Akaashi ouvrit les yeux, les premiers rayons du soleil commençaient à caresser son visage. Il papillonna des yeux pendant quelques instants pour s'échapper des dernières brides de son sommeil. Il leva alors les yeux au ciel et s'aperçut que l'astre lumineux était déjà bien levé. Le noiraud se releva alors en panique et se mit à courir en direction du port. Vu la hauteur du soleil, le jeune homme jugea qu'il devait être onze heures passé. Il se souvint des paroles de Kuroo. Le « Storm » était-il déjà parti ? Akaashi pria fort que non. Il sortit en courant de la ruelle dans laquelle il avait trouvé refuge et traversa la rue pour se remettre à courir en direction du port. Le jeune homme dut jouer des coudes pour pouvoir continuer sa route. Les rues étaient pleines de commerçants, de femmes discutant entre elles ou encore de jeunes enfants qui jouaient innocemment. Le noiraud passa devant le marché où s'écriaient les vendeurs et continua à courir. Il aperçut enfin le bassin du port et quand il l'eut atteint, il se permit de ralentir. Akaashi trottina alors jusqu'au bord du bassin et observa le port. Il se trouvait au même endroit que la veille. Devant lui se dressaient majestueusement les navires.

Il sursauta soudainement en entendant quelqu'un soupirer juste derrière lui et se retourna brusquement.

Devant lui se tenait un jeune homme aux cheveux châtains dont les pointes rebiquaient. Il avait des traits très fins, un visage doux et des yeux marrons profonds qui semblaient cachés un côté enfantin mais malicieux. Il dépassait le noiraud de quelques centimètres. Il portait

une chemise et un pantalon en toile et tenait d'une poigne ferme un grand sac en cuir qui semblait bientôt rendre l'âme tellement il semblait plein.

« T'ai-je effrayé ? Désolé, ce n'était pas mon intention. » s'excusa-t-il.

« Ce n'est rien. » répondit le noiraud et se détourna, peu enclin à converser avec un inconnu. Il n'avait toujours pas trouvé le navire sur lequel il devait embarquer.

Akasshi continua alors de scruter les navires jusqu'à remarquer que l'inconnu s'était placé à côté de lui et fixait lui aussi le port.

« Vous cherchez un navire ? » Demanda alors Akaashi.

« Oui et il semblerait que vous aussi. Peut-être cherchons nous le même. » Répondit le châtain amusé en se tournant vers lui.

« Personnellement, je cherche le « Storm ».

L'inconnu le regarda alors avec de grands yeux qui laissaient transparaitre de la surprise.

« Moi aussi, je cherche aussi le « Storm » ! » S'écria-t-il tout joyeux. « Super ! On va faire partit du même équipage ! Je m'appelle Toru Oikawa et toi ? »

« Keiji Akaashi. »

« Enchanté de te rencontrer Akaashi. Tu vas occuper quel poste ? »

Le noiraud le fixa alors en fronçant des sourcils.

« Poste ? Je ne sais pas… Matelot peut-être ? »

« Hahaha, je vois, tu n'as pas été recruter pour une fonction particulière. Moi, je serai ton médecin. » expliqua-t-il avec un immense sourire empreint de fierté. « Bon, il faudrait qu'on se dépêche de trouver ce beau bateau avant qu'il ne mette les voiles sans nous ! »

Oikawa se dirigea alors d'un pas décidé vers les navires et scruta chaque coque en bois à la recherche d'une inscription qui pourrait les aider à identifier le « Storm ». Le noiraud le rattrapa et fit de même. Ils dépassèrent plusieurs grands navires que le noiraud admira. Il fut stoppé dans sa contemplation par le châtain.

« C'est lui ! » S'écria-t-il.

Les deux jeunes hommes étaient alors arrivés devant un grand bateau fait entièrement de bois. A l'arrière était inscrit « Storm » en fines lettres dorées. Le noiraud laissa dériver son regard vers le haut. Sur le pont du bateau se dressaient fièrement deux mats, celui à l'arrière semblait plus haut que l'autre. Sous la rambarde se trouvaient 6 canons qui pointaient droit devant eux. A L'avant du bateau se dressait une figure de proue féminine encadrée par de longs reliefs représentant des fleurs et de la végétation.

« C'est parti ! » S'exclama Oikawa. Il prit alors le bras du plus petit et le tira à sa suite vers la passerelle reliant le quai et le pont du bateau.

« Attend ! On ne peut pas monter comme ça dessus ! » rétorqua Akaashi en essayant de se libérer de la poigne de l'autre.

« Bien sûr que si ! Voyons Keiji-chan ! On fait tous les deux partis de l'équipage ! Viens ! » répondit-il, un sourire barrant son visage.

Les deux jeunes hommes s'avancèrent alors vers la passerelle, Oikawa tirant Akaashi derrière lui. Ils montèrent sur la passerelle et s'avancèrent vers le pont. Arrivés en haut, ils observèrent ébahit la scène devant eux.

Sur le pont s'affairaient une dizaine d'hommes à des tâches différentes. Certains courraient les bras chargés de matériels, d'autres frottaient énergiquement le bois ou portaient de lourds tonneaux de bois. Akaashi observa alors les hommes, si certains semblaient être la représentation parfaite du marin tel que se l'imaginait le noiraud, beaucoup n'étaient pas particulièrement bien bâtis, ils étaient maigres et secs. Cela rassura intérieurement le jeune homme qui se trouvait trop faible et petit pour des tâches trop ardues. Son voisin le sortit de sa torpeur en sautant de la passerelle sur le pont. Le noiraud l'imita et ils tournèrent alors leurs têtes vers les deux immenses mâts qui se dressaient fièrement sur le pont. Akaashi remarqua alors qu'un homme était tout en haut du plus grand mât. Le noiraud pouvait distinguer devant le soleil la silhouette qui semblait attacher ce qu'il reconnut comme une voile pliée.

« Oh mon dieu, tu as vu ça ! » s'exclama Oikawa avec effroi. « Il pourrait tomber ! »

« J'ai vu… » répondit Akaashi avec des yeux écarquillés.

« Vous allez faire la même chose. » retentit une voix derrière eux.

Les deux jeunes hommes sursautèrent et se retournèrent en même temps pour faire face à un homme aux cheveux noirs. Akaashi reconnut alors Kuroo. Ce dernier s'adressa au noiraud avec un sourire moqueur. « Je savais que tu allais venir, petit. » Il se tourna alors vers Oikawa. « Et toi, tu es ? »

Oikawa releva le menton et lui répondit froidement en le regardant droit dans les yeux.

« Toru Oikawa, je suis médecin. »

« Ah, le fameux médecin de Londres. Je vois… » Répondit-il énigmatiquement.

Kuroo se retourna alors et cria. « Eh les gars ! Le toubib est arrivé ! »

Tous les membres de l'équipage arrêtèrent alors leurs activités et tous fixèrent les trois hommes. Akaashi sentit tous les regards dirigés vers lui et sentit ses joues s'enflammer.

Kuroo le sortit alors de sa torpeur en frappant sur son dos et entraina les deux hommes au milieu du pont.

« Vous nous avez attendus ? » Demanda Oikawa.

« Ouais, partir en mer sans un médecin, autant tout de suite se couper un bras. »

« Nous sommes désolés » Répondit le brun en s'inclinant légèrement. Il fit alors un signe de la main vers Akaashi et ce dernier s'inclina aussi, comprenant la politesse du médecin.

« T'es drôle, le toubib, t'es sur un navire pas dans la haute société, reste à ta place et fais ton job, c'est tout ce que l'on te demandera ici. » Expliqua Kuroo et en regardant Akaashi « Toi, obéis aux ordres, c'est tout aussi simple il te faudra pas de grandes compétences intellectuelles. » Il se retourna alors et rigola. Akaashi bouillonna intérieurement, venait-il de lui dire qu'il était un idiot ? Oikawa lui envoya un regard compatissant mais se garda de faire quelconque commentaire.

Les deux hommes suivirent alors leur supérieur. Ce dernier traversa le pont et se dirigea vers une trappe située au milieu du pont. Elle était grande ouverte et le noiraud s'y engouffra. Les deux jeunes nouveaux découvrirent un escalier qui s'enfonçait dans les entrailles du monstre de bois. Oikawa descendit en premier, Akaashi le suivant discrètement. Arrivé en bas Akaashi se retrouva dans un large espace haut d'environ deux mètres cinquante et aussi large que le navire. Tout était fait de bois, plusieurs poutres s'élevaient en deux rangées pour soutenir le pont au-dessus de leurs têtes. Sur chaque côté se trouvaient quatre petits canons en acier dont les têtes dépassaient par de simples ouvertures carrées par lesquelles on pouvait voir le port. Par terre trainait toute sorte de matériel comme des cordes, des sacs de poudres ou encore des chaines. A l'avant, Akaashi vit deux portes en bois et à l'arrière, deux portes en bois.

« Voici le pont supérieur où l'on trouve les canons. Derrière la porte de droite, vous trouverez les cuisines. » Expliqua alors Kuroo en désignant l'une des portes en bois située à l'avant du navire, il se dirigea vers la porte de gauche. « Et ici, c'est ton petit royaume, le toubib. » Il ouvrit la porte et Oikawa y pénétra avec curiosité. C'était une petite chambre où se trouvaient trois lits, un bureau et à côté de ce dernier, plusieurs grosses malles. Oikawa déposa alors son sac sur le lit isolé dans un angle et ouvrit les malles. Un sourire s'étala alors sur son visage. Akaashi y jeta alors un œil et découvrit qu'elles étaient remplies de matériel médical de tous genres.

« Superbe, je vois qu'il y a tout le nécessaire pour survivre en mer ! » S'exclama Oikawa.

« Tu devras être prêt tout le temps, sur un navire, les accidents sont fréquents et demandent souvent une prise en charge rapide comme c'est le cas des hémorragies. C'est aussi ta chambre, tu coucheras ici. » Expliqua Kuroo. « On te laisse t'installer, je vais montrer au petit sa couche mais sois en haut dans cinq minutes, le commandant fait son discours de départ. »

Il sortit alors de la cabine et entraina Akaashi avec lui. Il dit en désignant les deux portes du fond « Ces deux portes là, personnes y va. Ce sont les quartiers des supérieurs. » Ils se dirigèrent vers le milieu du pont supérieur où se trouvait une trappe semblable à la première qu'ils avaient descendus. Le plus petit suivit son supérieur et ils arrivèrent sur un autre pont semblable au premier mais qui n'avait ni de canons ni de fenêtres et ni autant de portes mais une trentaine d'hamacs étaient accrochés au plafond qui semblait plus bas.

« Voici le pont inférieur, c'est ici que tu dormiras avec les autres membres de l'équipage, la porte de droite à l'avant, c'est les toilettes et celle qui est à côté, c'est le stock de matériel. A l'arrière, tu trouves le stock d'armes qui est fermé à clé. La trappe qui se trouve à l'avant sert à descendre dans la cale où il y a toutes les réserves en eau, nourritures et rhum. C'est aussi fermé à clé et surveillé. » Expliqua le plus grand.

Akaashi observa alors les hamacs et demanda. « Lequel est le mien ? »

« Ça, tu verras avec les autres membres, ça me concerne pas. Maintenant viens, on remonte, faut se préparer pour le départ. »

Akaashi suivit Kuroo sur le pont supérieur et ce dernier alla rapidement chercher Oikawa qui râla sur le fait qu'il ne pouvait pas tranquillement déballer ses affaires personnelles.

« Tu es le médecin du navire, on va te présenter à l'équipage. » Répliqua Kuroo.

Les trois hommes remontèrent à l'air libre.

Kuroo se dirigea alors vers la poupe du navire où se tenait un homme de dos. Akaashi se tourna alors vers Oikawa.

« Alors, c'est comment chez toi ? » Lui demanda le brun.

« Je sais pas trop, on ne m'a pas encore dit où je dormirai mais c'est sûr, ce ne sera pas un lit comme lit. »

Leur discussion fut alors interrompue par Kuroo qui appela l'équipage à se rassembler. L'ensemble de l'équipage s'agglutina alors, Akaashi jugea qu'il était une vingtaine d'hommes tous plutôt jeunes. Un homme à la carrure imposante s'avança devant Kuroo. Il avait des cheveux gris dans lesquels se mélangeaient des mèches plus sombres. Il avait des grands yeux ronds et une mâchoire carrée. Ses oreilles étaient ornées de deux épais annaux en or. Il portait une chemise par-dessus laquelle pendait un long manteau bleu marine ornait de distinction militaire dorée au niveau du buste, un pantalon sombre retenu par une ceinture à laquelle pendait un sabre avec une poignée dorée et un pistolet. Aux pieds, il avait de lourdes bottes en cuir. Kuroo prit alors la parole et présenta l'homme qui l'avait rejoint.

« Pour ce qui ne me connaisse pas, je suis le second Kuroo et voici le commandant Kotaro Bokuto. »

Ce dernier prit alors la parole.

« Bienvenue à tous les nouveaux, certains me connaissent déjà mais je vais quand même refaire le blabla habituel pour faire plaisir au roi de la provoc. » rigola-t-il en désignant son second qui roula des yeux. « Je suis le commandant, ou le capitaine, appelez ça comme vous voulez mais tout ce qu'il faut savoir, c'est que je suis le meilleur ! » S'écria-t-il avec un grand sourire. Certains membres de l'équipage le suivirent alors dans son rire. Sûrement les fameux anciens pensa Akaashi. « Le navire sur lequel vous êtes est le « Storm », c'est une brick de 32 mètres de long. Nous allons faire un voyage qui a pour but de rapporter en Jamaïque différentes denrées du pays. Nous levons l'ancre ce matin, sortons du port, ensuite nous longerons la côte vers le Sud jusqu'à finir sur les eaux de l'Atlantique. On fera alors peut-être un arrêt pour voir le niveau des provisions au port de Falmouth qui est à l'extrémité de nos terres. On traversera alors l'océan jusqu'à notre destination finale. Le voyage dure enviro semaines, tout dépendra des vents et de la mer ! Nous allons peut-être rencontrer de légères difficultés à nos entrées dans les eaux des Caraïbes car tout le monde le sait, là-bas, ça grouille de pirates ! On vous expliquera tout dès que l'on sera en mer et les tâches seront distribuées. Tout le monde a sa fonction et tout le monde reste à sa place. C'est bien compris ? » Demanda-t-il alors d'une voix sérieuse en baladant un regard glacial sur l'ensemble de l'équipage. Akaashi ne put s'empêcher de se figer dès que l'homme le regarda à son tour dans les yeux. Il coupa sa respiration. Qu'est-ce qu'il inspirait le respect pensa alors le noiraud. Sa première impression avait apparemment été fausse, il lui avait semblé d'abord être une personne insouciante qui ne savait que rigoler sur la vie mais maintenant, il semblait avoir le mental pour diriger un équipage d'une poigne de fer. Le commandant continua alors son discours et un sourire réapparu sur ses lèvres.

« L'équipage sera composé de nous deux en tant que chefs » Dit-il en se désignant avec Kuroo de la main. « Voici Aone qui s'occupera de maintenir l'ordre en cas de pépins. » Il désigna alors un homme dont la carrure impressionna d'emblée Akaashi. L'homme était bâti comme une armoire, il avait largement dix centimètres de plus en taille et en largeur que le noiraud. Il avait des cheveux rasés blancs, de petits yeux perçants et une mâchoire carrée.

« Voici Nishinoya et Asahi, nos cuistots, ils s'occuperont aussi de la gestion des ressources. » Il désigna deux jeunes hommes, l'un était brun avec une mèche plus claire sur le front et très petit alors que l'autre était grand et musclé avec de longs cheveux bruns. Le commandant chuchota alors à l'oreille de Kuroo et ce dernier fit signe à Oikawa de s'avancer. Le commandant reprit la parole et désigna d'un signe de la main le brun qui s'était mis à côté de lui.

« Toru Oikawa, il sera notre médecin de bord, il vient de Londres et a travaillé dans un hôpital. » Oikawa hocha de la tête suite aux paroles du gris et se remit à côté d'Akaashi.

« Nous aurons aussi un invité à bord, sa présence a été demandé par le Parlement pour des intérêts de la couronne. Hajime Iwaizumi. Il est général dans l'armée royale et sera là pour défendre et superviser les combats si jamais l'occasion se présentait. » Déclara Bokuto en grimaçant légèrement, chose qui entraina de retour de légers rires chez certains membres de l'assemblée.

Un jeune homme s'avança derrière le gris. Akaashi le détailla et le trouva bien jeune pour être un héros de guerre même s'il semblait représenter l'image qu'avait Akaashi des soldats. Il avait un teint légèrement bronzé et les cheveux coiffés en piques. Ses yeux verts perçants semblaient être capable de percer tous les secrets de ses interlocuteurs. Il se tenait droit sur ses pieds, la tête haute et les épaules droites. Il portait un uniforme militaire bleu avec de nombreuses médailles épinglées au torse. Akaashi se demanda alors l'intérêt de les porter mais pensa que si elles lui appartenaient, il les porterait sûrement aussi fièrement.

Bokuto reprit alors la parole.

« Nous allons maintenant quitter le port, les nouveaux, observez comment les habitués travaillent car vous allez vous aussi vous y coller ! »

L'assemblée s'éparpilla alors à travers le pont. Trois quarts de l'équipage se mit à courir vers différents postes. Akaashi se retrouva bêtement debout à observer cette agitation autour de lui. Il n'était cependant pas le seul, Oikawa et plusieurs autres jeunes s'émerveillait devant ce spectacle. Le noiraud observa comment certains anciens s'étaient positionnés à l'avant et à l'arrière du navire et semblaient tirer sur des cordes, d'autres s'étaient élancés vers les deux mats afin de libérer les voiles de leurs entraves. Akaashi se tourna alors vers l'arrière où se tenaient Bokuto et Kuroo. Le premier criait des ordres et les manœuvres afin de sortir sans encombre le navire alors que le second observait d'un regard critique l'ensemble de l'opération en rapportant certains détails à son commandant. Akaashi se mit alors à voir à travers cette agitation ordonnée l'image d'un orchestre soigneusement contrôlé par Bokuto. Ce dernier faisait de grands gestes en s'exclamant et semblait être un marionnettiste qui contrôlait parfaitement son spectacle.

Le navire sortit alors doucement du port et Akaashi s'avança lentement vers le bastingage. La baie était remplit de grands navires possédants trois mats où plusieurs centaines d'hommes s'activaient. Il baissa son regard et observa l'eau. La mer léchait la coque de bois du navire, ondulant tel un serpent et l'écume s'envolait dès qu'une vague se mesurait au bois. Le noiraud ferma les yeux et sentit alors sous ses jambes les ondulations de la mer qui portait le navire. La houle portant le navire vers le haut et l'abandonnant de retour pour le laisser glisser à trois reprises. Le vent s'engouffra dans ses cheveux, les faisant danser un rythme effréné que rien ne stoppait. Akasshi prit une grande inspiration et sentit le vent de la mer, gorgé de sel s'engouffrer dans ses poumons, bruant sa gorge. Il rouvrit les yeux et resta figé devant le spectacle que lui offrit la nature. La mer s'étendait à perte de vue, rien pour casser cette harmonie de nuances bleutées qu'offraient mer et ciel. Rien. Juste une mouette qui passait rapidement dans ce cadre mystique en criant ses plaintes au ciel. Akaashi sentit alors quelqu'un s'approchait et reconnut la voix d'Oikawa.

« Magnifique tableau non ? On pourrait oublier tous nos soucis et nous noyer dans ce monde épuré au maximum. » Murmura-il d'une voix douce.

Akaashi hocha légèrement la tête et les deux hommes observèrent durant de longues minutes cette étendue infinie d'eau. Une voix les sortit brusquement de leurs rêveries.

« Eh les nouveaux ! On a du travail pour vous ! Venez ! On va répartir les tâches ! »

Akaashi se tourna alors vers le châtain et ils s'échangèrent un sourire complice avant de s'avancer vers le pont. Le noiraud pensa que cette aventure pouvait être plus qu'intéressante puisqu'il semblait avoir trouver un allié et pouvoir sans faire d'autre dans un monde inconnu pour lui.