Labyrinthe et Bleach appartiennent à leur propriétaires respectifs.
Le monde était devenu fou.
Du côté des garçons s'était la panique, les blocards couraient dans tous les sens dans le dortoir. Des gémissements terribles et abominables résonnaient dans l'air. Poêle-à-frire, pâle comme un linge montrait une fenêtre en tremblant. Dans le même temps Newt et Minho se précipitaient vers la porte, Winston se couvrait le visage de ses mains avec une expression horrifiée tandis que les autres se précipitaient vers les fenêtres, retenues par des barreaux et dont les carreaux étaient brisés, à travers lesquelles tentaient d'entrer des personnes quasiment inhumaine. L'une d'elles, un homme, roulait des yeux fous injectés de sang. Son visage était brulé et strié de plaies et cicatrices à vif, enfin une grande plaie sanguinolente barrait son crâne chauve. L'homme se mit à hurler sur les blocards.
- Je suis un fondu ! Postillonna-t-il. Je suis une saletée de fondu ! Tuez-moi ! Tuez- moi !
Ichigo se figea, mais où étaient-ils tombés encore ? Stupéfié il ne bougea plus, regardant avec horreur ce qui se passait dans le dortoir.
- Ichigo ! Vociféra le blanc en lui donnant un coup dans le bras pour le réveiller. Ce n'est pas le moment de bailler aux corneilles ! Tu as réussi à contacter Hana ?
- Heu… non… elle ne répond pas… Et Tsukishiro ?
- Non… Rien du tout… Répondit-il, une expression inquiète sur le visage.
- Les gars ! S'exclama Minho en arrivant près d'eux. Il y en a partout et aucun signe de ceux qui nous on amenés là !
- Aucun n'a réussi à rentrer, c'est déjà ça. Fit calmement le capitaine.
- Oui. Admit Minho, heureusement qu'il y a des barreaux aux fenêtres.
- Où est Newt ? Demanda le roux.
- Ici.
- Mais c'est quoi ce délire exactement ? Fit le lycéen, incrédule.
- Je n'en sais pas plus que toi ! On dirait qu'une bande de cinglés ont l'intention de nous faire la peau. Il faut qu'on sorte d'ici et qu'on rassemble tout le monde, c'est la panique. Dit-il en regardant les blocards aller de fenêtre en fenêtre pour surveiller les cinglés qui les attaquaient.
Newt grogna pour finalement s'éloigner avec Minho pour faire signe aux blocards de se rassembler. Le capitaine, lui, s'asseya sur son lit, fermant les yeux pour tenter une dernière fois de contacter sa nouvelle amie.
Tsukishiro, répond, où es-tu ? Répond Tsukishiro !
Il ne reçu aucune réponse et ne ressentit aucune présence. Mais soudainement une voix lointaine lui répondit vaguement, si bas qu'il n'arriva pas à tout comprendre.
To… ro… ils… beaucoup… qui… où…
Tsukishiro, je ne t'entend pas bien, où es-tu ? Est-ce que ça va ?
Il la senti paniquer avant qu'elle ne lui réponde plus distinctement.
Toshiro ! Il y a des gens complètement fous à ma fenêtre ! Je crois qu'ils essayent d'entrer ! Qui sont-ils ?
Du calme. Il se passe la même chose de notre côté. Mais elle est toute seule… Pensa-t-il sans qu'elle ne puisse l'entendre. Est-ce que tu vas bien ?
Oui… Je crois. Mais il faut avouer que c'est un réveil un peu brutal.
Oui, ça c'est sur. Écoute, est-ce que tu peux sortir de là où tu es ?
Non… La porte est fermée à clé.
Alors met le plus de distance entre eux et toi, pour le moment c'est tout ce qu'il y a de mieux à faire.
Sans blague ? Railla-t-elle.
Le blanc soupira et reprit.
Tu as des nouvelles d'Hana ?
Non, je ne ressens même pas sa présence. Vous j'imagine que c'est pareil….
Malheureusement.
J'espère qu'elle va bien. Fit-elle d'une petite voix.
Oui… Je dois te laisser, ça bouge de notre côté.
Non ! Attend Toshiro ! Je…
On viendra bientôt te chercher, fait attention à toi.
Vous aussi…
Le jeune homme hocha mentalement la tête avant d'en revenir à Ichigo, qui semblait lui parler.
- Alors ?! Tu as réussi ?! Demanda-t-il.
- J'ai eu Tsukishiro. Elle est toute seule dans une chambre qui est aussi attaquée. Pour le moment elle va bien.
- Et Hana ?
- Elle n'a pas réussi à la contacter non plus.
A cela le roux baissa la tête, plus inquiet que jamais.
- Ça ira, mais pour l'instant il faut trouver une solution à tout ça et aller chercher Tsukishiro.
- Oui… Tu as raison.
Soudain le bruit sourd d'un coup dans la porte les fit tourner la tête vers le groupe de blocards qui s'était rassemblé vers celle-ci. Ils virent alors que Minho s'acharnait sur la poignée. Chez eux aussi la porte était fermée à clé. Les deux shinigami les rejoignirent avant de voir que Newt essayait à son tour, sans plus de succès.
- Bon sang, grogna-t-il, pas moyen d'ouvrir cette fichue porte, on est coincés ici.
- Sans rire ? Ironisa Minho, les bras croisés. Tu m'étonnes qu'ils t'aient donnés le nom d'Isaac Newton, tu es un vrai génie.
Le blond ne releva pas, surement par habitude de ses sarcasmes.
- On n'a qu'à l'exploser ! Fit-il en regardant autour de lui, cherchant de quoi casser la serrure.
- Si seulement ces trucs… ces fondus pouvaient se taire ! Hurla Minho.
- Les fondus ? S'étonna Ichigo.
- Ils s'appellent comme ça eux même, fit l'asiatique en pointant une des folles du doigt.
- Peu importe comment ils s'appellent, trouvez moi un truc pour défoncer cette maudite poignée ! Gronda Newt.
Sur ces mots on lui tendit un extincteur fixé à l'un des murs. Newt s'en saisi et l'abattit d'un coup sec sur la poignée. Un craquement sourd retenti avant que la poignée ne tombe sur le sol. La porte s'entrouvrit alors pour ne laisser voir que la pénombre.
- Il faut y aller. Fit Newt après une légère hésitation, cette obscurité n'avait rien de rassurant, qui sait ce qu'ils allaient trouver de l'autre côté.
- Attends, tu es sûr là ? Demanda Poêle-à-frire.
- Il n'y a rien d'autre à faire, tu préfères rester là avec les fondus ?
- Non mais… ils ne nous avaient peut-être pas enfermées pour un rien… On devrait réfléchir avant.
- On n'a pas le temps, tu aurais peut-être dû en parler avant qu'on arrache la poignée. C'est trop tard.
- Pff… je déteste quand tu as raison. Grommela-t-il.
- Allez ! Je passe le premier. Fit Minho en traversant la porte avant de disparaitre dans le noir.
Les garçons se regardèrent avec appréhension avant que Newt, suivi d'Ichigo et Toshiro ne passent la porte à leur tour. D'après leurs souvenirs, derrière la porte devait se trouver le réfectoire où ils avaient mangé la veille. Mais cette fois une horrible odeur envahissait la pièce, la douce odeur de nourriture était loin à présent. Non loin devant eux Minho leur cria.
- Attention les gars, il y a des… des trucs pendus au plafond.
Un peu plus loin ils entendirent un grincement métallique. Le groupe se figea, à l'affut du moindre danger.
- Une table… Gémit Newt, qui s'était vraisemblablement cogné.
Le groupe continua à marcher dans le noir complet, Toshiro entendit Poêle-à-frire demander si quelqu'un se souvenait de l'emplacement des interrupteurs, Newt répondit affirmativement. C'est alors que le blanc, qui longeait un des murs, sentit une poignée de porte sous sa main. Il essaya d'ouvrir avant d'entendre une voix à travers la porte de métal.
- Toshiro ? C'est toi ?
- Tsukishiro ? Comment as-tu… ?
- Je suis une louve, j'ai un bon odorat. Vous avez réussi à sortir ?
- Oui, on a fait sauter la poignée. Ça va ?
- Si je pouvais sortir ça irai bien mieux, les fondus me donnent mal à la tête.
- Ne bouge pas, on ne voit rien de notre côté mais on va trouver quelque chose pour te faire sortir.
- Ok…
Le blanc essaya de trouver Ichigo et les autres via leur pression spirituelle, il fini par trouver le roux à quelques mètres de lui.
- Ichigo ! J'ai trouvé Tsukishiro, elle est enfermée aussi, viens m'aider !
- J'arrive ! Les gars, on a trouvé Tsukishiro ! Elle est coincée elle aussi !
- Ho super ! S'exclama Newt de l'autre côté de la pièce. Vous allez arriver à faire sauter la poignée ?
- Avec un peu de lumière ça irai mieux !
- Ouais, forcément… Admit le blond. Ha ! J'ai trouvé !
Un déclic se fit entendre dans la pièce et celle-ci s'illumina. Le groupe fut ébloui et ils mirent un moment à s'habituer à la luminosité ambiante. Quand ils réussirent à retrouver la vue ils écarquillèrent les yeux d'horreur. Partout dans le réfectoire des corps étaient pendus au plafond, accrochés par une corde autour du cou. Il y avait bien une douzaine de personnes, dont les yeux ouverts étaient vitreux, vides… Les blocards les reconnurent rapidement, c'était ceux qui les avaient amenés ici la veille.
- Nom de… Gémit Ichigo.
- Toshiro ? Que se passe-t-il ? S'enquit la blanche derrière la porte.
- Heu… C'est pas beau à voir. Avoua-t-il.
- Des morts ? Devina-t-elle.
- L'odeur ?
- Oui. La chair putréfiée je connais, je te passe les détails.
- Tu fais bien. Admit Ichigo.
De l'autre côté de la pièce Newt était pétrifié de peur, terrifié par les corps pendus au plafond et ce n'était pas le seul, la plupart des blocards étaient immobiles, une expression horrifiée sur le visage. Minho rejoignit les deux shinigami en jurant, un des extincteurs dans les mains, tentant d'ignorer les cris de peur des blocards sortant du dortoir. Ichigo détourna les yeux en se fixant sur la porte, essayant d'ignorer les gémissements et les vomissements de certains blocards. Minho abattit violement l'extincteur sur la poignée de la chambre de la blanche et elle tomba au sol, laissant la porte s'entrouvrir. La petite blanche en sorti avec une certaine appréhension avant de balayer la pièce du regard avec une grimace.
- Pas beau hein ? Fit Minho.
- Pas vraiment. Avoua-t-elle. Vous allez bien ?
- Plus ou moins, et toi ?
- Ça va… Heureusement que je ne suis pas restée avec ces fous, j'ai crue devenir cinglée.
- Nous aussi. Avoua le jeune homme.
- Merci de m'avoir sortie de là les garçons.
- Pas de quoi. Firent-ils en hochant la tête.
- Tu as des nouvelles d'Hana ? Demanda discrètement Newt, qui était finalement arrivé vers eux.
- Non… Je suis inquiète Newt, elle a toujours répondu à mes appels jusque là.
- Je sais. On va la trouver.
- Tu as vu ça Tsuki ? Demanda Minho en montrant une petite pochette en plastique sur la porte de la jeune fille.
La blanche leva les yeux vers la pochette, dans laquelle se trouvait un papier blanc avec quelques mots écrits dessus.
Seika Tsukishiro, groupe A, sujet A2
Il y avait une autre phrase mais curieusement effacée, la rendant illisible.
- Seika ? C'est donc ton nom de famille ? C'est plutôt sympa. Fit Minho.
- Ça veut dire fleur sauvage. Traduit Toshiro.
- Comment tu le sais ? S'étonna Newt.
- Aucune idée. Admit le blanc en haussant les épaules.
- Ce n'est pas le moment, il faut trouver Hana ! Gronda l'ancienne maton.
- C'est déjà fait. Fit une voix à l'autre bout de la pièce, celle de Poêle-à-frire.
Le petit groupe rejoignit le jeune homme qui se tenait devant une porte, fermée elle aussi. Peut-être Hana était-elle profondément endormie ? Ne les entendant donc pas ? Poêle-à-frire secoua la poignée de toutes ses forces mais en vain, heureusement Minho avait toujours l'extincteur dans les mains. Avant qu'il n'explose la poignée, l'asiatique remarqua une nouvelle pochette en plastique sur la porte. Avec étonnement le groupe lu ce qui était écrit sur le papier glissé à l'intérieur.
Kaede Hana, groupe A, sujet A1.
La Traitresse.
