Salut à toutes et à tous ! On se retrouve pour ce deuxième OS de ma série « Bienvenue en Allemagne sorcière ! » qui présente ma vision de l'Allemagne sorcière. Cet OS (très court) présente l'un des éléments clés du système militaire magique allemand. Bonne lecture !

Date : 1992.

Parmi certaines bizarreries que pouvait comporter l'Allemagne sorcière par rapport à 90% du monde sorcier, on retrouvait ce qui était appelé par la doctrine juridique et militaire germanique le « privilège ultime de commandement ». Ce privilège était le privilège dit « de l'exécution forcée ». Il est régi textuellement par l'ordonnance militaire relative aux pouvoirs du maréchal-généralissime Lionel von Leutel et l'ordonnance militaire relative aux pouvoirs exceptionnels du maréchal-généralissime Lionel von Leutel. (Il a suspendu sa ligne de vieillesse en échange de servir éternellement dans l'armée allemande dont il assure la direction depuis le début).

Le principe de ce privilège est extrêmement simple : La personne activant ce privilège contre un autre remplace la volonté de la cible par la sienne. Par exemple : A ordonne à B de se lancer à l'assaut de l'ennemi, B obéira sans aucune possibilité de résister. Certains parlent d'« imperium légal », ce qui est faux car il est possible de résister à l'Imperium. Ce privilège ne fonctionne sur les personnes ayant un statut militaire dans la mesure où les civils ne sont pas soumis au commandement du maréchal-généralissime.

Ce privilège, de par sa puissance, dispose aussi de certaines limites, la plupart fixées par le Comité Juridique au travers de sa jurisprudence. On peut notamment citer l'interdiction d'y recourir sur des enfants (CJ 13 juin 1845 Hammerstein c/ Maréchal von Leutel) ou encore l'obligation de fonder le recours à ce privilège sur les deux textes à chaque fois, même en temps de guerre (CJ 17 août 1878 Zimmermann c/ Maréchal von Leutel).

Il est possible pour le maréchal-généralissime de déléguer ce privilège dans le but d'assurer un meilleur commandement des opérations et une meilleure administration. Cependant, le général Isaac Jarnstein a proposé la théorie dite de la « primauté de l'exécution forcée originelle ». Cette théorie, adoubée par le Comité Juridique puis par une réforme des deux ordonnances dans les années 1960 implique si le maréchal-généralissime, titulaire originel du privilège, décide de le déléguer et qu'il prend une décision réformant, complétant ou annulant celle du délégataire, l'ordre du maréchal-généralissime prime toujours.

Il existe des « privilèges simples de commandement » qui ne sont en fait que des dérivés de celui-ci : ralliement forcé (pour obliger quelqu'un a rejoindre une position), révélation forcée (pour obliger à dire la vérité),... Ces privilèges sont très pratiques pour contourner certaines limites du droit International Magique. En effet, le recours au Véritaserum est très encadré par les lois internationales magiques en raison de son effet. Cependant, les règles internationales n'interdisent pas le recours au privilège de la révélation forcée qui a pourtant le même effet.