Oh merci ! Merci ! Je vous aime, je vous adore, vous êtes géniaux ! Merci à ceux qui m'ont mise en alert, qui m'ont rajoutés en favoris, ça m'a fait plaisir, et j'ai vraiment envie que ça continue comme ça les gens. Ca me fait super plaisir d'écrire, et d'être lue.
Certains ont eut du mal à comprendre, j'espère que là ce sera plus clair. Merci à tous ceux qui ont posté une petite review, et à (viens sur FF, n'hésite pas :3).
Ceux qui m'ont rajoutés sans poster de reviews, j'aimerais vos avis, vous aimez, vous en pensez quoi ? Des critiques, des choses à rajouter ou à enlever ?
Bref, trêve de blabla, je vous fais découvrir le nouveau chapitre ! :)
Il faisait nuit. Le vent tapait rageusement contre les vitres du dortoir, et Hermione le sentait contre son nez, accolée contre la fenêtre, à regarder les arbres, faiblement éclairés par la lueur de la lune, se battre entre eux, branches par branches, et feuilles par feuilles, poussés par la force de la nature sauvage environnante. Bien sûr, le temps passé debout au lieu de se laisser sagement emporter par la fatigue allait se voir un peu plus encore sur son visage demain matin, mais elle s'en fichait pour le moment, incapable de se décoller de ce paysage nocturne. Sa rentrée n'était pas ce que l'on pouvait appeler en soi un fiasco, mais elle ne fût pas aussi heureuse qu'elle l'eût souhaité. L'incident avec Drago l'avait chamboulée, au fond d'elle, et elle savait pertinemment qu'il avait raison, par une simple question de logique. Jamais il n'aurait pu deviner qu'elle pensait ce genre de choses, si ce n'était pas vrai. Jamais il n'aurait dit ce genre de choses à une personne, qui elle, avait toutes ces chances d'un jour connaître le Bonheur et la Chance d'être aimé. Sa soudaine perspicacité l'avait marquée d'effroi et elle ne se sentait pas capable de dormir et de se mêler aux autres filles du dortoir. Se confier à Ginny sur ce sujet était inenvisageable. Puis, qu'en savait-elle, elle, la jeune femme rousse, sortant à peine de l'adolescence, celle qui avait forgé sa place dans le cœur d'Harry ? Elle l'avait connue plus jeune, plus enfantine, maintenant elle mûrissait à vue d'œil, et c'était à Hermione de prendre la place de conseillère, et non l'inverse. Elle ne tenait pas à la mettre au courant de ce genre de pensées-là.
Elle inspira une longue bouffée d'air, et frissonna en se rendant compte du sol frais sous ses pieds. Son absence l'avait submergée entièrement, et, partie dans ses rêveries, elle en avait oublié la froideur glaciale des dalles de Poudlard. Elle remonta bien vite vers son lit, et s'enroula aux creux des couvertures, les yeux douloureux. La chaleur réconfortante des draps était devenue, pendant ses vacances passées, un vrai signe de paix et de repos. Retrouver ceux de Poudlard avait un brin de nostalgie…
Le matin perçant ses premières rayons de soleil à travers la pièce, Hermione sentit ses paupières se soulever grossièrement, et elle poussa un ronronnement timide avant de s'étirer doucement sur elle-même, pleine de courbatures. Bien que le jour soit proche, il n'était que six heures à peine, et la plupart des autres élèves dormaient. Mais cela suffisait à Hermione, et elle se leva, remontant son pyjama qui n'en avait fait qu'à sa tête pour glisser sur ses cuisses, et descendit les escaliers jusqu'à la salle commune des Gryffondors, où elle perçu la voix rocailleuse de Ron pousser son premier chant irritant.
- Non, Harry, c'est bien trop dangereux. Tu es totalement irresponsable, ou quoi ? Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Parles-en d'abord à Hermione, au moins…
Hermione, sur le qui-vive, entra dans la pièce, les mains sur les hanches, le visage inquiet.
- Que se passe-t-il ? De quoi devez-vous me parler ? Répliqua-t-elle, un peu gênée de faire irruption de la sorte.
Les deux garçons se regardèrent, ne sachant pas quels mots mettre sur le sujet qu'ils avaient commencés à aborder en son absence. Harry, les cheveux en bataille, la cicatrice rougeoyante, ne semblait pas en état de tenir une journée de plus sans s'écrouler, et Ron, lui, avait la bouche pâteuse et elle percevait depuis les marches son air absent. Ils avaient certainement dû en parler une bonne partie de la nuit… Un peu vexée d'être ainsi exclue de leur conversation, elle s'approcha un peu plus encore, comme pour leur prouver qu'elle était bel et bien décidée à entendre la vérité. Ce fût Harry qui prit la parole en premier, prouvant encore une fois que son courage légendaire n'était pas un mythe.
- Voldemort arrivera bientôt, je pense. Il est tout près. Je l'ai vu en rêve, cette nuit, avant de me réveiller en sursaut. Je pense qu'il faut trouver et détruire les horcruxes au plus vite, car il devient de plus en plus puissant, de jours en jours, de semaines en semaines, et j'ai bien peur que….
- On finisse en brochettes, termina Ron, détendant ainsi l'atmosphère devenant pesante.
Hermione pris place avec eux contre le canapé, passa sa main sur son front, et déglutit. Voilà ces histoires qui recommençaient. Elle savait à quel point Harry en souffrait, et, malgré leur Amitié, il était un jeune homme torturé. Elle releva les yeux vers lui, et elle semblait pouvoir en lire en son ami comme dans un livre ouvert. Il avait envie de partir, encore, endurer tout seul et rester à jamais « L'élu » qui a tout fait tout seul. C'était une solution tentante que de de le laisser s'en aller, ainsi, de le laisser sauver le Monde. Mais Hermione ne pouvait rien laisser transparaître, et posa sa main sur la sienne, ce qui fit tressauter Ron, incapable de cacher sa jalousie.
- Nous serons là, Harry. Nous y arriverons.
Le silence se propagea dans la pièce un peu plus encore. La main de Ron se glissa dans celle d'Hermione, ainsi que celle du brun. Un moment de tendresse qu'ils attendaient tous, malgré leur air confiant.
Quelqu'un d'autre non plus ne dormait pas. Drago Malefoy, sorcier de haut-rang, et fils de mangemort à son état, était réveillé depuis un bon moment déjà. Crabbe, Goyle, eux, dormaient encore. Le bruit de l'eau qui s'écoulait dehors, dans les cachots où se situaient leurs dortoirs et salle commune, était fort désagréable les premières années, mais chaque élève avait appris, au fil du temps, à trouver cela relaxant. Mais pas lui. Non. C'était aussi irritant et ignoble qu'aux premiers jours. Il avait soigneusement allumé la cheminée, en peignoir, étalé sur le canapé où personne n'avait encore osé poser ses fesses. Il se sentait enfin paisible, enfin seul. Mais la bosse dans sa poche lui rappelait incessamment qu'il n'allait bientôt plus l'être. Il sortit la boîte aux initiales argentées qu'Hermione avait entr'aperçu le jour de leur arrivée à Poudlard. Il sourit en se souvenant de son regard, si blessé, tel un moineau aux ailes brisées. Il avait encore une fois tapé juste.
Pourtant, la vie était loin d'être ce qu'elle croyait. Son père, aussi puissant qu'il était, n'avait jusqu'alors jamais osé influer sur la vie de Drago. Il l'avait laissé ainsi seul, subvenant à ses besoins, qui devenaient de plus en plus conséquents chaque année sans broncher, à tel point que Drago en avait presque oublié la valeur du mort merci. Mais il était soudain apparu, pendant ces vacances. Un beau matin où il avait prévu mille et une bêtises aussi infantiles qu'exécrables, et il est apparu, comme une salissure, une souillure, détruisant tous ses espoirs d'une existence tranquille et sans problèmes, à vivre par procuration. « Tu épouseras Mlle Parkinson. » Avait-il dit. Son ton n'était pas monté, il n'avait pas crié, il était resté aussi froid et distant que d'habitude, ce qui avait sans doute contribué à l'atmosphère étouffante dans laquelle il se sentait confiné. Il n'avait pas objecté non plus. C'était chose inutile. Il avait seulement pris la bague, et avait un laps de temps très court pour lui faire sa demande. Quelques semaines, quelques mois ? Il ne le savait pas très bien, son père éludait les questions trop souvent pour qu'il puisse avoir un quelconque renseignement là-dessus. Mais il n'aurait pas la vie entière pour cela. Supposant qu'il parvienne à survivre à cette nouvelle dramatique. Epouser Pansy était…
- Oh, mon Drago ! Susurra une voix féminine à son oreille.
Il rangea en vitesse l'étui dans la poche de son peignoir et se tourna vers son interlocutrice. Ses cheveux d'un noir corbeau encadraient son visage lascivement, et son regard sombre se para de désir quand elle le plongea dans celui du sorcier blond. Elle l'enlaça furtivement, à la vitesse d'un éclair, avant de prendre place sur le canapé près de lui. Drago ne pouvait détacher son regard d'elle, pris d'un sentiment indescriptible, mélange de dégout et de fascination. La main de la jeune fille se posa sur sa cuisse et elle s'approcha un peu plus encore.
- Dis-moi, tu n'as pas quelque chose à me dire ? Demanda-t-elle, d'un ronronnement impudique.
Son sang ne fit qu'un tour et il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais il n'arriva pas à formuler sa pensée. Elle savait. C'était évident. Sa famille l'avait mise au courant. Il n'y avait pas d'autres hypothèses envisageables. Il ne pouvait ni fuir, ni éviter sa question. Elle était d'un diabolisme pur… Mais lui aussi. Un sourire s'étira sur ses lèvres.
- Non, Pansy.
Etonnée, la jeune fille recula et fronça les sourcils, n'ayant pas l'air de comprendre. Le visage carnassier de Drago se raviva, quand il se leva rapidement pour quitter la pièce, la laissant ainsi, perplexe, incapable d'aligner deux mots. Une fois au dortoir, il retrouva tous les autres marmottes de Serpentard n'ayant pas bougé d'un pouce, et il soupira, avant d'ouvrir le tiroir de sa table de nuit pour en tirer un journal gris, à la couverture soigneusement lissée, au nom de Malefoy. Un vieux cadeau de sa mère, qu'il n'avait jamais osé inaugurer. Il l'ouvrit, pour y voir son écriture soignée.
« Ces pages vierges te sont destinées, Drago. Puisses-tu les noircir avec application. »
Si à l'époque, Drago était gêné par ce cadeau qu'il jugeait essentiellement féminin, - Mais il ne lui en voulait pas, elle qu'il soupçonnait en secret d'avoir rêvé d'une petite fille – maintenant, il se sentait prêt à le couvrir d'encre, ne sachant pas à qui confier sa colère. La passer contre de pauvres gryffons était une solution envisageable, mais il n'avait plus vraiment le temps à ce genre d'enfantillages. Délicatement, il sortit son encrier et sa plume, qu'il cala à ses côtés, pour commencer un long récit…
- Ouvrez vos livres page soixante-treize, et allez chercher vos ingrédients au fond de la salle.
Le professeur Rogue, debout près de son trône, qu'on appelait également vulgairement « bureau » observa les élèves s'agiter, grouillant comme des vers, les yeux fatigués, maintenant une cadence de marche d'une lenteur excessive. Il frappa dans ses mains puissamment, pour qu'ils s'agitent enfin, et se jugent d'un air méprisant, les gryffondors à gauche de la salle, et les Serpentards, eux, à droite. La gauche, sinistra, en latin. Les gryffondors étaient toujours du côté qu'il jugeait humiliant, et jusqu'ici, personne n'avait découvert son petit jeu, et il en était bien content.
Hermione croisa le regard de ses amis, et, exaspérée, partit chercher leurs ingrédients toute seule, lassée par leur yeux terrifiés. Ils pouffèrent derrière elle, et elle dû se retenir de retourner vers eux pour rire avec le reste du groupe. La liste sous les yeux, elle tendit la main droit devant elle, pour chercher le bocal contenant la poudre de chrysopes mortes, qu'elle attrapa avec une mine de dégout, lui rappelant certaines potions à l'aspect verdâtre qu'elle a déjà eu l'occasion d'expérimenter en seconde année. Elle recueillit du sisymbre, ainsi que des sangsues, qu'elle avait l'impression de sentir grouiller derrière le verre, et termina par les touffes de polygonum.
- Bouh.
Hermione sursauta en sentant un souffle glacé dans sa nuque, et elle sentit des frissons parcourir sa colonne vertébrale, tandis qu'elle faisait tomber par maladresses ses ingrédients.
- GRANGER ! Cinq points en moins pour Gryffondor ! Rugit le professeur Rogue, marmonnant dans sa barbe des jurons quant à l'incapacité à certains élèves de tenir quelque chose dans leurs mains.
Enervée, la lionne utilisa un sortilège rapide pour réparer ses dégâts, tandis que le petit farceur, qui ne se trouvait être que Drago Malefoy en personne, haussa un sourcil, amusé, avant de regagner sa place. Hermione soupira et se mordit la lèvre, le rouge aux joues devant sa réaction. Elle ne se sentait plus capable d'expliquer quoi que ce soit, ni de pouvoir vraiment distinguer la surprise qu'elle eût ressenti lorsqu'il s'était aventuré derrière elle du frisson sensuel qui l'avait parcouru de manière fulgurante. Il était abominable, et insupportable, mais elle ne pouvait que s'en prendre à elle-même. Au fond de la classe, alors que chacun avait le dos tourné, pourtant, elle aperçut un sac noir, très masculin, près de la table de son ennemi, duquel sortait ce qu'il lui semblait être un petit cahier argenté qui attira toute son attention. Ses yeux remontèrent jusqu'à Malefoy et un sourire vorace s'afficha sur ses lèvres. Voyons voir ce qu'il cache…
En passant près de lui, sa main se glissa subtilement à l'intérieur…
Hermione se massa les tempes. Les cours étaient terminés, et le couvre-feu n'allait pas tarder à retentir, mais elle était trop obnubilée par sa découverte matinale qu'elle n'osa pas se lever de sa chaise, à la bibliothèque. Il n'y avait pas un seul élève à cette heure-ci, ce qui lui laissait le temps de farfouiller dans le journal de Drago à son aise. Pourtant, un brin de culpabilité la submergea. « Et si je… » Elle hésita, sa pensée se perdant dans l'air. Mais ses mains, elles, réagirent à sa place, et elle sortit le fameux livret de sa veste, et l'ouvrit. Elle aperçut les lettres D.M gravées dessus, qu'elle jugea superflues, et commença à lire la première page.
« Ces pages vierges te sont destinées, Drago. Puisses-tu les noircir avec application. »
« Haha, oui. Ces pages sont certainement plus vierges que Granger elle-même. »
Hermione s'arrêta de lire un instant, énervée, avant de souffler et de reprendre là où-elle s'était arrêtée, vexée. Elle avait peur d'en découvrir plus…
« J'ai adoré l'humilier. Elle était si peinée. Ça m'a fait rire. Un moment. Puis je suis rentré aux dortoirs à nouveau, et j'ai revu ce que j'y avais laissé deux mois auparavant. Un Drago qui avait encore l'espoir d'une vie meilleure. Que je la hais. Que je hais ces gryffondors, ces poufsouffles, ces serdaigles, je les déteste tous jusqu'au dernier. Je voudrais qu'ils disparaissent, qu'ils meurent. Ça n'allègera pas mon chagrin, et je porterais encore ma croix, mais au moins, la vie se fera plus douce, sans doute.
Père veux que j'épouse Parkinson. Je lui en veux. Je regarde ces autres adolescents boutonneux qui se prennent pour des mages, après avoir appris à lancer un Wingardium Leviosa ridicule, qui commencent à s'aimer, à former des couples. Je suis jaloux. Mais je n'oserai pas le révéler. Ils se tiennent la main, sont libres de parler à qui ils veulent. Ils blâment notre maison, car nous les prenons de haut. Mais la Vie d'un serpentard ne sera jamais aussi lumineuse que celui d'un imbécile de gryffon. J'ai pensé à m'enfuir. A mourir. Je ne sais pas, je ne sais plus. Aucune des solutions ne me convient, je suis simplement incapable de faire quoi que ce soit. Je ne m'en sortirai pas, je le sais…
1er jour de classe, 7ème année. »
Hermione hoqueta à la fin de sa lecture, ahurie. Ses mains tremblèrent et elle ne sût pas quoi répondre, gênée d'avoir ainsi fait intrusion dans sa vie. Elle regarda autour d'elle, comme pour vérifier que personne ne l'avait prise sur le fait. Lentement, prenant une plume et un encrier, elle se mit à écrire à la suite…
Et voilààààà ! Ca se passe en bas pour les reviews, n'hésitez pas. :)
Bisous !
