Chapitre 2 :
Après avoir obtenu son Bac avec mention et un été à rester dans la Capitale pour tout préparer, demain est un jour important pour Kévin. Il part pour l'Université. Bien que ses parents n'aient pas été très emballés au départ de son choix universitaire, ils ont fini par se faire une raison. Ils auraient grandement préféré que Kévin reste sur Paris et aille dans une université réputée telle que la Sorbonne qui lui ouvrait les bras et qui ne l'obligerait pas à déménager loin d'eux mais ils savent aussi que Kévin sait ce qu'il veut et peut parfois se montrer têtu pour l'obtenir. Et ce qu'il veut depuis toujours c'est essayer de vivre une vie d'étudiant la plus normale possible, c'est pourquoi il lui a parut tout naturel de choisir une fac à des centaines de kilomètres de chez lui et ainsi fuir un peu la vie parisienne mouvementée qu'il a depuis plusieurs années. C'est donc à l'Université de Bayonne qui l'a accepté sans aucune difficulté au vu de son dossier, non loin de sa ville natale qu'il a hâte de retrouver, qu'il part demain matin faire ses études de Droit pour les prochaines années à venir.
En revanche, bien qu'il est obtenu ce qu'il voulait en partant au Pays basque, ses parents n'ont pas céder à certaines choses qu'ils pensent nécessaire pour le protocole mais également pour sa sécurité. En effet c'est une année électorale à laquelle son père se représente pour un nouveau mandat. Leur exposition n'en sera alors que plus importante encore pour les mois à venir et toutes les précautions doivent être prises malgré son envie de liberté. Quant au protocole, celui-ci lui vaut un voyage présidentiel jusqu'à Bayonne avec tout le toutime. Voiture diplomatique, avion présidentiel, de nouveau voiture diplomatique à l'arrivée, sans parler du service de sécurité qui les encadre à longueur de journée et plus encore demain. Alors que lui n'aspirait qu'à prendre la route dans sa propre voiture et filer droit devant lui en direction de la liberté basque qui lui tend les bras, comme n'importe quel étudiant dans le pays. Il se console en se disant qu'au moins il a réussit à persuader son père de prendre une chambre en Cité U en compagnie des autres étudiants. C'est donc en rêvant de ce qu'aurait pu être son voyage initiatique au volant de son bolide qu'il s'endort avant d'affronter la journée chargée qui l'attend dés le réveil demain matin.
Et comme promis dés le réveil les choses sérieuses commencent pour Kévin qui à peine sortit du lit et s'être préparer, seul heureusement pour lui, est déjà accaparé par l'assistante de son père qui lui fait le topo du programme de la journée à venir. Après un copieux petit déjeuner qu'il apprécie toujours autant, le voilà à présent sur les chapeaux de roues. Tout d'abord, après les recommandations de Cécile, l'assistante, sur ce qu'il devrait dire devant les journalistes qui l'attendent à l'extérieur, c'est lui qui finit par couper court à la discussion en la rassurant et lui promettant de bien se tenir, non sans une petite pointe d'humour dans la voix. Il adore Cécile, c'est une peu comme son alliée auprès de son père qui quand il le faut prend son partis pour peser un peu plus lourd dans la balance lorsqu'il à quelque chose à demander à celui-ci. Elle a toujours été présente pour lui du jour où son père à été élu à son premier mandat de Président.
Et voilà, le cirque présidentiel peut commencer. Entouré de ses parents le voilà face aux journalistes invités pour l'occasion à attendre que son père finisse de répondre aux questions qui lui sont posées pour ensuite répondre à celles qui lui seront inévitablement adressées rien que par son choix d'Université. C'est d'ailleurs au Président lui-même qu'un journaliste pose la question de savoir comment celui-ci se sent à l'idée que son fils unique parte à des centaines de kilomètres de lui et dont il répond du tac o tac. « Pourquoi on ne déplacerait pas la Capitale au Pays Basque ?! » dit-il avec humour et qui fait son petit effet sur l'attroupement qui leur fait face. Il faut dire que Mr le Président Laporte à toujours été quelqu'un d'ouvert et de proche avec la population quelle qu'elle soit. Raison pour laquelle ce n'est pas son premier mandat à la présidence et qu'il est réélut sans grande difficulté à chaque élections auxquelles il s'est présenté jusqu'à ce jour malgré certains détracteurs. Vient ensuite le tour de Kévin qui le prévoyait, à qui l'ont demande ce qui lui manquera le plus et le moins de sa vie Parisienne. Il connait les rouages et ce qu'il doit dire ou ne pas dire sans pour autant se compromettre ou perdre son identité ou sa propre façon de pensée. Et c'est avec cette gentillesse et cette sincérité qui l'a toujours caractérisé qu'il répond avec simplicité qu'il ne sait pas vraiment ce qu'il lui manquera le moins mais qu'assurément ce qui lui manquera le plus ici se sont sa famille et ses amis.
Une fois les civilités, obligatoires dans ce genre d'évènements, terminées, la famille présidentielle remercie les journalistes présents et prennent congé de ceux-ci pour rejoindre la voiture officielle qui les mènent tout droit au jet privé du président en compagnie de la horde du service de sécurité et autres assistants. Installés confortablement dans les sièges en cuir brossé à leur disposition, les voilà donc qui prennent de l'altitude pour une durée de vol d'environ une heure avant d'arriver à l'aéroport de Biarritz. Trajet pendant lequel les parents de Kévin lui font à nouveau les recommandations d'usages sur la tenu à avoir et qu'il ne connait que trop bien depuis tant d'années, mais comme tout parents qui se respectes ils ont tendances à insister histoire que le message soit bien passé. L'atterrissage ce passe tout en douceur et Kévin s'émerveille déjà de la vue qu'il va pouvoir admirer très souvent à partir d'aujourd'hui, ne se lassant pas de voir l'étendue Océanique qui se profile à l'horizon. Evidemment une nouvelle voiture officielle les attend déjà à la descente de l'avion et déjà ils partent rejoindre Bayonne et son Université. Certains prévenus visiblement de leur arrivée imminente sont déjà sur place tels des curieux pendant que d'autres plus officiels sont plantés à l'endroit exact où la voiture présidentielle s'arrête afin de les accueillir comme il se doit.
Kévin se serait pourtant bien passé de ce genre d'accueil chaleureux. Pour passer inaperçus et commencer une vie d'étudiant normal il y a mieux. Mais voilà ainsi est fait son pays et il ne peut rien faire contre tout ce chichi mis en place en son honneur et celui de ses parents. Et pour couronner les tout, la fanfare amatrice de Bayonne s'est mis en tête de leur concocter leur propre cérémonial de bienvenue en lui jouant la marseillaise avec tous les instruments à vent, à bois et autres possible et inimaginable. Le président et sa femme semble ravie de l'accueil. Quant à Kévin, il ne cache pas son peu d'enthousiasme à l'idée d'entendre une fois de plus l'hymne patriotique sous l'œil amusé de ses parents. Et c'est une fois encouragé par son père qu'il sort de la voiture, le sourire de circonstance collé au visage pour faire bonne figure. Il aurait largement préféré arrivé ici tous seul sans avoir ses parents qui lui tiennent la main comme un gamin qui rentrerait au cours préparatoire, mais voilà, ça non plus il n'a pas eu le choix. Campagne électorale oblige. Par chance personnes ne s'arrête pour des saluts inutiles et tous le monde prend le chemin du dortoir qui sera le sien et dans lequel il partagera sa chambre avec un autre étudiant …
Père : Tu sais fils, il est toujours tant de demander ton transfert à la Sorbonne
K : Papa …
P : Tu rentrerais tous les soirs à la maison, tu serais nourrit, logé, blanchis ! Dit-il d'un air amusé
K : Papa pourquoi tu crois que j'ai choisis une Université à 800km de la maison ! Lui répond-il tout aussi moqueur
P : Bon alors avec qui tu va partager ta chambre ?
Mère : Xavier Pontieux, 18 ans, originaire de la région, des parents visiblement de notre côté et qui vote pour toi !
K : A ce qu'on dit ! dit-il un peu blasé
Mais une fois arrivé à sa chambre, la pièce est vide de toute autre vie. Son futur colocataire ne semble pas être encore arrivé ce qui apparemment étonne grandement la première Dame de France.
