, heureux de voir son père heureux. Enfin.

ooOoo

Je m'étais assoupie quelques instants après le déjeuner.

Allongée sur le ventre, je sentais encore la tarte au pomme du dessert. Booth l'avait dévorée, ce qui me fit sourire.

Alors qu'il croyait que je dormais toujours, je le vis se redresser, se tournant vers moi. A travers le rideau de mes cils, je l'observais en silence.

Vêtu d'un simple t-shirt et d'un jean, il était beau. D'une beauté naturelle, quasi brute, virile.

Le soleil jouait dans ses cheveux bruns, y déposant des reflets. Ses rayons traçaient les contours de son visage anguleux mais à l'expression si douce. J'aurai voulu embrassé l'arête de sa mâchoire un millier de fois.

Il n'était pas rasé de frais et j'aimais ça. J'aimais ce contact râpeux sur mes joues. J'aimais chez lui ce côté négligé qu'il se donnait parfois, lassé de son aspect lisse d'agent impeccable du FBI.

Je l'observais en train de m'observer. Je suivais son regard qui semblait mémoriser le moindre centimètre carré de peau de mon dos. Un regard si intense que j'en frissonnais intérieurement.

Puis je le vis prendre un brin d'herbe et l'approcher de moi. Je fermais à nouveau les yeux, de peur qu'il ne me surprenne.

Il fit glisser le brin d'herbe sur la peau de mes avant bras, remontant jusqu'à mes épaules dans une lenteur infinie.

Une douce chaleur m'envahit. Ce n'était pas un désir brûlant mais plutôt l'envie de me blottir contre lui. A l'abri. Pour toujours.

Booth continua ses caresses savantes dans mon dos qui, décidément, l'attirait particulièrement. Les allers-retours qu'il faisait faire au brin d'herbe sur ma peau finirent par me faire frissonner. J'en avais la chair de poule. J'imaginais ses mains sur moi, dans le bas de mon dos, où il avait trouvé sa place. Et comme la première fois, je ne pus réprimer un soupir, non d'exaspération mais de plaisir.

J'ouvris enfin les yeux pour trouver son regard en face du mien. Un regard qui ne me donnait que confiance et tendresse.

Je me fis alors la promesse silencieuse qu'un jour prochain, il reposerait ses mains sur moi.

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Un peu de douceur dans ce monde de brute... mais "l'action" ne va pas tarder... quoique...

Allez un effort, le bouton vert là-dessous vous appelle! ;)