Author's note : Hey ! Bon déjà, je voudrais m'excuser de mon énoooooooooooooorme retard… Mais j'ai un bon alibi… J'étais…hum… J'étais aux toilettes…Sisi, je vous assure ! Bref, voilà le deuxièeme opus !
Disclaimers : Je n'ai rien… Encore et toujours rien !
Dédicace : A Citrus Tee, ma bêta et à tous les gens qui review !
*Discours fini* Enjoy mes chéris !
Berlin, 20 juin 1940
Enfin... Kurt fêtait ses 18 ans. Et le premier mois de sa rencontre avec Blaine. Ils avaient pris l'habitude de se voir chaque jour au même lampadaire, à la même heure. Chaque jour passé ensemble, les rapprochaient de plus en plus. Blaine était considéré comme le meilleur ami parfait par Kurt. Le même jour, alors qu'il venait de souffler sur sa dernière bougie, Rachel le prit par le bras et l'entraîna à l'écart.
-Kurt, tu es mon confident, mon presque frère, n'est-ce pas? Demanda la brune visiblement inquiète.
-Evidemment! Qu'est-ce qui se passe, Rach? C'est Jesse? Finn? Noah? Répondit le châtain, persuadé d'un problème (encore) sentimental de la part de sa voisine.
Mais la plantureuse Berry secoua négativement la tête.
-Tu sais qu'en ce moment, les nazis contrôlent pas mal de choses... Les juifs doivent impérativement partir... Tu sais aussi que les homosexuels ne sont pas les bienvenus non-plus... Commença Rachel.
-Et...? S'enquit Kurt qui ne voyait pas où son amie voulait en venir.
-Écoute, le frère de ma grand-mère a une maison en Suisse... On pourrait quitter Berlin pour échapper à cet horrible destin qui risque de devenir le nôtre... Je tiens à survire pour pouvoir jouer à Broadway, moi! Finit la brune.
Kurt lui lança un regard horrifié...Quitter Berlin? Quitter son petit chez-soi? Et surtout, quitter l'Allemagne, cela signifiait quitter Blaine! Non, ça le châtain ne pourrait pas! C'était le seul... Comme lui. Il s'était attaché à son accent, à ses bouclettes, à sa façon de sourire quand le jeune Américain n'avait pas le moral, au jeune Anderson en général... Jamais il ne pourrait le quitter, ce serait trop dur.
-Alors? Le questionna Rachel au bout d'une bonne minute de silence. Si tu veux réfléchir je te laisse... On part dans deux semaines...
-Je—je crois que je vais... Réfléchir, répondit Kurt, le regard vide.
Il quitta sa voisine et se dirigeait vers la porte.
-KUUUURT, où vas-tu? Demanda Burt de la cuisine.
-J'ai besoin de prendre l'air... déclara son fils en quittant l'appartement.
Il était seulement deux heures de l'après-midi mais le châtain avait besoin de parler à Blaine. À force de trainer avec lui, il avait finalement deviné où son confident vivait et le jeune Hummel se dépêcha d'atteindre l'endroit en question. Le quartier où son ami vivait était très chic. Des balcons fleuris et des fenêtres aux montants de marbre ornaient les façades beiges de la maison de Blaine. Son ami frappa à la porte, soudainement peu sûr de lui. Un homme lui ouvrit, il avait une morphologie semblable à celle du bouclé, à la différence qu'il avait les yeux bleus et les traits plus vieux. Il jeta un regard curieux au garçon qui se trouvait au pas de la porte avant de lancer en allemand :
-Qui êtes-vous? Que venez-vous faire chez moi?
Kurt hésita avant de répondre en allemand avec un fort accent anglophone:
-Je suis Kurt Hummel, j'ai besoin de parler à Blaine Anderson... Pour une raison personnelle, dit-il fier de sa réponse étant donné son niveau dans le langage de Berlin qui était, il fallait l'avouer, un peu moyen.
-Entre, je m'appelle Cooper, je suis le frère de Blaine qui m'a beaucoup parlé de vous, commença le bouclé dans un anglais parfait avant d'appeler son frère.
Ce dernier descendit les grandes marches blanches de l'escalier qui reliait le rez-de-chaussée au premier étage. Quand le confident du châtain aperçut son ami, ses yeux d'or se mirent à pétiller.
-Kurt! Quelle surprise! S'exclama-t-il avant de voir la tristesse se dessiner sur le visage de l'étranger anglophone. Mensch! Viens dans ma chambre... Suis-moi!
Le jeune Hummel s'exécuta et arriva dans une chambre remplie de photos, de poster de célébrités allemandes, mais aussi françaises et suisses. Le bouclé semblait beaucoup apprécier la musique, et possédait un répertoire large et varié, à en voir les monticules de CD qui s'entassaient au pied de son lit. Blaine s'assit sur son lit et invita à Kurt de faire de même. Ce dernier, une fois sur le sommier, se mît à lâcher ses larmes. Le bouclé ne pût résister longtemps face à la détresse de son ami et le prit dans ses bras.
-Hey, ça va aller! Qu'est-ce qu'il y a? Murmura le jeune Anderson à l'oreille de celui qu'il serrait dans ses bras.
-Rachel... Moi... Fuir... Suisse, parvint à articuler le jeune Hummel
Blaine mît longtemps mais il parvint à interpréter les mots que l'Américain avait articulés. Rachel et lui devaient fuir en Suisse ! Quelque part, ça soulageait le jeune Allemand de savoir que le châtain pourrait échapper aux gens comme son père, mais le soulagement fit place à la peur, la tristesse et un grand vide en lui : Kurt l'avait aidé dans son coming-out. Mais il n'était pas prêt à le dire à son père qui, le connaissant, n'hésiterait pas à le tuer à cause de son orientation... Mais Blaine savait qu'il était gay depuis le jour où il a commencé à soupirer amoureusement en pensant à un beau garçon de sa classe, au collège. Mais le dire à ses parents étaient sans doutes la chose la plus horrible à faire car ses géniteurs, enfin surtout son père, étaient des nazis affirmés, qui proclamaient haut et fort les idées du Parti... Deux solutions s'offraient donc au jeune Anderson: affronter ses parents et espérer qu'ils ne l'envoient pas dans un de ces "camps de redressement" dont son paternel parlait et où ils envoyaient les juifs, les gitans et les homosexuels, ou partir avec Kurt et Rachel en Suisse... Où ils seraient au moins en sécurité.
Les gens normaux aurait sans doute choisi la seconde option mais Blaine hésitait...
