Chapitre 1 – Enfance et débuts à Poudlard.

Norbert Dragonneau et Porpentina Goldstein Dragonneau avaient eu un mariage heureux et une vie pleine d'aventures et d'actions au court de leurs carrières respectives de magizoologie et écrivain de best seller « Les Animaux Fantastiques et Ou les Trouver » pour l'un, et d'auror au MACUSA américain pour l'autre.

Il leur était apparu à l'aube de leurs 60 ans qu'il était temps pour eux de cesser de courir le monde. Ils s'étaient ainsi installés en Angleterre, dans le comté de Dorset, avec leurs 3 fléreurs domestiques. C'est à cet âge bien avancé pour les moldus mais tout a fait moyen pour les sorciers, qui vivent en moyenne 100 à 150 ans, que Tina pour les intimes, avait mis au monde des faux jumeaux, au court du mois d'avril 1960.

Anthéa, prénom d'origine grecque signifiant Fleur ou Fleurie, appelée par ses proches Théa et Ulrich, prénom germanique signifiant puissant loup, Rich pour les intimes. Deux enfants aussi opposés que complémentaires, inséparables petits bambins aux cheveux noirs telle la profondeur des abysses marines de leur mère et aux yeux bleu océan et électriques de leur père.

Ils avaient hérité des caractères clés des membres de leur famille : l'excentrisme et l'empathie de leur père, le pragmatisme et la bravoure de leur mère, le grand cœur et l'esprit libre de leur tante, la témérité et l'audace de leur oncle.

Théa et Rich avaient partagés les dons particuliers de leur tante : la première maîtrisant la legilimancie, le second génie de l'occlumancie.

Dire qu'en grandissant, ces enfants n'allaient pas devenir des adolescents puis des adultes d'une grande beauté de corps et d'esprit serait faux, bien au contraire. Loin d'être un euphémisme, ils étaient extrêmement populaires, appréciés et enviés, parfois vénérés, les deux sexes souhaitant faire partie de leur cercle intime afin d'être éclairés de leur aura mystérieuse et inaccessible, qui n'était pas rebutante, auréolés qu'ils étaient par leur joie de vivre, leur loyauté, leur justesse et leur humour.

Leurs voisins les plus proches étaient le couple, des Potter au Sang-Pur: Fleamont et Euphemia.

Tina se souvenait que la richesse de la famille venait d'un aïeul qui avait inventé une potion qui domptait justement cette condition capillaire, mais a priori, ses descendants ne semblaient guère intéressés par cette découverte familiale, jouissant de l'héritage, mais restant humbles.

Ils avaient en commun, le fait d'avoir eu des enfants sur le tard, ce qui les rapprocha grandement.

Les petits Dragonneau devinrent amis avec le jeune James, un enfant débordant de malice, avec qui ils firent les 400 coups. Les deux familles devinrent très amies, se rendant visite une fois par mois.

A l'âge de 11 ans, ils avaient reçu leur lettre d'admission à Poudlard, ou Poudlarnaque comme aimait le dire leur mère, qui aurait tant souhaité qu'ils aillent à Ilvermorny comme sa sœur et elle. Ils n'avaient pas tant de désir particulier quant à la répartition, faisant confiance au caractère de leurs enfants et à leur éducation : tolérance, justice, compréhension, acceptation. La progéniture avait reçu une éducation ouverture : littérature, photographie, voyages, peinture, musique, sport … Loin d'être influençables, ils ne doutaient pas que leur scolarité serait empreinte de succès.

Mais voilà, tout n'est pas toujours rose dans la vie des sorciers. Après quelques décennies de paix suite à la chute de Gellert Grindelwald, une nouvelle menace pesait sur le monde des sorciers. Un nouveau Mage Noir d'autant plus puissant se faisait connaître : enlèvements, disparitions, morts… Pour la suprématie du sang. Cela ressemblait beaucoup au « Pour le plus grand Bien » de son prédécesseur, mais Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas –Le-Nom avait ajouté au mantra des arts ténébreux « Les sorciers doivent dominer le monde, y compris les moldus, pour le plus grand bien, avec une hiérarchie en fonction du sang », ce nouveau Mage souhaitait esclavager les moldus, éradiquer l'anomalie des nés moldus, et faire travailler jusqu'à la mort les sang-mêlé pour le bien de la Magie, qui serait dirigée par les Sang-Purs.

A contrecoeur, Norbert et Tina envoyèrent leurs enfants qui avaient la double nationalité, à Ilvermorny. Ils ne les virent désormais que pendant les vacances d'été, et les retrouvaient à New-York, chez Queenie, pour Noël.

Tout aurait pu continuer ainsi, famille, amis, et cours dans les confins des landes sauvages américaines.

Mais, à la veille de leur 7ème et dernière année, Anthéa et Ulrich durent retourner vivre en Angleterre auprès de leurs parents, et intégrer l'école de Poudlard.

Poudlard Express, le 1er Septembre 1976.

« Un train ? »

Décidément, Tina ne comprendra jamais rien aux eusses et coutumes britanniques. Pour elle, rejoindre une école en train est tout à fait inopportun, et beaucoup trop long !

- Bon, Théa, Rich, évitez de faire les 400 coups, cette fois, d'accord ? ajouta-t-elle en dardant un regard sévère sur ces enfants.

-Mais maman, puisque je te dis que je n'ai rien fait ! s'impatienta Théa

-Tu ne fais jamais rien Anthéa Dragonneau, mais il va falloir grandir maintenant, tu n'as plus 11 ans ! insista la matriarche. Norbert, j'aurai besoin d'un peu d'aide, glissa-t-elle à son mari qui regardait avec émerveillement la locomotive qui l'avait conduit dans ce qui fut pendant 7 années sa deuxième maison.

-Evite juste de tout détruire Sweetheart, d'accord ? demanda gentiment Norbert

Théa leva les yeux au ciel, exaspérée. La vie était courte, bien trop courte, et la sienne le serait plus que toute autre, pourquoi ses parents voulaient donc la brider ?

« Et toi, Rich, surveille ta sœur, veux-tu ? »

Rich en lançant un regard entendu et complice à sa sœur, de quelques minutes sa cadette. Comme s'il avait le temps de brimer les écarts de sa sœur, alors qu'il était souvent lui même occupé à faire tout autant de son côté !

Ils embrassèrent leurss parents avant de prendre congés et de monter à bord du train. Ils avaient, comme chaque été, passé du temps avec leur voisin, James Potter, qui est leur ami d'enfance depuis quasiment toute leur vie, et pour ainsi dire, comme un frère.

Ce dernier devait être en retard à cause de son meilleur ami, Sirius Black qui s'était installé un campement dans le jardin des Potter, après une fugue. Théa et Rich avaient fait sa connaissance de manière assez originale, mais nous reviendrons là dessus ultérieurement.

Une fois n'était pas coutume, alors qu'ils traversaient les corridors en quête d'un compartiment tranquille, tous se tournaient sur leur passage : il fallait dire que des nouveaux à la dernière année d'étude n'était pas anodin.

Enfin, ils pénétrèrent dans un compartiment rempli de jolies jeunes filles, et c'était vraiment pour faire plaisir à son jumeau que Théa céda : elle était du genre solitaire, indépendante, ce qui cultivait le mystère autour d'elle, là où Rich était peut plus accessible, ce qui le rendait d'autant plus charmant. Au final, chacun avait sa manière d'être populaire, manière qui marchait très bien pour eux : le jeune sorcier était ouvert, là où Théa était inaccessible. Cela allait à merveille avecleurss forts caractères.

Il rencontrèrent ainsi Lily, une jeune fille à la longue crinière de feu bouclée et aux grands yeux émeraude qui braillait, élancée et souriante, Mary MacDonald, une fille châtain aux yeux bleu ciel de taille moyenne et fluette, une fille aux cheveux bruns, Alice Fortescue et l'autre, blonde, (Marlene McKinnon).

Ulrich se fit un plaisir de présenter sa sœur ainsi que lui même.

Il se mit à parler d'Ilvermorny, les jeunes adolescentes, fascinées par l'aura du nouveau venu, lui racontèrent tout de Poudlard.

Anthéa sortit de sa rêverie pour couper celles qui faisaient trop de bruit selon elle :

-Notre père a été à Poudlard, nous savons déjà tout ce qu'i savoir.

-Oh ! Vous êtes de la famille de Norbert Dragonneau ? demanda Mary.

-C'est notre père, lâcha Théa avant de rapport son attention au paysage

La jeune fille se mit à s'intéresser à ce qu'il se passait dans les couloirs, lorsque James Potter et 3 autres jeunes hommes entrèrent en branle bat de combat dans le compartiment.

-Ah ! Vous êtes là ! les gronda James en fronçant les sourcils. Oh salut Evans ! Toujours aussi belle ! ajouta-t-il avec un air charmeur.

-Potter, laisse tomber… soupira la rousse après un reniflement de dédain

-Tu as devant toi le nouveau Préfet En Chef de Poudlard. Je suis impatient de travailler à tes côtés, la coupa James, un sourire séducteur en coin, tout en faisant une courbette.

-Dégage Potter ! s'énerva Lily, qui venait de se lever.

Théa et Rich avaient regardé la scène amusés, connaissant toutes les incartades de leur ami, lorsque Théa se leva et s'interposa entre la rousse et le brun aux cheveux en bataille, avant d'enlacer ce dernier dans ses bras et de lui faire la bise à la française :

-Toujours aussi intenable, Jamesie, remarqua-t-elle avec un clin d'œil.

-Tu me connais ma jolie ! s'exclama James en rigolant. Je suis tellement heureux que vous soyez avec moi à Poudlard !

-Salut James ! s'exclama Rich non sans une accolade à son vieil ami. T'as encore grandi, non ?

-Et toi donc mon vieux ! Mais attendez que je vous présente mes meilleurs amis, dont je vous ai tant parlé : Remus Lupin, Sirius Black et Peter Pettigrow. Les gars, je vous présente mes amis d'enfance : la merveilleuse Théa et le fantastique Rich Dragonneau ! On va bien se marrer cette année ! conclut-t-il de manière théâtrale

Ils se saluèrent, et d'instinct, Rich se mit entre ces nouveaux arrivants et sa sœur : inutile de commencer les jeux stupides de cette dernière avant même d'arriver dans la nouvelle école. 9 mois d'écoles étaient suffisamment longs pour ça !

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Rich toisa discrètement les 3 amis de James.

Il avait tout de suite catalogué Sirius Black comme un coureur de jupons invétéré, de part son élégante désinvolture et son arrogante nonchalance : ça ne pouvait décemment pas bien se terminer, avec ses yeux gris insondables, ses cheveux noirs de jais, et son apparence hautaine et aristocratique. Cela se voyait qu'il était du genre à courir des risques, et c'était ce que Théa aimait le plus chez les hommes. C'était une source d'ennuis, Rich le sentait aisément.

De son côté, Remus Lupin avait les cheveux châtain et de très beaux yeux ambrés, et avait un air qui transpirait la bonté et la bienveillance. Il avait l'air fatigué, mais cela ne gâchait aucunement son côté beau gosse abordable mais hors de portée. A l'image de Théa, il semblait être quelqu'un avec de nombreux secrets enfouis en lui qu'il ne souhaitait pas partager. C'était donc un challenge, et Rich craignait que sa sœur ne fasse, comme toujours, n'importe quoi : nul ne lui résistait, et ce garçon semblait bien trop attachant pour risquer de se brûler les ailes.

A côté de cela, il y avait Peter Pettigrow, ses yeux étaient humides d'admiration pour ses 3 amis, certes, il n'était pas aussi beau, mais il était plutôt mignon. Mais à cet âge, était-ce une bonne chose ? Ses cheveux étaient fins et décolorés, sa voix semblait couiner un peu, son nez était pointu, il était plus petit que les autres, mais il semblait observateur.

De son côté, James était ravi d'avoir retrouvé les jumeaux. Sirius trouvait qu'il les avait gonflé toute la journée avec ses amis d'enfance et voisins qui intégraient l'école pour la dernière année. C'était assez inhabituel, mais lui-même ne semblait pas savoir ce qui les avait poussé à quitter les Etats-Unis pour la Grande Bretagne. Sirius se demandait qui ferait quelque chose d'aussi bête, puisque ce serait plutôt le contraire pour fuir ce nouveau mage noir, qui aurait été opportun.

En entrant finalement dans le dernier compartiment, celui des filles de leur promotion de Gryffondor, Remus, Peter et Sirius se lancèrent un regard entendu : il y avait une fille, et elle était la définition de la beauté et de l'insondable en même temps. C'était parfait, car les groupies et autres pétasses décérébrées commençaient à lasser Sirius. Théa avait tout l'air d'une Vélane, si ce n'était sa peau hâlée et ses cheveux noirs comme des abysses, parsemés de mèches auburn. Sirius finit par se demander depuis quand il remarquait ce genre de détails chez une fille. Il était plus du genre à noter le tour de hanche et de poitrine que les nuances de couleurs des cheveux.

De son côté, Remus trouva que le regard de cette fille brûlait la peau, il n'avait tout simplement jamais ressenti une chose pareille. Ce n'était pas qu'une beauté physique, c'était son attitude, son regard, son sourire, qui semblaient vouloir dire « tu ne me connais pas. Tu ne me connaîtras jamais totalement. Mais moi, si. ». Il ne doutait pas qu'elle était douée, pour cacher, esquiver, dissimuler. Il le sentait, probablement parce que lorsqu'on cachait un terrible secret à tous, on arrivait à percevoir qui faisait de même. Et il était sûr que l'autre joueur de la partie serait ce bon vieux Patmol.

Après tout, la seule jolie fille qu'il n'avait pas réussit à avoir dans l'école n'était autre que Lily Evans, mais elle était la propriété de son meilleur ami, alors…

James Potter avait houspillé tous ceux qui lui barraient le passage dans les couloirs du Poudlard Express. Ce matin, il n'avait pas vu les jumeaux sur le quai de la gare, et ça ne lui disait rien qui vaille. Il était tellement heureux de les avoir sous la main tous les jours ! Pourquoi attendre davantage ?

Lorsqu'il avait pénétré dans le wagon, il avait tout de suite repéré Lily Evans. Cette fille était une parfaite Miss Je Sais Tout qui avait toujours raison, mais allez savoir, le fait qu'elle ai été la seule à lui résister avait finit par le faire tomber amoureux ! Ironique n'est-ce pas ?

Puis, son regard accrocha celui de Théa, sa sœur par substitution.

Elle avait tant d'amour dans son être. Mais elle laissait tomber. Montrer les cartes de son jeu ? Ca lui faisait trop peur. Finalement, malgré elle, elle détruisait tout ce qu'elle touchait. C'était plus simple. Elle se consumait de l'intérieur, elle brûlait, et le gardait pour elle. Le plus simple, c'était de faire du mal aux autres, avant qu'ils ne lui en fassent. Mais comment lui en vouloir ? Au moins, elle ne finirait jamais comme ses ex, ou même celles de Sirius, et il valait mieux !

James était tellement heureux. Il avait engueulé Sirius qui les avait mis en retard. Un peu plus, et ils rataient le train !

Après une énième dispute entre Lily Evans et James Potter, les deux adolescents durent quitter le compartiment pour vaquer à leurs occupations de Préfet en Chef.

De leur côté, les jeunes Gryffondor tentaient d'en savoir davantage sur les jumeaux Dragonneau.

Arrivés à la gare de Pré-Au-Lard, ils partagèrent la calèche des Maraudeurs, et une fois arrivés à destination du château de Poudlard, ils furent emmenés par Hagrid, qui avait abandonné les premières années aux bons soins de Minerva McGonagall, jusqu'au bureau du directeur.

Le dit directeur qui était le parrain des jumeaux, du fait de son affection particulière à l'élève que fut Norbert Dragonneau, et ce, malgré un incident concernant une certaine Leta Lestrange, les accueillit.

« Bienvenue Anthéa, Ulrich. Prenez place. »

Les jeunes Dragonneau s'installèrent dans les sièges faisant face au dit bureau.

C'était une grande et belle pièce circulaire dotée de plusieurs fenêtres, dont l'une allait bientôt laisser émaner la lumière rouge éblouissante du coucher de soleil. Tout un tas de bruits étranges et de curieux instruments argentés bourdonnaient d'une manière singulière.

Fumseck se trouvait sur son perchoir doré derrière la porte. Il y avait une armoire qui servait de réserve de boissons et de cachette pour la pensine. Les jumeaux ne virent pas le Choixpeau sur son étagère. Dans une vitrine, l'épée de Gryffondor trônait. La cheminée était vide, car le temps ne s'y prêtait pas encore.

Sur chaque mur, les portraits des anciens directeurs et directrices dormaient, comme a leur habitude. Il y avait Phineas Nigellus Black, connu pour être le directeur le moins aimé de l'histoire de Poudlard depuis l'époque des fondateurs et de Serpentard. C'était certainement l'ancien directeur le moins coopératif de toute la salle. Il avait toute la beauté et la grâce noble de la grande famille des Black, et ce malgré son âge avancé. Il avait été directeur durant la scolarité d'Abelforth et Albus Dumbledore.

Il y avait également Dexter Fortescue, l'ancêtre de Florian Fortarôme, le glacier du Chemin de Traverse et d'Alice Fortescue. Il était corpulent et son nez était rouge. Lui aussi devait avoir une passion pour les glaces et sorbets.

Dilys Derwent, dont l'autre portrait se situait à Ste Mangouste, du fait de sa haute carrière de grande guérisseuse renommée au dit hôpital était également présente. Contrairement à Black, c'était l'une des directrices les plus appréciées et renommée. Elle était âgée aux vues des reflets argent de ses bouclettes.

Aussi célèbre et apprécié que sa consoeur, Dily Derwent se trouvait également là, son autre portrait se trouvait au Ministère de la Magie. Il avait la peau couleur cire, une frange plaquée sur le front.

Le directeur leur expliqua sommairement comment se déroulerait leur répartition, bien que les jumeaux le sachent déjà. A Ilvermorny, les jeunes Dragonneau étaient dans la maison de l'Oiseau-tonnerre, à l'image de leur mère, celle des aventuriers, qui favorise l'âme du sorcier.

A Poudlard, ils furent répartis à Poufsouffle, comme leur père, la maison des personnes loyales et sincères, des sorciers tolérants et justes, des amoureux de la nature.

Une fois la décision du Choixpeau faite, les deux jeunes adolescents suivirent leur directeur et parrain jusqu'à la Grande Salle. Il présenta les nouveaux élèves, pas le moins décontenacés du monde d'être au centre de l'attention, semblant s'en moquer comme de leur premier balais ou baguette en plastique. Le directeur finalisa son discours en espérant que les étudiants de Poudlard leur offriraient un accueil digne de ce nom.

Les jumeaux rejoignirent leur table sous les acclamations des jaunes et noirs et sous l'œil déçu de James Potter. Il avait tant espéré avoir ses amis sous la main à longueur de temps.

Assis à leur table, les jumeaux rencontrèrent leurs camarades de promotion : Edgar Bones, Dedalus Diggle, John Abbott, Marcel MacMillan, Dylan Thomas, Aaron Spring, Naïm Patil, Eric Jordan, Ethan Anderson, Lucas Brett, Dorian Neil, Dany Owen, Damian Carter, Jack Parker, Hestia Jones, Dorcas Meadowes, Emeline Vance, Greta Catchlove, Cora Chase, Diana, Gates, Aliénor Hamilton, Emma Lewis, Eve Keynes, Loretta Grant, Karen Lloyd et Margaret Turner.

Après le repas, les jumeaux rejoignirent leur salle commune de Poufsouffle qui se ralliait par un couloir avec leurs nouveaux compagnons de fortune. Il fallait passer un tableau de nature morte. A droite du couloir, il y avait une pile de grands tonneaux entassés dans un renfoncement de pierre, situé dans l'ombre. Il fallait frapper au rythme de « Helga Poufsouffle » le deuxième tonneau en partant du bas, au milieu de la deuxième rangée.

Une horde de gamins de première année était aspergée de vinaigre, c'était ce qui arrivait si l'on toquait sur le mauvais tonneau, ou que l'on ne respectait pas le nombre de coups.

Théa tapota le tonneau qui s'ouvrit, et s'engouffra dans le tonneau, suivie de son frère, devançant la horde de gamins soulagés, collants et puants. Ils montèrent la pente douce sur la courte distance qui permettait d'accéder à la salle commune.

Des objets en cuivres remplissaient la pièce, elle était agréable, confortable, accueillante, avec de bas plafonds, à l'image d'un terrier. La salle avait d'imposants fauteuils de velours et une décoration joyeuse, principalement noire et jaune, parsemée de miel, des tables et portes semblables à des couvercles de barils s'ouvrant sur des tunnels vers les dortoirs, lesquels étaient meublés de lits confortables aux cadres de bois et recouverts d'épaisses courtepointes en patchwork.

Les plantes du professeur Chourave décoraient les salles de cette cave. Il y avait toujours de la musique, et les dites plantes dansaient en rythmes, s'adressaient et signaient les passants lorsqu'ils s'en approchaient.

La salle possédait des fenêtres rondes au ras du sol, permettant d'admirer les magnifiques pelouses parsemées de pissenlits. La pièce était constamment baignée par le soleil.

Suspendus aux plafonds, des pots en cuivre laissaient déborder des vrilles de fougères et de lierres qui caressaient les cheveux des étudiants. Il y avait une cheminée en bois gravée de blaireaux dansants, et, au dessus, la fondatrice de la maison portait un toast à ses élèves.

Cette salle était à l'image de sa fondatrice et de ses étudiants : accueillante et chaleureuse. Nul étranger n'avait pénétré ses lieux depuis la création de l'école.

Rich et Théa se jetèrent un regard entendu : on se serait cru à la maison !