Titre: If there's any hope...

Rating: M. Parce que c'est toujours par finis gné!

Pairing: Newtmas (établis). Mais Janson reviendra vous hanter! Muhaha.

Disclaimer: Quelqu'un à une tactique pour piquer les droits à James Dashner? Non? Bon, alors en attendant tout lui appartient, ça vous apprendra à ne pas savoir comment on lui pique!

Note de l'auteur: I'm back pour le deuxième chapitre :)! Celui-ci n'est pas l'un de ceux que je préfère car il est assez calme, il faut bien mettre les choses en place et j'ai eu un peu de mal à l'écrire haha! Petite précision: les Icers sont les filles du groupe B. Sinon je vous remercie énormément pour vos quelques reviews et encouragements, ça me va droit au cœur :). J'espère que la suite vous plaira!

Sur ceux, bonne lecture les lampadaires!


Chapitre 2:

La Terre Brûlée fût un véritable calvaire. Le soleil brûlant, l'air manquant...et les fondus. Ce fût sûrement le pire. Newt en faisait des cauchemars chaque nuit. Il en venait presque à préférer les Griffeurs car ces monstres n'avaient toujours été que des ramassis de ferrailles et d'organes sans conscience. Les fondus étaient des humains.

Des humains atteints d'une maladie douloureuse et incurable qui rongeait le sujet de l'intérieur afin de le plonger dans la folie la plus profonde. C'était absolument terrifiant.

Mais après cette épreuve dangereuse et le combat contre les étranges créatures bulbeuses, les groupes A et B s'étaient reposés dans le berg en direction du WICKED, de nouveau.

Newt, ainsi que les autres Blocards et Icers, avaient ensuite eu la "troisième épreuve" à passer. Le blondinet avait tourné en rond, comme un lion en cage, dans cette pièce blanche et vide s'apparentant à une cellule, mort de trouille. D'un côté l'inquiétude pour ses amis le rongeait voracement. Thomas s'était déjà pris une balle, Minho était trop impulsif pour son propre bien, Frypan pas assez fort pour se défendre efficacement et tous les autres...Du moins tout ceux qu'il restait étaient totalement dans le cirage sans leader pour leurs dire quoi faire, c'était la triste vérité.

Quant à Teresa... Newt avait appris à se méfier d'elle et de son petit air de "je-sais-tout". Il savait qu'elle ne partageait pas tout ce qu'elle savait avec eux et le Blocard préférait ne pas trop s'y fier. Alors sa trahison ne l'avait pas complètement surpris. De plus, Thomas arrêterait peut-être de la coller après cela, Newt n'allait pas s'en plaindre. Il ne voulait tout simplement plus en entendre parler.

Mais surtout... le Second craignait pour lui-même. Terrorisé à l'idée que Janson débarque dans cette cellule blanche et verrouille la porte derrière lui. En fait, cela le tétanisait. Il serait de nouveau à sa merci et son corps ne lui obéirait plus.

Cette pensé lui avait fait littéralement péter un câble, toutes ces questions qui assaillaient son cerveau. Il rythmait donc ses journées de captif par un algorithme bien précis pour ne pas perdre le fil. Dormir, manger, s'entraîner pour garder la forme, s'asseoir, manger, courir, penser, dormir. Jour après jour. Semaine après semaine. Et le plus important: essayer de garder la notion du temps. Chose qui s'était avérer plutôt difficile étant donné qu'il n'y avait aucune fenêtres et que les néons au-dessus de lui restaient allumés en permanence. Il faisait donc de son mieux en se repérant aux repas qui lui était servi. Deux par jours, l'un le midi et l'autre le soir probablement. Cela l'aidait grandement à garder pied avec la réalité.

Après ce qu'il définit comme deux à trois semaines à errer seul dans cette pièce lumineuse, on le laissa sortir. Newt pût enfin rejoindre les autres adolescents. Ils allaient tous bien, dieu merci, (excepté Minho qui était plein de bleus) et étaient en bonne santé.

Pas de peaux brûlées et pleine de cloques. Pas de chutes de cheveux. Des sourires joyeux sur la plupart des visages. La Braise n'était pas présente dans cette pièce. Et heureusement, car contracter la maladie était bien la dernière chose que Newt souhaitait à quiconque.

Le blond se fît une joie de donner l'accolade à chacun des Blocards, simplement soulagé d'être enfin parmi eux de nouveau. Mais Minho, Thomas, et lui eurent à peine le temps d'échanger les nouvelles que déjà, une porte s'ouvrit pour laisser place à Janson, entouré de soldats en noir. Comme d'habitude.

Newt s'était automatiquement tendu, droit comme un i, le regard plutôt incertain sur l'endroit où se poser. L'homme-rat débuta un de ces speech dont il semblait raffoler. Le genre qui vous demandait de suivre aveuglément le WICKED car leur but était bon mais qui sonnait comme du venin dans la bouche de cet homme.

Le scientifique avait donc révélé la tromperie assez rapidement pour obtenir leurs confiance: aucuns n'étaient atteints de la Braise. Ils étaient ce que l'on appelait des Immunes, des humains possédant un organisme naturellement invulnérable à la maladie. Des personnes capables de fournir un remède après une longue étude de leur zone cérébrale. Tous des adolescents extrêmement précieux en somme.

Tous...Plutôt la grande majorité d'entre eux.

-"Nous avions également besoin d'humains normaux pour avoir un comparatif d'expérience. Une manière de savoir d'où les Immunes tiennent précisément cet avantage si vous préférez." Continua Janson. "C'est pourquoi les personnes suivante qui figure sur cette liste ne sont pas immunisées."

L'adulte sortit un papier soigneusement plié de sa blouse et le présenta presque fièrement. Il le déplia et parcouru rapidement ce qui y était inscrit, le visage grave. Newt trouva la mise en scène ridicule, sachant pertinemment qu'il avait écrit cette liste lui-même. Il leva les yeux au ciel, impatient d'en finir une bonne fois pour toute.

-"Newt..."

C'était la voix de Janson. Il avait commencé sa lecture. Il avait dit le premier nom.

L'adolescent fronça les sourcils alors que l'information se frayait douloureusement un chemin jusqu'à son cerveau en un millièmes de secondes. Newt manqua de se pencher en avant, comme frappé par un poing invisible, sous le choc.

Son nom était parmi les non-immunisés.

Il respira profondément, essayant de se concentrer malgré l'angoisse qui envahissait son corps. Il cherchait mentalement une quelconque douleur dans son organisme. Cœur, poumons, foie, cerveau. Non, non, il se sentait bien, parfaitement bien! Il était encore capable de faire la part des choses dans de nombreuses situations, sa capacité de réflexion était intact, il pouvait garder son sang-froid...

-"Pour le moment." Avait lancé une petite voix désagréable dans sa tête.

Pour le moment? Bientôt il perdrait le contrôle de ses nerfs, il ne ferait plus la différence entre ses amis ou ses ennemis. Il finirait comme ces misérables fondus. Son monde commençait doucement à s'effriter après cette révélation.

Mais il ne pouvait pas laisser ses émotions le submerger aussi facilement. Il devait toujours protéger ces foutus tocards tant qu'il le pouvait encore. C'était son rôle de Second et il le prenait très à cœur, c'était la seule chose qu'on lui avait permis d'obtenir de son plein gré.

Newt cligna rapidement des yeux et déglutit, tentant de se calmer un peu. Il n'avait absolument pas écouté les autres noms et lorsqu'il releva la tête, l'homme-rat était déjà partit. Seul restait les adolescents dans la pièce. Apparemment, il y avait un petit nombre de non-immunisés comme lui. Un Blocard était assis sur le sol, la tête entre les mains, totalement dévasté. Du côté des Icers, deux filles pleuraient, consolées par leurs amies.

Le blond tourna la tête de droite à gauche, à la recherche de ses compagnons. Lorsqu'il tomba sur Thomas, un peu plus loin, son cœur se serra. Le brun le fixait avec une profonde tristesse, pétrifier, comme incapable de respirer.

Newt expira un bon coup et posa son regard sur Minho, situé derrière Tommy. L'asiatique se tenait droit et avait la tête tourné vers lui. Mais il regardait le sol, le visage fermé.

L'adolescent se promis mentalement de ne plus jamais faire apparaître de telle expressions sur le visage de ces deux-là. Pas à cause de lui.


Le soir même, dans le dortoir qu'il partageait avec Minho et Thomas, Newt avait mal aux zygotes à force de ses nombreux sourires crispés qu'il avait dû servir toute la journée. Parfois il devait même s'étirer la mâchoire pour se la dégourdir. C'était décidément plus compliqué que ce qu'il pensait...

Ses deux amis et lui avait refusé de retrouver la mémoire, le WICKED n'était toujours pas fiable à leurs yeux. Par la suite tout s'était enchaîné très vite. Trop vite au goût de Newt; l'évasion du WICKED, Denver...

Un soir, après leurs arrivé aux alentours de la ville, le blond décida de déambuler dans les couloirs du berg. Le sommeil lui faisait défaut depuis quelques jours maintenant, et savoir que le lendemain Jorge, Brenda, Thomas et Minho devaient entrer dans la forteresse pour se faire enlever leurs implants cérébraux n'arrangeait pas son degrés d'anxiété.

Newt avait catégoriquement refusé de venir avec eux, en tant que fondu il était hors de question de se rendre dans une ville emplis d'individus encore sains. Mourir avec sur la conscience, le décès de plusieurs dizaines de personnes lui était insupportable.

Mais cela ne l'empêchait pas d'appréhender pour ses compagnons. Il marchait donc entre les nombreuses pièces du vaisseau depuis peut-être deux heures avant d'enfin s'asseoir à même le sol devant le tableau de commandes.

Le berg avait été posé dans une petite clairière, au milieu d'une forêt d'arbres morts non loin de la ville de réfugiés histoire de ne pas trop attirer l'attention. Le blond pouvait voir le ciel découvert à travers la grande baie vitrée du berg, ce dernier baigné d'une douce lueur bleutée grâce à la lune. Un peu de calme lui faisait le plus grand bien après toute cette agitation. Mais malheureusement, calme rimait avec pensées pour le Blocard.

Et l'adolescent songea pour la millième fois à leur situation. Et si les autres se faisaient prendre demain? Si le WICKED les retrouvait?

-"Alors tu seras tout seul." Chantonna de nouveau cette voix horripilante qui ressemblait dangereusement à sa conscience. A moins que cela ne soit sa raison? Allez savoir...

Mais elle disait vrai, dans ce cas-là le blondinet se retrouverait seul dans ce monde despotique, avec sa maladie mortelle pour seule compagnie.

Le Second fronça les sourcils en pensant à cela. Après avoir vu des fondus dans la Terre Brûlée, il se trouvait étonnamment en forme pour un malade. Après plus d'un mois, peut-être plus encore, la Braise aurait dû être plus violente que cela. Il ne se sentait toujours pas malade. Pas d'excès de colère, pas de douleurs physiques, tout semblait normal. Il déprimait, c'était certain, mais ne ressentait rien d'alarmant. Mais après tout il n'était pas un expert en la matière.

Il poussa un long soupir et fit retomber sa tête entre ses bras, recroquevillé sur le sol. Il n'y comprenait plus rien, comme à chaque fois qu'il pensait à sa condition de fondu. Il resta comme cela plusieurs minutes, profitant du calme ambiant pour se vider l'esprit. Tout cela le dépassait. Hier matin il envisageait encore un avenir, aussi infime soit-il. Aujourd'hui, il n'y avait plus rien dans le futur pour lui.

Alors qu'il commençait doucement à fatiguer, une voix retentit en écho dans la pièce.

-"Newt ?"

Le concerné releva la tête en direction de la porte menant aux quartiers personnels. Thomas se tenait dans l'encadrement de la porte, les cheveux en bataille et la trace des draps encore imprégnés sur ses bras et son visage. Le brun portait un simple tee-shirt blanc et un short long qui lui arrivait au-dessus des genoux. Il venait manifestement de sortir de son lit.

Newt reposa son menton sur ses bras et souris doucement devant l'apparence de l'autre.

-"Va te recoucher Tommy, tu dors debout comme tu es là." Se moqua-t-il.

Thomas haussa les épaules, se gratta l'arrière de la tête et s'avança d'une démarche un peu maladroite. Il s'assit dans la même position que Newt, à côté de lui, et bailla à s'en décrocher la mâchoire. Le blond émit un petit rire à la vue de cela.

Difficile de croire que cette grande chose mal réveillée les avaient fait sortir du Bloc. Et pourtant, Newt savait parfaitement que leurs "petit nouveau" étaient en réalité loin d'être vulnérable. Il avait quelque chose qui arrivait à tous les souder. Il avait l'étoffe d'un leader parce qu'il parvenait à leurs donner quelque chose pour lequel se battre. Il leurs donnait de l'espoir.

Newt ne savait pas particulièrement pourquoi il était autant attaché à Thomas. Pas qu'il ne lui trouve pas de qualités, il lui en trouvait plein! Mais pour lui, c'était naturel, il restait avec lui, voilà tout. Il était trop heureux de compter à ses yeux pour se débattre face au sentiment de bien-être qui l'envahissait lorsqu'il le prenait dans ses bras. Ou qu'il le regardait. N'importe quoi, il avait simplement besoin de cela.

Thomas laissa tomber sa tête sur l'épaule de l'autre Blocard avant de marmonner un "ça va?"

-"Ça va." Répondit simplement le blond.

Il aurait voulu lui lancer un "arrête de demander ça comme si tu avais pitié de moi Tommy, je ne me sens pas mal au point de manger le premier venu!" Mais il avait le vague sentiment que cela gâcherait quelque peu le calme apaisant de la salle de pilotage. Au lieu de cela il demanda:

-"Tu te sens d'attaque pour demain?"

Thomas grimaça.

-"Pas vraiment. On a pas le droit à l'erreur lorsqu'on entrera dans la forteresse. Sinon, c'est foutu..." Souffla le brun.

Newt reporta son attention sur le ciel étoilé en hochant simplement la tête, pensif. Il sentit Thomas bouger contre lui pour se blottir un peu plus. Le blond aurait voulu rester comme cela indéfiniment, que personne ne brise ce silence. Ils n'avaient pas besoin de mots de toute façon. Mais Thomas poursuivit:

-"On trouvera un moyen de t'enlever cet implant à toi aussi Newt, ne t'inquiète pas.

- A quoi bon? Dans une semaine je serais peut-être mort ou fou à lier, alors implant ou pas..."

Un silence glacial s'abattit dans le cockpit.

Encore un moment où il aurait dû se taire tiens... Newt gigota un peu, embarrassé d'avoir jeté cette phrase à la figure du brun, sans réfléchir. Thomas releva la tête et l'autre sentit son regard brûlant sur son visage.

-"Pourquoi tu n'en parle pas?" Demanda le brun avec hésitation.

Le blond fronça encore plus les sourcils si possibles mais garda les yeux fixés devant lui. Il ne s'attendait pas vraiment à cette question.

-"On peut toujours en parler, cela ne changera rien, alors autant se taire." Lança-t-il avec défi.

Non, définitivement, il n'en parlera pas.

Il se donnait déjà beaucoup de mal pour ne pas y penser, en parler n'arrangerait rien. En particulier si c'était avec Thomas. Pas lui. Pas l'homme qu'il aimait autant.

Soudain, le prenant par surprise, un violent mal de tête l'assailli. Il serra les dents avant de grogner et porta sa main à son front dans une tentative vaine d'apaiser la douleur. Le mal était venu de nulle part, avec une telle rapidité que Newt se demanda s'il ne l'avait pas rêvé. Mais lorsqu'il reprit avec encore plus de force, il sut que non.

Cela ressemblait à des chocs électriques qui parcouraient son cerveau à intervalles régulières, pulsant dans son crâne. Et c'était putain de douloureux.

Newt enfoui son visage dans ses bras en soupirant mais la douleur augmenta de nouveau, remontant dans ses veines avec force, cognant irrémédiablement dans sa tête. Il crût que ses tempes allaient exploser. L'adolescent ouvrit la bouche à la recherche de grandes goulées d'air pour tenter d'apaiser les pulsations.

Thomas dût l'appeler quelque fois mais il l'entendit à peine derrière les battements de son propre cœur qui étaient remontés jusqu'à ses tympans. Son cerveau avait du mal à analyser ce qu'il se passait, il essayait simplement de lutter contre ce mal de tête insupportable.

Brusquement, son corps se tendit sans qu'il ne le veuille, ses muscles se contractèrent d'un seul coup. Newt avait l'impression qu'une force invisible l'obligeait à se mouvoir de telle ou telle façon sans lui demander son avis. Il ressentit la poigne puissante de Thomas sur son épaule.

En pensant au brun, une colère furieuse remonta dans la gorge du Second sous forme d'acide et le consuma tout entier. En éprouvant cette fureur, ses muscles se détendirent, comme lassés de se battre. Pourquoi était-il en colère?

Newt ne compris pas pourquoi un tel sentiment l'avait assailli aussi soudainement. Il avait l'impression que sa raison avait été rejetée au loin, comme si à présent il n'était plus que spectateur de la scène qui se déroulait. Désormais, seul dominait la rancœur et la démangeaison dans son cerveau.

-"Newt bordel!" Cria soudain le deuxième occupant de la pièce en se plaçant bien en face du blond.

Ce dernier planta ses yeux dans ceux de son interlocuteur, le foudroyant du regard, avant de se dégager brusquement en poussant Thomas qui se réceptionna sur les fesses, ahuri.

-"Ne me fait pas de frayeur comme ça, putain!" Gronda Newt en serrant la mâchoire.

Thomas repris rapidement ses esprits et se mit à genoux devant le Second.

-"Qu'est-ce qu'il vient de se passer au juste?" Demanda-t-il, les sourcils froncés. "Tu avais l'air d'avoir mal à la tête et tu..." Il marqua une pause dans ses explications, ne quittant pas Newt du regard. Puis il s'humidifia rapidement les lèvres de sa langue, semblant perplexe. "Tu dois avoir besoin de sommeil, viens." Conclût brusquement le brun.

Newt leva les yeux au ciel, agacé par les babillages de son petit ami. Il avait l'étrange impression que toutes les barrières qui l'entravait avaient été levées et qu'il pouvait à présent tout dire sans se soucier des autres. Cela faisait du bien, certes, mais en même temps il n'était pas totalement d'accord avec la perspective de libérer ses pensées toutes plus funestes et cruelle les unes que les autres. Pourquoi ne parvenait-il pas à reprendre le contrôle de ses mots?

-"T'es pas ma putain de mère Tommy, laisse-moi respirer trente secondes." Cracha-t-il.

-"Mais...

- Non, la ferme! Tu vas m'écouter bien sagement maintenant." L'interrompis Newt. Il était plus qu'en colère à présent. C'était de la haine, aussi violente et incompréhensible soit elle. "Je suis autant capable que toi ou que Minho de me défendre donc arrêtez de me traiter comme le dernier des assistés." Continua-t-il. "J'ai bien compris que j'étais un foutu poids pour vous à cause de cette Braise, que je ne suis qu'une bombe capable d'exploser à chaque instants. Mais si ce n'est que cela, je vous le jure, je vous le promet, qu'à la première occasion je me fais sauter la cervelle si ça peut faire cesser vos regards compatissant à la con. Je ne suis pas encore mort, te réjouis pas trop vite tocard!"

Silence. Il finit son monologue le souffle court, laissant Thomas sidéré par l'absurdité de ses propos.

De la rage passa brièvement dans les yeux du brun avant de (trop) rapidement laisser place à de la pitié, et Newt aurait préféré qu'ils se battent jusqu'à sang plutôt que cela. Thomas amorça un mouvement vers le blond.

-"Viens te coucher, tu as besoin de...de..." Il sembla chercher ses mots pour ne pas mettre son interlocuteur dans un pire état que l'actuel.

-"Tu ne me touche pas." Avertit le blond d'une voix froide et calme en voyant Thomas tentant de le tirer doucement vers la chambre.

-"Newt!" Gémit presque le brun, le visage angoissé. "Tu ne serais pas comme ça si tu avais plus dormit ces derniers jours. La fatigue te montes à la tête tu es...

- Je suis malade." Termina le blond. "J'ai ce putain de virus qui me grignote les neurones, cellules par cellules, tout doucement, histoire que la douleur soit présent mais pas trop. Pour te laisser le temps de t'arracher la peau à force de te gratter le crâne en espérant apaiser la démangeaison à l'intérieur. Tu ne peux pas savoir ce que c'est." Souffla-t-il dangereusement sans lâcher Tommy des yeux. "Et tu veux savoir le pire dans cette histoire?" Demanda-t-il de manière rhétorique. "Le pire est sans doutes que j'aime le type qui m'as plongé dans cette galère." Murmura-t-il, plutôt pour lui-même, en baissant le regard, fixant le vide.

A ces mots, Thomas écarquilla les yeux. La bouche entre-ouverte, il cherchait vraisemblablement ses mots pour tenter de se justifier. Tenter de justifier une chose dont il n'avait aucuns souvenirs.

-"Tu comprends n'est-ce pas Tommy? Ce que je veux dire, tu le sais très bien..."

Newt parlait d'une voix absente, comme si il s'adressait au néant, lui conférant un petit air de dément. Pourtant, sa conscience hurlait en lui, scandant qu'il n'avait jamais pensé un strict mot de ses dernières paroles. Cela lui avait souvent effleuré l'esprit, certes, mais il avait toujours catégoriquement repoussé cette pensée. C'était absurde de rejeter ces accusations sur Thomas. Désormais il n'était plus le même, il était un Blocard, celui qui se dressait contre le WICKED. Tommy.

Qu'est-ce qu'il ne tournait pas rond chez lui?

Sa voix repris sans qu'il ne lui en ai donnée l'ordre:

-"C'est de ta faute si on en ai tous là. Tu as joué au petit égoïste en continuant le projet des créateurs quitte à tuer des gamins pour cela. Tu sais comme moi qu'il n'y a et n'y aura jamais de remède! Tu étais là, derrière ton écran, à nous regarder mourir en vain. Tu nous a tous tué espèce d'enfoiré!"

Il criait. Newt criait. Il se refusait d'admettre l'insupportable. Il ne voulait pas avouer que ce n'était plus lui qui parlait, que c'était la maladie. Il avait finis par le comprendre, mais ne l'acceptait pas. Non.

Thomas prit le temps de s'humecter les lèvres avant de répondre d'une voix mal assurée, comme incertains de ses paroles. Il tentait inlassablement de calmer le jeu mais les paroles du blond le blessaient inévitablement.

-"Newt, tu sais très bien que je regrette profondément ce que j'ai pu faire avant d'être envoyé dans le Labyrinthe. Mais...Le « moi » d'avant n'est plus...Je veux dire, on m'a fait un lavage de cerveau mec. Je suis différent. Maintenant je vous connais, toi et Minho, et tout ce que je souhaite pour le moment c'est arrêter le WICKED et trouver un endroit tranquille et sans danger pour me poser un bon bout de temps. Avec toi." Conclût-il de cette voix blessée.

-"Aaw, c'est mignon!" Pensa le blond. Mais il ne dit rien, réussissant enfin à reprendre un infime contrôle sur son corps.

Il savait que c'était un sujet sensible pour Thomas et l'avait toujours crût et soutenu sur son passé étrange. Mais il n'avait pas pût l'empêcher. Il disait-il toutes ces choses atroces sans pouvoir le prévoir ou le contrôler. Il avait l'impression que son cerveau s'émiettait et le laissait en proie à la plus grande des confusions sans pitié.

Ce n'était pas lui. Il fallait le croire.

Le Second sembla retrouver un semblant de calme. Son visage se détendit et ses yeux furent parcourus d'un soudain éclat de lucidité. Et de surprise. Cette même surprise de soi-même qui l'accablait depuis le début de son mystérieux emportement.

Newt baissa les yeux, incapable de soutenir ceux de Tommy plus longtemps et fixa un point invisible sur le sol à côté de lui en soupirant. Désormais il arrivait à bouger et contrôler ses paroles comme il le voulait et cela le rassurait.

Son mal de crâne s'était envolé aussi vite qu'il était apparu.

Le silence s'épaissit tandis que Newt tripotait maladroitement le bout de ses doigts, la tête basse, comme un enfant prît en faute.

-"Ça va mieux?" Tenta doucement Thomas en brisant le silence.

-"Ouais...Désolé je..." Commença le blond en cherchant ses mots. Il passa une main dans ses cheveux avant de se relever. Une fois debout, Newt contourna Thomas et commença à marcher vers les chambres. "On sait tous les deux ce que c'était Tommy." Ajouta-t-il en fuyant inconsciemment le brun.

Le dénommé Tommy lui emboîta le pas et ils marchèrent côte à côte dans les couloirs gris acier du berg dans le plus grand des silences. La Braise commençait à lui jouer des tours.

-"C'est la sensations la plus désagréable que j'ai connue." Grimaça Newt, honteux de son dérapage.

Il gardait les yeux fixés sur ses chaussures mais finit par se retourner en s'apercevant que Thomas avait arrêté de marcher. Le brun jouait avec un bout de son t-shirt, signe de nervosité chez lui, et fixait son ami de ses yeux brillant, plus sérieux que jamais.

-"Raconte-moi, s'il te plaît." Dit-il avant de se morde la langue.

Le blondinet glissa ses mains dans les poches de son pantalon en faisant face à la personne qui lui manquerait probablement le plus, incertain. C'est alors qu'il les vit. Les yeux de Thomas. Enfin, il les vit vraiment. Il plongea complètement dans ces prunelles et n'y découvrit qu'une profonde tristesse.

Là où il avait toujours crût qu'il n'y avait que pitié, dégoût et embarras depuis l'annonce de sa maladie, il n'y avait en réalité qu'une douleur sourde à l'idée de le voir disparaître lentement.

Newt se perdit quelque instant dans cet océan de whisky avant de baisser le regard et contempler le sol, la gorge serrée. Il allait en parler.

-"C'est comme..." Il s'arrêta un instant, le temps de prendre une grande bouffée d'air. "Comme si plus rien ne me répondait. Je vois et entends ce que je fais mais je ne peux pas l'empêcher."

Thomas se mordit l'intérieur de la joue et hocha doucement la tête, l'encourageant à continuer.

-"Tu es comme prisonnier de ton corps." Poursuivit Newt d'une manière un peu plus faible. "Tu te contentes d'assister à la scène sans pouvoir agir. Et c'est horrible." Sa voix se fêla sur la dernière syllabe de sa phrase.

Il aurait voulu en dire plus mais l'étau qu'il avait dans la gorge l'en empêchait. S'il parlait, il allait pleurer. Alors il ne dit rien.

Perdu dans ses sombres pensées, ou souvenirs peu importait, il vit à peine Thomas se rapprocher pour l'embrasser doucement du bout des lèvres, mêlant leurs souffles un court instant.

Newt releva son regard brillant d'angoisse sur celui tout aussi anxieux de son compagnon. Lentement, presque d'un geste religieux, le blondinet vint entrelacer ses doigts tremblants avec ceux de Tommy qui les serra brièvement en retour avant de caresser doucement la peau de Newt du pouce.

Le Second hésita à l'embrasser mais n'en fit rien. A la place il tira doucement la main vers lui et repris son chemin vers la chambre, ayant eu du mal à briser le contact visuel. Leurs mains restaient scellées tandis que Newt réfléchissait.

Abattement.

Tristesse.

Effroi.

Désespoir.

Peur.

Abandon.

Alors nous y voilà. La maladie commençait enfin à le tuer pour de bon. Il allait mourir. Et derrière lui il laissera amis...

-"Fry..."

Espoir...

-"Minho..."

Et famille.

-"Tommy..."

Il n'y avait qu'à attendre un peu et bientôt plus rien de tout cela n'aurait d'importance. Bientôt il serait mort.

Une main sur sa joue le fit sursauter et revenir à la réalité. Il se trouvait dans son lit, se rongeant furieusement les ongles en fixant le plafond. Thomas avait sa tête sur son épaule et jouait négligemment avec une mèche blonde désormais. Comment en étaient-ils arrivés là?

Newt prit une profonde inspiration pour se détendre et posa sa joue contre le sommet du crâne du brun. Il s'apprêtait à fermer les yeux pour tenter sans grande conviction de trouver un peu de repos mais quelque chose se rappela à lui. De nouveau. Et ceux depuis plusieurs mois à présent.

Il se mordit nerveusement la lèvre et baissa les yeux sur Thomas, sourcils froncés: sa poitrine se soulevait à un rythme régulier mais il ne dormait pas encore. La main de Newt tremblait, envieuse de revenir se faire grignoter les ongles jusqu'à sang.

Maintenant que plus grand chose ne comptait, l'autre Blocard avait le droit de savoir. Qu'est-ce qui pouvait être pire que sa situation actuelle de toute façon?

-"Thomas..." Appela le blond d'une voix enrouée.

Le concerné grogna pour signifier qu'il était attentif.

-"Je dois... Il faut que je te dise quelque chose. Quelque chose qui concerne Janson." Murmura-t-il, le timbre parcouru de tremblements qui menaçaient de briser sa voix à chaque instants.

Le brun releva la tête avec précaution pour se retourner vers Newt et tenter de capter son regard dans le pièce emplis de pénombre.

-"L'homme rat?" Demanda bêtement Tommy, semblant surpris.

Ce n'était pas vraiment une question, plutôt un moyen pour lui de s'assurer qu'il avait bien entendu.

Newt ferma les yeux avant de s'immerger complètement. Et de couler.

-"Pendant les interrogatoires..."


La nacelle du vaisseau s'ouvrit avec un grand fracas métallique, descendant doucement vers le sol goudronné du hangar de Denver.

Jorge se tenait debout à côté du bouton d'ouverture des portes. Brenda était accroupis dans un coin, occupé à lasser ses chaussures avant de resserrer sa queue de cheval. Non loin de là, Thomas gardait ses yeux fixés sur la nacelle en mouvement, ajustant son sac sur ses épaules. Minho parlait avec Newt, lui recommandant quelques dernières choses.

Tous les visages étaient durs, le corps tendu comme la corde d'un arc prête à se rompre.

-"Ok. On devrait être de retour, heu...Je ne sais pas, le plus vite possible. Peut-être demain, on va essayer." Dit Minho en se grattant distraitement la tempe.

-"Ça marche." Répondit Newt. "De toute façon je ne bouge pas d'ici."

La nacelle toucha le sol avec un bruit sourd. Tous se rassemblèrent devant la sortie. Minho regarda ses compagnons un à un avant de hocher la tête et s'adressa de nouveau au Second du Bloc.

-"Bon, on y va. A plus tocard, et essaye même pas de bouffer tous les chocos en mon absence. Sinon je demande au gentil docteur Hans de m'en apprendre un peu sur la torture mentale, compris?" Avertit Minho en se retournant vers la nacelle ouverte, fidèle à lui-même.

-"Prends soin du navire hermano." Fit Jorge avec un sourire avant de sortir lui aussi.

Newt ne répondit pas, il continuait de fixer Thomas avec insistance. Mais ce dernier évitait inlassablement son regard.

Pourtant, avant de se retourner et de disparaître dans le hangar, il releva enfin la tête et croisa brièvement les yeux du blond. Des effluves de la conversation de la vieille revinrent hanter le Blocard:

-"Pourquoi tu ne m'as rien dit?!

-Je ne pouvais pas!

-Tu...

-Non!

-Newt, MERDE!"

Un poids tomba dans l'estomac du blondinet lorsqu'il constata que Thomas ne se retournait pas.

-"A plus..." Souffla-t-il, définitivement pas assez fort pour que le brun ne l'entende.

Le nacelle claqua durement à la paroi de berg et y resta scellée.

-"En espérant qu'à votre retour vous n'ayez pas affaire à l'autre..."

Désormais tout n'était que silence. Il avait froid et était seul. Crevant d'inquiétude entre ces murs de métal. Il se laissa attirer au sol et s'assit au milieu de la pièce, les muscles douloureux. Son regard était hanté de pensées angoissantes. Il avait froid.

Sa lèvre finit par saigner à force d'être malmenée par ses canines. L'absence de bruit le rendait sourd et il fit retomber lourdement sa tête entre ses genoux. Ses mains tremblaient.

Il avait froid.


-Naitia

Fin du chapitre 2! Alors, tout ceci n'est pas très réjouissant, nous sommes d'accord. Mais il va falloir attendre plusieurs chapitres pour pouvoir couler des jours heureux dans cette fiction :). Newt est pas là pour s'amuser, ok?! N'hésitez pas à me donner vos avis sur cette suite, vos hypothèses farfelues ou autre petites remarques, j'adore y répondre :3. Et si l'envie vous en dit, vous pouvez allez faire un tour sur ma page Facebook ou mon Twitter (liens sur mon profil d'auteur).

Je vous donne rendez-vous dans le prochain chapitre pour la suite des supers aventures des supers tocards, bisous!