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Chapitre 2 : Le fils de Byakuya Kuchiki
A la mi-automne 1983, dans une petite maison de la banlieue de Little Whining, une horrible quinte de toux se fit entendre en plein milieu de la nuit.
« Cette fois, cela suffit ! » rugit Vernon en sortant de son lit.
Il descendit rapidement les escaliers, suivi de sa femme, et ouvrit la porte du placard qui se trouvait en dessous.
« Vas-tu te taire ? » hurla-t-il.
« Vernon, je pense qu'il faut vraiment l'amener à l'hôpital. »
Harry, alors âgé de trois ans, était fiévreux et avait du mal à respirer.
« Hors de question que je paie quoi que ce soit pour ce monstre ! Il prend le pain de la bouche de Dudley ! »
Il avait naturellement oublié qu'il recevait une certaine somme pour justement s'occuper du garçon. Il remonta rapidement dans sa chambre et redescendit cinq minutes plus tard totalement habillé. Il prit Harry dans ses bras et l'emmena dans sa voiture. Quand il revint deux heures plus tard, Harry n'était pas avec lui. Pétunia ne lui demanda rien.
OoO
Byakuya Kuchiki, capitaine de la sixième division, était en Angleterre. Un attroupement de Hollows relativement important avait été signalé et il avait été désigné pour s'en charger, puisqu'il était le seul disponible. Il marchait sur l'air, pensif, en admirant la voûte céleste. Il venait d'éliminer la vermine hollow sans aucun problème. Il s'apprêtait à ouvrir un seikaimon quand il entendit les pleurs d'un enfant appelant son oncle à l'aide suivi d'une quinte de toux.
Beaucoup dirait qu'il était sans cœur, mais dans le fond, Byakuya est un grand sentimental. Seule sa condition de noble l'obligeait à paraître froid et insensible. Il se dirigea vers la source de ces plaintes et découvrit un petit garçon aux cheveux noirs, comme les siens, et aux yeux verts. Il avait une cicatrice en forme d'éclair sur le front. L'enfant grelottait de froid dans la nuit fraîche et il toussait énormément. Il appelait son oncle et sa tante. Byakuya étendit son reiatsu aux alentours pour percevoir la présence d'hommes aux alentours. Rien. Pas âme qui vive.
Le garçon avait été abandonné. Et il était malade.
Byakuya prit le garçon dans ses bras et ouvrit le seikaimon, l'emportant avec lui au Seireitei.
OoO
« Il a une pneumonie, Capitaine Kuchiki, » dit Unohana, capitaine de la quatrième division.
Byakuya s'était directement dirigé vers l'hôpital pour faire administrer des soins à l'enfant.
« Pouvez-vous vous en occupez, Capitaine Unohana ? »
« Bien sûr, » répondit-elle avec un sourire.
Le Capitaine Kuchiki se dirigea vers son bureau, salua son vice-capitaine et rédigea son rapport pour le Capitaine-Commandant. Il revint dans la soirée à l'hôpital pour s'enquérir de l'état du garçon avant de rentrer chez lui dîner en compagnie de Rukia, sa sœur. Le lendemain, il fut convoqué dans le bureau du Capitaine de la première division où il se rendit sans tarder.
« Bonjour, Commandant, » dit-il quand il fut autorisé à entrer.
« Bonjour, Capitaine Kuchiki, » répondit Yamamoto. « Un rapport vous concernant mentionne le fait que vous ayez ramené un humain à la Soul Society. Cela est formellement interdit. Pourquoi avoir commis un tel crime ? »
« Navré, Commandant, » dit calmement Byakuya. « J'ai trouvé l'enfant après avoir accompli ma mission. Il était seul en plein milieu d'une forêt en pleine nuit, gravement malade. Il n'y avait personne à des lieues à la ronde. Je ne pouvais pas, en mon humble conscience, le laisser là. Il allait très certainement mourir. »
Le Commandant Yamamoto resta pensif, assis à son bureau, fixant son subordonné de la sixième division.
« Je comprends, » dit-il au bout d'un moment. « Qu'allez-vous faire de lui ? »
« Je l'ai amené ici, Commandant, » fit Kuchiki. « Il est sous ma responsabilité. Je pensais l'adopter et en faire mon fils. »
« Très bien, Capitaine Kuchiki, » conclut Yamamoto. « Vous pouvez disposer. »
OoO
Harry se réveilla dans une salle aux tons clairs, du blanc et du beige, dans un lit confortable. Alors s'était cela la sensation que donnait un lit ? Délicieux, pensa-t-il avec un sourire. Il avait encore mal à la gorge mais il n'avait plus froid. Par la fenêtre, il put voir un jardin avec un arbre au feuillage rose – un cerisier du Japon – où il put observer des gens habillés de peignoirs - des kimonos, en fait – noirs discuter gaiement.
Une femme entra dans la pièce et lui fit un sourire. Elle avait les cheveux noirs qu'elle avait tressés en dessous de son menton et elle portait elle aussi kimono noir avec un manteau blanc pardessus.
« Bonjour, » dit-elle. « Comment vas-tu ? »
Harry fronça les sourcils. La femme lui parlait mais il ne comprenait pas.
« Bonjour, » reprit-elle en anglais, se souvenant du rapport de Kuchiki. « Comment vas-tu ? »
Le visage du garçon s'éclaira et il répondit :
« Bonjour Madame. Je vais bien. »
« Je m'appelle Retsu Unohana. Et toi ? Quel est ton nom ? »
« Harry Potter, Madame. »
« Harry. Quel joli prénom, » dit-elle en s'approchant. « Dis-moi, Harry-kun, est-ce que tu as mal quelque part ? »
« A la gorge, Madame. »
« Du mal à avaler ? »
« Oui, Madame. »
« Arrêtes de m'appeler Madame, » sourit-elle. « Appelle-moi Unohana. »
« Oui, Mad ... U-no-ha-na, » dit-il, hésitant, après son lapsus, ce qui fit rire la capitaine.
Pendant qu'elle l'auscultait, le Capitaine Kuchiki les rejoignit et attendit dans un coin de la pièce. Il observait l'enfant parler avec Unohana. Il était poli, bien éduqué pour son âge, du moins de ce qu'il pouvait voir. Il devrait lui apprendre le japonais et les mœurs du clan Kuchiki mais il était encore très jeune. Cela se ferait sans problème.
« Harry-kun, » dit Unohana. « Je te présente Byakuya Kuchiki, Capitaine de la sixième division. »
« Bonjour, Cap'taine, » fit le garçon en souriant.
Bon, lui apprendre à parler l'anglais correctement aussi, pensa-t-il en saluant le garçon.
« C'est lui qui t'as amené ici, » continua Unohana. « Qu'est-ce qu'on dit au Capitaine Kuchiki ? »
« Merci, Cap'taine Kichuki ! »
« Kuchiki, Harry-kun, » rigola Unohana. « Kuchiki. »
« Ku-chi-ki, » répéta-t-il avec une expression d'extrême concentration sur le visage.
« Puis-je l'emmener, Capitaine Unohana ? »
« Oui, bien sûr, » répondit-elle. « Il faut juste qu'il se couvre bien s'il sort mais sinon il peut rester en intérieur sans trop de problème. » Elle se tourna vers Harry et ajouta : « Tu vas suivre le Capitaine Kuchiki, Harry-kun. D'accord ? »
« Oui, Unohana. »
« Au revoir, Harry-kun. »
« Au revoir. »
Harry suivit Kuchiki en silence en observant tout autour de lui. Il voulait poser des questions mais la règle numéro un de sa tante était justement « Ne poses pas de questions. » Les gens, hommes et femmes, portaient tous des kimonos noirs et une épée à leur coté, ainsi que des sandales aux pieds. Les rues étaient faites de grandes dalles de grès clair et les murs étaient dans un matériau de la même couleur, avec une toiture de tuile rouge pardessus. Ils tournèrent tellement de fois qu'Harry était certain de se perdre seul. Heureusement que le Capitaine Kuchiki portait un manteau blanc comme Unohana, il pouvait le voir de loin.
Ils arrivèrent devant une porte monumentale avec une toiture en pagode. La double porte était d'un bleu sombre avec la représentation d'un phénix en son centre dans des nuances plus claires, emblème du clan Kuchiki. Les hommes à l'entrée s'inclinèrent devant leur chef et lui ouvrirent le passage. Harry le suivit à l'intérieur, toujours en silence.
Il se croyait arriver au paradis. Les lieux étaient magnifiques. Un immense jardin bien entretenu, un étang aux eaux claires sur lequel nageaient un couple de cygnes et quelques canards. De nombreux arbres aux feuillages roses encore parsemaient le paysage. Il y avait aussi plusieurs bâtisses d'un style japonais, avec le toit en pagode, dépendances du manoir qui se trouvait au sommet de la colline.
Harry s'était arrêté sur le petit pont au-dessus du lac et observait le paysage, émerveillé par tant de beauté. Byakuya se rendit compte que le garçon ne le suivait plus et se retourna pour le rappeler à l'ordre. Il s'arrêta en voyant son visage éclairé par un sourire et s'approcha calmement de lui pour lui demander de le suivre, plutôt que de lever la voix.
« Viens, Harry-kun, suis-moi. »
« Oui, pardon, Cap'taine Ku-chi-ki, » Il s'attarda sur chaque syllabe pour être sûr de bien le prononcer en souriant au chef de clan.
Ils entrèrent dans le manoir familial et Byakuya fit ôter au garçon ses chaussures, en même temps qu'il ôta lui-même les siennes. Un serviteur s'approcha pour le saluer et il fit quérir sa sœur pour qu'ils puissent se rencontrer.
« Bonjour, Grand frère, » fit Rukia en arrivant quelques instants plus tard.
« Bonjour, Rukia, » dit Byakuya de sa voix lente. « Je te présente Harry Potter. Je l'ai trouvé dans le monde des humains, abandonné et malade. Il fait partie maintenant du Clan Kuchiki en tant que mon fils et héritier. Je compte sur toi pour l'aider à s'habituer à vivre dans la Soul Society. Il faudra que tu parles anglais avec lui dans un premier temps mais il aura des précepteurs pour lui apprendre notre langue, nos coutumes et les bonnes manières. »
« Bien, Grand frère, » répondit-elle en s'inclinant légèrement. Puis elle se tourna vers Harry. « Bonjour Harry. Moi, c'est Rukia Kuchiki. »
Voilà les deux premiers chapitres.
J'écris cette histoire en même temps que "Une Lumière dans l'Obscurité", vu que je relis les livres. Cela me permet d'écrire deux Harry complètement différents. Cette histoire-ci, je prévois de la faire en sept volumes à l'image de l'oeuvre de JKR.
Pour vous situer dans Bleach, on est avant la rencontre de Rukia et d'Ichigo. Je vais prendre cette histoire en compte mais je ne sais pas encore si cela se fera dès le premier volume. Je ne pense pas.
N'hésitez pas à me laisser des reviews, ça fait toujours plaisir :)
Bisous et bonne lecture.
Memepotter952504
23 février 2019
