Elle réussit à obtenir une description très détaillée, et demanda à la vieille femme de venir au commissariat faire un portrait-robot. Puis, les deux collègues allèrent poser des questions à d'autres voisins, qui confirmèrent les dires de la concierge.

De leur côté, Mick et Gina étaient dans l'autre immeuble. Ils avaient eux aussi entendu les mêmes déclarations, et n'avaient pas besoin de faire un portrait. Tous retournèrent au commissariat. Pendant que le dessinateur faisait le portrait, Sam et ses deux acolytes faisaient le profil du tueur. Selon eux, il s'agissait d'un tueur organisé, dominateur, à tendances psychopathes. Il y avait donc bien deux individus distincts, et Sam décida de s'intéresser avec Gregson plus en profondeur sur le profil du tueur. Sherlock, lui, pensait que celui qui avait le plus de chance d'être attrapé était le kidnappeur, aussi il rendit visite à Bell et son équipe.

« Alors, qu'avez-vous pour nous ? demanda Holmes.

- C'est qui lui ? demanda Elyon en passant sa main sur sa hanche opposée.

- Inutile de poser votre main sur votre arme hein, je ne vais rien vous faire, sourit-il.

- Qui êtes-vous j'ai dit, répéta-t-elle, plus froide.

- Je suis Holmes, le formidable consultant de Bell et de Gregson.

- Ok. Qu'est-ce que vous faîtes ici ?

- Et bien, je venais à la chasse aux nouvelles, puisque personne ne me les donne de plein gré.

- Il doit sans doute y avoir une raison pour ça.

- Vous n'êtes pas très aimable. Peut-être qu'un thé préparé par ma chère Watson pourrait vous détendre ?

- Je n'ai pas besoin de thé, j'ai besoin de réfléchir. »

La jeune femme attrapa un monceau de feuilles sur le bureau et s'assit au sol pour les consulter et les trier. Gina rentra à ce moment-là.

« Elyon, on a diffusé le portrait-robot.

- D'accord. Vous avez des résultats ?

- Deux autres victimes.

- Génial. En captivité, mortes ou relâchées ?

- Une morte, l'autre relâchée.

- Bon, ça prouve au moins qu'ils ne tuent pas si on leur obéit. »

Le silence se fit dans le bureau. Elyon était redevenue cette petite fille fragile que Bell avait aperçu dans le bureau, et Gina hocha la tête pour repartir. Holmes attrapa un papier qu'Elyon lisait.

« Non mais vous n'allez pas bien ! hurla-t-elle.

- Moi si. Vous en revanche, pas du tout.

- Ma santé ne vous regarde pas, dit-elle en récupérant la feuille.

- Votre dédoublement de personnalité est très inquiétant. Et intriguant, médicalement parlant.

- Vous n'êtes pas médecin, vous êtes un fou furieux. Je ne suis pas inquiétante, si je suis au FBI, c'est que je remplis les critères nécessaires compris ?

- Holmes, je pense qu'on devrait...

- Oh non Bell, si on fait ce à quoi vous pensez, sachez qu'elle n'ira pas mieux. Elle continuera de se terrer dans son monde où elle n'est qu'une enfant.

- J'ai 27 ans monsieur je-sais-tout. »

Elle étouffa un juron sous un sourire hypocrite et sortit de la salle. Bell adressa un regard empli de reproches à Holmes et sortit à la suite de la jeune fille, sans pour autant la trouver.

« Vous cherchez quelque chose ? demanda Jonathan.

- Euh oui, l'agent Elyon, vous ne l'auriez pas vue ?

- Ecoutez-moi bien, je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans cette pièce, mais la prochaine fois que je la vois sortir dans cet état, je vous jure que vous vous en souviendrez. »

Holmes sortit en entendant parler Prophète.

« Ah, vous tombez bien vous, vous avez l'air de bien la connaître la petite.

- C'est ma sœur. Qu'est-ce que vous lui voulez ?

- Rien, mais elle était en train de nous aider tout à l'heure, et elle est partie avant de finir.

- Parce que l'un de vous deux lui a fait peur. »

Cette fois, ce fut Holmes qui soupira.

« Par qui s'est-elle fait violer exactement ? demanda-t-il sans aucun tact.

- Je vous interdis de parler comme ça d'elle, c'est bien compris ?

- Bien, mais si elle communiquait un peu plus, on aurait moins de mal à la comprendre, et on n'aurait pas besoin de vous poser des questions. »

La jeune fille réapparu dans le couloir. Jonathan la regarda, puis fronça les sourcils avec un imperceptible mouvement de la tête vers Holmes.

« Je suis allée voir votre capitaine, lui ai donné le profil et le portrait-robot de l'homme que nous cherchons. Je l'ai aussi donné à Garcia, elle a promis de me rappeler.

- Ok, donc ça fait toujours ça de moins à faire.

- Bien, nous allons donc pouvoir nous consacrer à ma petite conversation...

- Ca suffit Holmes, le coupa Bell. Je vous raccompagne à votre hôtel mademoiselle. L'agent Griffith y est déjà depuis une heure.

- Hum, merci. »