J'avais grave envie de finir celui là mais bon... on verra si j'ai l'inspiration
Le soleil brillait à travers les nuages usuellement gris de la Bretagne, et une douce brise flottait dans l'air, avec l'odeur des forêts et des bois qui manquaient souvent à Germain. Il adorait retrouver ce coin de toutes ses origines, tellement paisible face au dynamisme de la capitale. Un après midi dans le calme, comme lorsqu'il était petit. Il était si discret à cette époque... Il se trouvait une place dans le silence, à observer les minuscules bêtes autour de lui. Il ferma les yeux et respira un bon cou- "BORDEL IL FAIT SUPER FROID ICI !"
Il rouvrit les yeux et se retourna, et fusilla du regard l'homme qui venait de crier.
"Léo, tu sais que tu vas finir par réveiller tout le monde à 8km à la ronde?" lui chuchota-t-il, énervé. Léo à quelques mètres, derrière lui, le fixa perdu la tête penché, puis le rejoignit presque en sautillant avec son matériel dans son sac à dos jusqu'à être à ses côtés.
"Pff, personne ne dort à 15h de l'aprèm d'façon." répliqua le biologiste, totalement sûr de lui. Germain secoua la tête face au comportement de Léo totalement opposé au sien. Pourquoi avait-il accepté de l'aider pour des recherches sur les oiseaux ? Il avait l'impression que même s'ils étudiaient la science, ils venaient de mondes différents, et ça attristait un peu Nozman, sur le coup.
Ils continuèrent leur marche, Léo suivant le physicien en chantonnant un air familier, mais que l'homme aux cheveux noirs n'arrivait pas à reconnaître. Ce n'était pas dérangeant, au contraire, ça rendait plus vivant leur chemin.
"Tu sais que au pire, tu peux mettre un gilet?" dit Germain, posément.
"J'en ai pas." répondit tout aussi calmement son partenaire.
Le docteur fronça des sourcils et répliqua brutalement : "Attends, je t'avais dit de prendre quelque chose de chaud pour le- Laisse tomber." et Germain laissa tomber sa phrase, presque désespéré.
"J'y ai plus pensé. J'suis désolé". Même si son regard se dirigeait vers l'avant, le physicien s'imaginait facilement la boue désolé et adorable que le biologiste était capable de faire. Il entendait dans ses paroles sa sincérité, et décida d'être gentil avec lui. Il s'arrêta un instant, prenant le poignet de l'autre pour qu'il fasse de même. Léo se tourna et observa son ami avec un air dubitatif, qui se transforma en air surpris quand le docteur enleva son propre gilet et le tendit à celui en face de lui.
"Tiens. Je te le prête." Léo resta bloqué un instant, mais le prit entre ses mains et frotta doucement le tissu entre ses mains. Il avait l'impression d'être sous hypnose, absorbé par la couleur bleu nuit du gilet, se reflétant dans ses yeux bruns. Il enfila subitement la veste, et il frissonna quand il sentit la chaleur de l'homme l'ayant porté avant, et surtout l'odeur de Cologne de celui-ci. Il porta le tissu jusqu'à son nez comme si il voulait se protéger du froid, mais il voulait juste humer le parfum de Germain. Il murmura un "merci" coincé dans sa gorge. Le physicien lui jeta un sourire, et ils reprirent leur trajet, et Léo se sentait si pathétique. Bien sûr que son stupide béguin pour le docteur allait revenir lui foutre un grand pieu dans le cœur à chaque fois que leurs regards se croisaient. Déjà qu'à la Nuit originale, c'était dur de se retenir pour se jeter dans ses bras, heureusement qu'il y avait de l'alcool pour le distraire à ce moment là...
