Oyez brave gens, nous sommes de retour (pour vous jouer un mauvais tour)
Résumé : Que croyez-vous ? Que l'on puisse échapper au mariage arrangé juste parce que l'on se nomme Sirius Black ? Et bien sachez que vous divaguez totalement ! Un James amoureux, un Remus défaitiste, un Peter dénigré et un Sirius orgueilleux. Esther en fera voir à ce dernier des vertes et des pas mures, n'en déplaise à Remus.
Rating : M
Remerciement : Bien évidemment, il faut remercier Miss Matoo et Miss Patate, pour leur aide non négligeable. Mais également Sirichou, pour son commentaire qui fait chaud au cœur.
Warning : Ni Remus, ni Sirius, ni James, ne nous appartiennent, puisqu'ils appartiennent déjà à Joanne Rowling. (Même si ça ne nous dérangerait pas plus que cela, hein.)
Auteur : C'EST NOUS ! (Non je ne suis pas schizophrène, on est juste trois à écrire)
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Chapitre 2 : Je suis en retard
Des chœurs de Alice au pays des merveilles
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26 Août 1971 :
Euphemia Potter, comme chaque matin, après avoir pris un bon petit déjeuner, avoir étendu son linge sur le tancarville, être passée dans le jardin et avoir embrassé son mari qui partait au travail, se dirigea vers la chambre au bout du couloir, celle juste à côté des toilettes et du tableau de Linfred de Stinchcombe. Elle dépassa l'ancêtre de son mari avec un petit sourire en signe de salut.
« Comment allez-vous aujourd'hui ? demanda l'homme, Comment va le monde ?
- Bien et vous ? Le monde va, dans la mesure ou un pervers égocentrique menace l'Europe magique. Rétorqua la femme directement, en époussetant un bibelot.
- C'est fort fâcheux, répondit le tableau sur le même ton de désinvolture.
- Comme vous le dites… »
Le moral plus bas, la mère rentra dans la chambre de son fils. Étonnant ou non, une odeur de fauve y régnait, un caleçon traînait à ses pied et James était en train de ronfler. Ce gosse est d'un bordélisme sans nom ! Il fallait comprendre cette pauvre Euphemia, l'air était à peine respirable, si un sous-vêtement ne gisait pas par terre, elle jurerait être dans gymnase. Son fils la prenait elle pour un elfe de maison ? Elle tenta tant bien que mal d'accéder à la fenêtre, qu'elle ouvrit, laissant entrer l'air frais, mais aussi, au grand dam de son fils, la lumière. Le fils qui se mit à grogner aussitôt que les rayons de soleil eurent passé outre ses paupières, qui étaient pourtant closes.
« Aller bouge-toi James, tu vas les faire attendre… Et range-moi cette bauge par merlin ! Lui asséna Euphemia sur le ton automatique de celle qui a l'habitude.
- Qui ? bredouilla le garçon, son front émergeant à peine des couvertures,
- Qui quoi ? souffla-t-elle, exaspérée.
James sortit la tête en grognant mais ne se releva pas :
- Je vais faire attendre qui ?
- Merlin, James, tu as oublié ? Bon, écoute tant pis pour toi, si tu n'as pas de fourniture pour Poudlard c'est toi qui en payeras les pots cassés… ET RANGE-MOI CE BORDEL ! »
Sur ces doux mots, elle sortit de la "chambre", non sans shooter dans le caleçon qui faisait office d'accueil à l'entrée.
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Il paraîtrait que Sirius rangeait sa chambre mieux que James. C'est faux. Dans le genre 'je te fais des montagnes avec des feuilles de papier à peine griffonnées' on faisait pas mieux. Par contre, lui ne laissait pas traîner ses caleçons puisque sa mère lui achetait des slips… Mais c'est une autre histoire. Puisque nous en sommes au slip, c'est dans un de ceux-ci que Sirius se prit les pieds. Ce qui fit un gros BOUM.
Bah ça commence bien, c'te journée...
Suite à cela, il sauta sous la douche, non sans remarquer qu'une tache violine était apparu sur son genou gauche. On ne saurait dire, si c'était pour tester ses limites ou car il était intrigué par cette petite imperfection, mais il appuya son index contre l'accroc. Evidemment cela lui fit mal. Evidemment t'as mal, c'est un bleu… pauvre truffe ! il entendait déjà la voix d'Esther le sermonner. Il se redressa et commença à shampouiner son crâne du bout des doigts.
Ses cheveux trempés lui tombaient devant les yeux, comme les franges d'une serpillère espagnole. Parfois, comme à cet instant, il rêvait de les couper. Puis il se ravisait, se disant que ça formait une partie de son charme. Sirius, déjà âgé de onze ans, était pleinement conscient de son aspect plutôt peu désagréable et en était très fier.
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Elle voulait une chouette, qu'elle appellerait Gabriel. Pourquoi Gabriel ? Car Saint Gabriel était le Saint patron des postiers. Car oui Isobel était catholique, et elle en était fière. La jeune fille était allongée sur son lit en regardant le plafond, les mains posées sur son ventre, en attendant que sa mère vienne la chercher pour partir chez sa meilleure amie. Quand on parle du loup on en voit le bout de la queue, elle entendi les claquements des talons de sa mère.
Aliénor était une petite femme aux jolies boucle blondes tirant sur le blanc, aux petits yeux marrons et aux lèvres rouges. Sa fille en était son sosie. Elles étaient calmes, sage et sournoise. Elles voyaient tout, savaient tout, mais gardaient un grand sens de l'écoutes. Isobel et Aliénor se ressemblait tellement que l'on aurait pu douter du lien de parenté entre la jeune fille, et son père ; Richard.
Toute deux habillé de leurs grandes robes noires, elles prirent la cheminée direction ;
« Manoir de Pendennis, Falmouth, Cornouaille »
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Odette Walsh se tenait dans la cage de son escalier, les mains sur la taille, les sourcils froncés. Visiblement, elle n'était pas de bonne humeur, humeur due aux moult bêtises qu'avait produit la nouvelle petite attraction d'Esther. Un chat noir. Cela faisait à peine deux jours qu'il était là, il avait déjà cassé plus de choses que sa propriétaire. Et ça, c'était exceptionnel. Max et sa fille en étaient totalement gagas, ce qui n'était clairement pas le cas de la mère de famille, qui en avait plus qu'assez de courir après cette saleté de boule de poil… À non pardon, 'ce chat norvégien'. Ce chat qui n'avait toujours pas de nom. Et ce matin, en voyant qu'Esther ne se réveillait pas, il s'était mis à miauler devant la porte de leur chambre. Aussi étonnant que cela puisse être, Odette n'avait que moyennement apprécié être réveillé à cinq heures du matin.
« Esther ! Lève toi ! Tu es en retard ! hurla une voix féminine d'en bas des escaliers.
La jeune fille répondit sans même vraiment prendre le temps de réflexion :
- Hum ? Nan !
- ESTHER ! Ne me force pas à monter, ou je te colle la peau des fesses sur l''œil ! Tu descends… MAINTENANT ! rétorqua sa mère plus ou moins calmement.
- Nan pas envie…
-Très bien… de toute manière Aliénor et Isobel et t'attendent. Lâcha Odette en se dirigeant vers la cuisine.
- QUOI ? hurla la tête brune. »
La jeune fille dévala les escaliers à tout berzingue, seulement habillée d'une grande chemise de nuit lui tombant aux chevilles en coton épais, brodé au niveau de l'encolure et des manches. Manches qui étaient légèrement trop grandes et qui pendaient le long de ses poignets. Ses cheveux étaient lâchés et ébouriffés, lui donnant un côté fiancée de Frankenstein, assez drôle. S'ils avaient été démêlés, ils descendraient le long de son dos, mais comme ce n'était pas le cas, les nœuds étant tels qu'ils lui arrivaient aux épaules. Ajoutons à cela son regard qui à son habitude avait un côté effrayant. Ses yeux brillaient toujours d'une façon étrange et à ce moment précis de la sortie du lit, on aurait pu croire qu'elle avait été possédée. Devant elle se trouvait Aliénor, souriante, Isobel hilare, et sa mère beaucoup moins hilare.
« Ah bah c'est beau l'exhibitionnisme tient… File te changer avant que je te flanque à la rue nue ! allé ouste ! »
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En trois ans, peu de choses avaient changé. Bien que le 'sois amie avec le jeune Sirius' soit devenu 'sois la fiancée du jeune Sirius' qui n'avait pas fait l'unanimité à l'époque. En partant des principaux concernés, qui, sans le dire réellement à leur tuteur, n'étaient pas ravis du tout, mais alors pas du tout. Pourquoi ne pas se plaindre alors ? Nos protagonistes sont jeunes mais, n'en déplaise à Esther, pas si stupides, y compris Sirius. Ils savaient très bien que leur accord était accessoire et que se plaindre n'arrangerait clairement pas le statut du garçon dans sa famille ; qui je le rappelle était 'tête de turc'. Le jeune homme se faisait mille films et mille cauchemars lorsqu'on lui rappelait et la jeune fille préférait remettre ses pensées au lendemain. Le lendemain n'était jamais arrivé. Ce qui n'avait rien arrangé à l'animosité masquée entre eux. Ce qui était d'autant plus insolite, c'est que celui dont le physique était qualifié de parfait pour un sang pur, mais à l'attitude non conforme, était fiancé à la fille dont le physique était non conforme, mais à l'attitude qualifiée de parfaite pour une sang-pur. Enfin, c'était la vision de ceux qui ne connaissait pas parfaitement les deux lascars.
Ces deux-là étaient dans le salon en compagnie de James, Isobel et la mère de cette dernière qui les accompagnaient, attendant pour faire leurs fournitures de rentrée. Les quatre mères l'avaient décidé ; chaque année l'une prendrait en charge les courses, l'année suivante se serait une autre et ainsi de suite. Esther, James et Sirius avaient leur petite bougette en poche, contenant aussi la liste des fournitures. Il était dix heures trente-trois, et ça devait déjà faire une bonne demis heure qu'ils devraient être partie.
« Maman, on y va… où sont les clefs ? demanda Esther en remuant dans tous les sens pour trouver ces petites choses métalliques.
- Ce n'est pas toi, qui les as ?
- Si je te demande c'est que je ne les ai pas…
- De toute manière c'est jamais personne ! MAX ! Tu n'as pas vu les clefs ? s'exaspéra la génitrice à bout de nerfs.
- Non… regarde dans la buanderie, supposa son mari sans vraiment s'y intéresser.
- C'est moi qui fais toujours tout dans cette maison…. Elles n'y sont pas ! Bon je vais voir en haut... ESTHER ! ON N'EST PAS À VERSAILLES ICI ! VA ÉTEINDRE LA LUMIÈRE DE TA CHAMBRE ! hurla Mme Wells en montant les escaliers.
- Tu peux le faire s'il te plait ? tu es déjà en haut… lui répondit Esther en sortant un trousseau de clefs du plat de l'entrée.
- HÉ HO ! Je ne suis pas ta copine ! Ha bah, faites des gosses tiens… Écoutez je serai là, tu n'as pas besoin des clefs… » finit par lâcher Odette qui n'en pouvait déjà plus, vivement la rentrée !
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« Tu n'oublies pas … commença Odette
- Si je me perds je reste sans bouger en attendant que Aliénor viennent me trouver et si y'a quelqu'un de bizarre je rentre dans un magasin et je cherche une vieille dame. » termina sa fille, exaspérée.
Oui bah elle, elle n'a pas lu Blanche-Neige…
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Il était une fois une baguette qui attendait un acheteur. Elle mesurait trente-cinq centimètres et était constituée de Pin et de plumes d'oiseau-tonnerre. Elle était là, bien au chaud dans sa boîte, enveloppée de velours violet afin de ne pas s'abîmer. Elle n'attendait plus rien de la vie, en même temps, ça faisait tout de même cent douze ans qu'elle poireautait dans cette boîte. Soudain le tiroir dans lequel elle était coincée avec ses "collègues" se mit à bringuebaler. Puis sa boîte fût soulevée, ouverte, le velours écarté… Et une main l'agrippa et l'agita. On la sortit de sa boite, elle ne pouvait voir que ces petits doigts l'attraper fermement… puis d'un coup… elle fut remise dans sa boite. ; et elle fut de nouveau bringuebalée de droite à gauche. Je ne suis pas trop d'accord moi ! Eh oh ! Arrêtez, je vais vomir !
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Non loin de là, un jeune garçon restait planté sur l'avenue, les yeux ronds comme deux Souaffles. Ses parents appréhendaient souvent de le sortir dans des endroits avec de la foule, connaissant sa réticence, et ayant peur pour lui pour à peu près tout ce qui était nouveau. Mais là, malgré les bousculades, le petit Remus pouvait dire qu'il était ébahi et totalement fasciné. Sa mère était contente de le voir si heureux, cet air de pur bonheur si normal sur le visage pour un enfant de son âge ! Quelle surprise ! Son petit bébé… qui quitterait bientôt le nid. Les yeux du garçon essayaient d'attraper toutes les couleurs du Chemin à la fois, toutes les enseignes, les bricoles qu'on y vendait… A la librairie Fleury Bott, son père dut le tirer par la manche souple de sa robe pour l'empêcher de feuilleter tous les livres du magasin. A la boutique d'ingrédients de potions, même cirque alors que ses pupilles dilatées ne cessaient de passer d'une étagère de bocaux de formol à l'autre. Un peu moins d'intérêt chez Guipure, où un garçon avec des lunettes et aux cheveux ébouriffés marmonnait des injures, alors qu'il venait d'apprendre que le Quidditch était interdit aux premières années. Dans la ménagerie ou la volière, malgré son vif intérêt pour les animaux, aucun ne lui plaisait particulièrement… Et puis, il avait peur de leurs réactions lorsqu'il sentait le prédateur… J'aurai tout le temps de me décider une autre année, je suis déjà assez stressé pour ne pas m'encombrer d'un animal supplémentaire…
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Isobel et sa mère entraient à peine chez madame Guipure avec James, lorsque Esther sortit de chez Ollivander. C'est le bras chargé de tout un tas de fournitures en tout genre qu'elle avança jusqu'à Sirius qui bavait devant une vitrine. Elle tourna la tête pour voir quel était le magasin en question. Évidemment, il fallait que ce soit le Magasin d'accessoires de Quidditch !
« Sirius, l'agressa la brunette, où sont-ils ?
- Qui donc ? Sursauta son "fiancé",
- Bah le suricate qui se baladait sur le dos d'un phacochère…. De qui crois-tu que je parle pauvre abruti ! James, Aliénor et Isobel… lâcha la jeune fille exaspérée en essayant de mieux contenir ses nombreux et gros achats dans ses petits bras.
- Chez Madame Guipure, et je ne suis pas un abruti ! S'énerva le garçon en lâchant sa vitrine pour la regarder s'agiter derrière ses boîtes,
Esther rit amèrement :
- Oui c'est ça et moi je suis un mandrill qui chante.
Elle le tira par le bras jusqu'au magasin d'uniformes, mais Sirius était toujours aussi réticent à vouloir y entrer, il préférait mille fois rester regarder ce magnifique nimbus 1980. Et l'inévitable se produisit.
- Bon tu rentres par cette porte ou c'est mon pied qui va te rentrer dans les fesses ! dit la jeune sorcière en tirant, non sans violence, sur le bras de son idiot "d'ami".
- Calme toi je regarde… tenta Sirius en dégageant son bras,
- Tu as assez regardé, maintenant faut rentrer, ou tu passeras ton année à poil dans les couloirs !
- Ça ne me dérange pas plus que ça… dit-il sans la suivre mais en attendant sa réponse.
- Bon tu laisses tes fantasmes d'exhibitionnisme là où ils sont et tu rentres MAINTENANT ! finit-elle par crier en entrant définitivement dans la boutique.
- Oui bah c'est bon j'arrive » Souffla le petit brun en la suivant, puisque quoi qu'il en dise, il finissait toujours par plus ou moins lui obéir.
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« Alors, ça s'est bien passé ? Avait demandé calmement Odette alors qu'elle venait de rentrer.
- Parfaitement, pourquoi ? »
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En espérant que ce chapitre vous ait plu, le titre du prochain sera « Orgueil et Préjugés » livre de Jane Austen. Oui ce n'est pas une chanson enfantine (Mais il se peut qu'elles reviennent fréquemment ;)
