Et me voilà pour un nouveau chapitre xD Je sais, certains diront: Déjà?! Moi je dis, Eh ouais! Mais ça veut pas dire que je vais mettre à jour à chaque fois aussi vite, j'ai juste eu de l'inspiration. Prochain chapitre: la vie de 7 ans à 11 ans, la lettre, les achats, découverte des coffres de Merlin et Arthur, un peu de Stargate...Miam miam.


03/11/1981-30/07/1987

Hadrian James Potter avait appris à vivre à l'intérieur de son domaine, à York, soit le château Potter. Le château était déjà une attraction touristique plaisante et très en vogue, pour sa riche histoire, son incroyable musée contenant des artéfacts digne du Louvre, et la possible location d'une aile du château pour des évènements, tels des mariages, des réceptions etc.

Cependant, lorsque Sirius et Harry vinrent vivre au Château, l'endroit connu alors une augmentation fantastique en terme de popularité, tout ça grâce au jeune Duc. En effet, Harry était devenu célèbre à travers le monde moldu pour avoir survécu à l'attentat à la bombe de Peter Pettigrew, gagnant ainsi le sobriquet de Garçon-qui-a-Survécu. Tout le monde voulait voir l'enfant qui avait survécu, n'y gagnant qu'une simple cicatrice sous la forme d'un éclair sur son front. Sans compter le fait qu'on lui remit l'Ordre du Chardon, augmentant une fois de plus sa popularité.

Pourtant, ça ne s'arrêta pas là, bien au contraire. Harry fit preuve d'une grande intelligence, gagnant ainsi le titre de génie, au plus grand désarroi de Sirius, persuadé que c'était de la faute de Remus et de ses livres. Tout avait commencé lors des trois ans d'Harry. Ce dernier parlait déjà correctement l'anglais, à tel point qu'il ne mâchait pas ses mots et articulait aussi bien qu'un adulte.

En fait, on n'eut même pas besoin de lui apprendre à lire ou écrire, attendu qu'il apprit à faire tout ça de son propre chef. Harry était tout simplement un petit garçon brillant. C'est ainsi que Remus choisit personnellement de lui enseigner les matières basiques telles que l'arithmétique, l'anglais, l'histoire etc., avant de l'envoyer dans une école primaire. A seulement quatre ans, Harry avait déjà dépassé toutes ses attentes. Il se rappelait encore une des conversations qu'il avait eues avec son filleul.

*flashback*

Remus était tranquillement en train de siroter son café avec Sirius, lisant le journal, lorsque le jeune Harry, du haut de ses quatre ans l'approcha.

« Oncle Lunard, j'ai une question. Demanda Harry.

-Qu'y-a-t-il, Harry ? Répondit Remus, tandis que Sirius tendit l'oreille.

-Lorsque j'irai à l'école, dois-je cacher ou montrer ce dont quoi je suis capable ? Demanda-t-il.

-Comment ça ? Demanda Remus intrigué.

-J'ai cru comprendre qu'être aussi intelligent à mon âge n'était pas normal, et je souhaitais savoir si je dois cacher mes capacités intellectuelles, ou bien, ne pas hésiter à m'en servir. Finit par avouer Harry en baissant les yeux.

-Bah, pourquoi te cacher, mon chiot ? Montres leur ce dont tu es capable, et s'ils ne sont pas contents, j'm'en occuperai ! Ne put s'empêcher d'intervenir Sirius avec un sourire béat.

-Vraiment ? Demanda Harry en regardant les deux adultes de ses grands yeux verts.

-De quoi as-tu peur Harry ? Demanda alors Remus, ayant compris le sous-entendu.

-Je sais que je suis déjà un Duc, et que je suis très riche. En plus, je suis un sorcier tout aussi riche et puissant. J'ai peur d'effrayer mes camarades avec toute ma fortune, et cette espèce de gloire qui m'entoure. Et puis, je serai le seul noble dans l'école, je ne pense pas que les gens m'approcheront. Alors si en plus je leur montre que je suis un génie…» Dit alors Harry, exprimant toute son inquiétude.

Remus et Sirius furent silencieux, comme tous les employés qui étaient autour. Même les elfes de maison n'osèrent faire du bruit. Ce fut Sirius qui eut une idée.

« Tu sais Harry, tu n'es pas obligé d'aller à l'école si tu le souhaites. Je peux engager des tuteurs pour t'enseigner tout ce qu'il faut ici. Déclara alors le Seigneur Black avec un sourire rassurant.

-Vraiment ? Fit Harry le ton plein d'espoir.

-Il a raison Harry. On peut très bien continuer ton éducation ici, ce ne sera pas un problème. Tous nos employés sont des nés-moldus ou bien des Cracmols, donc ils pourront t'enseigner ce qu'il faut sur la magie, mais il faudra d'abord demander l'avis à Dumbledore. Pour les cours moldus, je pense qu'on pourra facilement trouver quelqu'un, peut être un Cracmol pour éviter les problèmes. Je peux me renseigner auprès du Ministère de la Magie. Répondit Remus en souriant.

-Mieux vaut que ce soit moi, Remy. On sait jamais avec le Ministère, et vu ton petit problème à fourrure, je ne suis pas sûr s'ils t'accueilleront comme il faut. Répondit Sirius, en regardant Remus avec tristesse.

-Dans ce cas, je contacterai Dumbledore, je suis sûr qu'il aura une idée pour les enseignements magique. Après tout, il doit avoir l'habitude de ce genre de cas. Répondit Remus.

-Parfait, tant qu'il ne propose pas Snivellus. Ce bâtard n'est pas le bienvenu ici. Répondit Sirius.

-Langage ! » Fit Remus.

Sirius ne put s'empêcher d'éclater de rire, tandis que les employés roulèrent des yeux et Harry sourit de toutes ses dents.

*fin flashback*

C'est ainsi qu'il fut tout compte fait décidé d'enseigner Harry au château. La décision fut largement approuvée par Dumbledore. En effet, une fois contacté, ce dernier proposa d'enseigner personnellement la magie à Harry, sachant pertinemment qu'il avait beaucoup de puissance. Il avait alors décidé de lui enseigner les matières de base telles que la transmogriffication, les charmes, les enchantements, et surtout, la maîtrise de son talent inné en occlumancie.

En effet, le jour ou Dumbledore arriva à York, il décida de tester les défenses mentales d'Harry. Selon la logique, plus une personne est intelligente, et plus son esprit est ordonné. Attendu le qualificatif de génie attribué à Harry, il décida de vérifié cela. Quel fut son étonnement lorsqu'il introduit l'esprit du jeune Harry.

*flashback*

Dumbledore venait enfin d'arriver au Château Potter à York par le réseau de cheminé qui lui avait été ouvert par Sirius. Ce dernier arriva dans le grand Hall de l'aile privé pour y trouver Remus et Sirius en train de discuter avec des employés.

« Professeur Dumbledore ! Dirent les deux maraudeurs.

-Sirius, Remus, quel plaisir de vous voir. Répondit le vieil homme.

-Vous êtes là pour Harry ? Demanda alors Sirius.

-En effet, mon garçon. Lorsque Remus m'a contacté pour trouver un professeur pour Harry, j'ai décidé que j'allais personnellement m'en occuper. Après tout, qui de mieux pour lui enseigner la magie que moi ? » Révéla alors le professeur.

Immédiatement, les deux maraudeurs ouvrirent leurs bouches en grand, mais aucun son n'en sortit, ce qui fit ricaner le vieux professeur. Ce dernier en profita pour manger l'un de ses délicieux bonbons au citron qu'il avait toujours sur lui. ''Je devrais profiter de ma visite à York pour trouver de nouvelles friandises'' pensa-t-il.

« Mais où est donc le jeune Harry ? Demanda-t-il en savourant sa friandise.

-Ha, oui. Euh, Harry est actuellement en train de finir un de ses cours avec une professeure Cracmol qu'on a pu trouver. Répondit Sirius.

-Oh ? Peut-être que je connais cette personne, qui est-ce ? Demanda-t-il.

-Son nom est Mireille Delarue, une française qui s'est proposée pour enseigner les matières moldues à Harry. Elle est habituée à enseigner aux élèves surdoués en France, et a donc décidée d'enseigner à Harry tout ce qu'il doit savoir. Répondit Remus.

-Hm… Et où en est Harry dans son programme ? Demanda le professeur.

-Harry est un vrai génie ! Il est déjà au niveau collège en mathématiques, histoire et sciences professeur, et encore, il n'a tout simplement pas été testé pour des niveaux supérieurs et les autres matières. Je suis sûr qu'il peut mieux faire. Et je ne vous parle pas du reste. Il a même réussi à apprendre le français en seulement quelques minutes, du jamais vu ! Déclara Sirius en bombant le torse, fier de son filleul.

-Je vois…J'ai vraiment hâte de le revoir. » Déclara alors le professeur.

Ils s'installèrent tranquillement dans l'un des salons, attendant patiemment la fin du cours d'Harry en dégustant du thé servi par les elfes de maison. Au bout d'une heure, ce dernier arriva avec son professeur, tout souriant.

« Regardes, oncle Patmol ! » Fit Harry en donnant à Sirius son contrôle de mathématiques tout sourire.

Ce dernier le prit et leva les deux sourcils en voyant la note.

« 22/20 ? Comment c'est possible ? Demanda Sirius.

-C'est très simple, monsieur Black. Votre filleul a réussi à résoudre l'entièreté des calculs, mais en plus, il a décrit avec précision chaque théorème ainsi que les règles utilisées pour chaque calcul. Pour finir, il m'a même montré des alternatives pour calculer plus rapidement. Et tout ça sans utiliser la calculatrice. En fait, je suis à peu près sûre que certaines formes de calculs qu'il a utilisé n'existent pas encore. » Répondit la professeure, fière de son élève.

Ils furent tous bouche bée. C'est à ce moment-là qu'Harry remarqua Dumbledore, il décida de se présenter.

« Oh, mes manières. Enchanté monsieur, je suis Hadrian James Potter, Duc d'York. Mais vous pouvez m'appeler Harry. » Fit Harry de sa petite voix en s'inclinant face à Dumbledore.

Les adultes ne purent s'empêcher de ricaner, tandis que les femmes alentours servant de gardes ne purent s'empêcher de le trouver adorable.

De son côté, Albus fit un grand sourire et ses yeux étincelèrent.

« Enchanté, Harry. Attendu que tu t'es présenté avec ton nom complet, je me dois de te rendre la pareille. Je suis Albus Wulfric Percival Brian Dumbledore, Grand Sorcier, Directeur de l'école d'Poudlard, Chief Warlock et Supreme Mugwump. Répondit Dumbledore.

-Vraiment ? Vous êtes le grand Dumbledore ? Demanda Harry, les yeux pleins d'admiration.

-C'est exact. » Répondit Dumbledore.

Il observa attentivement le garçon face à lui. Le garçon n'avait pas trop changé en trois ans. Il se tenait droit, avec de grands yeux verts lumineux et expressif, et des cheveux noir de jais qui lui arrivaient jusqu'au cou. Le plus intéressant était tout de même cette lueur d'intelligence et de pouvoir dans ses yeux. Il avait hâte de voir ses capacités magiques. Il frôla l'esprit d'Harry, mais ne put y accéder.

« Sais-tu pourquoi je suis ici, Harry ? Demanda-t-il.

-Pas du tout, monsieur. Répondit le garçon.

-Hm…Je suis ici pour t'enseigner la magie mon garçon. Fit alors le vieil homme.

-Pour de vrai ? VOUS allez m'enseigner la magie ? Demanda Harry, la voix presque aigüe.

-Pour de vrai, en effet. Mais avant de faire quoi que ce soit, je souhaite accéder à ton esprit pour vérifier ta résistance mentale, puis-je ? » Demanda le professeur.

Les sorciers alentours furent alors intrigués, car tous savaient la réputation de Dumbledore en tant que maître légilimens. Sa demande signifiait alors qu'il n'avait pas encore réussi à accéder à l'esprit d'Harry.

Harry observa curieusement Dumbledore avant d'hocher lentement la tête, assez incertain. Dumbledore ne perdit pas de temps et l'observa droit dans les yeux avant de murmurer le sortilège, Légilimens !

C'est alors que Dumbledore fut complètement choqué par le résultat. Il réussit à pénétrer dans l'esprit d'Harry, mais au lieu d'être confronté à des souvenirs, il fut transporté devant un grand portail blanc face au château Potter. Le vieux professeur ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux d'étonnement.

Il tenta vainement d'ouvrir le portail, mais il ne réussit pas à ne serait-ce que l'égratigner. Tout à coup, le portail s'ouvrit, et Harry apparut devant lui.

« Ton esprit est fantastique, mon garçon. » Le félicita le vieil homme.

Harry ne put que rougir au compliment du professeur centenaire. Il lui fit signe de le suivre vers les portes du château qu'il ouvrit par un geste de la main. Lorsqu'ils entrèrent, ils furent immédiatement accueillis par une véritable armée de sorciers.

« Ce sont mes gardiens. Ils protègent mon esprit et mes souvenirs. » Lui fit simplement Harry.

Dumbledore ne put qu'hocher de la tête, suivant le jeune garçon à travers le domaine. Il devait admettre que le château ressemblait trait pour trait à l'original, jusqu'aux moindres crevasses et détails. Même lui n'était pas capable d'une telle prouesse. Et pourtant, voilà qu'un garçon de seulement quatre ans avait réussi là où les plus grands sorciers avaient échoués.

« Seul Merlin a réussi à faire ça. » Murmura Dumbledore, incrédule.

Très vite, Dumbledore fut conduit par Harry dans une immense bibliothèque au centre de laquelle se trouvait une immense pensine. La pensine devait faire au moins dix mètres par dix mètres. Dumbledore préféra s'attarder sur la bibliothèque en elle-même et les livres jonchant les étagères. Il remarqua très vite que tout était rangé de façon chronologique et par fonction. Chaque étagère avait son propre titre. Il pouvait voir des étagères avec des titres tels que Mathématiques, Histoire, Sciences naturelles, Sciences techniques… Et d'autres étagères, cette fois-ci sous verre, avec des titres plus intéressants tels que Souvenirs Joyeux, Souvenirs tristes, Souvenirs interdits.

La dernière catégorie intrigua Dumbledore, et il ne remarqua qu'un seul livre daté du 31/10/1981. Il s'y dirigea, sous l'œil avisé d'Harry. Lorsqu'il le prit, une fiole apparut au-dessus, content une mémoire, qu'il versa dans la pensine géante. Immédiatement, une image géante se forma au-dessus de la pensine, et c'est ainsi qu'il vit les dernières heures de Lily Potter et de son mari. Il fut horrifié par l'action de Voldemort, et comprit très vite pourquoi ce souvenir était rangé dans cette étagère.

Harry attrapa brusquement le livre avant de se diriger à l'arrière de la salle, vers un coffre-fort qu'il ouvrit. Le coffre-fort était vide, et Harry plaça le livre à l'intérieur.

« Ce sont des cauchemars, et je n'aime pas les cauchemars. » Répondit simplement l'enfant.

Albus acquiesça de la tête avant de continuer son exploration. Il finit par quitter l'esprit d'Harry.

Ils revinrent tous deux dans le monde réel. Dumbledore avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, ce qui ne passa pas inaperçu auprès des autres sorciers.

« Un problème, professeur ? Demanda Remus, inquiet.

-Non, pas du tout. Se reprit le vieil homme.

-Je suis simplement abasourdi par les défenses mentales d'Harry, et surtout, par son occlumancie. Je dois vous avouer n'avoir encore jamais rencontré quelqu'un d'aussi puissant dans ce domaine. Même moi je ne suis pas aussi doué, ni même mon mentor, Nicholas Flamel. » Rajouta le vieil homme.

Les sorciers ne savaient pas quoi dire. Ils étaient complètement stupéfaits d'apprendre qu'Harry avait déjà maîtrisé l'occlumancie. Dumbledore décida alors de reprendre la parole après les avoir laissé digérer tout ça.

« Il est évident qu'Harry a les capacités pour retenir tout ce que je peux lui apprendre. Son esprit est si bien ordonné que sa mémoire doit être parfaite, ce qui lui permettra de tout retenir. Dit Dumbledore.

-Vous allez donc vraiment lui enseigner la magie ? Demanda Sirius.

-Oui, c'est exactement ce que je vais faire. Je pense même que je vais tenter de lui enseigner plus que ce que j'avais prévu. Si ses résultats en mathématiques et sciences sont si bon que cela, je pense pouvoir lui apprendre l'arithmancie, les runes, voire l'alchimie. Tout dépendra de la vitesse à laquelle il apprend je suppose. Révéla alors le vieux professeur.

-Il va falloir créer un emploi du temps je suppose… Commença Remus.

-Pas besoin mon garçon, en tout cas, pas pour l'instant. Je vais d'abord lui donner des livres à lire, je pense qu'il en est capable. Une fois lus, je vais l'interroger, dans surement deux mois, et nous verrons ce qu'il a retenu. En fonction de ce qu'il aura retenu, alors je pourrai savoir quoi lui enseigner, et nous pourrons mettre en place un emploi du temps. » L'interrompit Dumbledore avec un grand sourire.

Les deux maraudeurs ne purent qu'hocher de la tête. De leur côté, les employés et la Cracmol restaient encore concentrés sur le fait que le grand Albus Dumbledore allait enseigner personnellement à un jeune enfant. Albus finit alors par ouvrir sa pochette pour en sortir plusieurs livres. Chaque livre était basé sur une matière bien précise, et chaque livre était assez avancé, étant un compendium de la matière. Il décida de donner des livres sur les thèmes de la transmogriffication, de l'art des potions, des charmes, de l'arithmancie, de l'astrologie et des défenses contre les forces du mal. Il hésita cependant concernant d'autres matières, qui n'étaient pas au programme d'Poudlard.

Contrairement à ce qu'on pouvait penser, Albus Dumbledore s'y connaissait très bien en sortilèges sombres et arts interdits. Il en était même un maître, mais il préférait les sortilèges dits lumineux, la magie blanche, au lieu de la magie noire. Il finit tout de même par donner deux livres qui firent haleter les observateurs, soit un compendium sur la magie noire et un autre sur la magie blanche.

« De la magie noire, professeur ? Demanda Remus, inquiet.

-Je ne vois pas où est le problème. Fit Sirius, habitué à la magie noire.

-Mon cher Remus, pour se défendre contre les forces du mal, il est important de les connaitre. Et puis, attendu l'ascendance de notre jeune Harry, il est évident qu'il sera doué dans cet art. Enfin, la magie noire n'est pas en soi mauvaise, seul les utilisateurs le sont, s'en servant pour faire le mal. Pourtant, elle peut être très utile, et peut servir à nous protéger, car la magie blanche a ses limites. » Répondit Dumbledore.

Les occupants de la pièce ne purent qu'hocher de la tête. Dumbledore finit alors par s'en aller.

*fin flashback*

Lorsque Dumbledore revint au château pour tester Harry sur chaque compendium, il ne fut pas très étonné de voir que le garçon avait tout retenu, et compris chaque mot. C'est ainsi que commença son entrainement, et que son emploi du temps devint très chargé. Heureusement, et attendu son génie naturel, il put apprendre très vite, lui permettant alors au fur et à mesure de garder le même emploi du temps tout en diversifiant les matières. C'est ainsi que son emploi du temps fut divisé en trois parties :

-Les études moldues : Sciences économique, Sciences sociales, Mathématiques, Sciences naturelles (Biologie et Physique/Chimie), Histoire et Géographie, Art (Histoire de l'Art et développement des compétences artistiques), Littérature anglaise/française/allemande/espagnole/italienne/chinoise et japonaise, Musique (Piano et Violon).

Il avait réussi à maîtriser des langues supplémentaires telles que l'allemand, l'espagnol, l'italien, le chinois et le japonais. Harry possédait après tout, la compétence naturelle des Alterans à apprendre un langage complet en seulement quelques minutes.

-Les études magiques : Transmogriffication, Charmes, Runes et Enchantements, Défense Contre les Forces du Mal, Magie Blanche, Magie Noire, Potions, herboristerie (le cours étant lié aussi à la botanique moldue), Alchimie (Branche croisée entre Potions et Enchantements), Arithmancie, Wards (branche croisée entre Charmes, Runes et Enchantements) et duels (en partenariat avec Sirius pour l'épée). Tout en magie manuelle.

Dumbledore avait tout simplement décidé de ne pas lui enseigner des cours théoriques simples tels que les animaux magiques ou l'histoire du monde magique. De simples livres suffisaient amplement.

-Les études dites de convenance par Walburga Black : Us et coutumes du Monde Magique, Histoire des familles sorcières, Comportement et éthique d'un Sang-Pur, et Comportement et éthique d'un membre de la famille royale.

Walburga avait tenu à dispenser les cours concernant le comportement qu'Harry devait adopter, et pour cela, ce dernier était obligé de venir la voir à Grimmauld. Elle avait particulièrement insistée à séparer les comportements entre Sang-pur et membre de la royauté, pour qu'il puisse prouver à tous sa supériorité. C'est ainsi qu'elle le façonna lentement en un membre de la société sorcière sympathique, adorable, et intelligent mais surtout rusé et impitoyable avec ses ennemis. Selon elle, ce garçon était devenu un membre exemplaire de ce que devait être un Sang-pur. Ainsi, Harry pouvait être gai luron avec ceux qu'il appréciait, mais dès que quelqu'un lui manquait de respect ou le menaçait, il pouvait le détruire socialement, mentalement, et si nécessaire, physiquement, grâce à sa magie.

Cependant, ils notèrent tous qu'Harry avait une faiblesse dans sa carapace. Cette faiblesse était son physique. En effet, plus il grandissait, et plus les gens remarquèrent son allure éthérée et sensuelle, et son manque de force physique. Heureusement, il était tout de même quelqu'un de très endurant.

Ainsi, Harry ne pouvait pas se battre physiquement sans que sa peau soit marquée, chose qu'il compensa par son endurance, l'esquive, et sa magie.

Tout cela dura donc jusqu'à ses sept ans.

\BREAK/

31/07/1987

Le jour du septième anniversaire d'Hadrian James Potter était un jour très spécial. C'était en effet le moment pour Harry de se rendre pour la première fois à Chemin de Traverse et Gringotts, et de se rendre dans le monde sorcier en général. Sans compter qu'il devait aussi se rendre à Poudlard pour une réunion extraordinaire.

En effet, Harry n'était encore jamais allé à Chemin de Traverse ou dans tout autre endroit magique à part Grimmauld. Pendant six années, il s'était contenté de vivre à York et occasionnellement à Grimmauld.

Ce jour était aussi l'occasion de fêter un autre évènement, du point de vue des moldus. En effet, Harry avait tout simplement passé les examens de Lycée, lui permettant ainsi d'être le plus jeune enfant à obtenir son diplôme dans tout le pays.

Ainsi, il fut décidé qu'il pourrait aller à l'université durant l'année suivante pour voir ce qu'il pouvait apprendre. Les universités s'étaient presque battues pour pouvoir obtenir le génie, et Sirius finit alors par choisir l'université de Cambridge. Heureusement qu'ils étaient des sorciers, car l'université étant assez éloignée du château, s'y rendre n'était pas facile depuis York. C'est ainsi qu'il fut décidé qu'Harry serait accompagné par deux gardes à l'université, s'y rendant par transplanage. Heureusement, une zone enchantée pour ne pas être vue par les moldus avait spécialement était préparée pour ça.

Ce fut tôt dans la matinée qu'Harry se prépara, s'habillant d'une de ses plus belles tenues de sorcier pour l'occasion. Il était vêtu d'une splendide robe rouge bordeaux faite de soie d'Acromantula avec des filigranes d'or. Pour l'occasion, les blasons des maisons Gryffondor, Serdaigle, Serpentard, Peverell, Black, Potter et Evans étaient brodés sur sa robe, et plus particulièrement le manteau traditionnel fait en fourrure de Nundu autour de ses épaules. Enfin, il avait autour du cou l'amulette de Serpentard que son père adoptif lui avait donné la nuit précédente, après minuit, lorsque son block magique fut délié. Il se dirigea alors vers le salon principal de l'aile privé où l'attendaient ses oncles, qu'il considérait en fait comme ses propres parents, Sirius et Remus. A peine fut-il entré dans le salon qu'il sursauta.

« Joyeux anniversaire ! » Hurlèrent les deux maraudeurs.

Ils éclatèrent de rire en voyant la réaction d'Harry, ce qui amusa aussi le jeune homme, qui arbora tout à coup un sourire sadique. Quelques secondes plus tard, Sirius se retrouva dans un corset féminin très aguicheur, tandis que Remus était en tenue de petit chaperon rouge. Les employés du château présent se retinrent de rire de justesse. Certains durent même quitter leurs postes pour ne pas exploser de rire devant tout le monde.

« Haaaaaa ! Hurla Sirius en voyant son corset.

-Je me sens presque insulté Harry. Le petit chaperon rouge, vraiment ? Demanda Remus en haussant un sourcil.

-N'est-ce pas là ton Némésis, oncle Remus ? En tout cas, selon les moldus, c'est le cas. Commenta Harry avec un petit sourire.

-Très drôle, chiot. Répondit Remus en annulant le changement de vêtements avec un Finite Incantatem.

-Mais où as-tu trouvé de telles idées de vêtements ? Demanda Sirius, redevenu normal.

-C'était dans l'un des magazines d'oncle Remus, quoi que la femme avait aussi un fouet et une balle en caoutchouc. Répondit Harry de façon innocente, Remus blanchissant instantanément.

-Quoi ? » Hurla Sirius en foudroyant Remus du regard.

C'est ainsi que pendant plusieurs minutes, Sirius agressa verbalement le pauvre loup-garou qui tenta vainement de se défendre. Ils furent interrompus par le rire cristallin d'Harry, comprenant alors être les victimes d'une autre de ses blagues. Harry avait vraiment mérité le titre de mini-Cornedrue.

Ce fut aux alentours de 8h00 qu'ils quittèrent le château en empruntant le réseau de cheminée, pour aller directement au Chaudron Baveur. Pour l'occasion, ils étaient accompagnés d'une dizaine de leurs gardes, attendu qu'Harry allait faire son apparition en public pour la première fois en six ans.

A peine furent-ils arrivés qu'on put entendre l'un des clients dire haut et fort :

« Mais c'est Harry Potter ! »

Ce fut alors la débandade, et les gens se ruèrent presque sur Harry pour lui serrer la main, le toucher ou lui adresser la parole. Heureusement que les gardes étaient présents pour les éloigner.

C'est ainsi qu'ils se dirigèrent tous ensemble vers l'arrière de l'auberge pour arriver devant un mur. Sirius ne perdit pas de temps et tapa avec sa baguette les briques nécessaires pour ouvrir le portail magique, dévoilant ainsi Chemin de Traverse dans toute sa splendeur.

Chemin de Traverse était un endroit intéressant pour Harry. La rue était vieillotte, entourée d'enseignes magiques et d'habitations dignes d'un mélange entre l'époque médiévale et l'époque Victorienne. Harry fut perturbé de ne rien voir de technologique, tellement habitué au château et à ses dernières merveilles technologiques.

Il se focalisa alors sur le bâtiment tout au fond de l'allée, semblant être à une sorte de croisement. Le bâtiment était très grand, fait de marbre blanc, et surement le bâtiment ayant l'allure la plus moderne. On aurait pu croire voir une vieille banque américaine. Harry ayant lu un livre d'architecture comprit alors que c'était tout simplement un mélange entre un bâtiment de type Victorien et un temple Romain, rappelant étrangement le style Second Empire de l'architecture française. Le mélange était assez agréable à l'œil, si ce n'était le côté tordu du bâtiment, donnant l'impression qu'à tout moment, l'établissement allait s'effondrer.

« Bienvenu à Chemin de Traverse, Harry. Fit Sirius en faisant un grand geste de la main.

-C'est…Tenta de dire Harry.

-Beau ? Splendide ? Fantastique ? Rajouta Sirius.

-Désuet. » Finit lamentablement Harry.

Un silence s'abattit sur le groupe, avant d'être interrompu par le ricanement de Remus face au visage décomposé de Sirius.

« Ça ne m'étonne pas de toi, mon chiot. Après tout, tu adores le monde moderne et la technologie. Fit alors Remus.

-Je me demande pourquoi ils ne l'utilisent pas. Répondit Harry, alors qu'ils marchaient en direction de la banque.

-Le problème, c'est que la technologie ne se marrie pas bien avec la magie. Répondit Remus.

-Mais on y arrive bien, nous. Des runes devraient suffire, non ? Demanda Harry.

-C'est une excellente question. Mais n'oublies pas que le monde magique est assez rigide, fixé sur ses voies. Qui sait, tu pourras changer tout ça quand le temps sera venu. » Répondit alors Sirius, faisant allusion au trône.

Ils finirent par arriver devant la banque, gardée par deux gobelins armés jusqu'aux dents. Lorsqu'ils arrivèrent, les gobelins inclinèrent rapidement la tête. A leur plus grand choc, Harry fit de même. Ce dernier ne remarqua pas les yeux écarquillés des autres sorciers, ni des autres gobelins qui avaient tout vu.

Harry leva alors les yeux et vit l'inscription sur les portes.

« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »

Harry ricana en comprenant que les gobelins n'étaient pas des créatures à sous-estimer. Et puis, ne serait-il pas folie que de s'attaquer à ceux qui sont responsables de notre économie ? pensa-t-il.

Harry vit alors une multitude de gobelins à des comptoirs, assis sur des hauts tabourets, s'attelant à compter et peser des richesses variées, que ce soit de l'or, de l'argent ou des gemmes. Ils se dirigèrent alors vers le comptoir final, au bout du Hall, derrière lequel se tenait un gobelin bien habillé, comparé aux autres. Il était évident que son grade dans la hiérarchie était différent des autres gobelins. Sirius les mena directement devant ce gobelin.

« Je viens pour faire un test d'héritage à mon filleul, Hadrian James Potter ! Nous souhaitons aussi obtenir une entrevue avec Ragnok, pour vous savez quoi. » Annonça Sirius.

Le gobelin, et par la même occasion, tous les autres, levèrent subitement leurs têtes ou interrompirent ce qu'ils faisaient pour regarder l'enfant. Cela attira évidemment l'attention de tous les sorciers, dont une famille bien particulière, avec des cheveux flamboyants.

« Très bien. Riknar va vous accompagner directement jusqu'au bureau de Seigneur Ragnok, vous pourrez y faire directement votre test. » Répondit le gobelin, faisant signe au gobelin derrière-lui de les emmener directement voir le directeur de la Banque.

Juste avant de partir, Harry remercia le gobelin et s'inclina avec le bras contre le torse, en signe de respect. Il avait lu cela dans un livre traitant sur les gobelins et leurs coutumes. Le gobelin répondit par un sourire carnassier et un hochement de tête.

C'est ainsi que le groupe fut conduit jusqu'au bureau de Ragnok. Le bureau se trouvait derrière deux grandes portes ornées, et les gardes durent attendre dehors. Seulement Harry, Sirius et Remus purent entrer. Lorsqu'ils entrèrent dans la salle, ce fut pour voir un Gobelin richement vêtu derrière un grand bureau fait en bois de cerisier massif.

« Seigneur Black, Monsieur Lupin, votre grâce, bonjour. Fit Ragnok.

-Seigneur Ragnok, je suis content de vous voir. Comment se portent vos affaires ? Demanda Sirius tout souriant en s'asseyant.

-Mes affaires, et par la même occasion, les vôtres, se portent très bien. Répondit le gobelin avec son sourire carnassier.

-Je vous présente mon filleul, Hadrian James Potter. Je suis sûr que vous vous souvenez de lui, n'est-ce pas ? Demanda le maraudeur.

-En effet. Mais trêve de plaisanteries, que puis-je pour vous ? Demanda Ragnok d'un air sérieux.

-Eh bien, nous sommes venus pour faire un test d'héritage, pour être sûr de ne rien avoir raté, et surtout, pour qu'Harry puisse enfin obtenir ses bagues d'héritier. Répondit Sirius.

-Très bien. Nous allons donc commencer par le test d'héritage. » Répondit Ragnok.

Il ouvrit l'un des tiroirs de son bureau pour en tirer un parchemin doré avec une dague cérémonielle. Lentement, il plaça le parchemin devant Harry et lui tendit la dague.

« Il vous suffit de verser trois gouttes de sang sur le parchemin, votre grâce. Dit alors Ragnok.

-D'accord. » Répondit simplement Harry avant de se piquer le doigt avec la dague pour verser les gouttes de sang sur le parchemin.

C'est alors que le parchemin s'illumina et que lignes se formèrent sur le papier pour enfin prendre la forme d'un texte. On pouvait y lire :

Nom de Naissance : Hadrian James Potter

Nom Complet : Hadrian James Pendragon-Emrys-Peverell-Black-Gryffondor-Serpentard-

Serdaigle-Potter-Evans

Titres: Prince héritier d'Avalon, Grand-Duc de Grande-Bretagne et d'Irlande (Emrys), Duc de Peverell, futur Duc de Black, Duc de Gryffondor, Duc de Serpentard, Duc de Serdaigle, Duc de Potter, Seigneur Evans.

Maisons et affiliations :

-Héritier de l'Archaïque et la plus Royale Maison de Pendragon

-Héritier de l'Archaïque et la plus Noble Maison d'Emrys

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Peverell

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Black

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Gryffondor

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Serpentard

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Serdaigle

-Héritier de la plus Ancienne et la plus Noble Maison de Potter

-Héritier de l'Ancienne et Noble Maison d'Evans

Relations familiales directes:

Père : James Charlus Potter

Mère : Lily Jane Potter

Parrain : Sirius Orion Black

Marraine : Alice Liliane Londubat

Harry, Sirius et Remus lurent le parchemin. Tout semblait correct, sans la moindre erreur. Ils tendirent le parchemin au gobelin, qui hocha de la tête.

« Tout est en ordre. Il est maintenant temps de procéder à la remise des bagues. » Fit le gobelin avant de claquer des doigts.

Tout à coup, une boite apparue sur son bureau. Il ouvrit alors la boite, dans laquelle on put voir huit bagues.

La première était entièrement faite d'or, avec un immense diamant rouge sous la forme d'un dragon avec un immense cercle (Astria Porta) à l'arrière. C'était celle des Pendragon.

La deuxième était elle aussi faite d'or, avec cette fois-ci un diamant bleu sous la forme d'une licorne avec un immense cercle à l'arrière. C'était celle des Emrys.

La troisième était un anneau de platine. On pouvait voir l'emplacement vide d'une gemme. C'était celle des Peverell.

La quatrième était elle aussi faite de platine avec un onyx en son centre, sous la forme d'un corbeau, avec les annotations « Toujours Pur » sur la bague. C'était celle des Black.

La cinquième était en or avec un rubis. On pouvait voir un griffon incrusté dans le rubis. C'était celle des Gryffondor.

La sixième était plus fine, faite en argent avec une tourmaline Paraíba foncée enchâssée dans un aigle.

La septième ressemblait étrangement à celle de Gryffondor, avec un P majuscule sur le rubis. C'était celle des Potter.

Enfin, la huitième était en argent avec une petite tourmaline. C'était celle des Evans.

Il y avait aussi une émeraude avec un immense S gravé à l'intérieur, mais sans bague.

Le gobelin fronça des sourcils en voyant l'intérieur de la boite.

« C'est bizarre, il manque une bague, une gemme et l'une des gemmes est sans bague.

-Peut être que la gemme appartient à la bague qui n'en a pas ? Proposa alors Remus.

-Non. L'émeraude appartient à la bague de Serpentard, mais celle qui n'en a pas est celle des Peverell. Ce n'est pas normal.

-Je suis étonné que ça se soit produit sur des bagues d'héritiers, et non celles des Chefs de Maison. » Intervint alors Sirius.

Ragnok regarda Sirius.

« Seigneur Black. Les bagues ci-présentes, à part celle des Black, sont actuellement celles des Chefs de Maison. Elles seront cependant débloquées entièrement que lorsque sa grâce sera soit émancipé, aura soit atteint sa majorité, ou si vous lui permettez de réclamer sa seigneurie. Répondit alors le Gobelin.

-Je vois. Et pour celle de Serpentard ? Demanda alors Sirius.

-C'est très simple. Les bagues sont liées aux descendants, et de ce fait, à Gringotts. Pour un certain montant, nous pouvons invoquer les objets manquant. Répondit alors Ragnok avec un sourire commercial.

-Très bien. Faites-le alors. » Fit simplement Sirius.

Le gobelin sourit simplement avant de sortir un parchemin de son bureau. Il demanda à Harry d'y verser quelques gouttes de son sang, qu'il fit immédiatement. Un nuage de fumé sortit alors du parchemin, et la bague manquante apparue alors. Immédiatement, Ragnok pâlit.

« Un horcrux ! Cria presque le gobelin, alertant les autres gobelins.

-Quoi ? Hurla Sirius, abasourdi.

-La bague de Serpentard…Qui était le dernier Seigneur Serpentard ? Demanda alors Remus.

-Si je me souviens bien, le dernier était Tom Marvolo Riddle de la Maison Gaunt. » Répondit alors Ragnok.

La conversation fut alors interrompue par deux gobelins qui prirent immédiatement la bague avant de partir.

« Attendu que nous aurions dû vérifier la bague avant votre arrivée, Gringotts prendra en charge le coût de la purification. Fit alors Ragnok.

-Je vous remercie, Seigneur Ragnok. Voilà qui est très honorable de votre part. » Dit alors Harry pour la première fois.

Les gobelins regardèrent Harry, choqués. Pour la première fois depuis des siècles, un sorcier était respectueux. Ragnok lui sourit alors.

« Mais de rien, votre grâce. Après tout, le temps, c'est de l'argent. Souhaitez-vous porter vos bagues tout de suite ? Demanda alors le gobelin.

-Je préfère attendre la dernière bague. J'ai cependant remarqué que la bague est arrivée avec une gemme. Est-ce possible que la gemme soit celle des Peverell ? Demanda Harry.

-Hm…je suppose. Le rituel a fonctionné, et vu qu'il n'y a eu qu'une seule bague et pas de gemme supplémentaire, ça doit être le cas. Répondit Ragnok.

-J'ai tout de même une autre question, si vous le permettez. Fit alors Harry.

-Je vous écoute. Répondit le gobelin.

-Pourquoi êtes-vous si poli avec moi ? Je veux dire, vous allez jusqu'à m'appeler votre grâce, or, je ne suis pas de votre race. » Questionna alors Harry.

Tous dans la pièce le regardèrent. Ragnok le regarda, avant d'hocher de la tête.

« En effet. Cependant, votre lignage est très particulier. Tout d'abord, vous êtes le premier sorcier depuis plusieurs siècles à nous montrer du respect. Rien que pour ça, nous vous sommes respectueux. Cependant, ça ne s'arrête pas là. Commença Ragnok.

-Il faut comprendre que la race des gobelins, bien qu'indépendante, ne l'est pas totalement. Les gobelins ont toujours été les vassaux de la famille Pendragon. Etant le dernier héritier de cette famille, cela fait de nous vos vassaux. C'est la raison pour laquelle nous nous devons d'être respectueux envers vous, ou jusqu'à ce que vous vous montriez indigne. » Continua le gobelin.

Remus et Sirius ouvrirent grand la bouche, mais la refermèrent aussitôt, ne sachant pas quoi dire. De son côté, Harry regardait le gobelin d'un air calculateur. Un petit sourire sadique se forma sur son visage.

« Et quand vous dîtes les gobelins, est-ce que ça inclut les gobelins à travers le monde, ou seulement ceux d'Avalon ? Demanda Harry.

-Sachant que la vassalité fut accomplie par le Haut-Roi de tous les gobelins, Ragnuk 1er, forgeur de l'épée de Gryffondor, cela inclut en effet tous les gobelins, sans exception. Le serment fut fait à travers un contrat magique ET signé dans le sang. Répondit le gobelin.

-Hm…Qui est l'actuel Haut-Roi ? Je ne me rappelle pas avoir lu d'actuel nom dans les ouvrages que j'ai à ma disposition. Demanda Harry.

-Il n'y en a pas, votre grâce. La lignée s'étant éteinte, un conseil formé par les Seigneurs de chaque clan a été formé pour nous diriger. J'en fais actuellement parti, étant le chef du clan Gringott. Répondit Ragnok en bombant le torse de fierté.

-Gringott ? Mais je croyais que c'était le prénom du gobelin, et non son clan. Fit Sirius.

-Bah ! Gringott a eu le flair avec sa banque, et se faisant, il a pu créer son propre clan. Croyez-vous franchement qu'on laisserait n'importe qui diriger la Banque de Gringotts ? Répondit avec véhémence le gobelin, dardant Sirius de son regard le plus noir.

-J'ai une autre question. » Fit alors Harry.

L'intervention d'Harry interrompit le concours de regards entre Sirius et Ragnok, faisant pouffer de rire Remus. Ragnok redirigea son attention sur Harry. Seul Harry avait remarqué les autres gobelins qui s'étaient raidis, prêts à s'occuper de Sirius en cas de problèmes.

« Pourquoi ne pas nommer un nouveau Haut-Roi pour diriger les gobelins ? Demanda Harry, intrigué.

-C'est très simple. Lorsque le Haut-Roi a juré sa fidélité aux Pendragon, il a aussi donné tous pouvoirs à la lignée des Pendragon. Ainsi, seul le Roi d'Avalon, ou en tout cas, le Seigneur de la Maison Pendragon peut nommer le Haut-Roi des gobelins. » Répondit Ragnok, regardant Harry avec un regard calculateur.

Harry n'était pas idiot, et il comprit alors le sous-entendu. Seul LUI pouvait nommer le Haut-Roi, à condition qu'il obtienne la seigneurie des Pendragon. Cependant, il devrait d'abord attendre ses onze ans, pour ne serait-ce que clamer son émancipation. Peut-être pourrait-il simplement demander l'autorisation à Sirius, après tout, c'est son droit de naissance.

Il imagina alors tous les avantages et inconvénients que pourrait lui procurer son plan. Il regarda le gobelin droit dans les yeux, son sourire devenant pensif. Il pesa le pour et le contre de son plan, et s'interrogea sur sa possible révélation aux autres occupants de la pièce.

« Si je ne me trompe pas, tout ce qui est dit à Gringotts, reste à Gringotts, n'est-ce pas ? Demanda subitement Harry.

-En effet. Cela fait partie de nos obligations contractuelles. A Gringotts, le secret professionnel est important, et nos clients sont respectés, de ce fait, chaque mot et chaque phrase sont soumises au secret professionnel. Répondit Ragnok, en fronçant des sourcils.

-Patmol, Lunard, je suppose que ce que je vais dire ne sortira pas de la pièce ? Demanda Harry avec un regard de chien battu.

-Bien-sûr chiot. Répondit Sirius, Remus hochant de la tête.

-Très bien. Ragnok, j'ai une proposition pour vous. » Fit alors Harry.

Le gobelin plissa des yeux et se redressa. Il observa le jeune garçon pour tenter de comprendre ce qu'il allait proposer, mais il ne vit rien à travers son masque.

« Quelle est cette proposition, votre grâce ? Demanda Ragnok.

-C'est très simple. Il est évident que vous contrôlez Gringotts, et de ce fait, ayez le contrôle des comptes appartenant aux mangemorts. Ma proposition est la suivante : Aidez-moi à ruiner les mangemorts, que ce soit sous forme de taxes, non-respect des procédures, de mauvais investissements, peu importe. Suivez-moi dans n'importe laquelle de mes propositions d'affaires, et en échange, je peux vous promettre que lorsque je serai le Seigneur de la Maison Pendragon, je vous nommerai Haut-Roi ! » Fit Harry avec un sourire calculateur.

Un silence s'abattit sur la salle. Sirius et Remus avaient la bouche grande ouverte, tandis que les gobelins s'étaient figés. Quant à Ragnok, il avait les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, une première pour un gobelin. Immédiatement, son esprit se mit à fonctionner à toute vapeur. Il réfléchit alors à la proposition, et la signification possible pour lui et son clan.

Il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour comprendre qu'il avait tout à y gagner. Et puis, Ragnok n'aimait pas les mangemorts, très mauvais pour les affaires, et un peu trop xénophobes à son goût. Et voilà qu'on lui donnait l'occasion de ruiner les mangemorts, d'augmenter la réputation de son clan grâce à ces richesses, et en plus, cerise sur le gâteau, de diriger toute sa race. Il tenta de trouver les inconvénients, et à part énerver quelques mangemorts bien placés, il n'en vit aucun.

Tout à coup, Ragnok se mit à sourire, un sourire sadique, carnassier et effrayant pour Sirius et Remus. Mais pas pour Harry, qui comprit instantanément ce sourire. C'était un sourire de victoire et de joie.

« Je pense, votre grâce, que nous allons être d'excellents amis. Répondit Ragnok, en tendant sa main.

-Je le pense aussi, Ragnok. » Répondit Harry en secouant sa main.

C'est ainsi qu'ils discutèrent tranquillement pendant une bonne heure, mettant en place plans après plans pour ruiner les mangemorts de façon efficace. Ils furent finalement interrompus par deux gobelins qui ramenèrent la bague de Serpentard.

« Ainsi donc, voici la bague de Serpentard, pourtant, je ne reconnais pas la gemme. Il ne devrait pas y avoir de gemme, vu que l'émeraude est avec les autres bagues. Fit Harry.

-Votre grâce, la gemme sur la bague semble portée le blason de la Maison Peverell. Fit alors Ragnok.

-Oh ? Peut-on la retirer pour la placer sur la bonne bague ? » Demanda alors Hadrian.

C'est alors que le plus étrange se produisit. La gemme se détacha automatiquement de la bague, pour rouler jusqu'à Harry, qui l'attrapa de justesse. Au moment même où Harry attrapa la bague, il ressentit comme une vague de puissance le traverser. Cela ne passa pas inaperçu.

« Intéressant. Fit alors Harry.

- Puis-je, votre grâce ? » Demanda Ragnok.

Harry hocha vaguement de la tête en lui tendant la gemme noire avec une ligne dans un cercle dans un triangle gravé dedans. Le gobelin récupéra la gemme avant de la sertir dans la bague des Peverell, faisant de même avec l'émeraude et la bague de Serpentard.

« Vous pouvez désormais réclamer vos bagues, votre grâce. Ne vous inquiétez pas, elles fusionneront si vous les placez sur le même doigt. Fit Ragnok.

-Chiot, je te conseille de commencer par la plus petite maison pour finir par la plus grande, c'est plus simple. Intervint alors Remus, souriant.

-Je n'ai pas pensé à le demander, mais y-a-t-il des avantages particuliers à porter ces bagues, à part le côté politique et économique ? Demanda Harry.

-Oh oui. Les bagues sont enchantées pour te protéger des sorts et malédictions mineures, et de la plupart des poisons. Bon, ça ne te protégera pas de Venin de Basilique ou autre, mais c'est très dur à obtenir, tu risques rien. Elles peuvent aussi te donner un petit boost magique, mais seulement les plus puissantes bagues le peuvent. Je pense que toutes sauf celle des Evans ont ce petit coup de pouce. » Répondit Sirius.

Harry hocha de la tête, avant de commencer à enfiler les bagues. Il commença par la bague de la famille Evans, et l'enfila sur l'auriculaire de la main droite. La bague l'accepta immédiatement. Il enchaina directement avec celle des Potter qui l'accepta immédiatement. Les deux bagues fusionnèrent pour laisser un mélange entre les deux blasons.

Il décida d'enfiler les bagues des fondateurs sur l'index de la main droite, qui fusionnèrent pour former le symbole d'Poudlard sans le symbole de Poufsouffle. Pour continuer, il finit par placer la bague Black sur le majeur de la main droite, tandis qu'il plaça celle des Peverell sur l'index de la main gauche. Il souhaitait éviter de fusionner la bague d'héritier des Black avec la bague de Seigneur des Peverell.

Enfin, il plaça la bague de Pendragon sur son pouce droit, tandis qu'il plaça celle des Emrys sur son pouce gauche. Heureusement, toutes les bagues l'acceptèrent.

Sirius et Remus furent intrigué par le placement des bagues.

« Dis-moi, chiot, pourquoi as-tu placé tes bagues comme ça ? Demanda Sirius.

-Lorsque j'ai appris les convenances avec tante Walburga, elle m'a aussi appris tout ce qu'il y avait à savoir sur les bagues et les emplacements significatifs sur les doigts. Ainsi, en plaçant les bagues sur mon annulaire, j'ai montré le lien direct entre les maisons Evans et Potter, soit le mariage de mes parents. Commença Harry, les sorciers hochant de la tête.

-Ensuite, j'ai placé les bagues des fondateurs sur mon index, pour montrer à tous l'importance de ces maisons dans mon historique familial. C'est une preuve d'importance. Par contre, j'ai dû séparer les bagues Black et Peverell. J'ai placé celle des Black sur mon majeur car elle symbolise mon appartenance à la famille Black en tant qu'héritier, la bague n'étant pas celle de Seigneur, je ne pouvais pas la mélanger aux autres. Celle des Peverell a été placé sur mon autre index pour signifier l'importance de la famille Peverell dans mon arbre généalogique, et puis, je préfère garder la gemme à part. Continua Harry.

-Enfin, j'ai placé celle de la famille Pendragon sur mon pouce droit en tant que signe de richesse et de puissance, c'est sa place première. Pour éviter de mélanger la bague avec celle d'Emrys, j'ai placé l'autre bague sur mon autre pouce. » Finit Harry.

De nouveau, un silence s'abattit sur la pièce. Ils furent tous subjugués par l'intelligence d'Harry. Au bout de quelques secondes, Sirius explosa de rire.

« Un vrai génie ! Mon filleul est un vrai génie, je vous l'avais bien dis ! Hurla-t-il.

-En effet, Seigneur Black, il semblerait que sa grâce soit très intelligente. Fit Ragnok.

-Maintenant, je souhaite savoir s'il serait possible de voir tous les avoirs d'Harry. Demanda Sirius.

-Bien-sûr. Il vous suffit de placer quelques gouttes de sang sur ce parchemin. » Répondit Ragnok en sortant un autre parchemin de son bureau.

Harry ne perdit pas de temps pour verser quelques gouttes de son sang sur le parchemin en question. Une fois cela fait, le parchemin se mit à briller d'une couleur doré avant que des lignes se mettent à apparaitre sur le parchemin.

Avoirs et Possessions d'Hadrian James Potter

PENDRAGON :

Coffre N°1 :

Finances : 999 999 999 G, 999 999 999 S 999 999 999 K

Possessions : Couronne Royale, reliques familiales, Cognitionis Receptaculum, ?

Propriétés : ?, Royaume d'Avalon, Château de Camelot (Détruit), Chemin de Traverse (25%), Horizont Alley (25%), Allée des Embrumes (25%)

EMRYS :

Coffre N°2 :

Finances : 999 999 999 G, 999 999 999 S, 999 999 999 K

Possessions : Bâton de Merlin, Livres de Merlin, reliques familiales, objets divers

Propriétés : Glastonbury Tor, Chemin de Traverse (25%), Horizont Alley (25%), Allée des Embrumes (25%), Duché de Grande-Bretagne, Duché d'Irlande

PEVERELL :

Coffre N°3 :

Finances : 156 985 569 G, 235 656 S, 569 595 987 K

Possessions : Livres, armures, armes, reliques familiales, objets divers, Baguette de Sureau (Manquante), Cape d'invisibilité (transférée coffre Potter), Pierre de Résurrection (Bague de Seigneur, retirée par Hadrian James Potter)

Propriétés : Manoir Peverell (Wales), Chalet Peverell (France), Duché de Peverell (Terrain d'Poudlard, Hogsmeade, Forêt Interdite), Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Carkitt Market (25%)

Commerces : Daily Prophet (10%), Mr Mulpepper's Apothecary (25%), Slug & Jiggers Apothecary (25%) ; The Diagon Dispensary (100%)

BLACK :

Coffre N°4 :

Indisponible

Propriétés : Carkitt Market (15%), Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Allée des Embrumes (25%), Manoir Black (Wales), Grimmauld Place (Angleterre), Château le Noir (France), Villa Negra (Espagne), Villa Nera (Italie), ¼ Durmstrang, ¼ Beauxbatons, Duché de Black

Commerces : Daily Prophet (15%), Mr Mulpepper's Apothecary (25%), Slug & Jiggers Apothecary (25%), Twilfitt and Tattings (50%), McHavelock's Wizarding Headgear (25%), Borgin and Burkes (25%), Flourish and Blotts (5%)

GRYFFONDOR :

Coffre N°5 :

Finances : 0 (Transfert vers coffre n°10 par Henry Potter)

Possessions : Livres, armures, armes, reliques familiales, objets divers, Epée de Gryffondor (manquante)

Propriétés : ¼ Poudlard (Ecosse), Godric's Hollow (Wales), Manoir de Gryffondor (Ecosse), Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Duché de Gryffondor

Commerces : Aucun (transfert à la famille Potter par Henry Potter)

SERPENTARD :

Coffre N°6 :

Finances : 156 895 G, 256 568 S, 565 K

Possessions : Livres, ingrédients rares de potions, objets divers, Amulette de Serpentard (retiré)

Propriétés : ¼ Poudlard (Ecosse), Manoir Serpentard (Ecosse), Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Allée des Embrumes (10%), Duché de Serpentard

Commerces : Aucun (Vente complète par Tom Marvolo Riddle)

SERDAIGLE :

Coffre N°7 :

Finances : 126 256 985 G, 256 587 449 S, 256 585 K

Possessions : Livres, reliques familiales, objets divers, Diadème de Serdaigle (retiré)

Propriétés : ¼ Poudlard (Ecosse), Manoir Serdaigle (Ecosse), Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Allée des Embrumes (10%), Duché de Serdaigle

Commerces : Flourish and Blotts (50%), Tomes and Scrolls (50%), Second-Hand Bookshop (50%), Bufo's (25%), Ariadne Spinners (25%)

POTTER :

Coffre N°10

Finances : 289 585 245 G, 256 584 478 S, 256 658 K

Possessions : Livres, armures et armes, reliques familiales, objets divers, Cape d'Invisibilité (Retirée, prêtée à Albus Dumbledore)

Coffre N°687 :

Finances : 50 000 G

Propriétés : Manoir/Château Potter (York), Chalet Potter (Godric's Hollow), Duché de Potter/York, Chemin de Traverse (5%), Horizont Alley (5%), Chalet du Maraudeur (anciennement Repaire du Rat, York), Villa Potter (Suède), Cottage Potter (Danemark), La Maison du Potier (France), Carkitt Market (15%)

Commerces : Daily Prophet (15%), Brigg's Brooms (75%), Broomstix (75%), Cleansweep Broom Company (50%), Nimbus Racing Broom Company (50%), Comet Trading Company (50%), Ellerby and Spudmore (50%), Flyte and Barker (50%), Universal Brooms Ltd (50%), Concordia and Plunkett Musical Instruments (25%), Dominic Maestro's Music Shop (25%), Zonko's Joke Shop (55%), Gambol and Japes Wizarding Joke Shop (100%)

EVANS :

Coffre N°287

Finances : 1 258 985 G, 256 739 S, 256 K

Possessions : Livres, Objets divers

Propriétés : Maison Evans (Angleterre), 14 Privet Drive (Surrey, loué à Vernon Dursley)

Commerces : Eeylops Owl Emporium (25%), Honeydukes (25%)

Après avoir lu le résultat, Harry ouvrit grand la bouche sans qu'un seul mot n'en sorte. Cela attira immédiatement l'attention des deux autres sorciers, qui furent eux aussi étonnés. Evidemment, Ragnok prit le parchemin pour le lire, et l'étonnement put se lire sur ses traits.

« Mes félicitations votre grâce, il semblerait que vous soyez le sorcier le plus riche de tout le pays, voire du monde sorcier. Et si nous calculons la totalité de votre argent sous forme moldue, je peux vous assurer que vous êtes actuellement le plus riche parmi les moldus. L'informa Ragnok.

-Je vois. Est-il possible de faire des investissements avec mon argent ? Demanda Harry.

-Bien-entendu. Que ce soit parmi les moldus ou les sorciers. Répondit Ragnok étonné.

-Très bien. Je souhaite alors acheter 15% du Daily Prophet, peu importe la manière, je veux ces parts. Si vous pouviez acheter celles des mangemorts, ça m'arrangerait. Je veux aussi que vous achetiez son homologue moldu, le Daily Telegraph. Mais ce n'est que le début. » Commença Harry.

Un grand sourire sadique apparut sur le visage de Ragnok tandis qu'il écrivait à toute allure sur un parchemin. Sirius et Remus regardaient Harry avec étonnement, ne s'attendant pas à cette réaction.

« Par la suite, je veux que vous tentiez d'obtenir au moins 50% de tous les commerces que je possède déjà, en commençant par les balais, le sport rapporte beaucoup. Si nécessaire, proposez aux marchands qui possèdent encore une part de leurs boutiques qu'ils pourront continuer d'y travailler. Je veux aussi une augmentation des taxes pour chaque boutique, établissement et propriétés appartenant aux mangemorts. Chemin de Traverse, Horizont Alley, Allée des Embrumes sont à moi, et je compte bien en profiter. Tant que nous y sommes, tendez de trouver qui possède les 60% restant de Carkitt Market, ça me permettrait de posséder l'entièreté des rues marchandes. Je suppose que le reste doit appartenir aux autres familles ducales, donc tentez de prendre les parts des familles Nott et Flint. Au pire des cas, ce n'est pas grave, il me suffira de renouer l'alliance avec la famille Londubat pour assurer ma suprématie sur Carkitt Market. Expliqua Harry.

-Très bien, votre grâce. Autre chose ? Demanda Ragnok avec un grand sourire, pensant déjà aux futurs profits.

-Hm…J'ai bien étudié les moldus, et ils avancent très vite dans le domaine technologique. J'ai entendu dire que des sociétés remarquables sont en train de se former. Je veux que vous achetiez autant que possible dans Microsoft, Apple, Nokia et Motorola. J'ai entendu dire parler d'une société pour internet, mais je pense qu'il faudra une bonne décennie avant que ça se mette en place. Je veux aussi investir dans les sociétés de restauration, la population augmente rapidement, ce qui veut dire plus de bouches à nourrir, donc plus d'argent à se faire. Tentez de racheter les sociétés de restauration rapide, que ce soit McDonald's, Burger King ou Subway. Je veux aussi les sociétés de boissons et de grande distribution, alors Coca Cola Company, Pepsi Company, la chaîne Wal-Mart, Carrefour… Je les veux impérativement. Continua Harry.

-Je vois. Ce ne sera pas facile à obtenir, mais je pense que c'est possible. Vous êtes doués en investissements. Complimenta Ragnok.

-Les calculs sont simples pourtant. La population moldue augmente, et ils adorent manger, boire, consommer. Alors il suffit d'acheter les sociétés qui vendent ce qu'ils recherchent, et voilà, la richesse à portée de main. Il y a cependant deux sociétés que je veux sans conteste. Répondit Harry en rougissant à la fin.

-J'ai cette impression que je sais déjà ce qu'il va demander. Chuchota Sirius à Remus.

- Il ne va pas oser, si ? Répondit Remus.

-Je souhaite obtenir Häagen-Dazs et Ben & Jerry's. » Finit Harry en se pourléchant les babines.

Le gobelin regarda Harry, interloqué par sa réaction. Quant à Sirius, il explosa de rire, tandis que Remus se tenta vainement.

« T'es sérieux, chiot ? Tu ne peux pas t'en empêcher… Commença Sirius.

-Tu aimes tant les glaces que ça, Harry ? Demanda Remus.

-Et alors ? Il n'y a rien de mal à investir dedans ! Répondit Harry avec un peu trop de conviction.

-Ce sera fait, votre grâce. Les interrompit le gobelin.

-Parfait. Quelles sont les pourcentages prélevés par les gobelins ? Demanda Harry.

-Gringotts prélève une commission totale de 5% de tous les gains, en échange, nous nous occupons de tout. Répondit le gobelin.

-Dans ce cas, prenez en 15%, pour vous donner envie de mieux travailler. » Répondit Harry avec un petit sourire.

Les yeux de Ragnok s'agrandirent d'un coup, tandis que Sirius et Remus arrêtèrent de rire. Même les autres gobelins avaient arrêté de respirer.

« Tu es sûr, chiot ? Demanda Sirius.

-Bien-sûr que oui. Après tout, plus les gobelins peuvent y gagner, plus ils me feront prospérer. Répondit logiquement Harry.

-C'est avec grand plaisir, votre grâce. Cependant, attendu vos comptes, nous devons vous trouver un Responsable de Comptes plus approprié. Fit alors Ragnok.

-Pourquoi pas vous ? Demanda Harry.

-Je…C'est possible, et ce serait un grand honneur. Répondit Ragnok, abasourdi.

-Dans ce cas, c'est réglé. On a rendez-vous à Poudlard. Intervint Sirius tout sourire.

-Que vos coffres soient à jamais remplis d'or. Fit Harry.

-Et que vos ennemis ploient sous vos coups. » Répondit Ragnok avec un grand sourire.

C'est ainsi que Sirius, Remus et Harry quittèrent le bureau de Ragnok pour retourner dans le Hall de la banque, accompagnés de nouveau par leurs gardes. Ils furent cependant halés par une voix de crécelle.

« Sirius, Remus ! » Dit alors Molly Weasley.

Ils se retournèrent pour voir la troupe des Weasley. Il y avait Molly Weasley, accompagnée de son mari, Arthur Weasley, et de leurs fils, William « Bill » Weasley, Charlie Weasley, George et Fred Weasley, Ronald « Ron » Weasley, et leur petite dernière, Ginevra « Ginny » Weasley. Harry ne put s'empêcher de frissonner en voyant le regard envieux de Molly, Ginny et Ronald.

« Mais ça alors, la famille Weasley ! » Fit Sirius avec un faux sourire.

En effet, depuis la fin de la guerre, Sirius et Remus s'étaient éloignés autant que possible de la harpie nationale nommée Molly Weasley. Pourtant, ils aimaient bien Arthur, mais sa femme suffisait à leur donner l'envie de ne plus le voir.

« C'est un plaisir de vous voir. Mais que vois-je, est-ce là le petit Harry ? » Demanda Molly d'un ton mielleux, tandis que Sirius et Remus serrèrent la main d'Arthur.

Harry n'apprécia guère le diminutif employé par la matriarche Weasley, et son regard noir le fit comprendre, faisant frissonner Molly. Il attarda son regard sur les rouquins, et ne put détacher du regard l'un d'eux. Ce dernier avait lui aussi le regard rivé sur Harry, comme en transe.

« Oui, c'est Hadrian. Répondit Sirius, en insistant sur Hadrian.

-Il a bien grandi. Oh, mais où ai-je la tête, je dois à tout prix vous présenter nos enfants. Je vous présente donc Bill, l'aîné de nos enfants. Il entre en 7ème année à Poudlard et Préfet-en-Chef. Ensuite, il y a Charlie, qui entre en 5ème année à Poudlard, en plus d'être Capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor et préfet. Puis, il y a nos jumeaux, Fred et George, qui rentreront dans deux ans à l'école. Evidemment, il y a Ronald, qui rentrera en même temps qu'Harry. Et finalement, il y a notre seule fille, Ginny. Elle rentrera une année après Ronald et Harry, quel dommage. Ils iraient parfaitement ensembles. Fit Molly, insistant sur Ginny.

-Oh, je vois que vous avez eu plusieurs enfants, c'est bien. Moi, Harry me suffit amplement. Piqua Sirius.

-Bon, sur ce, on doit… » Commença Sirius avant de s'interrompre.

Il venait de regarder Harry et remarqua immédiatement son regard fixé sur Charlie Weasley. Sirius regarda immédiatement le rouquin, et lorsqu'il vit le même regard, il blanchit. Putain, fallait qu'il rencontre l'une de ses âmes-sœurs maintenant ? Ça pourrait être pire, ça aurait pu être la petite. Pensa Sirius. Remus avait à peu près les mêmes pensées.

C'est alors que Charlie s'avança vers Harry, et avant que quelqu'un puisse intervenir, le prit dans ses bras. Personne ne remarqua les autres sorciers, et une dénommée Rita Skeeter parmi eux, en train d'observer la scène avec attention.

Quant à Molly, elle réagit avec férocité aux actions de Charlie.

« Charlie, repose-le immédiatement ! » Hurla-t-elle.

Le hurlement de Molly les sortit de leur transe, mais Charlie ne voulut pas pour autant lâcher Harry.

« J'ai pas envie, 'man. » Répondit le rouquin en serrant Harry dans ses bras.

De son côté, Harry se cramponnait tout autant à Charlie. Il ne savait pas pourquoi, mais Charlie était devenu comme le centre du monde pour lui, et son odeur était enivrante.

« Tu as intérêt à m'obéir, je suis ta mère ! Hurla Molly, faisant crisser des dents plusieurs sorciers.

- Molly, ça ne sert à rien ! Fit alors Sirius.

-Comment ça ? Demanda alors Arthur, intrigué par la situation.

-Pour ceux qui ne le savent pas, Harry est un porteur. » Répondit tout simplement Sirius.

Immédiatement, tous les sorciers émirent un petit cri de stupeur, tandis que les yeux de Rita s'illuminèrent de joie. Encore un scoop ! De son côté, Charlie huma les cheveux d'Harry, content.

Ils furent interrompus par Ginny Weasley.

« C'est quoi, un porteur ? Demanda-t-elle en dardant Charlie de son regard le plus noir.

-Hum…euh… Fit Sirius en rougissant.

-Ma chérie, comment te dire, euh…Tenta Arthur, sans réussite.

-Remus ? Supplia alors Sirius, ce dernier soufflant un peu avant de répondre.

-Pour faire simple, un porteur est un sorcier très puissant qui peut avoir ses propres enfants, comme une femme, et c'est très rare. En échange, ce sorcier à une ou plusieurs âme-sœurs, qui vont le protéger et l'aimer, et fonder une famille avec lui, qui sont toujours des hommes. Un porteur n'est pas attiré par les femmes, c'est génétique. Dans notre cas, Charlie est l'âme-sœur d'Harry. Répondit Remus sur un ton de professeur.

-QUOI ? MAIS C'EST PAS POSSIBLE, IL A PAS LE DROIT ! PUIS CHARLIE AIME PERSONNE, IL EST ASEXUEL, LE MEDECIN L'A DIT ! Hurla alors Ginny, choquant les adultes sauf Molly.

-Hein ? Fit bêtement Sirius.

-Dans ce cas-là, c'est une preuve supplémentaire. Les âmes-sœurs sont habituellement déclarées asexuelles jusqu'à ce qu'elles trouvent leurs porteurs. Répondit Remus.

-Il est sensé se marier avec moi ! Hurla de nouveau Ginny.

-Quoi ?! » Cria alors Sirius, les yeux écarquillés.

Les cris et hurlements déstabilisèrent de nouveau Charlie et Harry, et ils se retournèrent vers Ginny.

« Désolé, mademoiselle Weasley, mais je ne peux vous épouser. Tout d'abord, il n'y a eu aucun contrat ou accord. De plus, je ne vous connais pas. Et enfin, en tant que porteur, je suis gay. Fit Harry d'un ton sérieux.

-Mais…mais… Balbutia Ginny.

-Il est à moi, compris ? Fit alors Charlie d'un ton sombre, faisant reculer Ginny.

-Mais ce n'est pas normal ! Ce n'est pas naturel ! Fit alors Molly.

-Fermes-là, Molly. Je t'interdis de parler comme ça devant mon filleul. » Répondit alors Sirius, ses yeux s'assombrissant, ce qui fit frémir de peur Molly.

Arthur tenta de diffuser la situation.

« Eh bien…On ne peut rien y faire. Après tout, les âmes-sœurs sont sacrées, et puis, Charlie est très chanceux d'être celle d'Harry. Ça me convient parfaitement. Dit-il.

-Tu n'es pas sérieux ? Demanda alors Molly.

-Si, et c'est comme ça, un point c'est tout ! Je suis le chef de famille ici, pas toi ! » Répondit Arthur.

De nouveau, un silence s'abattit sur la Banque. Pour la première fois de sa vie, Arthur Weasley venait de se rebeller contre sa femme, une première. Rita Skeeter prenait des photos à cœur joie et sa plume-à-papote écrivait à une vitesse folle sur un parchemin. Quant à Molly, elle dévisageait son mari comme si elle le voyait pour une première fois. Il va falloir renforcer les doses, pensa-t-elle.

-Très bien. Par contre, il va falloir faire quelque chose pour ces deux-là. Fit Sirius, en pointant Harry et Charlie du doigt.

-Normalement, quand deux âmes-sœurs se rencontrent, il ne faut pas les séparer pendant les prochains jours, car ça pourrait leur faire du mal. Il faut laisser le lien se former correctement entre eux. Intervint alors Remus.

-Il pourrait venir chez nous ? Proposa alors Molly, tentant de rétablir sa position.

-Non, Harry a des cours à suivre au château. Pourquoi Charlie ne viendrait-il pas vivre au château avec nous ? Je sais que vous avez quelques problèmes financiers, et vu que Charlie est destiné à vivre avec Harry, il serait plus simple pour tout le monde s'il venait vivre avec nous, de façon définitive. Vous pourrez toujours demander à le voir, évidemment. Et rien ne l'empêchera de venir chez vous quelques temps. Proposa alors Sirius, en souriant.

-Excellente idée ! Fit Arthur, content.

-Quoi ? Mais…Tenta Molly.

-Il suffit ! Charlie ira vivre avec Harry. De toute façon, il n'y a pas assez de place chez nous. Par contre, pour les affaires scolaires… Commença Arthur.

-Pas de problèmes, nous pouvons nous en occuper, et vu qu'il va vivre avec nous, nous prendrons en compte toutes ses dépenses. Nous avons rendez-vous à 10h00 à Poudlard, ce qui nous laisse une bonne heure pour acheter ce qu'il faut à Charlie. Répondit Sirius.

-Mais, pour le coût…tenta vainement Arthur.

-Bah, ça ira. Je prendrai tout en charge, ne t'inquiètes pas, Arthur. Donnes nous juste la liste, et on s'en occupera. Fit Sirius.

-Très bien. Dans ce cas… » Répondit Arthur.

Il tendit la liste d'affaires scolaires de Charlie à Sirius, avant d'embrasser son fils et de partir, suivi par les autres membres du clan Weasley. De son côté, Harry était parfaitement content de rester dans les bras de son âme-sœur.

C'est ainsi que Sirius, Remus, Charlie, Harry et les gardes sortirent de la Banque pour faire les achats nécessaires pour Charlie. Sirius décida qu'en tant qu'âme-sœur d'Harry, Charlie se devait d'être bien habillé. Ainsi, ils partirent acheter de nouveaux vêtements pour ce dernier à Twilfitt and Tattings. Pour la première fois de sa vie, Charlie fut alors habillé en soie d'Acromantula. Il obtint alors des robes pour Poudlard, mais aussi toute une garde-robe pour York et la vie quotidienne. Sirius ordonna même que chaque robe, chaque vêtement, soit brodé avec les blasons des maisons d'Harry, à part Pendragon et Emrys, bien-entendu. Charlie fut très gêné, et tenta vainement de refuser, mais Sirius fut implacable, et il finit par accepter. Il ne se rendit pas compte que Sirius ne paya qu'une partie du prix total, ayant une forte réduction en tant qu'un des propriétaires.

Ce fut la même rengaine dans chaque boutique. Ainsi, Charlie obtint des chaudrons de qualité, des ingrédients de potions d'excellente qualité, des livres neufs, et même une nouvelle baguette, la sienne étant abimée. Enfin, il reçut un animal de compagnie, soit un Hibou Grand-Duc, pour pouvoir communiquer avec sa famille, et Harry lorsqu'il sera à Poudlard. Au final, Charlie était très content. Et le plus amusant, pour Remus et Sirius, fut qu'il garda Harry dans ses bras pendant l'entièreté des achats. Ils finirent par se rendre de concert à Broomstix pour obtenir un nouveau balai de course pour Charlie.

Sirius, qui se passionnait de Quidditch, avait entendu parler d'un prototype de balai, le nimbus 2000. Il se renseigna alors auprès du vendeur de Broomstix. Harry réagit immédiatement, et en utilisant son autorité en tant que propriétaire du magasin, et théoriquement, de la société Nimbus, si un prototype était disponible. Par chance, un seul prototype était disponible, et ce fut là son cadeau pour Charlie, qui bondit de joie. Il allait enfin pouvoir jouer et utiliser tout son potentiel pendant les matchs de Quidditch. Des elfes de maisons récupérèrent tous leurs achats, étonnant une fois de plus Charlie. Sirius expliqua alors qu'ils avaient des centaines d'elfes, et que de toute façon, ils devaient se rendre à Poudlard. Charlie décida de les accompagner.

C'est ainsi que Sirius et Remus transplanèrent avec Harry et Charlie, suivis évidemment par les gardes. Ils arrivèrent donc à Hogsmeade, où ils furent rejoints par Walburga Black. Cette dernière fronça des sourcils à la vue de Charlie.

« Que fait-il ici ? Demanda-t-elle sans même se présenter.

-Tante Walburga, je te présente Charlie Weasley, mon âme-sœur. » Répondit Harry avec autant de tact qu'elle.

Walburga devint complètement rigide, comme figée sur place. Ses yeux étaient écarquillés, emplis d'effroi. Non, pas un pauvre traitre à son sang, tout sauf ça ! Pensa-t-elle. Elle commença intérieurement à paniquer.

Elle savait depuis le début qu'Harry était un porteur, et ça ne l'avait jamais déranger. Au contraire, elle y voyait une opportunité. Elle savait que dans la société magique, les familles étaient patriarcales, et que seuls les hommes pouvaient hériter directement du titre de Seigneur. Pour elle, Harry était une occasion unique de lier une ou plusieurs familles magiques directement aux Black, consolidant ainsi la position de la famille, bien que ce ne soit pas nécessaire.

Elle n'avait pas malheureusement pris en compte que d'autres familles pouvaient être parmi les âme-sœurs potentielles, et maintenant, elle le regrettait. Elle décida alors de tourner son regard vers Charlie. Il était avant tout bien habillé, avec des vêtements de qualité, chose qu'elle apprécia. Il était assez grand et musclé, mais pas trop, restant assez mince. En somme, il avait le corps d'un parfait sportif, elle fit immédiatement le lien avec Quidditch.

Enfin, elle se concentra sur sa tête. Elle ne fut pas surprise par sa chevelure flamboyante, marque typique des Weasley et des Prewett. Elle focalisa alors son attention sur son visage, le détaillant. Elle fut agréablement surprise de ne pas voir une seule tâche de rousseur, laissant un visage net, impeccable, sans le moindre bouton ou la moindre imperfection. Son nez était droit, ses pommettes hautes et aristocratiques, comme il se devait pour un sang-pur. Enfin, elle s'attarda sur ses yeux.

Walburga avait pour habitude de penser qu'à travers les yeux d'une personne, on pouvait la lire et voir sa véritable personnalité. Elle remarqua que ses yeux étaient bleus et profonds. Il sentait l'innocence, la sympathie et la loyauté. Elle remarqua alors son bras, entourant Harry de façon protectrice, et elle fut alors convaincue. Par contre, elle n'avait pas envie de supporter d'autres Weasley, et se mit en tête d'éduquer ce jeune homme pour qu'il devienne un vrai sang-pur, et rétablisse l'honneur de sa famille, du moins, pour éviter d'entacher celle d'Harry.

Et puis, qu'elle le veuille ou non, elle savait parfaitement qu'il était trop dangereux voire impossible de séparer des âmes-sœurs, donc qu'elle le veuille ou non, elle se devait d'accepter cette relation.

« Enchanté, Dame Black. Je suis Charlie Weasley, héritier de l'ancienne et noble famille des Prewett. » Se présenta alors Charlie.

Il y eut alors comme un silence. Walburga vit aux têtes de Sirius et Remus qu'ils n'étaient pas du tout au courant de cette petite nouvelle.

« Enchanté, Charlie. Héritier des Prewett dis-tu ? Comment est-ce possible ? Demanda la matriarche.

-Mon grand-père n'ayant eu que des filles, il a décidé de me choisir en tant qu'héritier, attendu que mon frère deviendra le Seigneur Weasley en temps voulu. Répondit Charlie.

-Excellent, excellent. Tu es donc l'âme-sœur de mon neveu, hm ? Demanda-t-elle.

-Je…Oui, madame. Répondit Charlie en gesticulant sur ses pieds.

-Très bien. Mais il faudra t'éduquer comme il se doit, je refuse que le futur Consort Black ne soit pas éduqué comme il faut. Tu auras des leçons avec moi dès demain ! » Fit alors Walburga.

Immédiatement, Remus et Sirius relâchèrent un souffle qu'ils ne savaient pas avoir retenu. Indirectement, Walburga venait de donner son accord, et ça allait leur faciliter la vie. Le fait que Charlie soit héritier d'une Maison Noble l'avait surement convaincu. De son côté, Harry n'en avait strictement rien à faire, il était très bien dans les bras de son âme-sœur, et il connaissait suffisamment sa tante pour savoir qu'elle l'accepterait. Il roula des yeux aux réactions de Remus et Sirius, pour lui, tout était logique, il ne comprenait pas la frayeur des deux maraudeurs.

Quant à lui, Charlie se sentit soulagé par la réponse de Walburga Black. Il savait pertinemment qu'il n'était pas un membre de la meilleure des familles, et qu'il n'était pas riche. Bon, il était en fait complètement pauvre. A part son intelligence et ses superbes compétences sportives, il n'avait strictement rien. Et voilà maintenant qu'il était lié au garçon le plus riche et le plus puissant du monde sorcier. Non pas en tant qu'ami, mais en tant qu'âme-sœur, ce qui voulait dire en tant qu'amant.

D'une certaine façon, il était très content, car il n'aurait plus besoin de vivre avec sa famille, et sa mère-poule qui adorait contrôler leurs vies. Et surtout, maintenant qu'il tenait Harry dans ses bras, il n'avait pas envie de le quitter. Il ne ressentait cependant que l'envie de le protéger contre vents et marées. Heureusement, il savait ce qu'était un porteur, car l'un des membres de la famille Prewett en fut un, et savait parfaitement qu'il ressentirait un désir sexuel pour Harry que lorsqu'il serait en âge, soit vers quatorze ans, soit deux ans avant que son cœur magique n'atteigne sa majorité.

« Bien, il est temps de nous rendre au château. Je me demande bien où est Dumbledore. Fit Walburga.

-Juste ici. » Répondit alors une voix au loin.

Ils sursautèrent, et virent Dumbledore arriver avec un petit sachet de bonbons dans les mains. Comme d'habitude, il était vêtu d'une robe bariolée aux couleurs tapantes. Cette fois-ci, la robe était violette, avec des lignes bleues foncées et de grosses étoiles.

« Professeur Dumbledore ! Firent les deux maraudeurs, content de le voir.

-Oncle Albus. Répondit Harry, qui avait pris cette habitude.

-Directeur. » Fit simplement Charlie.

Dumbledore fut étonné de voir Charlie, ne s'attendant pas à sa présence. Il remarqua tout de suite qu'il tenait Harry dans ses bras, et il comprit en quelques secondes. Il fit alors un grand sourire.

« Eh bien, félicitations, les garçons. Dit alors le vieil homme.

-Merci. Répondirent les deux individus.

-Nous devrions y aller, je suis persuadé que les autres sont déjà arrivés. J'ai vraiment hâte de voir leur réaction. » S'exclama alors Dumbledore, se mettant en marche vers Poudlard avec les autres sorciers.

C'est ainsi qu'ils se dirigèrent tous ensemble vers le château imposant d'Poudlard. C'était la première fois pour Harry, et il devait avouer être excité comme une puce de voir son château, car après tout, Poudlard lui appartenait. En y repensant, Hogsmeade et toute la zone lui appartenait. Mais c'est surtout le château qui l'intéressait.

Durant l'intégralité du trajet, il resta dans les bras de Charlie, ce qui amusa grandement les adultes présents, et convint parfaitement à Charlie. Heureusement pour lui, Harry était mince, donc facile à porter.

Au bout d'une bonne heure, ils arrivèrent aux portes d'entrées du château, où les attendait Argus Filch, l'homme à tout faire de l'école. En somme, le concierge. Il était assez âgé et aigri, avec un visage presque effrayant. Pourtant, il était habillé pour une soirée, ce qui étonna les maraudeurs, mais pas Albus. Après tout, pour la première fois, le propriétaire d'Poudlard venait au château, et Argus se devait de faire bonne impression devant son employeur.

« Votre grâce, je suis heureux de vous accueillir chez vous. S'inclina alors Argus devant Harry.

-Je vous remercie…Commença Harry.

-Argus, Argus Filch, votre grâce. Je suis le concierge de l'école. Fit alors le vieil homme.

-Je vous remercie, Argus. Vous pouvez vaquer à vos occupations. » Le congédia alors Harry, Argus hochant de la tête avant de partir, suivi par son chat, Miss Norris.

Walburga hocha de la tête face au comportement d'Harry, ce qui le fit sourire. Albus les conduit alors dans le grand Hall, où se trouvaient les reliques des fondateurs.

« Harry, comme je te l'ai dit, j'ai fait exposer les reliques des fondateurs ici, dans le grand hall. Bien-entendu, elles t'appartiennent, et tu peux les récupérer quand bon te semble. Fit Albus.

-Oui, oncle Albus. Mais je préfère les laisser ici, de toute façon, je n'en ai pas l'utilité. Répondit Harry.

-Très bien. Sur ce, nous devrions continuer jusqu'à la salle de réunion. » Répondit Albus.

De son côté, Harry dévora des yeux le château, observant alors le plafond qui ressemblait au ciel, les bougies flottantes et les tableaux mouvants. Il avait même vu quelques fantômes, mais ils semblaient occuper à on ne sait quoi. Harry remarqua des armures et des statues un peu partout, et bizarrement, il ressentait une connexion avec tout ça. En fait, au moment même où il était entré dans le château, Harry avait ressenti une forte connexion avec le château, et fut baigné dans une sorte d'embrasse maternelle. Il posa alors une question.

« Oncle Albus, est-ce normal que je ressente le château ? Demanda-t-il.

-Ressente ? Comment ça ? Répliqua le vieil homme, intrigué.

-Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est comme si que je connaissais le château dans ses moindres recoins, et puis, je ressens comme une présence maternelle. Un peu comme une mère ? Je pense que c'est le château, mais je ne suis pas trop sûr. Répondit Harry.

-Je vois. Hm, c'est fort possible qu'en tant qu'héritier du château, il se soit lié à toi. Vois-tu, les wards sont si anciens, et le château se nourrissant constamment de magie, il a fini par atteindre une forme de sensibilité, ou si tu préfères, développer une sorte de conscience. Je pense même que tu contrôles les wards, et de ce fait, peut contrôler l'intégralité de ce qu'il se passe dans le château. Je sais par exemple que les armures peuvent être animées, peux-tu le faire ? » Demanda alors Albus, intrigué.

Ils s'arrêtèrent tous temporairement, pour observer Harry. Ce dernier se concentra sur l'une des armures. Tout à coup, l'armure bougea, et vint devant Charlie et Harry pour s'incliner. D'autres armures les rejoignirent, faisant sursauter les gardes. Les armures formèrent alors une cohorte autour des sorciers.

« Fascinant. Répondit simplement Albus, estomaqué.

-Eh bah, tu ne fais pas les choses à moitié, chiot. Fit Sirius avec un petit rictus.

-Quelque chose me dit que je ne m'ennuierai jamais avec toi. Fit Charlie en souriant, ce qui fit rougir Harry.

-Mais j'ai voulu animé qu'une seule armure ! Répondit alors Harry.

-Il se peut que les autres statues aient été animées par le château, comme forme de protection. Répondit simplement Albus.

-Une protection ? Pour quoi faire ? Demanda alors Remus, inquiet.

-Je l'ignore. Après tout, le château peut lire les émotions de chacun d'entre nous, il se peut que quelqu'un présent dans le château ne soit pas aussi amical qu'on le pense. Fit alors Albus.

-Bah ! Je suis sûr que ça doit être l'un de ces gouverneurs. Je suis prêt à parier que c'est le fils d'Abraxas, de la mauvaise graine, je vous le dis. Fit Walburga.

-Malfoy ? Pas impossible. Intervint alors Remus, pensif.

-De toute façon, il ne peut rien faire envers Harry. Il est protégé, et cet endroit lui appartient. Poudlard ne le laissera pas faire, et si jamais il essaye, alors je le plains. Fit Albus avec un petit sourire mystérieux.

-Qu'il ne s'approche même pas de mon compagnon, ou je lui fais la peau. » Dit alors Charlie, choquant les sorciers.

Cela lui attira des regards approbateurs de Walburga, Sirius et Remus, ainsi qu'un petit ricanement de Dumbledore et des autres sorciers. Quant à Harry, il sourit de plus belle et se cramponna avec plus de vigueur à son âme-sœur.

Ils finirent par se remettre en marche pour finalement arriver aux portes de la salle de réunion. Harry fit signe à Charlie de le poser à terre, car après tout, il ne ferait pas bonne impression en restant cramponner dans les bras de son âme-sœur, et on ne le prendrait pas au sérieux. Ce dernier accepta à contre cœur, mais il ne voulait pas fâcher son âme-sœur. Cela fit évidemment ricaner Sirius comme une hyène, s'attirant un regard foudroyant de la part de sa mère, ce qui le calma rapidement, faisant cette fois-ci sourire Remus. De son côté, les yeux de Dumbledore brillaient avec vigueur, trahissant son amusement.

Dumbledore ouvrit alors les portes pour entrer dans la salle, accompagné de tous, même des gardes. Il se dirigea directement vers sa place attitrée, Walburga faisant de même. Quant à Charlie, il resta près de compagnon, assez incertain, n'étant pas habitué à ce genre de choses. Il gardait tout de même une attitude protectrice envers Harry.

Lorsqu'ils entrèrent dans la salle, Harry se tenait droit, la tête haute, malgré sa petite taille. Il avait l'attitude d'un Seigneur dans son domaine, et il comptait bien prouver aux autres qu'il était apte à s'occuper de ses affaires. Pourtant, il tenait la main droite de Charlie avec sa main gauche, montrant à tous sa main droite ornée de ses bagues, sauf celle des Pendragon qu'il avait camouflé. Par précaution, il avait aussi camouflé la bague des Emrys sur sa main gauche.

P.O.V Harry

Et me voilà enfin dans l'arène, entouré d'ennemis et d'amis, oh joie. Pensais-je. Je lançais un regard circulaire pour voir qui était présent. Evidemment, je vis treize personnes, soit oncle Albus et les douze autres gouverneurs autour d'une grande table. Je vis tante Walburga, assise confortablement au siège Black, avec un regard dédaigneux envers les autres gouverneurs, tandis qu'oncle Sirius était assis à la chaise des Potter en tant que Proxy, avec un petit sourire amusé. Il était évident qu'il attendait avec impatience la débâcle. Je serrai la main de Charlie avec un peu plus de force, anxieux. J'étais vraiment content d'avoir suivi les enseignements de tante Walburga concernant les Maisons nobles, voire toutes les familles sorcières. Selon elle, je me dois de connaitre les noms, visages et histoires de mes futurs serviteurs. Enfin, je dis serviteurs, mais elle a dit esclaves… J'observai alors les personnes assises autour de la table en forme de demi-cercle, les détaillants les uns après les autres. Il y avait :

-Tante Walburga, vêtue d'une longue robe noire et argentée, avec le blason de la famille Black brodé dessus, et portant plusieurs bijoux, que ce soit une bague similaire à celle du Seigneur de la Maison Black, ou bien un torque celtique en argent avec un splendide onyx serti au centre. Elle avait une canne dans ses mains, le pommeau était fait d'argent sous la forme d'un corbeau. Comme d'habitude, elle arborait un visage autoritaire et fier, crucifiant du regard certains gouverneurs. Elle me fit un petit sourire qui ne dura qu'une seconde, et je fus le seul à le voir. Elle siégeait en tant que Black.

-Oncle Sirius, habillé d'une belle robe rouge bordeaux avec des filigranes d'or et d'argent le long du tissu. Je pouvais facilement apercevoir les blasons Potter et Black brodés sur le torse. N'étant pas très fan de bijoux, il n'avait que sa propre bague de Seigneur Black, une chevalière en or blanc avec un saphir noir étoilé sous la forme d'un corbeau, tenant en son bec une baguette magique, serti au centre. Lui aussi avait une canne, avec un pommeau en argent sous la forme d'un chien. Il m'avait expliqué que c'était sa Pimp Canne (Canne de proxénète), pour se moquer de Lucius Malfoy, ce qui m'avait bien fait rire. Il avait les yeux rieurs et me fit un clin d'œil discret, ce qui me fit ricaner. Il siégeait en tant que proxy pour les Potter.

-Oncle Albus, vêtu toujours de sa robe bariolée, avec sa longue barbe blanche et ses lunettes en demi-lunes, le regard rieur. Il savait parfaitement ce qui allait se passer, et il n'attendait que ça. Il siégeait tout simplement en tant que Directeur de l'Ecole. Comparé aux gouverneurs, son siège était en face de la table, soit juste en face du président du Conseil des Gouverneurs.

-Amos Diggory, vêtu d'une robe jaune et or avec des coutures noires tout le long de la robe. Je vis son blason, celui de la Maison Diggory, fièrement brodé sur son torse. Il avait un visage neutre et sympathique, et des yeux assez chaleureux. Je devais avouer qu'il était assez charmant, ce qui me donnait bien envie de voir à quoi ressemblait son fils. Qui sait, j'avais peut-être d'autres âme-sœurs. Contrairement aux autres gouverneurs, il n'avait pas de canne, ce qui me fit sourire. Je pus aussi voir sa chevalière de Seigneur, elle était faite d'or avec une topaze impériale sous la forme d'un blaireau serti en son centre. Sa bague me rappelait étrangement la famille Poufsouffle, et je me dis que je devrai me renseigner plus avant sur sa famille. Il me fit un sourire chaleureux, ce qui me rassura un peu. Il siégeait en tant que Diggory.

-Augusta Londubat, la douanière de la famille Londubat, vêtue d'une horrible robe verte avec une étole de renard autour du cou, et, à ma plus grande horreur, un hideux chapeau orné d'un vautour empaillé sur la tête. Sans oublier son sac-à-main rouge. Elle était assez âgée, les traits tirés, et le visage renfrogné. Selon tante Walburga, Augusta Londubat a toujours été connue pour être une personne de caractère, et cela se voyait. Elle portait une bague en argent ornée d'une émeraude sous la forme d'un L, mais ce n'était pas la bague originale. Je savais qu'elle ne pouvait porter la bague originale, attendu que Frank Londubat était encore en vie, bien qu'à St-Mungo. La bague ne pourrait être transférée qu'à Neville, en temps voulu. Elle me regardait de ses yeux perçants, m'analysant, ce qui me fit resserrer mon emprise sur la main de Charlie, ce qu'elle vit. Son regard s'adoucit alors. Elle siégeait en tant que Londubat.

-Mulciber Nott, habillé d'une longue robe bleue profonde avec des filigranes en argent courant le long de la robe, pour finalement prendre la forme du blason de la Maison Nott au niveau du torse. Il portait évidemment une chevalière en argent doublement sertie d'une topaze et d'un diamant, surement la bague de Seigneur. Son visage était complètement neutre, tout comme son regard. Ça me rassura, d'une certaine façon, car si il était effectivement du côté des mangemorts, son regard serait soit dédaigneux, soit plein de haine. Il siégeait évidemment en tant que Nott.

-Marwyn Flint, vêtu d'une robe noire avec des bandes vertes profondes. Contrairement aux autres, il avait une boucle d'oreille, avec une petite émeraude, surement enchantée pour le protéger d'une quelconque façon. Le blason des Flint était brodé non pas sur le torse, mais l'épaule. Il arborait une chevalière ciselée en argent avec un chrysobéryl serti en son centre, l'argent prenant la forme d'un F majuscule au-dessus de la gemme. Contrairement à Mulciber, je pouvais voir l'anxiété peinte sur son visage. Son regard s'attarda sur moi, et je pus voir à travers ses yeux qu'il ne me voulait pas de mal, mais je me tins tout de même sur mes gardes. Il siégeait en tant que Flint.

-Malthus Rosier, vêtu d'une longue robe verte forêt avec le symbole d'une rose rouge brodé sur le torse, le symbole de la Maison Rosier. Je pouvais apercevoir sa bague, une chevalière en rhodium avec un grenat en forme de rose au centre. Son visage était dur, et assez haineux, ce qui me fit frémir. Je ressentis l'anxiété de Charlie, qui se colla à moi, et je compris pourquoi en voyant le regard plein de dégoût et de haine de cet homme. Il était évident qu'il ne me portait pas dans son cœur, et encore moins un Weasley. Pour moi, il était évident que Malthus Rosier était un véritable mangemort, rien que par son comportement. Je me devais de m'occuper de lui, un jour ou l'autre. Il siégeait en tant que Rosier, depuis la mort de son fils, Evan Rosier.

-Corban Yaxley, habillé d'un manteau noir par-dessus une chemise beige, avec le blason des Yaxley brodé sur la poche avant de son manteau. Il portait des gants en cuir de dragon, avec une chevalière en bronze par-dessus. Il était assez grand, un visage mauvais que je considérerai de quasiment maléfique, un regard noir et abject, et un sourire mauvais. Il était l'archétype même du méchant, du vilain, du serviteur et larbin du mal. En somme, un mangemort dans toute sa splendeur, libéré ou n'ayant jamais été attrapé… Contrairement aux autres, il représentait la famille Burke et non pas la sienne.

-Héraclès Parkinson, vêtu d'une longue robe noire avec des rayures, avec un manteau noir à fourrure par-dessus. Il portait lui-aussi des gants en cuir, avec une chevalière en argent sertie d'un grenat sanguin, surement sa chevalière de Seigneur. Je ne savais pas grand-chose sur lui, si ce n'est sa relation avec Perseus Parkinson, un ancien ministre de la magie démit de ses fonctions il y a longtemps. Il était vilain, très vilain, à la limite de la laideur, et de ce qu'on m'avait fait comprendre, c'était génétique. J'osai imaginer ses enfants, et je frémis d'horreur. Je serrai un peu plus la main de mon âme-sœur. Parkinson siégeait évidemment en tant que membre de sa famille.

-Hector Smith, vêtu d'une longue robe couleur or avec des bandes noires et des blaireaux brodés sur les épaules. Je pouvais voir le blason de sa famille sur son torse, et je manquai de rire en voyant une fois de plus un blaireau. Malgré la déculotté publique, ils étaient toujours fier d'être lié à la famille Poufsouffle et continuaient de se revendiquer en tant qu'héritiers légitimes. Je remarquai très vite le regard haineux qu'il me lança, surement dû au fait que la coupe d'Poufsouffle m'appartenait. Il portait une chevalière en bronze qui avait l'apparence de l'or pour les moins instruits, avec une topaze en forme de blaireau. Sa bague ressemblait étrangement à celle des Diggory, et cela renforça ma suspicion. Il siégeait évidemment en tant que Smith.

-Thorfinn Rowle, vêtu d'une longue robe noire avec des filigranes en or le long de sa robe, et le blason de la Maison Rowle brodé sur ses épaules. Il avait gardé son manteau sur lui, ce qui lui donnait une allure impressionnante. Contrairement aux autres, il était très grand, avec une carrure imposante, digne d'un sportif. Une autre chose qui dénotait par rapport aux autres était ses cheveux blonds, et courts, tandis que les sorciers gardent d'habitude les cheveux assez longs. Enfin, il avait un regard perçant et mauvais, sans compter son sourire malsain qui me mettait mal à l'aise. Il arborait une chevalière simple en argent avec une améthyste. Il siégeait évidemment en tant que Rowle.

-Lucius Malfoy, vêtu d'une longue robe noire, recouverte par un manteau noir en hermine avec des boutons en argent avec le blason des Malfoy. Je pouvais aussi apercevoir une étole de fourrure autour de ses épaules, sans compter une broche en argent sur le devant de son manteau, représentant en grand le blason Malfoy. Je l'observai plus avant, et je vis qu'il portait des gants en cuir de dragon, avec par-dessus sa bague, une chevalière en or blanc avec une émeraude en son centre, l'or blanc formant un M majuscule sur la gemme. Il tenait aussi dans ses mains une longue canne en bois, avec un pommeau en argent ayant l'apparence d'un serpent. Mon oncle Sirius m'avait dit que sa canne, contrairement aux autres, servait aussi de fourreau à sa baguette. Il avait un regard hautain, et un petit rictus amusé en me regardant, me sous-estimant, chose qu'il allait fortement regretter. Il était assis au centre de la table, sur un siège plus important que les autres, plus grand et onéreux, soit celui de président du conseil. Il représentait évidemment sa propre famille.

Et voilà, je venais enfin d'observer tous ceux présents, ne prenant pas en compte évidemment mon âme-sœur, oncle Remus ou nos gardes.

« Y-a-t-il une raison pour cette réunion ? Demanda Yaxley.

-Oui, il y en a une, Corban, et nous pourrons surement l'entendre une fois que ta bouche sera close. Répondit Mulciber Nott avec une pointe de venin.

-La dernière chose dont j'ai envie, c'est de t'écouter, traitre ! Répondit Yaxley.

-Silence ! Nous ne sommes pas là pour entendre vos élucubrations, et si vous souhaitez vous chamailler comme des gamins, sortez de là ! » Cria alors Augusta Londubat.

Un silence s'abattit sur la salle, mais on pouvait tout de même entendre les ricanements de Sirius, qui s'attira un regard réprobateur de sa mère. Ce fut tante Walburga qui prit la parole.

« Albus Dumbledore, pourrions-nous savoir la raison pour laquelle vous avez convoqué ce conseil en urgence ? Demanda-t-elle de façon officielle.

-En effet, Dame Black. J'ai convoqué d'urgence ce conseil suite à la demande d'Hadrian James Potter en tant qu'héritier des Maisons Gryffondor, Serdaigle et Serpentard. Répondit oncle Albus.

-Ah ? Et depuis quand répondons-nous à un gamin ? Demanda alors Malthus Rosier.

-Depuis que mon filleul est le propriétaire de cette école, alors je te conseille de te taire et d'écouter, Malthus ! Fit oncle Sirius avec véhémence.

-Mon fils a raison, en tant qu'héritier et propriétaire de cette école, Harry est dans le droit de convoquer ce conseil, et nous devrions l'écouter pour en savoir plus. Rajouta tante Walburga.

-Quant à moi, je suis intrigué par la raison de cette réunion. Pourriez-vous nous éclairer, Héritier Hadrian ? Demanda alors Amos.

-Bien-entendu. En tant qu'héritier, et de facto, propriétaire de l'école et des environs, j'ai décidé, avec mon gardien, de vérifier les comptes de l'école, chaque dépense, chaque règle, pour être rassuré quant à son bon fonctionnement. » Dis-je alors.

Immédiatement, Lucius, Malthus, Corban, Thorfinn, Héraclès et Hector pâlirent. Ils avaient très bien compris ce à quoi je faisais allusion, et cela n'augurait rien de bon pour eux.

« Et qu'avez-vous découvert, héritier Hadrian ? Demanda alors Marwyn Flint.

-Eh bien. J'ai avant tout découvert des incohérences au niveau de la trésorerie. Commençai-je.

-Des incohérences ? Demanda Sirius, jouant le jeu.

-En effet, oncle Sirius. J'ai découvert des incohérences importantes, qui, si je ne m'abuse, sont responsables du déficit d'Poudlard. Oncle Albus, si je me souviens bien, tu m'as expliqué que certaines salles, les dortoirs, l'une des salles de bains, et le logement du gardien des clés ont besoin de rénovations. Sans compter les meubles qui doivent être changé, la bibliothèque qui a besoin de nouveaux livres etc… C'est bien ça ? Demandai-je.

-En effet mon garçon, c'est bien ça. Répondit Albus le regard rieur.

-Normalement, et selon la logique, tout cela aurait déjà dû être réalisé. Cependant, les fonds nécessaires ne sont pas présents, ce que j'ai trouvé étrange. J'ai donc regardé la trésorerie de l'école, plus précisément, les livres de compte. C'est alors que j'ai découvert une chose assez intéressante. Déclarai-je avec un petit rictus.

-Qu'est-ce donc, Héritier Potter ? Demanda Lucius en le dardant du regard.

-Vous faîtes bien de me le demander, Seigneur Malfoy. J'ai découvert que les familles de sang-pur ne payent que 1/10ème des frais de scolarité, que les sang-mêlés payent la totalité des frais de scolarité, et que, à mon plus grand étonnement, les nés-moldus payent le double des frais de scolarité. Sans compter que certaines familles, qui comme par hasard, sont membres de ce conseil, ne payent aucun frais. Pour ceux qui ne savent pas, une année à Poudlard coûte 200 galions, attendu que c'était la meilleure école de tout le pays. Ce qui veut dire que qu'un sang-pur paye seulement 20 galions, tandis qu'un né-moldu paye 400 galions. Il faut savoir que 400 galions représentent 2 000£ pour un moldu, ce qui est beaucoup. Je suppose que l'augmentation des frais de scolarité pour les nés-moldus a été mise en place pour les dissuader de venir à Poudlard, et d'aller dans d'autres écoles, moins importantes. Cela n'explique cependant pas la réduction pour les sang-pur. » Révélai-je.

Amos et Augusta froncèrent des sourcils, car ils se souvenaient parfaitement avoir versé la somme de 400 galions chaque année. Ils le firent savoir.

« Je me souviens avoir payé 400 galions pour mon fils, héritier Hadrian. Répondit alors Augusta.

-En effet, Dame Londubat. Je voulais en venir à ce fait. J'ai remarqué que certaines familles de sang-pur, qui sont considérées comme très lumineuses, ou traitre à leur sang pour avoir été du côté des nés-moldus et de leur intégration, payent l'entièreté des frais de scolarité. Répondis-je avec un sourire.

-Quoi ?! Hurla alors Amos.

-C'est un scandale ! S'écria Augusta.

-J'en reviens donc à ma question première : Y-a-t-il une raison valable pour ces réductions ? Car elles ne s'appliquent même pas à tous les sang-pur ! » Fis-je alors.

Charlie resserra son emprise sur moi, se collant juste derrière-moi, dévisageant Corban et Malthus. Cinq minutes s'écoulèrent sans que personne ne parle.

« Je prends donc ce silence comme un non. Cependant, le problème ne s'arrête pas là.

-Et pourquoi devrions-nous répondre à un gamin de ton genre, petit ? Intervint alors Hector Smith.

-Car contrairement à vous, Seigneur Smith, de la lignée illégitime des Poufsouffle, je suis un héritier légitime de mes titres, et donc possède cette école, ce terrain, le village d'Hogsmeade, et même la coupe d'Poufsouffle. » Répondis-je alors avec un sourire sadique.

Tante Walburga et oncle Sirius cachèrent leurs sourires, tandis qu'Amos, Augusta, Mulciber et Marwyn arboraient un regard approbateur. De son côté, Hector Smith devint rouge et s'apprêta à ouvrir la bouche lorsqu'il fut interrompu par Dumbledore.

« Mon garçon, que voulais-tu dire par le problème ne s'arrête pas là ? Demanda le vieil homme.

-Très simple, oncle Albus. J'ai remarqué une autre incohérence dans les livres de comptes, une incohérence que je considère comme du vol. » Répondis-je.

Un nouveau silence s'abattit sur la salle. Être accusé de voleur parmi les sorciers était considéré comme un tabou social, une honte, une tache sur la famille.

« Qui donc ? A demander alors Amos, le visage sérieux.

-Eh bien, il semblerait que certains gouverneurs aient reçu une paie, substantielle qui plus est. Une paie qui n'est pas le cas pour tous les gouverneurs. Une paie qui est de 1 000 galions par mois pour Lucius Malfoy, Corban Yaxley, Thorfinn Rowle, Héraclès Parkinson, Hector Smith et Malthus Rosier. Soit une perte totale de 72 000 galions par an, ce qui suffirait à payer l'entièreté des rénovations, par exemple. A la place, nous avons un trou conséquent dans la caisse, soit une dette supérieure à 1 000 000 de galions. Après tout, l'école est sensée rapporter environ 80 000 galions par an, cependant, elle ne rapporte que 40 000 galions suite aux réductions pour les sangs-purs, sans compter les paies des professeurs, du concierge et du gardien des clés. Je ne vous parle même pas du renouvellement des ingrédients de potions, heureusement, nos serres arrivent à fournir l'établissement. Fis-je alors.

-Comment oses-tu me traiter de voleur, petite merde ! » Hurla alors Héraclès Parkinson.

Ce dernier se leva furibond de sa chaise et se jeta sur moi, au choc de tous. Avant même qu'il ne puisse me toucher, il se prit avec férocité le poing de Charlie en plein visage, avant d'être pointé par les baguettes de Sirius, Walburga, Amos, Mulciber, Marwyn, Augusta, Albus et les dix gardes.

« Comment oses-tu agresser mon neveu, sale traitre à son sang ! Fils de troll, tu vas me le payer, et tu vas regretter de t'être mis en travers des Black ! » Hurla alors tante Walburga.

Avant que quiconque ne puisse l'arrêter, elle jeta un sort inconnu sur l'homme à terre. Au plus grand choc de tous, rien ne se passa, ce qui intrigua tout le monde.

« Qu'est-ce… »Commença alors Lucius Malfoy.

Tout à coup, Héraclès se mit à hurler de douleur. Le blason des Black apparut alors sur sa peau maintenant rouge. Il arrêta alors de hurler, soupirant et couinant après-coup. Charlie resserra son emprise sur moi, et me prit dans ses bras par précaution.

« Est-ce que l'un des gardes pourrait appeler Bartemius Crouch ? Demanda alors oncle Albus, mécontent.

-Tout de suite. » Fit un des gardes, avant de quitter la salle en toute urgence. Seulement cinq minutes plus tard, il revint, accompagné du directeur du département de la Justice Magique, Bartemius Crouch, accompagné de la directrice adjointe, Amelia Bones et de deux aurores.

« Albus, que se passe-t-il ? Demanda-t-il.

-Bartemius. Je suis vraiment navré de te faire mander ici, mais Héraclès Parkinson a tenté de faire du mal au jeune Harry, après que celui-ci ait révélé ses vols. Répondit oncle Albus.

-Est-ce vrai ? Demanda-t-il.

-C'est vrai. Cet abruti s'est jeté sur mon filleul ! Hurla oncle Patmol, vraiment pas content.

-Bien. Aurores, arrêtez cet homme. Fit alors Bartemius.

-Il nous faudra tout de même recueillir vos dépositions. Fit alors Amelia Bones.

-Nul besoin, je vais vous donner un souvenir. » Répondit alors Oncle Albus.

Il sortit une fiole, et à l'aide de sa baguette, il a extrait son souvenir pour le placer dedans le réceptacle, avant de le donner à Amelia Bones. Ils partirent juste après.

« Bon, nous pouvons tout de même reprendre la réunion. Fit alors tante Walburga.

-En effet. Bien que la réaction de Seigneur Parkinson ait été décevante et honteuse, nous devons finir ce conseil, car j'aimerai tout entendre. Répondit alors Mulciber Nott.

-Comme je le disais, les individus que j'ai précédemment mentionné sont des voleurs, les livres de comptes le prouvent, et je suis persuadé qu'en demandant aux gobelins de vérifier, ils trouveront encore plus de preuves. Cependant, il y a un autre problème, qui m'intrigue. Dis-je alors.

-Qu'est-ce donc ? Demanda oncle Sirius.

-Eh bien, j'ai cru remarqué qu'il y avait beaucoup plus de cours avant. Or, ce n'est plus le cas. Avant, il y avait des cours tels que les duels, la magie noire, l'étude des arts obscurs, l'étude de la magie blanche, l'alchimie, l'étude des rituels, l'étude des us et coutumes du monde sorcier, l'éthique et la politique sorcière… Soit tant de temps qui seraient très utiles, et pourtant, ces cours n'existent plus. J'ai vérifié, et j'ai compris qu'ils ont été supprimé au fur et à mesure par les gouverneurs, dans le but, selon moi, d'affaiblir et de limiter l'accès à la magie aux nés-moldus. Fis-je, tout souriant.

-Je ne vois pas pourquoi les sang-de-bourbe devraient avoir accès à tout ça ! Cria alors Corban.

-Peu importe ! J'ai remarqué qu'il y a trop d'incohérences et d'interférences de la part de certains individus, j'en suis donc venu à une conclusion. Répondis-je avec un petit sourire.

-Et quelle est-elle ? Demanda alors Lucius Malfoy, me dévisageant.

-C'est très simple. En tant que propriétaire de l'école Poudlard, j'ordonne la dissolution du Conseil des Gouverneurs et la création du Conseil Académique d'Poudlard, dont je choisirai les membres. » Répondis-je.

Ils étaient tous silencieux, puis je vis Malthus, Lucius, Hector, Corban et Thorfinn devenir rouge de rage. Ils n'allaient pas tarder à hurler.

« Comment oses-tu nous reléguer au second plan, petit moins-que-rien ! Hurla alors Corban.

-Tu ne peux pas faire ça, chien ! Hurla alors Malthus.

-Je refuse de me faire ordonner par un gamin de sept ans ! » Cria Hector.

Et ça continua comme ça pendant quelques minutes, tandis que je souriais et pouvait sentir des vibrations venant de Charlie, qui tentait tant bien que mal de se retenir d'exploser de rire en voyant le visage blanc et déconfit de Lucius Malfoy.

« Vos gueules ! Hurla alors oncle Sirius, à bout de nerf.

-Que vous le vouliez ou non, le conseil est dissous, et chaque règle et dépense seront examinées. Des rapports seront faits, et le Ministère de la Magie et Gringotts seront informés pour chaque vol et dépense non réglementaire. Je peux vous assurer, Seigneur Malfoy, Rosier, Smith, Yaxley et Rowle que vous rembourserez tout ce que vous avez gagné jusqu'au moindre galion. De plus, j'ordonnerai le remboursement pour les élèves nés-moldus actuels, au moins pour le surplus qu'ils ont payé, et toutes les familles de sang-pur devront payer dès à présent la totalité des frais de scolarité, plus les frais manquants pour les années déjà écoulées. Je suis persuadé que nos coffres se rempliront assez vite.

Cependant, je ne compte pas m'arrêter là. Le Conseil aura pour but de rétablir les anciennes matières, de surveiller la trésorerie, et enfin, de vérifier l'accréditation de chaque professeur. Cela risque de prendre quelques années, car nous devrons avant tout renflouer le trésor, mais selon mes calculs, tout sera prêt pour ma rentrée. Fis-je.

-Excusez-moi, Héritier Hadrian, mais qui sera présent à ce conseil ? Demanda alors Amos Diggory.

-Ha, c'est très simple. J'ai décidé que mes oncles Sirius et Remus, avec tante Walburga s'occuperont du conseil. Je vous propose, ainsi qu'à Dame Londubat, Seigneur Nott et Seigneur Flint de rejoindre ce conseil. Oncle Albus sera aussi membre du conseil, en tant que directeur de l'école, car j'ai décidé de le garder. Répondis-je.

-Quoi ? Et nous alors ? Demanda alors Hector.

-Je vais être honnête avec vous. Je refuse d'avoir des voleurs parmi ceux que je côtoie, donc vous pouvez partir. Qui plus est, je refuse d'être près de mangemorts qui se sont accroupis devant un sang-mêlé traitre à son sang ayant la folie des grandeurs car papa n'a pas voulu de lui. Rajoutai-je.

-Vous avez entendu mon filleul, foutez le camp ! » Rajouta oncle Sirius avec un grand sourire.

Lucius Malfoy, Malthus Rosier, Thorfinn Rowle, Hector Smith et Corban Yaxley se levèrent avec un visage renfrogné et quittèrent la salle. Le regard de Lucius me promettait mille souffrances, mais je n'en avais rien à faire. J'allais obtenir ma vengeance pour la mort de mes parents, et chaque mangemort volontaire allait le payer, d'une façon ou d'une autre.

« J'accepte la position, Héritier Potter. Dit alors Amos.

-Moi aussi, et sans ces sangsues, tout devrait mieux se dérouler. Déclara Mulciber.

-Il a raison, par contre, je ne sais pas si c'est une bonne chose de se mettre Malfoy à dos. Ajouta Marwyn.

-Seigneur Flint, en tant que Seigneur de la Maison Flint, et Duc, vous êtes supérieur à Malfoy, n'hésitez pas à lui faire savoir. Répondit tante Walburga.

-Elle a bien raison. D'ailleurs, j'accepte aussi la position. Déclara Augusta.

-Parfait ! Sur ce, vous pourrez tout préparer pour la rentrée, et je vais personnellement payer les rénovations, de toute façon, c'est mon château. Par contre, j'ai décidé de combler le trou de la trésorerie avec les frais de scolarité et les remboursements des familles au sang-pur. Il faudra aussi augmenter les frais de scolarité, cela fait plusieurs siècles que ce sont les mêmes. Je dirai 300 galions par an. Ajoutai-je.

-Je suis bien d'accord, ce n'est pas à vous de payer pour les erreurs des gouverneurs, et ce tarif est parfait. » Déclara Augusta.

C'est alors que je sentis Charlie gesticuler. Je le regardai dans les yeux, et je vis qu'ils étaient emplis d'inquiétude.

« Un problème, Charlie ? Demandai-je.

-Harry, ma famille ne pourra jamais se permettre une telle dépense. Déjà que mon père a des difficultés à payer pour Bill et moi, alors avec la rentrée des jumeaux…Répondit alors mon âme-sœur.

-Je vois…Peut-être pourrions-nous mettre en place une sorte de fond spécial pour les familles qui n'ont pas les moyens de payer l'entièreté de leurs scolarité. En fait, nous pourrions même fonder une sorte de bourse, que ce soit pour les sang-pur, les sang-mêlés et les nés-moldus. Il est évident que la majorité des enfants ne vont pas à Poudlard, malgré son prestige, surement dû au coût et aux règles absurdes de certaines familles. Maintenant qu'ils ne sont plus là, nous pourrions augmenter de façon exponentielle le nombre d'élèves. Proposai-je.

-C'est une superbe idée, Harry ! Répondis Oncle Sirius, tandis qu'Amos hocha de la tête.

-En effet, mais combien d'élèves cela apporterait à l'école ? Demanda alors Mulciber.

-Eh bien, si nous pouvions proposer une bourse qui payera la moitié des frais de scolarité, je pense que nous pourrions avoir un total de 50 à 100 élèves supplémentaires par année. Ainsi, au lieu de 60 élèves par année, nous aurions 110 à 160 élèves par année, et nous pourrions passer d'un total de 400 élèves à 1120 élèves, voire plus. Proposai-je.

-Mais ne voulions nous pas faire en sorte de rembourser notre dette ? Demanda alors Malthus.

-C'est vrai, mais je n'ai jamais dit que la bourse sera approvisionnée par Poudlard. Non, le mieux serait que cette bourse soit approvisionnée par nos familles. A la longue, nous leur proposeront de travailler pour nos entreprises, et récupèreront notre argent. Sans compter la publicité que ça nous fera, nous deviendrons de véritables héros académiques. Rajoutai-je.

-Et combien cela coûterait-il ? Demanda alors Amos.

-Eh bien, selon mes calculs, la première année, ça nous couterait un maximum de 20 000 galions, mais au bout de sept années, lorsque chaque année sera complète, cela devrait nous coûter un total de 120 000 galions. Je pense qu'il faudrait donc approvisionner un total de 200 000 galions dès maintenant, pour les urgences, sait-on jamais. Cela pourrait éventuellement payer des fournitures ou autre. Je pense qu'en tant que propriétaire de l'école, il est de mon devoir de payer 100 000 galions, et mes revenus sont tellement conséquents que si je le voulais, je pourrai tout payer. Sans compter que je représente théoriquement la famille Black, donc oncle Sirius n'aura pas besoin de participer. Fais-je.

-Dans ce cas, je peux rajouter 20 000 galions. Répondis Amos Diggory avec un grand sourire.

-De même, qu'on ne dise pas que les Londubat ne participent pas ! Rajouta Augusta Londubat.

-Ha, comptez sur les Nott alors ! Déclara Mulciber Nott.

-Bon, on ne me laisse pas le choix, alors je vais aussi participer. Mais qui va gérer cette bourse ? Demanda alors Marwyn Flint.

-Eh bien, j'avais au début pensé à tante Walburga, mais bon…Commençai-je avant de me faire darder du regard par tante Walburga, faisant pouffer de rire oncle Sirius, tandis que je ressentis un tremolo parcourir le torse de Charlie, hilare.

-Comme je le disais, j'avais pensé à tante Walburga, mais je me suis tout compte fait dis qu'oncle Remus serait le plus approprié. Qu'en penses-tu, oncle Remus ? Demandai-je.

-Eh bien, pourquoi pas, chiot. Après tout, je pense être le plus adéquat pour ce travail. Répondis Oncle Remus.

-Y-a-t-il d'autres postes à occuper ? Demanda alors Augusta.

-En effet. Je souhaite d'abord nommer Tante Walburga à la tête du conseil, attendu que je ne pourrai toujours y participer. J'avais pensé à Oncle Sirius, mais je me méfie des maraudeurs. *hoquet de surprise de Sirius* Pour Oncle Sirius, j'avais pensé au relationnel avec les autres écoles et le ministère. Pour Augusta Londubat, j'avais pensé à l'inspection des professeurs et la surveillance de ces derniers. Pour Amos Diggory, j'ai entendu dire que vous étiez très bon dans les finances, donc pourquoi ne pas gérer la trésorerie ? Pour Seigneur Nott et Seigneur Flint, je pense que vous seriez adéquat à l'organisation de nouvelles classes, pour décider quels cours rajouter. » Dévoilai-je.

Une fois de plus, un silence s'abattit sur la salle. Tante Walburga arborait un sourire fier, surtout lorsqu'elle fut nommée présidente du conseil. Seigneur Diggory semblait apprécier son poste, tandis que Dame Londubat hocha de la tête. Enfin, Seigneur Nott et Flint discutèrent rapidement ensemble avant d'hocher de la tête. Par contre, pour oncle Sirius…

« Quoi ? Mais tu veux ma mort ? Pourquoi je dois gérer ces abrutis du ministère ? Déclara-t-il à haute voix, faisant ricaner tous les autres.

-Voyons, oncle Sirius. Dis-toi que tu devras aussi gérer les familles comme Malfoy, donc tu pourras te faire un plaisir de les rejeter. Dis-je avec un petit sourire sournois.

-Ha ! J'aime mieux ça, ouais ! Il va en baver, le proxénète ! » Répondit oncle Sirius.

Son dernier mot me fit éclater de rire et étouffer Mulciber Nott et Amos Diggory qui venaient d'avaler une gorgée d'eau. Ils finirent par tout recracher avant d'éclater de rire, faisant gonfler le torse d'oncle Sirius de fierté.

Pendant deux bonnes heures, nous discutâmes de ce que nous allions faire de l'école, de tout ce qui allait être mis en place etc… Nous discutâmes même de la remise en place des duchés, et Mulciber et Marwyn acceptèrent de se proposer en même temps, car en contrôlant le ministère, ils pourraient enfin se venger des mangemorts. Je leur expliquai alors mon plan, d'attendre mes onze ans pour réclamer certains titres et surtout les duchés, forçant la dissolution du Wizengamot et la remise en place du Conseil des Sorciers. Evidemment, nous devions trouver un nom, lorsque je révélai enfin ma bague de Pendragon, nous convînmes de deux possibles noms : Le Conseil Royal ou le Magisterium. A la fin, nous avons choisi le Magisterium, car il fut décidé qu'une fois Roi, nous pourrions permettre à certaines familles d'être membres du Conseil, donc Conseil Royal ne serait pas approprié car un Conseil n'est pas sensé accueillir tant de personnes.

J'expliquai par la même occasion qu'une fois Roi, le Ministère serait dissout mais que nous garderons les départements dans la nouvelle administration royale. Ma proposition fut acceptée à l'unanimité.

Nous finîmes par nous séparer, Oncle Sirius, Oncle Remus, Charlie et moi partîmes en direction de Château Potter.

FIN P.O.V

C'est ainsi que le groupe, composé d'Harry, de Charlie, de Remus, de Sirius et des gardes utilisèrent le système de cheminée pour se rendre directement à York. Lorsqu'ils arrivèrent, Harry sauta presque de joie, enfin débarrassé de tout ce qu'il avait à faire aujourd'hui, et se dirigea vers sa chambre pour la montrer à Charlie. Il n'eut cependant pas cette occasion, car Sirius retint Charlie pour lui parler à part.

« Ecoutes moi bien, Charlie. Mon filleul, que je considère comme un fils, n'a que sept ans ! Commença Sirius.

-He…Oui, bien-sûr. Répondit Charlie, interloqué.

-Et j'espère que tu comprends bien qu'il n'est surement pas prêt à entretenir la moindre relation, n'est-ce pas ? Demanda de nouveau Sirius, avec un sourire qui ne présageait rien de bon

-Oui…M…M. Black. Répondit Charlie, suant à grosses gouttes.

-Donc si jamais tu venais à te comporter d'une façon que je ne considère pas appropriée, je peux te jurer que toi et Harry n'auraient jamais d'enfants, si tu vois ce que je veux dire. Me suis-je bien fait comprendre ? Menaça Sirius.

-*avale sa salive* Je….je comprends tout à fait, monsieur Black. Répondit Charlie, effrayé.

-Pas de ça avec moi, appelles moi Sirius ! » Fit alors Sirius avec un grand sourire.

Charlie ne put qu'hocher de la tête, mais avant même qu'il puisse suivre Harry, il fut de nouveau retenu, mais pas par Sirius.

« Je me doute de ce que t'as dit Patmol, alors je vais être direct, Charlie. Commença Remus.

-Oui ? Demanda Charlie, inquiet.

-Si jamais il y a un problème avec mon chiot, ou que tu lui fais du mal, je te rappelle que j'ai un ami, très poilu, qui adore la viande fraiche. Et si jamais ça ne suffit pas, dis-toi que je sais parfaitement utiliser une cuillère, que ce soit pour manger ou bien castrer. Compris ? » Demanda alors Remus, ses yeux flashant jaune pendant deux secondes.

Charlie devait admettre que Remus Lupin était bien plus effrayant que Sirius. Peut-être était-ce dû au fait qu'il était un loup-garou, mais quelque chose lui disait que c'était bien plus que ça. En y repensant, Remus ressemblait étrangement à une mère protégeant ses petits, et ça, il savait très bien qu'il n'y avait rien de plus dangereux. Lui qui s'était toujours passionné pour les dragons, il aurait pu croire être en face d'une dragonne. Il ne put que vivement hocher de la tête.

« Parfait ! Nous avons décidé de te donner la chambre à coter de celle d'Harry, on sait très bien à quel point le lien d'âme-sœur est important et ne doit surtout pas être rompu. Tu peux y aller. » Fit alors Sirius avec un sourire détendu, comme s'il ne l'avait jamais menacé.

C'est ainsi que Charlie suivit Harry jusque dans sa chambre. Lui qui n'avait vécu que dans une certaine pauvreté, il fut submergé par tant de richesses. Il devait admettre que sa journée avait été fantastique. Pourtant, elle avait commencé de façon banale.

\DEBUT FLASHBACK/

Tout d'abord, il fut réveillé par sa mère, pour ensuite prendre son petit-déjeuner avec le reste de la famille. Enfin, le hibou est arrivé, apportant avec lui les nouvelles et surtout, les listes scolaires d'Poudlard. Attendu l'intérêt de son père pour les moldus, il avait pris un abonnement pour le Daily Telegraph, et lorsqu'il lut l'article en première page, il bondit de son siège. Il finit par le lire à haute voix.

Un génie parmi la Noblesse !

Par Rita Skeeter

Nous fêtons en ce jour une grande occasion, soit le septième anniversaire du Duc de York, Hadrian James Potter. Comme vous le savez, Hadrian James Potter est devenu un héros national et a reçu l'Ordre du Chardon lorsqu'il a survécu à un attentat à la bombe le 31 Octobre 1981 a seulement un an. Pour ceux qui ne savent pas, Hadrian James Potter est le fils des défunts Duc James Charlus Potter et Duchesse Lily Jane Potter. Selon une estimation du magazine Forbes (américain), notre héros national serait à la tête d'une des plus grandes fortunes du monde, totalisant ainsi sa fortune personnelle à plus de trois milliards de livres sterling, lui attribuant ainsi la onzième place, ce qui fait de lui l'enfant, et le moins de quarante ans le plus riche au monde. Pourtant, et selon nos sources, cela n'est pas finit, car sa grâce est aussi l'héritier d'une très riche famille noble, celle des Black, sans compter qu'il est dit qu'il possèderait d'autres comptes cachant la majorité de sa fortune. Serait-il l'homme le plus riche du monde ?

Nous préférons nous en remettre aux économistes et aux rédacteurs du magazine Forbes. Mais cela n'est pas la raison principale de notre célébration, non. Nous venons de découvrir qu'Hadrian James Potter est un génie.

En effet, il semblerait qu'il y a un peu plus d'un mois, sa grâce, le Duc Hadrian James Potter, a passé les concours terminaux du Lycée pour pouvoir entrer à l'Université. Lorsque les résultats ont été publiés, le pays tout entier a alors pu voir à quel point Hadrian James Potter est intelligent.

Ses résultats ont été sans défauts, avec des notes supérieures à 20, faisant ainsi de lui le plus jeune bachelier du Royaume-Uni avec une moyenne totale de 26,80/20. Nous avons questionné les correcteurs, et ceux-là nous ont confirmé avoir attribué des points supplémentaires pour son incroyable intelligence, ses explications uniques et ses théories avant-gardistes.

Il semblerait que notre héros national ne se soit pas arrêté là, car nous avons eu la confirmation de la part du directeur de l'Université de Cambridge que le Duc a été accepter parmi eux. Bien-entendu, certains diront que chaque famille noble peut entrer à Cambridge, cependant, Hadrian James Potter a été invité et non pas décidé d'y aller, signifiant ainsi que sa place est mérité, selon certains.

Un génie parmi la noblesse, peut-être changera-t-il notre système ?

Pour plus d'informations sur la famille Potter, rendez-vous page 4.

Pour plus d'informations sur la famille Black, rendez-vous page 5.

Pour plus d'informations sur les plus grandes fortunes du monde, rendez-vous page 6.

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Un silence s'était abattu sur la famille Weasley, tous éberlués par cette révélation. La mère Weasley s'était alors exclamée.

« Mais c'est parfait ! Oh ma Ginny, tu pourras te marier avec lui ! » Avait-elle hurlé.

Ginny avait bien-entendu hocher de la tête avec un grand sourire, tandis que Ronald Weasley pestait contre l'injustice de ne pas être aussi riche. Les jumeaux préparaient un mauvais coup, surement pour Ronald, et William s'était figé en ouvrant sa lettre d'Poudlard. Un badge venait d'en tomber, et ce badge était celui de Préfet-en-Chef. Immédiatement, il fut entouré par sa famille qui le félicita.

Personne n'avait remarqué que Charlie s'était figé à la prononciation du nom d'Hadrian James Potter. Il ne savait pourquoi, mais il avait compris à ce moment-là qu'Hadrian James Potter était quelqu'un de spécial pour lui. Il finit alors par ouvrir sa lettre. Deux badges en tombèrent, soit celui de préfet, et celui de capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Il fut félicité par ses parents, et pourtant, il reçut un regard jaloux et envieux de la part de Ronald. Charlie finit par retourner dans sa chambre pour se préparer. Sa chambre était assez spartiate, avec tout de même des figurines de dragons et un vieux balais de Quidditch.

La famille Weasley se rendit à la cheminée pour se rendre au Chemin de Traverse et aller retirer un peu d'argent à Gringotts. Ils se tenaient en rang, attendant patiemment dans l'une des files d'attentes, lorsqu'ils virent trois individus, deux hommes et un jeune garçon se rendre directement devant le maître banquier, et lorsque tous les gobelins s'arrêtèrent net pour observer ces trois personnes, avec une pointe de respect et d'admiration dans les yeux, ça intrigua Charlie.

« Regardes Arthur, c'est Sirius, Remus et Harry. Nous devrions les attendre, qu'en penses-tu ? Fit alors Molly.

-Pourquoi pas, chérie. Répondit simplement Arthur Weasley.

-C'est mon futur mari ? Demanda alors Ginny.

-Exactement, ma chérie. Tu verras, tu seras une Dame Potter. » Répondit Molly.

La remarque fit froncer des sourcils Charlie. Il remarqua immédiatement que Bill et Arthur arboraient la même expression. Ce n'était pas le cas des jumeaux, qui n'en avaient rien à faire, et Ronald semblait arborer la même expression que Molly. Pourtant, lorsque Charlie aperçut Harry au loin, son cœur se serra, et une émotion étrangère s'empara de son corps. Depuis ses onze ans, Charlie avait été incapable d'exprimer du désir ou un amour quelconque, si ce n'est un amour familial, assez limité. Cela avait bien-entendu affolé les parents Weasley, et lorsqu'ils emmenèrent leur fils à St-Mungo à ses 14 ans l'année précédente, Charlie fut déclaré asexuel, incapable de ressentir du désir pour une autre personne. C'est la raison pour laquelle sentir une telle émotion, une telle envie de se diriger vers ce jeune garçon effraya Charlie.

Ils attendirent patiemment pendant une demi-heure, avant de voir enfin les trois individus sortir du bureau d'un gobelin et se diriger hors de la banque. C'est à ce moment-là qu'ils furent halés par Molly Weasley.

Charlie réalisa enfin qu'Harry était son âme-sœur, et évidemment sa mère le prit très mal, car sa fille ne pourrait devenir la Dame Potter. Les évènements se déroulèrent ainsi jusqu'à Poudlard.

Une fois de plus, Charlie fut choqué en découvrant que son âme-sœur était le futur Roi, et surtout, que lui-même serait son consort, faisant de lui l'un des dirigeants du royaume.

\FIN FLASHBACK/

Et le voilà, tranquillement derrière son âme-sœur, se dirigeant vers sa chambre. Harry finit par l'emmener tout droit vers l'aile principale, à la chambre de maître. Il fit entrer Charlie dans l'immense chambre, et Charlie du retenir son souffle face à la beauté de la pièce.

Pour commencer, la chambre était grande, très grande, soit 50m². La pièce était très lumineuse, attendu qu'elle avait sur le mur en demi-cercle face à la porte de très grandes fenêtres faisant la taille du mur, donnant une vue directe sur la cour arrière du château et un lac. Les murs étaient dans un ton rouge bordeaux avec des dorures prenant la forme de griffons et de lions. Le sol était en bois massif, soit de l'acajou du cuba, le bois le plus coûteux du marché. On pouvait voir deux très grandes armoires contre le mur Est, avec un bureau en acajou massif entouré de deux anciennes bibliothèques contre le mur Ouest. Il y avait une porte de chaque côté du mur en demi-cercle menant à un balcon de l'autre côté des vitres. Enfin, il y avait un immense lit à baldaquin de style Louis XIV avec des couvertures et des rideaux couleur or, des draps et des coussins blancs et l'armature en acajou de cuba très clair. Le lit était placé au centre du mur en demi-cercle, donnant une vue imprenable sur le lac au réveil. Il y avait aussi des fauteuils confortables, d'immenses tapis et une cheminée dans la chambre, sans compter les lampes dispersées dans la chambre.

Charlie remarqua un drôle d'objet sur le bureau d'Harry.

« Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il curieux.

-C'est un ordinateur, le PS/2 d'IBM, une société américaine que je compte racheter. Répondit Harry, amusé.

-Mais à quoi ça sert ? Demanda Charlie, intrigué par l'objet moldu.

-Eh bien, tu peux t'en servir pour communiquer avec des gens à l'autre bout du monde en utilisant le service de message électronique, c'est plus rapide qu'un hibou. Ensuite, tu peux avoir des jeux, comme les échecs, et te battre contre l'ordinateur. Tu peux aussi écrire plusieurs choses et tu dois tout imprimer grâce à une imprimante. Enfin, tu peux enregistrer plein de données, comme des livres, et tout sera conservé sur l'ordinateur. C'est plus pratique qu'une bibliothèque. Expliqua alors Harry.

-Les moldus sont capables de ça ? Si papa était au courant… Fit Charlie, étonné.

-Oui, les moldus sont très intelligents. Vu qu'ils n'ont pas la magie pour faciliter leur vie, ils ont décidé d'inventer des objets qui le feront à leur place. C'est ce qu'on appelle le progrès technologique. » Répondit Harry, très amusé.

Charlie hocha vaguement de la tête. Il reprit son exploration de la chambre d'Harry, et remarqua deux portes supplémentaires. Il ouvrit l'une d'elle, et remarqua qu'elle menait à une salle de bain personnelle avec des toilettes. La salle de bain était très grande, avec un sol en marbre et une immense baignoire en son centre. Il remarqua que plusieurs runes étaient gravées sur la baignoire, surement pour la remplir, la vider, faire des bulles etc… Il y avait aussi des toilettes, des éviers, enfin, tout ce qui doit être dans une salle de bain. Il retourna vers la chambre pour ouvrir la deuxième porte, et quel fut son étonnement lorsqu'il arriva dans une deuxième chambre, légèrement moins grande, soit 40m² avec à peu près le même arrangement que la première chambre, sans l'ordinateur évidemment.

« C'est ta chambre. Répondit Harry en rougissant.

-Pourquoi rougis-tu ? Demanda Charlie, intrigué.

-C'est normalement la chambre de la Dame de la maison lorsqu'elle ne souhaite pas dormir avec son mari. » Répondit simplement Harry en rougissant de plus belle.

Charlie ne réussit pas à retenir son rire, ce qui fit rougir Harry jusqu'aux oreilles.

Et c'est ainsi que Charlie Weasley, à quatorze ans, découvrit son âme-sœur et se mit à vivre avec.


Hehehe, voila notre Charlie, mais qui sera le prochain? Avez-vous remarqué l'indice? Niark xD

Au fait, je ne saurai tarder à mettre à jour Veni Vidi Vici, pour ceux qui lisent mes autres fictions x)