Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JK Rowling, je ne fais que massacrer son univers et souffrir ses personnages.
Note : Bonjouuur ! Cette suite n'était absolument pas prévue. J'ai relu le texte pour corriger des fautes et je me suis dit : Et Théo ? Il pensait quoi pendant tout ce temps ? Et bah, il pensait ça ! Ca ne casse pas trois pattes à un canard non plus, mais puisque le premier OS semble avoir plus à quelques personnes, je leur offre ceci !
Parfois, il se surprenait à la regarder à la dérobée.
Malgré tout ce qui s'était passé pendant leur jeunesse, la haine injustifiée qu'il avait pu ressentir à leurs égards, à son égard, il s'aperçut qu'elle avait toujours été là. Il l'avait rencontrée à onze ans, lors de son entrée à Poudlard, ils s'étaient supportés pendant sept ans, ils s'étaient combattus. Et quand il était entré à l'université, redoutant cette nouveauté, il avait été bizarrement apaisé de voir qu'elle était là aussi.
Quand ils étaient tous les deux entrés au Ministère, au département de la Justice, ils n'avaient toujours pas échangé un mot. Il avait fallu un dossier commun pour qu'ils parlent pour la première fois. Cela avait été étrange de se rendre compte qu'ils pensaient savoir énormément de choses l'un sur l'autre, mais qu'en réalité, ils étaient tous les deux bien plus complexes que ce qu'ils montraient. Elle n'était pas qu'une Miss Je-Sais-Tout et il n'était pas qu'un fils de Mangemort, anciennement enorgueilli par son sang pur.
Les propos polis avaient laissé place à des discussions banales, puis passionnées. Les sujets sensibles, évités pour des raisons évidentes, furent un soir abordés autour d'un repas chinois, alors qu'ils prenaient une pause dans leur soirée de recherches pour préparer un gros procès.
Il ne lui vint jamais à l'esprit de la qualifier d'amie. Elle était un repère dans sa vie, elle était celle qui voyait quand la solitude de son manoir lui pesait un peu. Et à contrario, il pouvait savoir quand son petit-ami avait encore fait des siennes.
Et parfois, il se surprenait à la regarder à la dérobée.
Il détestait à chaque fois un peu plus Weasley d'atténuer ce sourire. Il lui en voulait à elle de vouloir sauver ce qui était destiné à être un naufrage. Elle était passionnante, elle était gentille mais savait être piquante. Pourquoi restait-elle enfermée dans ce couple qui la rendait malheureuse ? Il avait vu sa mère étouffer de la même manière. Un jour, elle était juste partie, laissant derrière elle mari et enfant, ne supportant plus cette cage qu'elle appelait mariage. Et si le jeune Théodore avait été déchiré par le chagrin, celui qui avait grandi pouvait comprendre. Il ne voulait pas que la même chose arrive à Hermione. Elle méritait tellement mieux que de se rendre compte un jour qu'elle avait fait taire désirs et ambitions pour un homme qui ne s'occupait même plus d'elle.
Un jour, il lui dit. Il lui parla de sa mère, du sourire qui s'affaissait chaque jour, de sa volonté à vouloir garder un foyer chaleureux et du déni de son père face à la tristesse évidente de son épouse. Et qu'un jour, elle avait simplement plié bagage, abandonnant une vie de famille dans laquelle elle ne se retrouvait pas. Théo l'avait retrouvé après la guerre, alors qu'elle avait été obligée de se cacher de son époux et du Seigneur des Ténèbres. Revoir sa mère avait été grandiose mais il ne pouvait que regretter qu'elle ait dû s'exiler et l'abandonner pour être heureuse.
Lui qui ne disait que peu de choses sur lui, raconta tout. Il espérait que ça l'aiderait à ouvrir les yeux. Mais cela ne fit que déclencher son ire. Elle se mit en colère et il ne put s'empêcher de la trouver encore plus attirante qu'à l'ordinaire, alors qu'elle protégeait jalousement quelqu'un qu'elle aimait. Malheureusement, ce quelqu'un était Weasley.
Ils furent en froid pendant quelques semaines. Coup de chance, ils n'avaient, à ce moment-là, aucun dossier à traiter ensemble. Mais un jour, elle s'approcha de lui et il la trouva bizarrement touchante à se dandiner légèrement, souhaitant lui parler mais ne sachant pas comment faire.
Cela ne semblait pas s'être arrangé avec Weasley, mais il avait décidé de ne plus rien dire à ce sujet. Il lui expliqua qu'elle serait toujours la bienvenue chez lui. Et parce que lui aussi avait beaucoup réfléchi pendant ces quelques semaines, il s'approcha d'elle et déposa délicatement un baiser au coin de ses lèvres. Pas vraiment une infidélité mais toute une déclaration. Elle se recula, comme électrocutée et s'apprêtait à lui faire son laïus sur la fidélité mais il lui sembla clair que Théo ne dépasserait aucune limite si elle ne le voulait pas. D'autant plus que ce dernier était un brin possessif et n'accepterait pas d'être l'amant. Par ce biais, il lui offrait juste une autre perspective. Elle fut distraite toute la journée, alors que Théo arbora un petit sourire qui ne le quitta pas. Cela causa une grande surprise chez leurs collègues.
Là s'arrêtait leurs échanges sur ses histoires amoureuses. Ils continuèrent à débattre, à s'opposer et à discuter mais le sujet Ron devint comme tabou.
Jusqu'au jour où l'on frappa à la porte de chez Théo. Il ouvrit et il la vit. Il ne la trouva jamais plus belle qu'à cet instant, apaisée et résolue, alors qu'elle passait le pas de la porte. Si Weasley était assez idiot pour la laisser partir, il n'allait pas s'en plaindre.
Comme il le déclara lors de leur mariage, ce jour-là, en ouvrant la porte, il l'accueillit dans sa maison et dans sa vie.
Voilà ! En espérant que cette suite improvisée vous agréé !
Potterement vôtre,
Math'
