A la base, je voulais attendre d'avoir au moins un chapitre d'avance avant de poster celui là maaaaaais j'ai pas résisté :'( j'avais trop envie de le poster… mais ne vous attendez pas à un chapitre par jour hein x') Bref, Enjoy !


Personne n'était encore éveillé, seul le Patron trainait dans l'appart, regardant parfois dehors la ville reprendre vie. Seules preuves des événements de la nuit, des tâches sombres venaient moucheter le bitume encore froid. 7h46. Les pères amenaient leurs fils à l'école, puis partaient travailler. Sans rien dire. En oubliant que cette nuit là ils avaient peut-être perdu leur femme ou leur fille. En oubliant. Le Patron eut un regard dédaigneux. Lui n'oubliait pas. Un peu plus loin le Hippie dormait encore, paisiblement. En fait, les seuls moments où il paraissait paisible, c'était quand il dormait. Le reste du temps il était juste vide.

Se saisissant de la hanse de la cafetière, il se servit une grande tasse du breuvage noir. L'odeur délicieuse du café lui emplie immédiatement les narines. L'amertume de la boisson se répandit sur ses papilles. Décidément, il n'y avait que le café pour lui faire ça. Le café, et…

Il retourna s'asseoir dans le canapé, assez loin pour ne pas réveiller le Hippie et posa ses yeux sur lui. Il se rappelait encore de sa réaction à la disparition de la Fille. Il était alors en plein sevrage et l'avait très mal vécut. Cette fameuse nuit, il avait eut une crise de douleurs, et comme à chaque fois, cela le déconnectait de la réalité, et quand il s'était éveillé le lendemain matin, il avait immédiatement remarqué la disparition du membre féminin de la famille, dont il était très proche. Quand il avait comprit, il avait perdu pied. Il s'était mis à hurler qu'il ne lui avait même pas dit au revoir. Pourtant Mathieu avait proposé à la Fille d'attendre afin de faire des adieux en bonne et due forme à toute sa famille, mais elle avait refusé. L'urgence était grande, en effet, de la faire disparaitre, les agents de la Nokto pouvant revenir n'importe quand, et dans l'heure même. Aux cris de souffrance du Hippie s'étaient mélangé ceux de Mathieu, et la nuit avait été longue… Mais le Hippie avait vraiment souffert de ne pas lui avoir dit adieu. Et cette fois, même le Patron n'avait pas réussit à lui rendre le sourire.

Buvant une gorgée de café, le Patron passa une main distraite dans les cheveux de l'ancien drogué, qui dormait toujours à point fermé. La boisson brûlante coula dans la gorge du criminel, qui s'en délecta. Toute la maisonnée était paisible, seul le bruit des respirations et ronflements venait troubler la quiétude du moment. Même les gens à l'extérieur étaient silencieux. On ne s'y habituait pas, à ce silence. Jamais. Il était à la fois lourd et léger. Lourd car il témoignait de ce qu'il s'était passé la veille. Léger parce qu'il annonçait un retour à la normale. Le silence, le calme… Soudain, un cri strident provenant de la chambre de Mathieu vint le déchirer de part en part. Le Hippie sursauta tandis que le Patron se ruait vers la chambre de son créateur. En arrivant, vite suivit des autres Sommets, il découvrit Mathieu au sol, fixant l'intérieur de son armoire avec des yeux horrifiés. Armes toujours au poing, le Patron s'avança doucement vers l'armoire et écarta la porte du bout de son canon.

Là, roulé en boule au milieu des vêtements, tremblant et apeuré, se trouvait une petite créature. Un petit garçon, les cheveux courts et en bataille, enroulé dans un pull noir beaucoup trop grand pour lui, sale, et seul. Le patron fronça les sourcils en se rappelant du bruit infime qu'il avait entendu cette nuit. Il aurait du faire plus attention… Il fixa la petite créature tremblante comme une feuille et se tourna vers son créateur, lui lançant une question muette : « on fait quoi ? », ce à quoi Mathieu répondit en haussant les épaules, l'air impuissant. Passant à côté du Patron, le Geek s'approcha de la boule grelottante et se pencha sur elle doucement, passant délicatement un bras dans son dos afin de le soulever. Sans un mot, le gamer se dirigea, l'enfant dans les bras, vers le salon et le déposa doucement sur le canapé laissé vide depuis le réveil brutal du Hippie.

Dans la chambre, le Panda aidait Mathieu à se remettre sur ses jambes.

-Patron ! Comment il a fait pour entrer ? Tu ne devais pas faire le guet ? demanda le créateur à la fois sur un ton effrayé et de reproche.

Sans répondre le Patron lui tourna le dos et se dirigea vers le salon, rejoignant les autres, tous assis à fixer le jeune garçon, qui semblait de plus en plus effrayé. S'asseyant près du Hippie, il se mit à détailler l'intrus. Ses cheveux noirs en bataille semblaient avoir été coupé à la va-vite. Il serrait et desserrait les manches de son pull sale comme un chaton qui sort et rentre ses griffes. Il avait un visage… un visage très féminin. Le Patron fronça de nouveau les sourcils. Il lui rappelait étrangement quelque chose. Il était maigre, et sa peau blanche était recouverte de tâches sombres, comme s'il avait traîné dans des endroits trop sales. A vue d'œil il devait avoir aux environ de huit ans, pas plus. Personne n'osait parler. Personne n'osait poser la première question. Se fut le Hippie qui fit le premier pas.

-T'es qui, gros ?

Le Garçon releva la tête vers le drogué, et découvrit des yeux bleus azur baigné de larmes, mais ne répondit pas. Il se contenta de promener son regard sur l'assemblée. Sa respiration semblait s'être calmée, mais il restait effrayé. Le panda se leva et alla chercher dans la cuisine un verre d'eau qu'il tendit au gamin. Hésitant, ce dernier fini par s'en saisir et en descendit le contenu d'une traite.

-Tu as faim ? demanda doucement le Geek.

Le petit hocha la tête. On lui offrit donc un repas qu'il dévora. Il ne devait pas avoir mangé depuis plusieurs jours, il aurait mangé n'importe quoi. Au court de son repas, tout le monde avait essayé de lui poser une question, savoir qui il était, d'où il venait, pourquoi il était là, comment il avait fait pour rentrer dans l'appartement… Mais il ne répondit à personne, il ne prononça pas un mot. Il restait désespérément muet.


La jeune femme serra son enfant sur son cœur. Ils étaient là. Derrière la porte. Et ils voulaient entrer. Saisissant un couteau de cuisine, elle saisit la chevelure de l'enfant entre ses doigts, et d'un coup sec et imprécis la coupa. Les cheveux tombèrent en une pluie désordonnée sur le sol de la petite cuisine. Les pleurs silencieux de l'enfant et de sa mère de perdaient dans le bruit des miliciens de l'autres côté de la fine porte d'entrée. Cette soirée avait tourné à l'horreur. Elle passa un doigt presque pensif sur la nuque de l'enfant. Priant pour que leur dernière barrière physique tienne, elle tira la main frêle jusqu'à la chambre et se mis à fouiller la commode. Elle saisit en tremblant un grand pull noir et le tendit à l'enfant, qui semblait comprendre beaucoup trop bien ce qu'il se passait. D'une main fébrile, elle écrivit une adresse et un nom sur un petit bout de papier, et, écartant un pant du papier peint, elle sortit une petite enveloppe. Elle avait tout prévu. Il l'aurait elle, mais jamais elle ne laisserait son enfant. Jamais. Elle devait le mettre en sûreté. Elle l'aida à passer le vêtement et l'embrassa sur le front.

-Ecoute-moi bien, écoute-moi attentivement, mon cœur. Tu dois aller là, dit-elle en désignant le papier, et ne parle qu'à lui, d'accord ? Il restera avec toi. Tu vas te mettre dans la trappe et attendre que les méchants soient partis, d'accord mon poussin ?

Elle s'agenouilla devant lui et prit son visage entre ses mains, essuyant les larmes qui roulaient sur les joues roses d'un mouvement de pouce.

-Ne pleure-pas, chérie, ne pleure pas… Je te promets que maman reviendra, on se reverra, d'accord ?

En disant cela elle n'arrivait pas à contrôler les larmes qui sillonnaient ses propres joues. Elle n'avait pourtant pas d'autres choix, ils savaient qu'elle était là, il fallait qu'il la trouve, sinon, elle ne donnait pas cher de ce qui restait de sa famille… Elle n'avait au fond d'elle aucun espoir de revoir son enfant… Se relevant, elle se dirigea vers un coin de la pièce et déplaça le tapis d'un mouvement du pied. Dans l'entrée, les coups sur la porte étaient de plus en plus puissant, et le cœur de la jeune femme se mit à battre beaucoup trop vite. Elle souleva les planches une à une, s'écorchant les mains, s'enfonçant des éclats de bois sous les ongles. Mais elle s'en fichait, elle devait le mettre à l'abri. La petite cache mise à jour, elle saisit le bras de l'enfant et la tira doucement, lui faisant signe de s'asseoir au fond.

-Ne bouge plus, d'accord ? Ne fait pas de bruit. Ils vont surement venir ici, il ne faut pas qu'il te trouve …

-Viens avec moi Maman ! pleura la petite créature.

-Je peux pas, mon trésor, mais fais moi confiance, tout ira bien, promet moi de ne pas faire de bruit.

-Je te promets, Maman…

Un sourire baigné de larme étira le visage de la femme qui sera son enfant une dernière fois, humant l'odeur de ses cheveux et embrassant ses joues humides. Après un dernier regard, elle remit les planches avec soin, puis le tapis. On aurait pas dit qu'il y avait une trappe en dessous, et vu la stupidité de la Nokto, elle était sure qu'ils n'auraient jamais l'idée de fouiller aussi profondément dans l'appartement. Elle passa ses mains tremblantes sur son visage et retourna dans la pièce principale au moment où la porte cédait sous les assauts répétés des agents. C'était fini. Abismo.


L'enfant replia ses jambes maigres sur lui. Il faisait sombre dans cette cachette. Au dessus, sur le parquet, on pouvait entendre un grand bruit, et des cris… les cris de sa mère. Serrant le papier contre sa petite cage thoracique, il ferma les yeux et pleura en silence. Son cerveau lui laissait comprendre beaucoup trop bien la situation. Du haut de ses huit ans, sa compréhension du monde extérieur était beaucoup trop élevée. Sa mère l'avait déjà exilé loin de sa famille, loin de tout, et aujourd'hui on la lui enlevait elle. L'enfant se retrouvait sans rien, dans cette cache minuscule, les jambes repliées et serrées contre son torse. Le temps lui paraissait long. Long. Long. Tout ce bruit, tous ces gens au dessus de sa tête. Porter ses mains à ses oreilles lui permit de ne plus entendre. Mais les cris lui parvenaient toujours, il n'y avait rien à faire. Rien à faire que d'attendre, inexorablement, que ça veille bien finir un jour. Mais bon dieu que c'était long.

Les bruits finirent par s'éloigner. Après avoir piétiné un bon moment au dessus de sa tête, ils n'avaient rien trouvé et avait décidé de partir. Il attendit encore un peu, là, au fond de la cache aménagée par sa mère. Relevant doucement la tête qu'il avait enfoui entre ses genoux, et posa ses mains sur les lames de parquet au dessus de sa tête. En poussant doucement, les planches laissèrent assez d'espace pour hisser son petit corps sur le parquet. Et l'enfant découvrit un vrai champ de bataille. Ils avaient tout retourné, tout fouillé. Ils cherchaient quelque chose, mais l'avaient-ils trouvé ? Passant par-dessus le lit qui bloquait le passage de la porte, il découvrit un appartement totalement vide. Plus aucune trace de vie, ils étaient partit. Et il était seul.


L'enfant n'avait toujours rien dit. Il semblait plus en confiance avec eux, mais restait désespérément muet. Rien à faire pour lui tirer un mot. Rien à faire pour savoir quoi que ce soit sur lui. Le Prof s'était d'ailleurs déjà totalement désintéressé de la situation, tout comme Mathieu et le Panda. Le Geek, lui, faisait tout pour satisfaire l'enfant, mais rien n'y faisait, il n'arrivait pas à lui tirer un mot. Le Hippie, lui n'avait pas bougé et fixait l'enfant d'un air pensif. Le Patron, lui, tentait désespérément de se souvenir de ce que l'enfant lui rappelait… mais c'était beaucoup trop flou… trop lointain… pourtant ces traits lui rappelais effectivement quelque chose, quelqu'un, un souvenir… Les grands yeux bleus de l'enfant valsaient partout dans la pièce, sans jamais se poser… Sans qu'ils ne s'en aperçoivent, Mathieu revint dans la pièce, une serviette dans les bras, et s'agenouilla près du petit.

-Tu veux pas te doucher ? On verra après pour le reste, mais tu va tomber malade si tu reste comme ça…

L'enfant hocha la tête, mais quand Mathieu lui demanda d'enlever son pull sale et humide, il eu un mouvement de recul et s'emmitoufla un peu plus dans le tissus. Il avait un air de chaton effrayé, de nouveau… comme si toute la confiance qu'il avait acquise lui avait été retirée d'un coup, et qu'on repartait à zéro. Le Patron soupira… son regard se posa sur la tasse de café qu'il n'avait pas finie. Le Prof fini par lui tapoter l'épaule.

-Patron, t'as reçu un message, l'anti-milice fait une patrouille ce soir, ils veulent savoir si t'en es…

-Patron ?

Tous se retournèrent vers la source de la voix, fluette et délicate. Une voix de petite fille. Et pourtant c'était l'enfant qui avait parlé.

-Oui, c'est moi, répondit simplement l'homme.

Le petit… ou al petite plutôt, apparemment… se leva du canapé et s'approcha de lui. De sous son pull, elle… il… sortit une enveloppe tâchée de boue et la lui tendit avant de commencer à réciter un texte qu'elle semblait avoir appris par cœur.

-Je m'appelle Sara, j'ai neuf ans depuis quatre mois. Il y a une semaine ma maman s'est faite enlevée par les méchants, mais avant elle m'a cachée en me donnant ton nom et ton adresse. Elle m'a dit de ne parler qu'a toi et de te donner ça, et que tu m'aiderais. Elle m'a dis que je le reverrais, mais je sais que c'est pas vrai. Les méchants ils cherchaient quelque chose chez moi, alors je me suis cachée pour venir ici. Tu vas me mettre à la porte parce que je suis une fille, Monsieur ?

Le Patron et tous les autres restèrent bouche bée. Alors c'était bien une fillette qu'ils avaient sous les yeux. Une fillette qui cherchait le Patron. Une fillette seule. L'homme en noir fronça de nouveau les sourcils et saisit le bout de papier entre ses doigts. Pourquoi sa mère l'aurait envoyé à lui spécialement ? Sans quitter la gamine, qui n'avait pas bougée, des yeux, il posa ouvrit l'enveloppe et en sortit une feuille couverte d'une écriture fine dont l'encre avait coulé par endroit. A première vue, elle semblait encore lisible. Les boucles des lettres manuscrites délicates lui rappelèrent elles aussi quelque chose… L'encre noire avait bavé à cause de l'eau, et la feuilles étaient recouvertes de tâches brunâtres. Il allait commencer sa lecture lorsque la voix du Prof se fit entendre.

-Mathieu… On ne devrait peut-être pas garder une fillette chez nous, si la Nokto décide de revenir…

-Ils sont passé hier, on a du temps avant qu'il ne revienne, répondit le Créateur, d'un ton pourtant peu assuré.

Baissant les yeux sur le papier, le patron parvint à déchiffrer l'écriture.

Patron,

Tu ne te souviens sûrement pas de moi, pourtant c'est à toi que je m'adresse aujourd'hui. Je suis Elen Magréaut. Mais si, rappelle-toi… En fait je te dis ça, mais au vue du nombre de personnes à être passé dans ta vie, c'est peine perdue. Pour faire simple, on s'est rencontré, on à couché ensemble, et tu es partis, évidement. Mais cette lettre n'est pas une lettre de reproche. C'est un S.O.S. Oui, je t'appelle à l'aide. Pourtant si tu te rappelais de moi, tu te souviendrais que demander de l'aide, c'est pas mon genre. Mais aujourd'hui c'est différent. Je t'envoie ma fille, Sara. Si tu te demande, c'est moi qui ai coupé ses cheveux.

En fait, au moment où j'écris, je suis tranquillement assise à la table, et elle joue tranquillement sur le tapis avec ses jouets. Je suis juste prévoyante. Kordo sème la panique en Occident. On déménage souvent, on squatte un peu partout. Je sais qu'ils vont nous rattraper. Ils me cherchent. Et ils la cherchent aussi. Si tu lis ça, c'est qu'ils m'ont eut. Mais je ne veux pas, il ne faut absolument pas qu'ils la trouvent elle. Elle est la clé. […] Si tu regardes […] protège là, fais en sorte que jamais […]

Pour le moment n'essaie pas de me retrouver, je dois sûrement être déjà dans son truc glauque, à l'heure qu'il est. J'espère juste être encore en vie. Garde là près de toi, elle te sera utile, essaie de les trouver, explique leur, ils comprendront. Et si il te reste de l'energie et de l'espoir, pense à moi.

Elen.

Ps : au fait, Sara est ta fille. Bonne chance.

Le Patron releva la tête. C'est brutal. Trop de questions dans sa tête, elles affluaient, elles rebondissaient partout, et il n'arrivait pas à les saisir. « Ils » ? Qui ça « ils » ? Et où est-ce qu'il devait aller ? Et par-dessus tout ça, il venait de se découvrir père. Il posa un regard perdu sur la gamine, qui elle paraissait soucieuse. Ce regard si bleu. Il aurait du se rappeler. Bien sûr qu'il se souvenait d'Elen, il n'oubliait jamais rien ni personne. Surtout, on n'oubliait pas Elen et son caractère, sa forte tête et surtout sa beauté assez surnaturelle et étrange. Ses cheveux noirs, ses traits du visage… il aurait du se souvenir bon sang. Mais bon, tout ça restait très violent. Il lui manquait trop d'informations, il angoissait. Il tendit la lettre à Mathieu, la main tremblante sous le choc.

L'enfant semblait si fragile. La fillette. Sa fille. Ouah. Il resta interdit un long moment avant qu'une main ne se pose sur son épaule. Le Hippie s'agenouilla près de la gamine sans enlever sa main de l'épaule, et dit d'une voix douce :

-Bienvenue dans la famille Sara.


La petite créature avait finalement cédé et avait ôté son pull à regret.

-C'est le pull de ta maman, pas vrai, avait dit doucement le Geek.

Elle avait acquiescé et baissé les yeux, mais il lui avait promit de lui rendre son bien une fois lavé. Alors elle avait sourit doucement, avant de reporter son regard sur cet homme sombre en qui sa mère semblait avoir confiance. Il n'avait toujours pas bougé. La lettre semblait l'avoir vraiment secoué. Elle ne savait pas ce qu'il y avait dedans, mais ça devait être très grave. Bien sûr elle savait qui il était. Sa maman lui avait expliqué, avant. Mais elle ne l'avait jamais vu. Elle avait vu ses amies faire des câlins à leurs papas, mais ce n'était pas pareil. Qui lui disait qu'il n'allait pas la repousser et la détester ? Après tout, elle était une fille, c'était dangereux d'être une fille maintenant. Elle se gratta doucement la nuque et, un peu gênée, elle s'approcha de l'homme hagard qui la fixait toujours, l'air perdu. Du haut de sa petite taille de petite fille, elle passa ses bras autour de son cou et posa son menton sur son épaule. Un premier pas. Mais il ne bougea pas, et elle s'y attendait. Reculant, un sourire aux lèvres, elle fini par suivre le monsieur qui ressemblait à son papa et qui lui tendait la main. Elle avait vraiment besoin de se laver.


Voilaaaaaa ! Le chapitre 2 est en cours d'écriture, je sais pas quand il arrivera… certaine ont peut être vu le teaser que j'ai posté hier sur twitter (d'ailleurs n'hésitez pas à venir avec nous, on a des cookies et on fait des calins) oui je parle du dessin glauque. Vous comprenez maintenant ? vouala.

Comme toujours hésitez pas à review, ça fait toujours très plaisir dans mon petit cœur, si vous avez la moindre question, bah… en review ou sur mon ask (lojik kan tu nou tien) et à la prochaine !