Coucou !

Me revoilà pour le chapitre 2 comme promis.

J'espère que vous allez aimer.

Bonne lecture !


Chapitre II :

Dans le palais du roi Pyrrhus à Buthrope capitale du royaume grec d'Epire – an du cycle 20 (1181 av. J.C)

Drago se réveilla avec un horrible mal de tête. Sa vue, d'abord floue, redevint petit à petit plus nette. La première chose qu'il vit fut un faux plafond. La deuxième chose fut une jeune et jolie fille habillée de blanc à la chevelure noire tressée, penchée sur lui.

Dans un élan de panique, comme la sensation de se réveiller après de longues années passées dans un sommeil profond, il se releva brusquement et fit sursauter la jeune fille, qui s'empressa de s'incliner.

« - Le maître s'est enfin réveillé, dit-elle d'une voix solennelle mais avec un soupçon de peur. »

Drago passa sa main sur son visage, déboussolé. Sa gorge était sèche et un marteau piqueur s'amusait à cogner son crâne.

Dans quoi s'était-il encore fourré ? Il ne se souvenait de rien et avait un énorme mal de crâne. Cette fille était sûrement une autre bêtise, fruit d'une des soirées bien arrosées qui se déroulaient dans les cachots. Et puis, la jeune fille semblait parler une autre langue, bien qu'il ait tout compris. Décidemment, quelque chose ne tournait pas rond.

Il s'extirpa de son lit et vit avec surprise que la femme s'empressa de mettre une espèce de tabouret, l'aidant ainsi à sortir de son immense lit…qui n'était d'ailleurs pas le sien. Il détailla ensuite la pièce, qui n'était pas sa chambre, dont le décor ferait pâlir ses parents.

D'une voix rauque et légèrement cassée, il prit enfin la parole.

« Où suis-je ? Et qui êtes-vous ? »

Une fois les questions posées, il écarquilla grand les yeux. Mais quelle langue parlait-il ? Ce n'était clairement pas l'anglais ! Il était décidemment perdu.

La jeune femme parut aussi surprise que lui puis lui répondit en s'inclinant :

« - Maître…vous vous êtes évanoui lorsque monsieur Oreste vous a visité. Durant votre chute, vous vous êtes cogné à l'accoudoir de votre trône, vous avez perdu connaissance. Je suis Ariane Votre Majesté, l'une de vos servantes. Vous vous trouvez au palais, dans votre chambre royale, oh roi Pyrrhus. »

Abasourdi, le soi-disant roi ne put s'empêcher d'ouvrir grand la bouche, telle une carpe sortie de l'eau. La dénommée Ariane s'empressa d'aller lui apporter un verre d'eau qu'elle porta à ses lèvres. Dans un état second, il but d'une traite l'eau fraîche qui rafraîchit sa gorge. De petites perles d'eau glissèrent sur son menton et Ariane s'empressa d'essuyer avec une serviette de satin.

Ayant du mal à comprendre la situation, Drago détailla la pièce, ornée d'or et d'argent, aux meubles riches et aux rideaux de velour. Il regarda ensuite sa servante. Décidément, quelque chose lui échappait.

« - Ariane, quel jour est-on ? »

Ariane baissa les yeux et répondit toujours avec la même voix.

« - Nous sommes le 3e du mois d'Elaphébolion (3 mars) de l'an du cycle 20 (1181). »

Au fur et à mesure de la réponse de la jeune fille, Drago écarquilla les yeux. Il ne comprenait absolument rien à ce charabia. Il se dit tout à coup qu'il devait être dans une farce élaborée par son meilleur ami, Blaise. Et cette demoiselle devait être une comédienne employée par son confident. Il éclata subitement de rire. La jeune femme, abasourdie, releva enfin les yeux vers lui.

« - C'est bon, j'ai compris ! dit-il entre deux éclats de rire, où est la caméra ? Blaise ! Je t'ai démasqué !

- Mais Votre Majesté, je ne vois pas du tout de quoi vous parlez…

- Oh Merlin, c'est une caméra invisible, n'est-ce pas ?

- Maître…qu'est-ce qu'une caméra ? Vous sentez-vous bien mon roi ? Vous avez dû recevoir un gros coup sur la tête…

- Blaise ! Je t'ai démasqué ! Sors avant que je ne commence à m'énerver. C'est un peu soûlant là ! »

Ariane, perdue, recula sous le coup du choc en voyant son roi dans un état différent, à la limite de l'hystérie.

Elle ne comprenait pas un mot de ce qu'il profanait, chaque phrase sortant de sa bouche était dite dans une langue qui lui est inconnue.

C'est à ce moment qu'on frappa à la porte.


Fin du chapitre 2 ! L'année a été inventée, je ne sais pas si c'est comme ça qu'on disait les années dans l'Antiquité, j'ai fait quelques recherches mais je n'ai pu trouvé, je m'en excuse, mais les mois ne sont pas inventés. La date reste fictive.

N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, me signaler mes erreurs afin de m'améliorer. Je vous remercie d'avance :-).

Merci d'avoir lu ! Et à la semaine prochaine !

Eléonore