Puisque cette fic plait à certains, je publie la suite. Le prochain chapitre sera le dernier mais je vais coécrire un autre crossover fma/offenbach avec Kestrel Faeran. Donc, vous ne serez pas abandonnés.

Chapitre 2

Il s'était écoulé trois semaines depuis le départ de Jean pour la Crête ; les autres rois étaient repartis dans leurs pays respectifs, leur poste les y obligeant. Quant à Riza, elle recevait des lettres de Roy et les conservaient précieusement, malgré elle. Elle en recevait tous les jours et y répondaient rarement, tant elle mettait de temps à se décider à écrire et à trouver les mots justes. Bien que tous les deux savaient qu'ils ne pouvaient être qu'attirés l'un par l'autre, leur correspondance restait amicale, l'un et l'autre attendant un signe pour pouvoir écrire autre chose que des banalités.

Malgré cette correspondance, la reine s'ennuyait. Quant à Jean, il finit par devenir méfiant et écrivit aux rois afin qu'ils surveillent la reine. Ceux-ci se retrouvèrent donc au palais de Jean et Riza jusqu'à ce que son époux revienne. Cependant, en apprenant cela, la reine de Sparte pensa qu'inviter le prince qu'elle aimait ne serait pas mal interprété ; elle invita donc Roy à venir passer quelques jours à Sparte. Le jeune prince s'empressa d'accepter. C'est ainsi que tous se retrouvèrent avec plaisir au palais.

Très vite, l'amour de la reine prit une ampleur considérable ; elle avait de plus en plus de mal à contenir ses sentiments pour le prince troyen. Si bien qu'un soir, alors qu'elle se préparait pour le dîner avec sa femme de chambre, Winry, la souveraine devint capricieuse.

- Madame, je vous prie de changer de tenue pour le dîner, la suppliait Winry.

- Non ! Je n'irai pas à ce dîner, je me sens mal. C'est donc inutile de me changer.

- Altesse, faîtes au moins une apparition à ce dîner.

- Non !

Pendant que les deux femmes argumentaient, une autre femme de chambre arriva.

- Le prince Roy demande une entrevue avec son altesse.

- Je refuse de le voir ! s'écria la reine. Oh, et puis, réflexion faite, faites-le entrer. Mais, attendez un instant, je désire prier un instant mes parents.

- Bien, altesse, firent les femmes avant de se retirer.

La belle reine se dirigea vers le petit autel, situé dans une petite pièce dans ses appartements. Elle s'agenouilla devant l'autel où brûlait de l'encens et s'adressa ainsi aux dieux.

- Ô mon père, dieu des dieux, soutiens-moi lors de cette entrevue. Toi, ma mère, aide-moi à trouver les mots pour parler à ce prince que j'aime tant. Et toi, Vénus, que t'ai-je donc fait pour que tu veuilles me faire perdre mon honneur ? Veux-tu donc tant que je devienne une femme adultère ? Et vous tous, dieux puissants, aidez-moi à trouver comment sortir de ce dilemme : être fidèle à mon mari que je n'aime pas vraiment et garder mon honneur, ou être infidèle à mon époux et partir avec ce jeune homme que j'aime tant.

Après avoir rajouté de l'encens, la reine s'inclina devant l'autel et partit à reculons. Elle alla prendre une légère étole opaque pour couvrir sa légère tenue d'été qui la mettait tant en valeur puis demanda à introduire le prince dans ses appartements. Les deux amants (enfin presque) se retrouvèrent dans l'antichambre de la reine.

- Bonsoir, prince, fit Riza, en souriant poliment.

- Bonsoir, madame, répondit le prince-berger en regardant d'un œil bizarre la tenue de la souveraine.

- Qu'y a-t-il ? Ma robe serait tâchée ? ou bien mon étole ?

- Non, non. Mais il me semble que cette tenue est mal appropriée pour une chaleur pareille.

- Ah, j'avais un peu froid, mentit la plus belle femme du monde.

- Ah…

- Bien. Que me vaut l'honneur de votre visite ?

- Madame, vous n'êtes pas sans savoir ce qu'il m'est arrivé sur le Mont Ida.

- Qui donc l'ignore ? On en entend tellement parler.

- Vous savez donc que Lust m'a promis en récompense l'amour de la plus belle femme du monde.

- Oui… souffla la reine.

- Cependant, vous semblez vouloir résister à cette promesse.

- Et alors ?

- Ecoutez, altesse, il y a trois moyens d'obtenir l'amour d'une femme.

- Et quels sont-ils ?

- Les sentiments, d'abord. Riza, dit Roy en prenant les mains de la reine et en plongeant ses yeux noirs dans les siens, m'aimez-vous ?

- … Non, dit Riza en résistant à la forte envie de l'embrasser.

- Bien, fit-il en lâchant ses mains et en passant derrière elle. En deuxième, il y a la violence.

Sur ces mots, il enserra sa taille d'un bras et de l'autre, dégageait l'étole pour embrasser sauvagement son cou, le suçotant. Bien que soupirant fortement, la reine parvint à se dégager de la forte poigne de Roy en disant :

- Contenez-vous, prince. On pourrait nous voir.

- Puisque vous le prenez ainsi, je n'ai plus le choix : je vais devoir utiliser le troisième moyen pour vous faire succomber.

Le prince s'approcha de manière à être très près de la reine, en capturant son regard, ce qui hypnotisait la souveraine.

- Et quel est ce moyen ? murmura-t-elle alors que leurs visages se rapprochaient instinctivement.

- La ruse, souffla Roy en effleurant sa bouche entrouverte de ses lèvres.

Et il partit très rapidement, laissant Riza perdue dans un tourbillon dans lequel virevoltaient pensées et sensations. Lorsqu'elle en sortit, elle appela sa femme de chambre.

- Madame m'a appelée ? fit Winry, en revenant éméchée et les vêtements un peu froissés.

- Oui, fais venir Maes, je te prie. Et fais doubler le nombre d'esclaves qui gardent ma chambre.

- Bien, madame.

Quelques minutes plus tard, l'augure arrivait dans la chambre de la reine, cette dernière étant allongée sur son lit.

- Que puis-je pour vous, grande reine ?

- Maes, vous êtes la seule personne ici en qui j'ai confiance et qui sache me conseiller comme il se doit. Dîtes-moi comment faire pour lutter contre mon amour pour Roy ?

- Il n'y a rien à faire, altesse. Les dieux ont voulu que vous aimiez ce prince, et vous ne pouvez plus lutter. Maintenant, préparez-vous pour le dîner, les rois vous attendent.

- Je n'irai pas à ce dîner !

- Mais pourquoi, enfin ?

- Roy y sera, et avec l'alcool, ma faiblesse et mon amour pour lui, je ne pourrai plus me retenir de l'embrasser. Je préfère rester ici et dormir.

Maes s'apprêtait à laisser la reine à son sommeil lorsqu'elle le rappela.

- Maes ! Promettez-moi un songe où je verrai ce prince que j'adore, je vous en supplie.

- Je verrai ce que je peux faire.

- Merci, Maes…

Sur ces mots, elle s'endormit. Elle ne vit donc pas Roy entrer, habillé comme les esclaves de la reine, c'est-à-dire une courte tunique bleue, arrivant à mi-cuisses, ne tenant que sur une épaule, laissant ainsi un aperçu des pectoraux et des abdominaux du prince. Après avoir fait un clin d'œil à Maes, ce dernier s'assit, pendant que le prince s'assit dans un fauteuil et contemplant la reine endormie.

Elle lui semblait plus belle que jamais, ayant abandonné un masque et un rôle qui ne lui allaient pas. Ses traits relâchés montraient à quel point Riza était rassurée dans ce sommeil. Sa poitrine était légèrement soulevée, à un rythme régulier, et ses cheveux très simplement relevés étaient caressés par la douce brise d'été qui annonçait une soirée fraîche après une journée aussi chaude. Sans s'en rendre compte, le prince vint s'agenouiller près du lit où reposait la royale beauté. Il se risqua à caresser ses cheveux aussi doux que de la soie, puis descendit sur sa joue rose et douce. La souveraine frémit puis cligna des yeux ; en se réveillant à moitié, elle parvint à reconnaître ce prince qu'elle aimait tant, et qui lui souriait doucement.

- Roy, vous ici ?

- Oui, ma chérie.

- Quel doux rêve ! fit-elle en fermant les yeux et en posant sa main sur celle que Roy promenait sur sa joue.

Ce dernier savait qu'il pouvait passer toute la nuit avec Riza sans craindre d'être dérangé. Il ne voulait pas précipiter les choses et désirait profiter de ce moment unique partagé avec sa promise qu'il aimait jusqu'au bout de la nuit. Mais Riza ne comptait pas seulement se faire câliner et embrasser par Roy. Elle se redressa et prit la parole :

- Roy, puis-je te demander quelques détails sur le concours des déesses ?

- Bien sûr, mon amour.

- Mais je n'oserai jamais te demander ça, fit Riza en se dirigeant vers son balcon. Enfin, si c'est un rêve…

- Comment pourrait-on se retrouver seuls dans ta chambre si ce n'en était pas un ?

- Suis-je aussi belle que Lust ? demanda Riza d'une petite voix.

- Mon aimée, la beauté ne se limite pas qu'à ce qu'on voit, fit en Roy en prenant Riza dans ses bras par derrière.

La splendide reine se laissait complètement aller dans ces bras musclés.

- Si j'ai élu Lust la plus belle, c'est parce que ces arguments étaient des plus convaincants, par rapport à Trisha et Maria.

- Quels étaient ces arguments ? fit la reine en se retournant contre lui.

- Deux ou trois baisers prolongés…

Riza écarquilla les yeux et Roy profita de cet instant d'incertitude de sa belle pour prendre délicatement ses lèvres dans un baiser d'une douceur extrême. Répondant instantanément au baiser, Riza enroula ses bras autour du cou de Roy, collant son corps contre ce torse musclé.

Roy la souleva dans ses bras, sans rompre le baiser qui devenait plus passionné, et l'allongea sur le lit. Il délaissa ses lèvres pour la laisser soupirer suite à la reprise de ses assauts dans son cou. Il promenait en même temps ses mains sur le haut de son corps. Soudain, Riza devint plus sauvage et lâcha tout ce qu'elle retenait depuis presque un mois. Tandis qu'elle s'activait à caresser ce torse si parfaitement et finement musclé, lui passa une main sous sa robe et caressa ses fesses, pressant leurs corps encore plus fort.

Alors qu'il commençait à approcher sa main d'une zone très sensible, Riza rabattit le drap sur eux deux. C'est ce moment que choisit Jean pour faire irruption dans la chambre de sa femme. Il remarqua une forme sous les draps et crut que Riza dormait, mais un mouvement releva un drap révélant un bout de tunique bleue.

- RIZA ! s'écria-t-il, furieux.

L'interpellée sortit une tête ébouriffée de sous le drap, après un temps pour réaliser que cette voix n'était autre que celle de son époux.

- Oh, Jean ! Mais ce n'est pas un rêve !

- Un rêve ? Vu l'esclave dans votre lit, ça ne peut être qu'un cauchemar !

- Vous êtes déjà rentré ?

- Oui, mais que faisiez-vous avec cet esclave ?

- Et votre séjour ?

- JE VEUX UNE REPONSE, RIZA !!!

Ce faisant, il tira sur le drap, entraînant le coupable qui s'était emmêlé dedans.

- Roy ?! fit le mari trompé, alors que les fesses du prince faisant connaissance avec le sol.

- Que faites-vous à une heure pareille dans le lit de ma femme ?!!!

- Vous vous posez vraiment la question ? répondit insolemment le prince troyen.

Offusqué, le roi trompé fit appeler de toute urgence les rois. Pendant que Roy et Riza remettaient de l'ordre dans leur tenue, la reine dit :

- Mais pourquoi appelez-vous les rois ? Ils sont en train de manger et vous risquez de créer un scandale.

- Je veux justement qu'on sache que vous êtes une femme adultère, ma chère.

Rouge de honte, Riza finit de se remettre en état pendant que Roy s'éloignait le plus vite possible du lit. Peu après, Bradley, Greed, Alphonse et Envy entraient dans la chambre de la reine, visiblement pompettes.

- Il se passe quoi, ici ? demanda Bradley.

- J'ai surpris ces deux-là en train de forniquer dans le lit de ma femme ! s'exclama Jean en pointant les deux amants.

- Mais vous n'étiez pas censé être en Crête, Jean ? demanda Alphonse.

- Si, mais ma femme me manquait trop. Je vois que ce n'était pas réciproque.

Le regard incendiaire qu'il lançait à son épouse révélait toute sa colère.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? s'enquit Envy.

- Eh bien, en arrivant, je demande où je peux trouver Riza. On me répond qu'elle est dans sa chambre. J'y vais et y entre, les esclaves qui gardent sa chambre ne pouvant m'en refuser l'entrée. En entrant, je distingue un mouvement sous le drap, puis aperçoit un bout de tissu bleu sortir de sous les draps. J'ai appelé Riza qui s'est dévoilée puis j'ai tiré le drap, révélant Roy.

Tout en parlant, le roi de Sparte s'était approché d'un rideau opaque et, joignant le geste à la parole, écarta le rideau… révélant ainsi Edward et Winry, lui la tenant fermement contre lui, une main sous la fesse d'une jambe qu'elle avait enroulée autour de lui, tout en embrassant fiévreusement le cou du roi.

- Eh bien ! C'est une épidémie, décidément ! s'écria Alphonse.

Tous gardaient les yeux sur le couple passionnément enlacés, attendant qu'ils réalisent leur présence. Ce fut elle qui remarqua que la lumière avait changé et repoussa fortement le souverain.

- Mais qu'est-ce qui te prend ? s'étonna-t-il.

- On est pas seuls, répondit-elle en regardant leur public.

Tous deux rougirent rapidement et intensément. Puis Riza fit signe à sa femme de chambre de se retirer, ils avaient une histoire à tirer au clair entre rois. Elle se retira, laissant les rois débattre du sort du couple coupable. Jean s'adressa aux rois :

- J'espère que vous saurez m'aider pour sauver mon honneur.

- Mais mon cher, vous-même êtes coupable, lui dit Riza.

- Pardon ?! fit-il, interloqué.

- Bien sûr ! Si vous m'aviez prévenu de votre retour, je me serais préparée pour vous recevoir et vous auriez évité ce scandale.

- C'est vrai, ça, reprit Alphonse. On aurait pu fêter votre retour comme il se doit.

- Oui, fit Envy, mais là, il est question d'une reine adultère et d'un prince étranger et séducteur.

- J'espère que vous saurez trouver la vengeance parfaite d'un outrage pareil ! s'écria Jean.

- Qu'il parte d'ici et ne revienne jamais à Sparte ! décida Bradley.

Tous approuvèrent cette décision et Roy n'eut plus qu'à partir. Après avoir lancé un regard rempli d'amour à Riza, il sortit de la chambre. La souveraine chercha à le suivre mais Jean se mit sur sa route, l'attrapant par les épaules. Les autres rois se retirèrent, laissant les époux seuls. Voyant sa reine, qu'il aimait tant, tellement triste entre ses mains, Jean n'eut pas le cœur à lui faire une scène de ménage ; elle en avait assez vu et il l'a prit contre lui, la berçant tandis qu'elle fondit en sanglots.

A suivre…

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